Un papillon sous la neige de Daphne Kalotay. (Genre :
Drame, Historique).
Editions : France Loisirs
Prix : 8,40€ version poche
Année de
parution française : 2010
Année de
parution originale : 2010
Titre
version originale : Russian Winter.
.Résumé :
Du Moscou des années 1950 à Boston aujourd’hui, le tumultueux destin d’une
ballerine : passions, secrets et trahisons, une belle saga romanesque qui
mêle émotions et mystères. A Boston, Nina, une ancienne étoile du Bolchoï surnommée
Papillon, met aux enchères ses précieux bijoux emportés lors de son exil. C’est
alors que Grigori, un homme d’origine russe, la contacte pour lui poser la plus
incroyable des questions : est-il l’enfant qu’elle aurait abandonné ?
Chassé par la danseuse, Grigori bien décidé à découvrir la vérité, va fouiller
dans la vie de Papillon en Russie, un passé fait d’énigmes et de secrets.
Pourquoi s’est-elle enfuie de son pays ? Quel est le mystère qui entoure
la mort de son mari Viktor ? En levant peu à peu le voile sur ce terrible
destin, Grigori apprendra que la réalité se cache toujours là où on ne l’attend
pas…

.Ce livre était dans ma pile à lire depuis mars
2013, si je me souviens bien. C’est un roman qui change complètement de mon genre
habituel et en période hivernal j’aime bien varier mes genres de lecture. Il me
tentait grandement de part sa couverture qui chez France Loisirs est
magnifique. Et son résumé était aussi intrigant. Mais je dois dire, que je
ressors assez mitigé de ma lecture. Je ne m’attendais pas à lire cela, à ce que
ce soit agencé de cette manière là.
.Ce qui m’a de suite déplu c’est la narration à la
troisième personne qui ne met pas en valeur l’histoire présentée. Cette
écriture met une grosse barrière entre les personnages qu’on va nous présenter.
J’ai eu du mal à m’attacher au début à Nina, Grigori, Drew… Cette narration
fait que le début a été assez brouillon dans ma tête. Je n’ai pas su identifier
correctement les personnages lors des différents retours en arrières qu’on peut
avoir dans le livre. Pour moi, la narration n’apporte que du bonus au bout des
trois cent premières pages quand l’histoire commence enfin à être intéressante.
Et c’est bien dommage…
.Pendant les trois cents premières pages du livre,
il ne se passe rien d’intéressant et c’est ce qui m’a le plus chagriné. J’attendais
un élément déclencheur, révélateur, un élément qui aurait fait avancer l’histoire,
mais rien n’est venu. L’auteure met longuement en place les relations entre les
personnages, leurs habitudes, leurs passions. Et insère, pour moi
maladroitement, des retours en arrière dans la Russie des années 1950. Je dis
maladroitement parce qu’aucune annonce n’est faite lors de ces flash-back et
parfois, je lisais en me rendant compte que je suivais non pas la Nina de
Boston mais la Nina de 1950. Seul un saut de ligne est fait, et je pense que l’agencement
du roman aurait pu être autre, pour mettre plus à l’aise le lecteur.
.En ce qui concerne les personnages, j’ai eu du
mal à m’y attacher. Notamment à cause de la narration à la troisième personne
mais aussi du fait qu’il y en ait beaucoup. En comptant le présent et le passé
dans l’histoire, ce n’est pas moins de 10 personnages si ce n’est plus, qui
sont rentrés en scène. Je me rends compte en faisant ma chronique que je me
suis attaché à Nina, à Grigori et aussi à Drew mais peu aux personnages des
années 1950. Attention, mon attachement pour eux n’a été effectif qu’à partir
du livre 2 soit la 300ème page sur un total de 580. Leur attachement
vient aussi de leur relation… mais je n’en dirai pas plus.
.Ce que j’ai par contre adoré c’est tout le
contexte russe lors des flash-back. On sent la pression stalinienne, on sent la
passion de la danse (bien que j’aurai aimé qu’elle soit plus abordée), on sent
le contexte de crise. C’est une traversée historique qui aura eu le mérite de
me plaire et de dépeindre parfaitement la Russie sous l’emprise du rideau de
fer. C’est ce côté historique que je recherchais avec cette lecture et il m’a
convaincu, notamment grâce aux recherches qu’a pu faire l’auteure. Daphne
Kalotay a aussi beaucoup travaillé sur les bijoux qui sont au cœur du récit
ainsi que l’univers du ballet des années 1950.
.Une fois passée les 300 premières pages tout s’accélère
et on se prend vraiment au jeu des révélations et des trahisons. Je me suis
posé beaucoup de questions sur ce Grigori qui est un personnage qui m’a
énormément plu. L’auteure a su m’embarquer dans une solution qui n’était en
fait pas la bonne. Et il est vrai que c’est grâce à son style accessible et
recherché que l’histoire est devenue de plus en plus riche. Les 280 dernières
pages sont vraiment prenantes et on a qu’une hâte, c’est découvrir qui sont les
parents de Grigori. Pour ma part la fin est ratée. Même si elle finie sur une
jolie note positive et d’amour, je m’attendais à ce qu’on en sache plus. Je m’attendais
à ce qu’un évènement se passe, pour qu’on ait une explication d’un certain
point de vue. Mais malheureusement cela n’a pas été le cas et j’en suis quand
même déçu.
.Pour finir, je ne sais pas si je dois vous
conseiller ce livre. Si les 300 premières pages ont été laborieuses, la suite m’a
quand même énormément plu. Je me suis pris d’affection pour les personnages et
la tension, les révélations et le suspense sont là, jusqu’à la révélation
finale. C’est à vous de voir à présent si l’univers du ballet russe, des bijoux
et du rideau de fer vous tente ou non…
.Ma note :
6/10 sur Livraddict.
























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