Nos dernières chroniques...

Nos dernières chroniques...


lundi 2 octobre 2017

Chronique : Pivot Point – Tome 1 : À la croisée des chemins de Kasie West


Pivot Point – Tome 1 : À la croisée des chemins de Kasie West
(Genre : Fantastique, YA)

Editions : MxM Bookmark
Prix : 17€ (Partenariat)
Date de parution française : 22 février 2017
Année de parution originale : 2013
Titre version originale : Pivot Point, Book 1.

  Résumé : Connaître les retombées de ses choix ne les rendent pas plus faciles… La vie d’Addison Coleman se résume à un grand « Et si ? » En tant que Chercheuse, lorsqu’elle est face à un choix, elle peut regarder dans le futur et en voir toutes les issues, ce qui lui permet immanquablement d’éviter les désastres. Du moins, c’était ce qu’elle pensait. Lorsque ses parents la prenne de court en lui annonçant leur divorce, elle peut soit choisir de vivre avec son père, qui veut quitter le Camp paranormal pour vivre parmi les « Norms » soit avec sa mère, qui compte rester dans le monde qu’Addie a toujours connu. La réponse aurait dû être évidente puisqu’elle aime sa vie telle qu’elle est, mais une Recherche six semaines dans le futur lui prouve que ce n’est pas aussi simple.


  Cette lecture me faisait de l’œil depuis un moment en VO ! Je trouvais le concept original et le fait de pouvoir entrevoir son destin… j’adore ce sujet. Du coup quand les éditions MxM Bookmark ont décidé de le sortir, je n’ai pas hésité une seconde. Surtout qu’ils ont repris la couverture d’origine et c’est juste une pure merveille. Au final que dire… j’ai bien aimé mais je ne m’attendais pas à ce que le récit soit tourné de cette façon.

  Au début on découvre Addison dans sa vie de lycéenne. L’auteur fait une brève présentation des cours donnés à ces gens dotés de capacités hors normes. Puis, on en vient vite au sujet qui va tout déclencher : le divorce des parents d’Addison. C’est à partir de là que sa meilleure amie va lui demander de « chercher ». Cherche entre son futur avec sa mère qui reste dans sa ville d’origine et son père qui quitte la maison familiale… pour une ville de norms. J’ai très vite eu envie de savoir comment Addison pouvait chercher. Pourtant j’ai vite déchanté.

  Les personnages sont sympathiques à suivre. On a les gros clichés des Etats-Unis avec les populaires et ceux qui le sont moins. La pompon girl à succès qui fait du charme au quaterback de l’équipe. Tout ce petit monde essaie de cohabiter dans le meilleur des mondes. Addison est une jeune fille qui va devoir s’adapter à deux potentiels futurs. Pourtant elle reste la même personne. Une fille qui essaie de se faire apprécier, que ce soit avec des gens normaux ou des personnes ayant aussi des pouvoirs. Une fille curieuse, attachante, un peu rêveuse mais qui va au devant des problèmes. J’ai bien aimé au début sa meilleure amie. Tout comme l’ambiance des personnages entre eux. On sent quelque chose de louche… mais on ne parvient pas à mettre le doigt dessus.

  J’ai trouvé le 1er tiers extrêmement lent. C’est comme si du fait d’avoir « cherché », Addison repartait de zéro et qu’elle commençait une nouvelle vie. Le rythme est aussi gâché par le fait que l’auteur raconte deux histoire en une. C’est en avantage pour la suite, mais pas pour le début malheureusement. Pourtant les chapitres sont assez courts, il y a des dialogues et on est quand même pris par les événements bizarres qui s’y passent. On se rend compte peu à peu qu’on rentre dans une petite enquête qui n’était pas prévue. Ce revirement de situation était très appréciable.

  Au niveau de l’univers, j’ai apprécié que ce ne soit qu’une partie du monde qui ait des pouvoirs (autant dire une ville cachée des États-Unis). Pourtant je ne m’attendais pas du tout à ce genre d’histoire. Quand Addison cherche pour la 1ère fois, je ne pensais pas que ça allait durer pendant toue le roman. Je pensais qu’elle allait voir son futur, qu’elle prendrait une décision. Qu’au fur et à mesure de l’histoire, elle chercherait plusieurs fois pour être sûr qu’elle prenne la bonne décision. Au final, on nous narre une double histoire avec un gros truc à la fin et bam, on revient au point de départ. Trop frustrant pour ma part.

  En ce qui concerne l’écriture, c’est sympa à lire et ça va vite. C’est un bon YA efficace et c’est malgré tout assez visuel. Le choix que va devoir faire Addison est assez cruel parce que les deux futurs qu’elle entrevoit ont leurs avantages et leurs inconvénients ! Je pense que je lirai la suite parce que je suis très frustré par cette fin. A vous maintenant de vous faire votre propre avis !

Ma note : 7/10.

Merci à Blandine et aux éditions MxM Bookmark pour ce partenariat !

jeudi 21 septembre 2017

Parier mais pas jouer – Tomes 1 et 2 de Chrys Galia

 

Parier mais pas jouer – Tomes 1 et 2 de Chrys Galia
(Genre : New-Adult) 

Editions : BMR
Prix : 15,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 28 juin 2017 et 9 août 2017

Résumé : Tout réussit à Stephen Atkins. Excellent au travail comme dans sa vie privée, il ne connaît pas l’échec. Jusqu’au sir où Liv, serveuse dans son bar préféré, résiste à ses avances. Cette fille serait-elle hermétique à ses charmes ? Pourtant aucune femme ne dit non à Stephen Atkins… Mis au défi par ses amis, il a trente jours pour la séduire. Facile ! Ou pas… car la jeune femme a un caractère bien trempé. Sans le savoir, Stephen va se trouver pris à son propre piège…


  TOME 1 COUP DE CŒUR ! J’avais très hâte de découvrir Liv et Stephen, les deux protagonistes de Parier mais pas jouer. Chrys Galia, je la connais depuis quelques mois. C’est une auteur avec laquelle j’ai échangé chez Librinova lorsque j’y étais en stage. Elle a parcouru un beau chemin, passant de l’autoédition à l’édition traditionnelle. Pourtant, si j’avais déjà lu un de ses livres, je ne m’étais jamais penché sur LA série qui a fait son succès ! C’est chose faite, je vous en parle et j’ai adoré.

  Dès le début Chrys Galia nous fait rentrer dans le vif du sujet. On arrive très vite au pari de Stephen et de ses acolytes : faire succomber la jeune Liv. Pourtant cette dernière ne se laisse pas faire… J’ai adoré suivre cet échange musclé et j’ai eu envie de savoir comment tout allait se dérouler. Est-ce que Liv allait céder ? Ou était-ce Stephen ? Une histoire sérieuse allait-elle commencer ou Stephen jouerait-il également avec Liv ? La curiosité m’a toujours poussé à en savoir plus dans ce livre.

  J’ai adoré les personnages ! Stephen alors qu’au départ ce n’était pas gagné. Chrys Galia a une manière de raconter l’histoire de ses personnages et je me suis dit : « oh mon dieu ça a l’air d’être un connard prétentieux ce mec ! » Il s’avère que j’ai eu raison au début et que Stephen l’avoue lui-même. Pourtant au fil de l’histoire, on sent qu’il brise les barrières, qu’il devient plus attentionné. Et dans le tome 2, on se rend compte qu’il serait prêt à déplacer des montagnes pour celle qu’il aime. Liv, la fille au fort caractère qui ne se laisse pas faire. J’ai adoré sa répartie, sa façon de remballer Stephen. La curiosité l’emportant, elle a envie de découvrir qui se cache derrière cet homme arrogant… mais pas sans craintes. Ce sont deux personnages bien travaillés et bien fouillés. Qui ont une véritable histoire, un passé parfois douloureux. Ils vont se révéler à eux-mêmes et dans le tome 2, l’auteur ne va pas les épargner. D’autres personnages gravitent autour d’eux mais ce serait trop long de vous les décrire. Il faut aussi garder un effet de surprise !

  Le rythme est totalement dingue. L’histoire est addictive à souhait. J’ai lu le tome 1 en moins de 24h et le tome 2 en deux jours (seulement parce que c’était en semaine). Je n’ai pas vu les pages défilées, il y a beaucoup de rebondissements, de révélations, de retournements de situation inattendus. De plus, si dans le tome 1 on avait seulement le point de vue de Stephen, on a également celui de Liv dans le tome 2 ! Cela amène un plus considérable afin de savoir ce que pensent chacun l’un de l’autre. Les chapitres sont courts, les dialogues rythmés… un sans faute pour moi !

  Pour ce qui est de l’histoire d’amour, j’ai apprécié que tout n’aille pas trop vite. Qu’il y ait des doutes, des questionnements, des remises en question. C’est appréciable de voir des personnages qui ne prennent pas une histoire comme une évidence. Chacun a son passé et sa part de mystère. C’est bien construit, bien amené et je n’ai pas été déçu par tout ce qu’il se passait. En outre, j’ai même été surpris par la capacité de l’auteur à se renouveler. Dans le tome 2, on ne suit pas seulement la suite de l’histoire, c’est carrément un autre récit.

  La plume de Chrys Galia est simple mais addictive. Dans ce genre c’est efficace sans chichi. J’ai ressenti beaucoup d’empathie pour Liv et Stephen. Pour ce qu’ils vivent, pour ce qu’ils subissent. Certes, certains pourraient y voir les clichés d’une bonne romance et c’est vrai qu’il y en a. Mais franchement, on passe au-dessus et c’est tout ce qui compte. J’ai déjà hâte de retrouver les personnages pour savoir ce qu’il va leur arriver. Je me ferai également un plaisir de lire d’autres histoires de Chrys Galia.

Ma note pour le tome 1 : 9/10
Ma note pour le tome 2 : 8,5/10

Merci aux éditions BMR et à Matéïa pour ces partenariats !

mercredi 20 septembre 2017

Chronique : Another Story of Bad Boys - Épisode 2 de Mathilde Aloha


Another story of Bad Boys - Épisode 2 de Mathilde Aloha.
(Genre : Romance, Young Adult).

Éditions : Hachette Romans
Prix : 18€ (Partenariat)
Date de parution : 7 juin 2017

  Résumé : La suite de la série déjà événement "Another Story of bad boys" ! Découvrez les aventures passionnées de Lili, Cameron, Evan, Grace et leurs amis…ou ennemis ?


  Après avoir dévoré le premier tome malgré ses petits défauts (voir ma chronique, ici), j’avais très envie de connaître l’évolution de Lili et Cameron. Il me tardait aussi d’avoir les réponses aux points laissés en suspens. Aussi quand les éditions Hachette nous ont proposé ce second épisode, j’étais ravie de pouvoir le recevoir.

Dès le prologue, nous retrouvons Lili et Cameron. L'auteur replace rapidement toutes les intrigues pour notre plus grand plaisir.

Comme pour le premier tome, je me retrouve mitigée par cette lecture. Si beaucoup de chapitres sont du point de vue de Lili, j’ai apprécié que l’auteur nous offre ponctuellement celui de Cameron. Elle le fait en reprenant certaines scènes depuis le début. Cela nous permet de connaître les sentiments de chacun, leur façon de percevoir les évènements, nous nous attachons davantage à eux.

Nous en apprenons également plus sur les mésaventures qui ont mené Lili à fuir Miami, sur ce qui est arrivé à Rosie. Et toute l’intrigue concernant Jace trouve ses réponses. Ce que je regrette, c’est que cette dernière s’achève trop rapidement. Après nous avoir tenus en haleine durant les 600 pages du premier tome, voir cette trame finir à seulement la moitié de celui-ci m’a surprise.

Je me suis demandée ce qui allait bien pouvoir se passer dans les 260 pages restant. Alors, non pas que la suite est sans intérêt puisque l’auteur choisit de repartir sur l’activité secrète des garçons et le côté « journaliste » de Lili. Mais je crois que ce découpage m’a vraiment gêné. Les différentes intrigues auraient gagné en crédibilité si elles s’entrecroisaient mieux. Je me suis fait la même réflexion pour le personnage principal. À cause de cette séparation trop distincte, j’ai eu l’impression que nous avions 2 différentes Lili : une avec son œil de journaliste, se posant les bonnes questions, soupçonneuse et l’autre naïve, puérile et crédule.

Pour finir, ce qui m’a le plus manqué, c’est le côté bad-boys annoncé dans le titre. Les garçons ont certes une activité nocturne à la limite de la légalité et pour certains, Cameron en tête, un sale caractère, mais je cherche encore. J’aurais aimé qu’ils soient moins… lisses.

Ce tome a manqué de fluidité, il aurait mérité d’être un peu plus travaillé. Malgré tout, l’histoire que nous raconte Matilde Aloha est entrainante. Elle titille suffisamment la curiosité du lecteur pour l’amener à tourner les pages et connaître le fin mot de l’histoire entre Lili et Cameron. Il reste une bonne lecture YA qui ravira le public visé.

Ma note : 7/10

Merci à Myriam et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

jeudi 14 septembre 2017

Chronique : Cinq centièmes de seconde de Lois Lowry


Cinq centièmes de seconde de Lois Lowry
(Genre : Contemporain).

Editions : Casterman
Prix : 12,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 30 août 2017
Année de parution originale : 1977
Titre version originale : A Summer To Die.

  Résumé : Si Molly est une belle fille rieuse, sa petite sœur, Meg, à treize ans, se sent terne et sans intérêt. Durant ses vacances à la campagne avec leurs parents, Meg découvre la photographie avec Will. Bientôt, ce simple divertissement devient sa passion. Mais Molly, elle, semble épuisée, comme éteinte, au moment même où sa sœur prend goût à la vie. L’existence de Meg va changer, comme joue la lumière de l’été dans un sous-bois…


  Quand j’ai reçu ce livre, c’était une surprise totale. Il fait parti de la rentrée littéraire des éditions Casterman. Au départ, je me suis dit qu’il allait passer à la trappe avec ma PAL qui fait trois mètres de hauteur. Finalement, comme il est court et que c’est écrit assez gros, je lui ai laissé sa chance. Il faut aussi dire que j’apprécie particulièrement cette couverture mystérieuse (et avec un touché velouté) ! Le résumé m’a lui aussi convaincu ! Au final, je suis ressorti conquis par ma lecture.

  Ce que j’ai apprécié c’est qu’on attaque le roman directement au début des vacances de Molly et Meg. Cela nous laisse donc tout le récit pour découvrir ce qu’il va se passer. J’ai aimé cette entrée en matière. Cette façon de narrer les choses, de les apporter au lecteur et de les lui faire comprendre. Je me suis vite immergé dans le récit… et en plus avec une facilité déconcertante. Plus j’avançais dans l’histoire et plus je voulais savoir pourquoi une sœur s’éteignais, alors que l’autre commençait à s’ouvrir.

  Meg est un personnage auquel je me suis beaucoup attaché. Elle a beau avoir 13 ans, elle est d’une très grande maturité. En découvrant ses réflexions et son évolution, je me suis étonné à penser qu’en fait elle était presque majeure. Pourtant sa fraîcheur nous fait redescendre les pieds sur terre. C’est fou de découvrir une Meg qui s’ouvre petit à petit. Au contact de Will, et avec sa passion de la photographie, c’est une fleur qui s’épanouie. On la sent plus sereine, plus contente de profiter de la vie et ça fait un bien fou à voir. De l’autre côté il y a Molly, la grande sœur belle et populaire… très ordonnée et un peu psychorigide. A l’inverse de Meg, elle va peu à peu se replier sur elle-même. Au début il y a quelques symptômes puis des choses qu’on ne voit pas forcément arriver. Il faut vraiment les découvrir pour comprendre ces opposés. Ensuite il y a Will, les parents des sœurs et le couple de voisin. Chacun joue un rôle précis dans cette histoire. Les parents sont touchants, le couple amène du renouveau et Will, c’est la connaissance.

  Le rythme de l’histoire est bon. Des dialogues et de l’introspection bien dosés, des chapitres de taille normale et surtout de la curiosité. Parce qu’avec ce livre, il n’y a pas forcément de l’action au 1er sens du terme. On est dans le ressenti, dans les détails, les moments partagés, la passion d’une activité ou encore les souvenirs. Il faut aimer les lectures assez mélancoliques, douces et subtiles… bien que l’histoire au fond soit quand même déchirante. Et pour une raison inconnue, j’ai toujours été sur mes gardes.

  Derrière ce récit, il y a de beaux messages transmis par l’auteur et des valeurs essentielles. Parce que même si ce roman est sorti en 1977 en VO, il est toujours d’actualité. On parle de famille, de liens dans une fratrie, des différences et des ressemblances. Mais aussi des passions qui nous font du bien, de la découverte de l’inconnu et de l’apprentissage d’un vécu. C’est aussi l’espoir qu’on peut porter en nous pour une cause qui nous tient à cœur… et surtout ces choses qui nous échappent lorsqu’on ne sait pas pourquoi elles nous touchent.

  Lois Lowry écrit très bien, on ne peut pas le nier. C’est peut-être pour ça que j’ai eu l’impression d’avoir une Meg plus âgée que ses 13 ans. Mais ça ne m’a pas dérangé. Au contraire j’ai trouvé que ça apportait une profondeur au récit. De plus, c’est un style très visuel que j’ai découvert. Parce que lorsqu’on parle de photo, il y a forcément des poses, des ambiances… et j’ai totalement su ressentir ça. Pas spécialement de défauts pour ce roman. C’est juste que je n’ai pas eu un coup de cœur pour mettre une note encore plus haute. En tout cas, jetez-vous dessus, vous n’allez pas être déçus !

Ma note : 8,5/10.

Merci à Agnès et aux éditions Casterman pour ce partenariat !

mercredi 6 septembre 2017

Chronique : Follow Me Back - Tome 1 d'A.V. Geiger


Follow Me Back – Tome 1 d’A.V. Geiger
(Genre : Contemporain, YA).

Editions : Robert Laffont
Prix : 16,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 8 juin 2017
Année de parution originale : 2017
Titre version originale : Follow Me Back, Book 1.

  Résumé : Follow me. Love me. Hate me. #EricThornObsessed. Agoraphobe, Tessa Hart ne parle presque plus à personne au quotidien, exception faite des réseaux sociaux où elle nourrit sa passion pour Eric Thorn, le prodige pop-rock de sa génération. Prenez-la pour une folle si vous voulez, mais il est le seul qui semble la comprendre, alors même qu’ils ne se sont jamais rencontrés… Pris au piège entre son contrat et des fans envahissants au point de lui faire craindre pour sa vie, Eric se crée un faux compte Twitter pour troller l’un de ses plus gros followers, @Tessa<3Eric. Au lieu de ça, la relation qu’ils tissent sur Twitter dépasse vite tout ce qu’ils auraient pu imaginer…


  Et dire que j’ai failli ne pas lire ce livre… je pense que je serais passé à côté de quelque chose ! Je remercie la Collection R de me l’avoir recommandé, sans eux je serais resté sur mes positions. Follow Me Back est un livre issu de la plateforme en ligne Wattpad. C’est pour ça que j’avais des a priori. Pourtant, je me suis laissé porter par l’enthousiasme, par la couverture et par le pitch qui donne vraiment envie. Au final, je suis passé à un cheveu du coup de cœur. J’ai adoré ma lecture !

  Dès le début, l’auteur plante vite son histoire. Elle nous présente Tessa, son addiction pour les réseaux et son trouble d’agoraphobie. Puis elle switch grâce à un point de vue alterné sur Eric, le beau gosse chanteur que toutes les fans voudraient s’arracher. J’ai adoré cette première immersion, ce début de l’histoire où on suit chacun des protagonistes dans leur vie… jusqu’au moment du 1er échange sur Twitter.

  Je me suis très vite attaché aux personnages et notamment à Tessa. C’est une jeune fille dont on ne sait rien de son passé, mais qui a dû subir un gros choc pour devenir agoraphobe. Cette maladie la rend d’autant plus touchante. Elle fait des efforts, des exercices avec sa psy et on sent que ça ne doit pas être facile tous les jours. Il y a des fois où on aimerait qu’elle se bouge et qu’elle sorte, mais on ne peut pas savoir ce qu’elle ressent vraiment au fond d’elle. J’ai apprécié également le côté caché de Tessa. La fille sur les réseaux qui ne se démonte pas malgré une timidité apparente. Une fille qu’on pourrait secouer mais qui dans ce contexte en devient attachante. Il y aussi Éric, qui lui aussi a deux facettes. Celle du chanteur à succès que tout le monde adore. Et l’Éric qui en a marre de ses fans et pour qui tout va trop vite : sa carrière tout comme sa notoriété. On pourrait facilement penser que ce mec est hautain. Mais au final, c’est quelqu’un de presque mal dans sa peau qui veut juste souffler un peu. Entre les deux ça match, mais Tessa sa plus grande fan, ne sait pas que c’est avec la star qu’elle va parler… puis sympathiser.

  Le rythme est dingue, dingue, dingue ! L’alternance de point de vue permet vraiment d’aller en profondeur dans l’histoire. On sait vraiment ce que ressentent Tessa et Éric quand les scènes se passent. C’est un plus non négligeable. Ensuite s’il y a des dialogues, il y a en plus toutes les conversations en privé sur Twitter qui apportent un sacré dynamisme au récit. Et comme on dit dans le sud : la sauce a pris ! J’ai toujours eu envie de savoir ce qu’il allait se passer. Surtout qu’avec les moments présents, on a des scènes dans le futur où Tessa et Éric sont en garde à vue !!! Et je ne spoile rien, c’est le 1er chapitre de l’histoire.

  Je suis personnellement réfractaire à Twitter. Le texte m’aura permis notamment d’apprendre pas mal de choses sur le comportement des followers. Il y a des termes que je ne connaissais pas et c’est toujours agréable de s’instruire en même temps qu’on lit. Cette histoire avec Twitter, l’agression d’Éric au début de sa carrière, l’agoraphobie de Tessa… tous ces éléments font de ce livre un véritable page-turner. On en devient addict et le roman se révèle être un véritable thriller tant on est pris par l’histoire. Parce qu’il est indéniable qu’on sent le drame arriver… mais la question est quand !

  La plume de l’auteur joue aussi beaucoup sur cette addiction. C’est un style simple mais percutant qui plaira aux jeunes et aux moins jeunes. Pas de fioritures, beaucoup de dialogues avec des passages d’introspection pas trop longs. C’est tout ce qu’il faut pour rendre accro le lecteur. Et puis cette fin de DIN-GUE ! Non mais, j’ai dû la relire deux fois pour comprendre… bien que je n’ai pas encore compris comment c’est possible ! J’ai hâte de lire la suite. Il faut absolument que je mette mes idées au clair et que l’auteur m’explique. En tout cas, je ne peux que vous recommander ce 1er tome. Vous allez adorer !!

Ma note : 9/10.

Merci à Margaux et à la Collection R pour ce partenariat !

dimanche 3 septembre 2017

La sublime communauté - Tome 1 : Les affamés d'Emmanuelle Han


La sublime communauté - Tome 1 : Les affamés d'Emmanuelle Han
(Genre : Dystopie, Yount Adult).

Éditions : Actes Sud Junior
Prix : 16,00€ (Partenariat)
Date de parution : 4 octobre 2017

  Résumé : C'est la fin de notre ère. Aux quatre coins d'une planète surpeuplée et en pleine dévastation, six mystérieuses Portes apparaissent, ouvrant des brèches vers des mondes inconnus. En quête d'une terre promise, fuyant la misère et la mort, des flux d'hommes, de femmes et d'enfants désespérés, les « Affamés », se pressent aveuglément vers ces Six Mondes, ignorant tout à leur sujet. Quels secrets renferment ces Portes ? Quel mal ronge les Affamés ? Quelle est la nature des Six Mondes ? En ces temps de détresse où la violence et le chacun-pour-soi font rage, seuls trois enfants pourront le découvrir. Ashoka, Ekian et Tupà ne se connaissent pas, vivent à des milliers kilomètres de distance. Pourtant, leurs destins sont liés. De leur union dépendra le sort de la Sublime Communauté.


  Lorsque Mathieu m’a proposé cette lecture, le résumé m’a immédiatement intrigué. Cette dystopie me paraissait sortir des sentiers battus et je ne pouvais pas passer à côté. Je remercie Babelio et les éditions Actes Sud Junior pour cette avant-première qui m’a beaucoup plu.

  Dans ce premier tome de La sublime communauté, nous suivons tour à tour 3 jeunes adolescents d’horizons différents qui, sans le savoir, ont énormément en commun. Le monde tel que nous le connaissons, ils ne l’ont jamais connu. Ils évoluent tous les trois sur une Terre qui est arrivée au bout de ses ressources et seules ses Portes mystérieusement apparues semblent être l’ultime espoir d’un monde meilleur pour les Affamés.

  Tout d’abord, il y a Tuppa. Aujourd’hui âgé de 14 ans, il a été élevé par le chef d’une tribu d’Amérique latine. Pour réussir à vivre et aider comme il peut sa tribu, il s’éclipse souvent en ville pour y faire quelques « courses ». 

  Vient ensuite Ekian, à peu près du même âge que Tuppa, cette jeune fille appartient aux Touaregs, un peuple nomade que l’on trouve dans des régions désertiques d’Afrique du Nord. Elle vivait avec un « maître » dans l’Himalaya, jusqu’à ce qu’il lui demande de retourner dans le désert.

  Enfin, il y a Ashoka. Il est le plus jeune des trois puisqu’il a seulement 10 ans. Il a été recueilli par le « Roi de la Flamme » à Gange sur les bords du fleuve du même nom, en Inde. Il sert de porte-bonheur au roi et à la nuit tombée apporte la flamme sacrée qui sert aux rites funéraires hindous.

  Ce premier opus a tout d’un tome d’introduction. Mais, une fois n’est pas coutume, j’ai énormément apprécié la longue mais minutieuse mise en place de l’histoire. Ce fut un vrai plaisir de découvrir les us et coutumes de chacun de nos protagonistes et de les voir évoluer. L’auteur maîtrise parfaitement chacune des traditions de ces pays pourtant totalement différentes. Les détails et les descriptions emportent facilement le lecteur. Pour ma part, j’ai eu l’impression de voyager à travers le globe à chaque chapitre.

  Certaines libertés ont été prises pour le développement de l’univers, mais l’ensemble est vraiment habilement lié. C’est là que réside toute la force de ce roman. Là, et dans le juste dosage entre révélations et questions en suspens. Le tout donne au lecteur l’envie de découvrir la suite pour avoir les réponses et le fin mot de l’histoire. D’autant que la plume d’Emmanuelle Han est vraiment agréable.

  Volontairement, je prends le parti de ne rien vous révéler sur l’intrigue et son déroulement. J’ai tellement aimé découvrir au fil des pages ce nouvel univers, pas si éloigné de notre réalité, et me poser des questions autant sur l’histoire que sur notre propre futur. C’est pourquoi, je préfère vous laisser à vous aussi ce plaisir.

  J’ai également beaucoup apprécié avoir un court extrait du prochain tome qui s’intitulera « Les six Mondes ». Je n’ai plus qu’à faire preuve de patience, le premier semestre 2018, ce n’est pas si loin. ^^ Une chose est sûre, je lirai cette suite car j’ai trop envie d’y trouver des réponses !

Ma note : 8,5/10

Merci à Babelio et François Martin des éditions Actes Sud Junior

dimanche 27 août 2017

Chronique : La délicatesse du homard de Laure Manel


La délicatesse du homard de Laure Manel
(Genre : Contemporain).

Editions : Michel Lafon
Prix : 18,95€ (Partenariat)
Date de parution originale : 18 mai 2017

  Résumé : François, directeur d’un centre équestre en Bretagne, découvre, lors d’une promenade à cheval sur la plage, une jeune femme inconsciente au pied d’un rocher. Plutôt que d’appeler les secours, il décide sans trop savoir pourquoi de la ramener chez lui pour la soigner. À son réveil, l’inconnue paraît en bonne santé, mais peu encline à parler. Elle dit s’appeler Elsa mais refuse de répondre à ses questions. Commence alors entre le célibataire endurci et cette âme à vif une étrange cohabitation, où chacun se dévoile peu à peu à l’autre sans pour autant totalement révéler les secrets qui le rongent. Et même si le duo en s’apprivoisant s’apaise, leur carapace peine à se fendre… Qui est Elsa et quelle vie est-elle en train de fuir ?


  Succès de l’autoédition numérique, La délicatesse du homard a été repéré par les éditions Michel Lafon pour être édité en version papier. Bien que le titre soit le même, la couverture a été changée et je la trouve sublime. Tout en délicatesse, dans la mélancolie et la poésie… j’avais hâte de voir ce que ce livre avait dans le ventre. Surtout que l’auteur est française et qu’elle est adorable. Au final, j’ai beaucoup apprécié cette histoire malgré quelques défauts.

  Laure Manel commence son récit avec François et sa découverte d’Elsa allongée près d’un rocher dans la forêt bretonne. Le plus surprenant c’est qu’il ne décide pas d’appeler la police mais de la recueillir chez lui. C’est une réflexion qui pourrait paraître bizarre pour certain. Amener une étrangère dans sa propre maison sans vraiment savoir qui elle est pourrait inquiéter. Pourtant, il faut un début d’histoire et c’est à partir de là qu’on va se rendre compte des secrets qui pèsent sur Elsa. Surtout quand on sait qu’elle s’appelle en fait Axelle…

  Les personnages sont intéressants à suivre. François est un homme célibataire que la vie n’a pas épargné. Il est gentil, un peu bourru et maladroit mais c’est ce qui fait son charme. Son amour pour les chevaux est très agréable à voir tout comme le fait de s’intéresser à Elsa. Je me suis beaucoup retrouvé en lui et dans sa façon de penser. C’est un personnage qu’on arrive bien à cerner et avec lequel on peut facilement s’identifier. J’ai eu un peu plus de mal avec Elsa au début. Peut-être à cause de tous ces secrets qu’elle garde au fond d’elle. On se demande si elle va un jour briser cette carapace pour se dévoiler… ne serait-ce qu’un peu. Et quand elle le fait, c’est à ce moment qu’on la trouve plus attachante. Laure Manel réussit le pari de créer une belle alchimie entre deux personnages secoués par la vie.

  Le rythme de l’histoire est bon. L’auteur choisit d’alterner les points de vue entre Elsa et François afin de créer une belle dynamique. Je pense qu’il n’y a au final pas beaucoup de dialogue (la moitié du roman ou un peu moins), mais ça n’empêche pas à l’histoire d’être intéressante. On est content que les personnages réfléchissent et avancent. Les chapitres sont courts et les 350 pages se lisent très vite parce qu’on est plongé dans l’histoire. Peut-être aurait-il fallu qu’Elsa se livre un peu plus vite ? Mais si elle l’avait fait, peut-être aurait-on reproché à l’auteur un manque de crédibilité dans son récit ?

  J’ai beaucoup aimé cette histoire contemporaine remplie de secrets. Si François cache des choses à Elsa pour se protéger. Cette dernière en fait autant mais avec des secrets encore plus grands. Son histoire est bien racontée, comme celle de François. On a envie d’être derrière eux, de voir que leur couple va fonctionner et qu’ils se libèrent. C’est une chose de repartir de zéro, ça en est une autre de pouvoir y arriver et d’accéder au bonheur. Parce que La délicatesse du homard c’est ça, une histoire avec deux personnages (et d’autres bien sûr) qui tentent de se relever l’un avec l’autre afin de prendre le risque d’être heureux. Et la présence des chevaux comme thérapie ne peut être qu’un plus pour ce récit.

  L’écriture de Laure Manel est simple, sans fioritures et fluide. J’aurais aimé ressentir davantage de choses en lisant son histoire. Je ne dis pas être resté insensible (parce que je ne le suis pas moi-même). Cependant, il m’a manqué ce petit truc en plus qui me permet d’être en totale osmose avec les personnages. Par ailleurs, j’ai beaucoup apprécié la fin, que je trouve très belle et qui permet de repartir sur de bonnes bases. Au final, je ne peux que vous recommander cette histoire. Vous allez être curieux et apprécier Elsa et François. Deux êtres à la recherche d’eux-mêmes ainsi que du bonheur.

Ma note : 7,5/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !