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vendredi 16 décembre 2016

Chronique : Le feu secret - Tome 2 : La cité secrète de Carina Rozenfeld & C.J. Daugherty


Le feu secret – Tome 2 : La cité secrète de Carina Rozenfeld & C.J. Daugherty
(Genre : Fantastique, YA).

Editions : Robert Laffont
Prix : 18,50€ (Partenariat)
Date de parution française : 20 octobre 2016
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : The Alchemist Chronicles, Book 2 : The Secret City.

  Résumé (SPOILERS SUR LE TOME 1 !) : Derrière les murs fortifiés du Saint Wilfried’s College d’Oxford, entourés d’alchimistes qui ont pour mission de les protéger à tout prix, Taylor et Sacha sont à l’abri des forces obscures. Mais pour un temps seulement. Car l’horloge tourne. Dans sept jours, Sacha fêtera ses dix-huit ans, et la malédiction ancestrale qui jusqu’alors le rendait immortel va le tuer et déchaîner sur le monde des cohortes démoniaques. Il n’existe qu’un moyen d’empêcher cela : Taylor et Sacha doivent se rendre au cœur de la Cité médiévale de Carcassonne, là où la malédiction a été proférée, et y affronter les démons…


  J’ai lu le dernier tome de cette duologie en lecture commune avec Emilie du blog Émi-livres. J’avais hâte de retrouver l’univers et les personnages. Surtout avec la fin du tome 1 explosive qui m’avait laissé terriblement frustré ! La couverture, dans la même lignée que le 1er tome, est vraiment superbe. Ça donne forcément envie de s’arrêter sur le livre et de regarder de quoi il en retourne. Au final j’ai passé un excellent moment de lecture ! Un récit dont je me souviendrais pendant longtemps.

  Au début les auteurs replacent le contexte de l’histoire et font des rappels utiles du tome 1. Une bonne manière de se remettre en mémoire les éléments clefs et déterminants pour la suite. Pourtant tout en faisant ce travail, elles continuent l’intrigue et très vite, un événement important a lieu… la première confrontation entre deux groupes d’alchimistes. Comment faire pour ne pas être curieux de découvrir la suite ? Je vous le demande !

  J’adore toujours autant les personnages de cette série. Taylor et Sacha sont super attachants. Chacun à leur manière ils apprennent de l’autre. Que ce soit de leurs forces et de leurs faiblesses. Ce sont deux personnages qui se complètent sacrément bien et leur duo fait plaisir à voir… tout comme une certaine complicité/attirance. Mais les auteurs ont su gérer leur relation en ne la mettant pas au 1er plan ! D’un côté une alchimiste, de l’autre un mortel sous le coup d’une malédiction ancestral. On retrouve cette dualité dans le roman et c’est en quelque sorte le fil conducteur plaisant. On se demande surtout comment Taylor va pouvoir aider Sacha à survivre… alors que le temps file.

  Justement le rythme du roman est haletant. On a cette épée de Damoclès au dessus de la tête. On aimerait que le temps passe plus lentement pour que Sacha puisse profiter encore de son entourage, de Taylor et de sa vie. Pourtant il faut faire des recherches, sans cesse être à l’affut du moindre indice. C’est en quelque sorte une enquête pour réussir à trouver LA combinaison qui permettra à nos deux protagonistes de contrer la malédiction. Je trouve que la narration externe à la 3ème personne apporte une richesse au récit. On peut ainsi avoir différents point d’ancrage dans l’histoire et c’est agréable. En tout cas vous n’allez pas vous arrêter de tourner les pages !

  L’univers c’est le gros point fort du roman. Ces alchimistes, ces pouvoirs qu’ils ont en eux et grâce à leur environnement. Cette dualité entre le bien et le mal si classique mais si bien amenée par les auteurs. Elles en ont fait quelque chose d’originale par les explications qu’elles donnent. L’histoire de la malédiction est aussi bien trouvée. Je constate que les auteurs n’ont pas lésiné sur les émotions que peut ressentir le lecteur : le stress, la joie, la tristesse, la colère ou encore la gratitude. Une belle manière de mettre encore plus de relief à cette intrigue.

  Les écritures des auteurs s’entremêlent parfaitement. On ne sait plus qui a écrit tel chapitre et c’est là toute la beauté du récit. Pourtant elles ont des styles assez similaires dans ce roman : simples et accessibles pour tous et en même temps très visuels pour s’imprégner des scènes importantes. La fin m’a beaucoup plu parce que même si on a toutes les réponses à nos questions… d’autres sont apparues sans que ça me dérange. C’est en tout cas une très belle fin de série. Série que je recommande à tous par son originalité et par son écriture à quatre mains maîtrisée !

Ma note : 8,5/10.

Merci à Cécile et à la Collection R pour ce partenariat !

La chronique d’Emilie pour cette lecture commune : ICI.

lundi 7 décembre 2015

Le feu secret - Tome 1 de C.J. Daugherty & Carina Rozenfeld


Le feu secret – Tome 1 de C.J. Daugherty & Carina Rozenfeld. (Genre : Fantastique, YA).

Editions : Robert Laffont
Prix : 18,50€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : The Alchemist Chronicles, Book 1 : The Secret Fire.

  Résumé : Taylor Montclair, une fille tout ce qu’il y a de plus normal, mène une vie sans histoire dans la petite ville de Woodbury, en Angleterre. Sacha Winters, un ténébreux garçon nimbé de mystère, habite Paris. Alors que Taylor est impatiente d’intégrer l’université d’Oxford, Sacha, lui, se contrefiche des études… et pour cause : il connaît la date exacte de sa mort, et celle-ci approche à grand pas. La mort de Sacha entraînera la réalisation d’une prophétie ancestrale qui plongera le monde dans le chaos. Taylor est la seule qui puisse le sauver. Mais ni elle, ni lui ne le savent : ils ne se sont jamais rencontrés.


  Comment ne pas être tenté par cette sortie de la Collection R ? Sachant que j’adore déjà Carina Rozenfeld pour « Phaenix » et « La symphonie des abysses ». Il me fallait découvrir C.J. Daugherty connu pour sa saga « Night School ». L’idée qu’elles s’associent, qu’elles créent une histoire à quatre mains, je n’ai pas pu m’empêcher d’être curieux. Et puis ce titre : « Le feu secret », c’est mystérieux et plein de promesses ! La couverture est vraiment sublime, elle reflète bien l’univers et le titre possède une réelle signification dans le roman. Du résumé j’en savais peu et ça m’a suffit pour me lancer. Au final, j’ai passé un excellent moment avec ce 1er tome !

  Dès le début on rentre dans le vif su sujet. On rencontre Sacha développé par Carina Rozenfeld. Un jeune homme habitant sur Paris et qui est sur le point de sauter dans le vide. Le truc, c’est qu’il ne peut pas mourir. Du coup on se demande pourquoi, quelle est son histoire familiale et personnelle ? De l’autre côté on a Taylor développée par C.J. Daugherty. Une jeune fille excellente à l’école, qui rentre dans des cases, la jeune anglaise parfaite qui se démène pour rentrer à Oxford. Les deux personnages vont être amenés à communiquer et de là, tout va commencer.

  Je me suis beaucoup attaché aux personnages. D’abord un peu plus à Sacha et après un peu plus à Taylor mais finalement les deux se valent et se complètent. J’ai adoré les deux pour mon plus grand plaisir. Sacha est un garçon qui a abandonné l’école parce qu’il sait qu’il va mourir dans huit semaines. C’est le gars qui fait croire qu’il s’en fout de tout alors qu’en fait il a un cœur énorme. Parfois taquin, parfois énervant, il possède un humour qui m’a bien fait rire par moment. Notamment quand il échange avec Taylor. Sacha est un personnage sombre, qui se laisse facilement manipuler mais qui est aussi courageux. Taylor, Taylor comment dire ? On pourrait la détester, la trouver hautaine et pimpante. La petite anglaise parfaite qui réussit ses études et sa vie amoureuse. Pourtant derrière cette apparence se cache des blessures et des envies. J’ai mis du temps à l’appréhender mais il suffit de la connaître pour savoir qu’elle est altruiste et sympathique. D’autres personnages vont intervenir mais je vous laisse le soin de les découvrir.

  Le rythme est bon. Les chapitres ne sont pas très longs et l’alternance des points de vue apporte une vraie diversité au récit. On rentre petit à petit dans la vie de Sacha et Taylor, on devient intime avec eux. Ils bougent beaucoup, se posent énormément de questions sur le pourquoi de leur échange. Chacun va faire une petite enquête sur l’autre et du coup on se prend au jeu et on devient vite curieux. Ce que je regrette c’est que les personnages mettent un peu de temps à se rencontrer en vrai. Le tome 2 rectifiera ce petit écueil. C’est addictif, on en veut toujours plus et les découvertes permettent au lecteur de rester aux aguets.

  L’univers met du temps à se dévoiler mais après tout, c’est un tome 1. Il faut trouver les bonnes personnes et trouver des réponses pour avancer. Une fois qu’on en sait un peu plus, je peux vous dire qu’on ne peut être que séduit. C.J. Daugherty et Carina Rozenfeld ont construit une histoire solide, avec de vraies bases et une mythologie à la fois percutante et fascinante. Il y a peu de livre traitant cet aspect là de la magie et je trouve qu’il faut avoir un certain culot pour le développer. En tout cas ça marche, on en veut toujours plus. Quand les personnages comprennent ce dont ils sont capables… c’est juste wouah ! Bien sûr il y a les gentils, les méchants (qui font assez peur dis donc ^^) mais ce n’est pas banal parce que l’univers ne l’est pas. Je ne peux que vous inciter à découvrir cette mythologie et cette « malédiction ».

  L’écriture à quatre mains est totalement maîtrisée. On sait que C.J. Daugherty écrit du point de vue de Taylor et Carina Rozenfeld de celui de Sacha. Mais quand les deux personnages se rencontrent, on est tellement concentré dans l’histoire que savoir qui écrit devient complètement superflu. On lit comme s’il y avait un seul auteur et je trouve ça magnifique que les deux plumes se soient si bien fondues l’une dans l’autre. Comme le livre a été écrit en anglais, Carina Rozenfeld perd un peu sa patte mais ce n’est pas bien grave. Deux plumes simples, efficaces et addictives. Bon la fin on en parle ou pas ? Il se passe un événement qui promet pour la suite. Je pense que le 2nd tome va être plus sombre que ce 1er opus. On va en apprendre plus sur l’univers, sur comment Taylor va pouvoir sauver Sacha. Chose à laquelle je n’ai pas arrêté de penser lors du 1er livre. 

  Bref, lisez « Le feu secret », soyez conquis par son univers originale et fascinant. Revenez charmés par Taylor et Sacha qui sont des personnages complètement complémentaires et attendrissant. Cette course contre la montre et contre le destin ne fait que commencer.

Ma note : 8,5/10.

Merci à Lauriane et à la Collection R pour ce partenariat !

mercredi 28 octobre 2015

Chronique : La Symphonie des Abysses - Livre 2 de Carina Rozenfeld


Le Symphonie des Abysses – Livre 2 de Carina Rozenfeld. (Genre : Science-fiction, Aventure).

Editions : Robert Laffont
Prix : 17,90€ (Lecture Commune)
Année de parution originale : 2014

  Résumé (SPOILERS SUR LE TOME 1 !) :
Une nouvelle ville, de nouvelles lois, les mêmes interdits.

Abrielle et ses compagnons croyaient s’être enfin affranchis du tyrannique Règlement Intérieur. Hélas, ils vont découvrir que les rêves qu’ils portent en eux ne pourront jamais s’exprimer dans l’enceinte du Mur. Mais leur rencontre avec Eyal, jeune homme assoiffé de vérité, va faire renaître l’espoir.

Aucun Mur, aussi haut soit-il, ne peut étouffer les cœurs épris de liberté.


  LIVRE COUP DE CŒUR ! Carina Rozenfeld tape encore dans le mille. Le tome 1 de « La symphonie des Abysses » avait déjà été un coup de cœur. J’avais adoré les personnages, son univers, sa plume si envoutante et dépaysante. Et surtout ce mystère autour de l’Anneau que je n’avais pas réussi à déchiffrer. Dans ce tome 2, on a toutes les réponses à nos questions… même plus que ça ! La couverture est toujours aussi sublime. Ce diptyque reflète à l’extérieur ce qu’il est à l’intérieur. Un livre lumineux remplis de messages forts. J’ai A-DO-RÉ !!

  Comme dans le tome 1, ce tome 2 reprend et termine le chant des partitions des personnages. Ici, au début, on rentre dans la partition d’Eyal. Une partition qui fait étrangement écho à celle d’Abrielle, de Sand et Cahill. Comme le dit le résumé : « une nouvelle ville, de nouvelles lois, les mêmes interdits ». C’est un roman qui commence aussi surement que le tome 1 a commencé : narrant l’histoire du personnage principal, les difficultés qu’il rencontre dans sa ville, son passé et ses aspirations. Et au bout de 100 pages, l’auteure nous amène à la fin du tome 1 ! Et l’histoire peut reprendre le cours de son cheminement. Les 100 premières pages peuvent paraître lentes à certains. Pour moi, elles sont nécessaires à la compréhension de l’histoire. De plus, suivre un nouveau personnage est totalement fascinant dans cet univers si particulier.

  Les personnages sont encore une fois très attachants. Je m’étais épris d’Abrielle, de Sand et de Cahill. Eyal et sa petite sœur Yael ne font pas exception à cette règle. Eyal est un mélangé (un métis) qui vit chez les sombres (les personnes qui ont la peau noire). Comme Abrielle, Sand et Cahill c’est un dissident, une réminiscence… Il n’est pas assez sombre pour faire partie intégrante de la population noire et il n’est pas assez clair pour faire partie de la population blanche. Eyal est un jeune homme qui a une soif d’apprendre forte. Il est très curieux, il se pose des questions sur le monde qui l’entoure : sur l’Anneau, l’Atoll, le passé avant la Pluie de la Lune. Grâce à l’obtention d’un travail tant convoité, il va faire des découvertes dingues sur l’Anneau… et tout va changer. Abrielle, Sand et Cahill sont toujours aussi attachants. On les retrouve avec leur rage de vivre et de trouver une solution pour s’échapper, pour vivre libre. Tous les personnages sont bien travaillés, approfondis et creusés. Tous m’ont plu, tous ont ce petit quelque chose qui les rend attachant. C’est un livre avec différentes partitions qui deviennent une symphonie une fois rassemblé.

  Le rythme de l’histoire est vraiment dingue. Déjà on est curieux de découvrir la partition d’Eyal. Du coup, on est avide de connaissances et de savoir sur ce personnage. On est derrière lui, dans ce qu’il va découvrir, on est touché par sa condition de mélangé. Ici, les chapitres sont un peu longs mais la plume de Carina Rozenfeld incite le lecteur à toujours continuer. On est pris dans les pages, envoutés par l’histoire et par le fil rouge qui commence à se dessiner. De révélations en révélations, l’auteure tisse sa toile, nous enveloppe dans son intrigue pour que la surprise soit totale. Le rythme est notamment renforcé par toutes les questions qu’on peut se poser sur l’univers. Et Dieu sait que je m’en suis posé, j’ai fait mille et une suppositions sans jamais tomber sur la bonne. De plus, l’auteure dissémine des rencontres qui peuvent paraître fortuites mais qui au final, vont se révéler parlantes pour les personnages.

  Le méga point fort du roman c’est l’univers créé par l’auteure que j’ai A-DO-RÉ ! Tout est maîtrisé à la perfection, tout est amené en douceur par les recherches faites par Eyal. La grosse révélation m’a vraiment surpris et je me suis dit en lisant : « Ce n’est pas possible ! » Carina Rozenfeld a vraiment tapé fort. L’histoire qu’elle narre, l’histoire de l’Anneau, la construction de ces murs, de ses différents villages avec ces règles : ne pas jouer de musique, ne pas chanter pour Abrielle ; Interdiction de se toucher et d’avoir des rapports amicaux pour Sand et Cahill ; Pour Eyal et Yael, vivre au sein de son peuple, les noirs avec les noirs et les blancs avec les blancs. Tout prend un sens, tout a une signification jusqu’au nom des villages. C’est dingue, c’est fou, et en même temps on se prend à croire que ça pourrait nous arriver. Parce qu’au-delà des messages d’espoir et de liberté de vie, l’auteure soulève une thématique importante qui est celle de l’environnement. J’aimerai en dire 10 fois plus mais je vais m’arrêter là pour l’univers, parce qu’il faut le découvrir par soi-même !

  Enfin, la plume de Carina Rozenfeld est toujours aussi belle, envoutante, poétique et magique. Les phrases qu’elle emploie, le cheminement des mots, les sensations, les émotions qu’elle fait partager à son lectorat… c’est juste impressionnant. Certains diront qu’elle a juste du talent, je dirai qu’en plus d’avoir du talent, c’est une auteure accomplit qui partage avec ses lecteurs quelque chose de fort ! La fin de ce diptyque m’a beaucoup plu. Je comprends que certains ne l’ait pas aimé mais pour ma part, je trouve que c’est ce qu’il fallait. Je vais arrêter de parler, parce que cette chronique est assez longue. Je ne peux que vous conseiller ce diptyque. Un diptyque sur la liberté de vivre comme on l’entend, sur l’environnement, sur l’amour (un peu aussi), sur la musique (d’une certaine façon)… mais aussi et surtout, sur la beauté des gens à prendre tels qu’ils sont ! Aussi bien avec leurs qualités qu’avec leurs défauts, parce qu’il faut de tout pour faire un monde.

Ma note : 9,5/10.

La chronique de Momoko pour cette lecture commune : ICI.