Nos dernières chroniques...

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mercredi 22 mai 2013

Chronique : Charley Davidson - Tome 3 : Troisième Tombe Tout Droit de Darynda Jones


Charley Davidson – Tome 3 : Troisième Tombe Tout Droit de Darynda Jones. (Genre : Bit-lit).

Editions : Milady
Prix : 8,20€
Année de parution française : 2012
Année de parution originale : 2012
Titre version originale : Charley Davidson, Book 3 : Third Grave Dead Ahead.

  .Résumé (SPOILER sur le tome 1 !) : Moi c’est café… euh, Charley. Et il me faut plus de café. Le sommeil est l’angoisse : Reyes, le fils du Diable chaud comme l’enfer que j’ai emprisonné pour l’éternité, hante mes cauchemars. Je crois qu’il me hait. Mais est-ce que les criminels accepteraient de me laisser tranquille le temps que je règle ça ? Bien sûr que non. Un type veut que j’enquête sur sa femme disparue… sauf que je suis sûre que c’est lui qui a fait le coup. Si j’arrive à m’injecter le café en intraveineuse, je devrais pouvoir le prouver. Sauf si mon grincheux de père revient à la charge pour me faire changer de métier parce que détective privée c’est trop dangereux. Bon d’accord, je manque de me faire tuer une fois par semaine, mais c’est pas une raison. Je suis super comme détective… et comme Faucheuse ! Café ?


  .Si vous saviez comme j’avais hâte de retrouver Charley, avec son caractère et son humour de folie ! Une couverture qui reste jolie, mais ce n’est pas ma préféré personnellement. J’avais hâte de retrouver les ingrédients de ce roman, qui font qu’on passe un bon moment à chaque fois et je n’ai pas été déçu. J’ai passé encore un excellent moment, et il est passé à deux doigts du coup de cœur !

  .Encore une fois avec cette série, on rentre directement dans le vif du sujet et on est confronté aux pouvoirs surnaturels de Charley. Les petites citations au début des chapitres, m’ont fait beaucoup rire, surtout la 1ère, ce qui promet un roman à la fois sérieux avec l’humour de Charley comme on l’aime. Darynda Jones réussi encore une fois, à manier enquête policière et vie personnelle de Charley avec brio. Aucune des deux facettes du roman ne gâche notre plaisir, et aucune n’empiète sur l’autre. Et l’auteure manie très bien cela.

  .Charley est confronté dans ce roman à un docteur qui vient la voir, en lui disant que sa femme a disparue. Pour Charley il croule sous la culpabilité mais est-il vraiment le coupable ? Au fil des chapitres et des révélations, on en apprendra plus sur l’enquête. L’auteur sème les indices là où il le faut et quand il faut. Et j’ai senti que le personnage du docteur a été très travaillé, parce que ce qu’elle lui fait subir au niveau caractère c’est hallucinant. J’ai beaucoup aimé cette enquête et on attend une seule chose que le fin mot de l’histoire soit donné.

  .En ce qui concerne la vie personnelle de Charley, j’ai trouvé qu’on n’avançait pas des masses avec Reyes. Certes il se passe beaucoup de choses entre eux et il y a de l’action. Mais au niveau de leur relation, on est un peu resté au point mort. Mais une méga révélation dans le dernier quart du roman m’a fait dire « oh putain ! », et j’ai été juste choqué que ce soit vrai ! Après ce que je regrette également, c’est que les pouvoirs de Charley ne soient pas plus mis en avant. On lui dit tout le temps dans le roman, qu’elle est destinée à faire de grandes choses et qu’elle n’a pas encore usée de toutes ses capacités surnaturelles. Mais bordel Darynda Jones dit nous ce dont elle est capable. J’ai juste été frustré par ça, parce que j’en attends beaucoup, beaucoup, beaucoup dans le prochain tome concernant cette partie.

  .Ce qui est bien c’est qu’on fait la rencontre de nouveaux personnages, et ça amène un peu de fraîcheur et de renouvellement au récit. Sans oublier bien sur les personnages secondaires qu’on adore comme Cookie, l’oncle Bob ou Garrett. Cookie et Charley m’ont fait rire à certain moments comme pas permis. Elles ont des petites répliques bien à elles, qui font la beauté et le charme de leur personnage.

  .Pour finir, le style d’écriture de l’auteure est toujours aussi fluide. Son roman se lit très vite et il est dur de lâcher le livre. Des petits rappels importants, nous rappellent ce qu’il s’est passé dans les tomes précédents et c’est appréciable. Un certain rythme est mis en place et au fur à mesure des révélations, il s’accélère pour qu’enfin tout s’éclaire dans l’histoire. Ce qui m’a dérangé c’est que Charley reste 14 jours sans dormir en buvant du café. Même si c’est une Faucheuse aux pouvoirs extraordinaires, comment peut-elle faire pour rester éveiller autant de temps ? Une petite explication aurait été la bienvenue. Un très bon tome qui promet une suite passionnante ! Lisez cette série géniale vous allez adorer.

.Ma note : 8/10 sur Livraddict.

lundi 20 mai 2013

*Vidéo* : C'est Lundi, que lisez-vous ? #16


Bonjour à tous,

Voilà la vidéo hebdomadaire du : C'est Lundi, que lisez-vous ? J'espère qu'il vous plaira et je m'excuse d'avance pour les coupages/montages ! J'ai parlé excessivement vite ^^

Enjoy <3

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samedi 18 mai 2013

Chronique : Waynest - Tome 1 : Traquée de Jess Haines


Waynest – Tome 1 : Traquée de Jess Haines. (Genre : Bit-lit).

Editions : Milady
Prix : 7,60€ (Lecture Commune)
Année de parution française : 2013
Année de parution originale : 2010
Titre version originale : H&W Investigations, Book 1 : Hunted by the Others.

  .Résumé : Le job de détective de Shiarra Waynest est déjà dangereux d’ordinaire. Il le devient davantage quand elle doit accepter un contrat susceptible de renflouer ses caisses vides… s’il ne lui coûte pas la vie. Dans une ville où rodent la magie et les non-morts et où vampires et loups-garous ne sont pas toujours ce qu’ils semblent être, Shiarra va devenir une arme secrète dans la bataille entre le bien et le mal… que cela lui plaise ou non.


  .Waynest est un roman que j’avais eu envie de lire rien que pour la couverture ! Elle est juste magnifique et la représentation qu’on se fait de Shiarra n’en est que meilleur. Un résumé qui me tentait, mais j’avais peur de tomber dans le cliché de la bit-lit traditionnelle. C'est-à-dire un combat entre des vampires et des loups-garous… Mais Jess Haines a su créer un monde où les possibilités magiques, sont plus étendues qu’on peut le penser. Et où son héroïne n’est qu’une simple mortelle et pas dotée de pouvoirs. Waynest est une très bonne découverte !

  .Le point positif c’est qu’on est d’emblée plongé dans l’action avec un chapitre où Shiarra, notre héroïne, rencontre une mage puissante pour signer un contrat. Un contrat qui pourrait bien lui coûter la vie, mais qui pourrait aussi bien la sauver de ses dettes financières. Shiarra accepte alors le deal et tout commence alors. Commence alors un enchevêtrement d’actions, qui amènent un très bon rythme à la lecture. Rythme qui est soutenu par des chapitres courts et bien organisés par l’auteure.

 .Ce que j’ai particulièrement bien aimé, ce sont les explications glissées entre des dialogues pour nous expliquer son univers, qui est qui, qui fait quoi, quelle personne est en relation avec qui, qui est le méchant ou le gentil etc… Cela nous permet de faire plus connaissance avec les autres personnages, en étant du point de vue de Shiarra. L’univers de Jess Haines, franchement je l’adore ! Il n’est pas complexe et se comprend facilement, il détonne du cliché de la bit-lit, par une touche innovante c'est-à-dire apporter des mages (des êtres dotés de pouvoirs magiques) à l’histoire.

  .L’autre point positif c’est que Shiarra, et les autres personnages n’arrêtent pas de bouger, se posant sans cesse des questions sur les éventuels problèmes et mettant en place des stratégies pour parvenir à leur fin. Tout est bien pensé de la part de l’auteure pour qu’on ne se pose pas de question dans la manière d’agir. En même temps vu qu’on découvre le monde, j’ai été étonné par les possibilités magiques que regorgeait son univers. L’intrigue est donc bien ficelée, pour nous amener là où l’auteure a envie d’aller. On suit Shiarra sans se poser de questions dans sa quête.

  .En ce qui concerne Shiarra Waynest, notre héroïne, je l’ai adoré et je l’ai trouvé attachante. On la connait bien après ce 1er tome, et on ne veut qu’une chose, qu’elle reste en vie après cette mission. Les autres personnages secondaires sont aussi sympathiques même si certains pour les cerner… c’est pas tip top. Mais cela est peut être fait exprès, pour qu’on soit surpris dans les prochains tomes.

  .Ce que j’ai apprécié c’est que la soit disant romance, qui est avancée par le logo sur la 4ème de couverture est mise au second plan. Elle n’arrive qu’après la moitié du livre et le potentiel triangle amoureux ne se fait sentir qu’à la toute fin du livre. Merci Jess Haines pour cette faveur, et pour avoir mis en avant l’intrigue policière et non l’intrigue amoureuse.

  .La plume de Jess Haines est vraiment superbe. Les pages se tournent à une vitesse folle, en plus que les chapitres soient courts. Notre curiosité est sans cesse piquée à vif pour qu’on continue le chapitre suivant et j’ai particulièrement aimé cela. Une très bonne fin qui donne envie de continuer cette saga. Le seul petit point négatif, j’aurai aimé un peu plus de dialogue. Mais dans un tome 1, il est essentiel que des explications nous soient fournies. En tout cas je le recommande à tous les amateurs de bit-lit, parce qu’ils pourraient être surpris de se laisser entraîner très facilement dans cet univers magique.

.Ma note : 7,5/10 sur Livraddict.

La chronique de ma partenaire pour cette Lecture Commune : ICI.

mercredi 15 mai 2013

Chronique : La Fille Automate de Paolo Bacigalupi


La Fille Automate de Paolo Bacigalupi. (Genre : Science-fiction).

Editions : J’ai Lu
Prix : 8€ (Partenariat)
Année de parution française : 2013
Année de parution originale : 2009
Titre version originale : The Windup Girl.

  .Résumé : Dans un futur proche où le tarissement des énergies fossiles a radicalement modifié la géopolitique mondiale, la maîtrise de la bio-ingénierie est devenue le nerf d’une guerre industrielle sans merci. Anderson Lake travaille à Bangkok pour le compte d’un géant américain de l’agroalimentaire. Il arpente les marchés à la recherche de souches locales au cœur de bien des enjeux. Son chemin croise celui d’Emiko, la fille automate, une créature étrange et belle, créée de toutes pièces pour satisfaire les caprices décadents des puissants qui la possèdent, mais désormais sans plus d’attaches.


  .La Fille Automate est un roman paradoxal pour moi. Le résumé m’avait intrigué et la couverture en a fait de même. Une couverture simple mais très jolie, avec ce visage un peu bionique. Visage qui fait réfléchir tout comme l’univers de ce roman. Mais c’est un univers aussi compliqué, que l’auteur a voulu nous faire partager. Comme le dit la 4ème de couverture, « il maîtrise son sujet ».

  .Même si l’auteur maîtrise son sujet, nous en temps que lecteur on y est projeté, mais sans vraiment le comprendre. Pour ma part même, si j’ai fini le livre je n’ai encore pas tout compris de cet univers déstabilisant. Univers futuriste où l’auteur insère des mots de japonais, sans mettre de petites notes pour savoir ce qu’ils signifient. Et j’ai trouvé cela dommage, parce que je pense qu’aucun des lecteurs ne connait la langue japonaise. Ce que je regrette aussi c’est qu’il n’y ait pas eu, plus d’explications sur ce qui s’était passé avant qu’on en arrive là. Comment cet univers s’est créé, comment les hommes ont vécu la transformation…

  .L’autre point gênant selon moi, c’est qu’il y a trop de personnages et je n’ai pas réussi à les identifier tous un par un. Certains sont à peine cités et les plus importants m’ont apparu distants comme s’ils ne voulaient pas qu’on les connaisse davantage au fil de la lecture. Après je pense que l’écriture à la 3ème personne en est pour quelque chose. Mais personnellement quand je n’accroche pas avec les personnages, j’ai du mal à me replonger dans ma lecture et ce fut le cas. J’avais des appréhensions vraiment. Seuls deux personnages m’ont convaincu, Emiko et Anderson, qui sont les personnages principaux. Chacun aspire à un but et c’est à travers ces buts que l’auteur nous embarque.

  .Une fois les 200 pages passées, j’ai réussi à plus rentrer dans l’histoire et à comprendre un peu le système de cet univers. Mais 200 pages c’est long, pour que l’histoire commence. Je sais qu’il faut mettre à plat l’intrigue et nous projeter dans l’histoire pour construire les bases, mais on a le temps de s’ennuyer. Si je n’avais pas persévérer j’aurai surement abandonné ma lecture. Trop de descriptions dans les 200 premières pages et pas assez de dialogue pour connaitre les personnages.

  .Mais bizarrement, une fois les 200 pages passées, ma lecture a coulé comme de l’eau de source et j’ai réussi à comprendre les intentions de chacun. Le récit se fait plus rythmé et les descriptions douteuses se font plus rares, de telle sorte qu’on a envie de se replonger dans le roman. L’écriture de Paolo Bacigalupi m’a fasciné. Il a un style particulier qui nous permet de tourner les pages à une vitesse phénoménale. Il utilise des mots simples et même si ses phrases sont parfois longues, cela ne m’a pas dérangé.

 .Mais même si l’univers est complexe, on est obligé de se poser des questions sur le devenir de notre monde à nous. L’auteur nous invite dans un monde futuriste qui pourrait bien être le nôtre dans un siècle peut être. Des filles automates cohabiteraient alors avec des hommes normaux… Il y a de quoi être perplexe, mais on ne sait pas de quoi demain sera fait. Si vous êtes adeptes de science-fiction je vous le recommande sans problème !

.Ma note : 6,5/10 sur Livraddict.

Merci à la maison d’éditions J’ai Lu pour ce partenariat !

lundi 13 mai 2013

*Vidéo* : C'est Lundi, que lisez-vous ? #15



Bonjour à tous,

Le rendez-vous du "C'est Lundi, que lisez-vous" est de retour ! Cela m'a fait plaisir de vous retrouver et j'espère que cette vidéo vous plaira.

Enjoy <3

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mardi 7 mai 2013

Chronique : Wings - Tome 1 de Aprilynne Pike


Wings – Tome 1 de Aprilynne Pike. (Genre : Fantastique, Romance).

Editions : Pocket Jeunesse
Prix : 17,50€
Année de parution française : 2011
Année de parution originale : 2009
Titre version originale : Laurel, Book 1 : Wings.

  .Résumé : Laurel est une jeune lycéenne comme les autres, à quelques exceptions près. Elle ne supporte pas le soleil, elle n’a jamais froid et préfère vivre en plein air. Mais le plus étrange, c’est cette fleur dont les pétales ressemblent à des ailes et qui pousse… dans son dos ! Laurel n’est pas humaine, et son ordinaire métamorphose est inévitable. Elle devra désormais se partager entre deux mondes… et deux natures.


  .Ce livre m’a toujours attiré par son résumé et par sa couverture. Pour sa couverture parce qu’elle dégage quelque chose de magique, que je ne saurais pas expliquer. Et par son résumé parce que l’univers des fées personnellement, je ne l’avais vu dans aucun ouvrage. En apprendre plus sur ce monde me branchait alors beaucoup. Je dois dire que je n’ai pas été déçu, c’est une très bonne découverte.

  .On fait la rencontre de Laurel qui est une jeune fille attachante, bien qu’elle soit un peu bizarre dans ses habitudes. Elle ne mange que des légumes, les pêches au sirop et du soda. Aime se balader dans la forêt et se réveille tous les matins lorsque le soleil se lève. Elle arrive donc dans une nouvelle ville où pour la première fois de sa vie, elle va devoir affronter le lycée et le regard des autres. Elle fera la rencontre de David qui « la prend sous son aile », pour la guider et ils deviennent vite amis. Les semaines passent et Laurel s’aperçoit qu’une bosse pousse au milieu de ses omoplates sur sa colonne vertébrale, étrange non ?

  .Je ne vous en dirai pas plus, parce que je pense que cela met déjà l’eau à la bouche. En tout cas Laurel, ses parents et David sont des personnages auxquels on s’attache. On passe la plupart du temps avec eux, il n’y a pas un afflue de personnages inutiles, et c’est ce que j’apprécie dans les romans. Tout est clair, carré, concis et précis. L’auteure va droit au but, tout en amenant son lectorat à se poser des questions sur Laurel et sur sa bosse dans le dos.

  .Le roman est découpé en plusieurs phases. La 1ère étant celle de la découverte de la nature de Laurel. On en apprendra plus sur son monde et sur la mythologie de qu’a créé Aprilynne Pike. Et la 2nde phase étant celle des révélations et des difficultés. L’univers est dévoilé sans vraiment en dire trop. J’ai été frustré dans un sens, parce que j’aurai aimé en connaître plus sur les pouvoirs, les histoires, la mythologie etc. Mais dans un autre sens, il faut bien que l’auteure se garde de la réserve sous le coude, pour nous surprendre par la suite. Ce que j’ai apprécié c’est qu’elle va vraiment à l’opposé de ce qu’on pourrait s’attendre. Une fois ce livre lu, on voit les fées différemment je vous le garantie.

  .Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis posé des questions sur David et Chelsea (un autre personnage). Il est vrai que Laurel se confie à David très facilement sur ce qui lui arrive et je me suis demandé pourquoi. Quant à Chelsea je la trouve louche… Après je ne sais pas si c’est le style de l’auteure qui fait ça, où le fait que je m’attendais à être surpris mais les questions fusaient. Et c’est un point positif. Ce qui est aussi appréciable c’est que la romance est mise au second plan les ¾ du livre. Mais elle revient en force vers la fin avec un triangle amoureux ! Les éternelles insatisfactions de nos héros…

  .En tout cas le style d’Aprilynne Pike est vraiment fluide, ça se lit tout seul et ce n’est pas compliqué. De bonnes descriptions offrent une visibilité des personnages et des paysages non négligeables. Et l’utilisation de la 3ème personne pour la narration, n’empêche en rien la proximité du lecteur avec les personnages. Les rebondissements de la fin amènent plus de rythme, même si les révélations du début nous tiennent en haleine ! Ce que je regrette un petit peu, c’est que Laurel n’ait pas utilisé ses facultés de fées. Mais ce n’est qu’un premier tome, et j’espère être surpris pour la suite. En tout cas, univers original qui m’a plu, personnages attachants et histoire bien menée… très bonne découverte. Hâte de lire le tome 2, parce que la fin ne laisse entrevoir aucun indice concernant la suite.

.Ma note : 7,5/10 sur Livraddict.

dimanche 5 mai 2013

Chronique : Ne le dis pas à maman de Toni Maguire


Ne le dis pas à maman de Toni Maguire. (Genre : Témoignage).

Editions : Le Livre de Poche
Prix : 6,60€
Année de parution française : 2011
Année de parution originale : 2006
Titre version originale : Don’t Tell Mummy.

  .Résumé : « J’avais confiance en l’amour de ma mère. Elle lui dirait d’arrêter. Elle n’en fit rien », Toni Maguire. L’histoire bouleversante d’une petite fille face à l’inceste et à la trahison.


  .J’avais très envie de découvrir ce témoignage qui a déjà bouleversé des milliers de lecteurs. Ce fût une lecture dure et prenante à la fois mais aussi déchirante. La couverture reflète parfaitement l’ambiance triste du roman et des abus qu’a pu subir la petite Antoinette.

  .Au début, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et il a suffit d’une fois pour que tout dérape. D’un excès de violence du père d’Antoinette, pour que les sévices de celui-ci se multiplient. Un père à deux visages qui, avant ses six ans, était le père presque parfait, aimant et attentionné. Au père en colère, froid, distant et profitant de sa fille comme si elle était sa bonne et son jouet. Les mots que j’emploie son peut être fort, mais c’est ce que j’ai ressenti tout au long de ma lecture.

  .Antoinette subit les sévices, n’osant pas se rebeller de peur de perdre l’amour de sa mère et de sa famille. N’osant même pas dire son ressenti face à son père, parce que ce dernier a su si bien la manipuler. Et là je dis : Mais POURQUOI ? Pourquoi un père a-t-il infligé cela à son propre enfant ? Un père se doit de protéger sa progéniture, pas d’en profiter et de la manipuler au point qu’elle se renferme sur elle-même et devient presque introverti.

  .Personnellement, je n’ai pas pu pleurer tellement j’étais en colère face au désarroi et face aux sévices sexuels qu’a pu subir Antoinette. J’avais juste envie de la protéger et de mettre un coup de poing à son père, pour lui remettre les idées en place. Ce qui m’a profondément attristé c’est la relation entre Antoinette et sa mère. La petite fille ne cesse de se rattacher à l’amour qu’elle a pour sa mère. Mais cette dernière traite sa fille avec détachement, comme si elle avait tous les maux sur elle et que les crises de son père étaient de sa faute.

  .Ce qui m’a attristé c’est qu’Antoinette gardait espoir. A chaque fois qu’un pan de sa vie allait mieux, elle croyait que tout allait s’arranger mais bien évidemment, ce n’était pas le cas. Quand on chasse le naturel, il revient au galop et c’est ce qui se passait avec son père. Je me suis demandé s’il n’était pas bipolaire à avoir deux visages. Le pire c’est que la mère d’Antoinette était au courant, mais ne disait rien. Comment une femme ne peut-elle pas protéger son enfant, en partant loin de son mari même si elle l’aime à la folie. L’amour a aveuglé la mère d’Antoinette et l’espoir a aveuglé la petite fille fragile.

 .Ce que j’ai apprécié c’est l’agencement du roman. On se retrouve à la fois dans le présent quand Antoinette (dit Toni) est aux côtés de sa mère, qui est en train de mourir d’un cancer. Et le fait que les épisodes de son enfance, soient retracés par le fantôme de la petite Antoinette comme si les souvenirs la hantaient. Et c’est le cas, on ne peut pas oublier toutes ces choses, même si on les refoule au plus profond de nous.

  .On se prend d’attachement pour la petite Antoinette, on ne comprend pas les réactions de sa famille qui la traite comme si elle était fautive. On espère comme elle que son père lui demandera pardon tout comme sa mère. Mais même si le pardon était venu, est ce que Toni aurait accepté ce pardon ? De sa mère peut être, mais de son père j’en suis moins sur. On ne peut pas pardonner cela. En tout cas, c’est comme cela que je le prendrai si cela m’était arrivé.

  .Le style d’écriture de Toni Maguire est vraiment prenant, et j’ai parfois oublié de respirer tellement j’étais dans l’histoire. Antoinette aura vraiment une adolescence difficile, en vivant des moments douloureux et affreux. Même si Toni Maguire ne lira pas ma chronique, je la remercie de s’être ouverte à nous, lecteurs. Je n’imagine pas à quel point cela a du être difficile de ressasser le passé, et rien que pour cela je lui tire mon chapeau ! En tout cas, un témoignage prenant, difficile, triste. On passe par toutes les émotions et personnellement, la colère aura dominé ma lecture.

.Ma note : 8/10 sur Livraddict.