Nos dernières chroniques...

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mardi 8 mars 2016

Chronique : Cité 19 - Livre 1 : Ville noire de Stéphane Michaka


Cité 19 – Livre 1 : Ville noire de Stéphane Michaka.
(Genre : Thriller, YA).

Editions : Pocket Jeunesse
Prix : 16,90€
Date de parution originale : 7 octobre 2015

  Résumé : Que faisait le père de Faustine à minuit au sommet de la tour Saint-Jacques ? Et qui l’a précipité dans le vide ? Convoquée pour identifier le corps, Faustine ne reconnaît pas les mains de son père. Persuadée qu’il a été kidnappé par une secte mystérieuse, elle se lance sur la piste d’un inquiétant personnage. Elle suit l’homme dans une station de métro, trébuche, perd connaissance et se réveille… 150 ans plus tôt !


  « Cité 19 » est un bouquin qui m’a attiré par sa phrase d’accroche : « Pour échapper au pire… elle se réveille il y a 150 ans ». Les voyages dans le temps sont un genre de lecture que j’adore. Quand l’aspect historique est bien décrit et qu’en plus on peut apprendre des choses… je dis oui. La 4ème de couverture nous promet un récit qui mêle thriller, science-fiction et Histoire. Il n’en fallait pas plus pour me convaincre. La couverture est aussi magnifique. Pocket Jeunesse a réalisé un très beau travail éditorial. Au final, j’ai passé un très bon moment de lecture.

  Avec le chapitre 1, on est de suite intrigué par ce qu’il se passe. Cet homme qui se retrouve sur les lieux d’un pseudo rendez-vous. Ce guet-apens tendu par des personnes qu’il ne connaît pas. Et le mystère autour d’une mort aux pieds de la tour Saint-Jacques. Le lecteur se sent curieux de savoir ce qu’il s’est passé. Stéphane Michaka dans le chapitre 2 commence à planter son décor. Il nous présente Faustine, ses amis et ses passions. Pour notre plus grand bonheur, on se retrouve vite 150 ans plus tôt.

  Faustine m’a énormément plu. Si c’est un personnage bien travaillé dans le présent, je regrette qu’on ne la connaisse pas plus dans son enfance. J’aurais aimé avoir quelques souvenirs de Faustine avec son père, Louis. Mis à part au début, on ne reverra pas Louis de tout le roman. A travers les yeux de Faustine il aurait été intéressant de le découvrir. Sinon notre protagoniste m’a plu par son intelligence, son courage, sa force de caractère et par son intrépidité. J’ai adoré sa manière de penser et ses réflexions. Peut-être que sa sensibilité est sa faiblesse. J’ai peur qu’elle ne se perde dans sa quête si elle commence à s’attacher à d’autres personnes. Mais c’est une jeune fille vraie et sincère dans ses démarches. Il y a d’autres personnages, mais je vous laisse les découvrir. Je pense que vous serez surpris par qui ils sont.

  Le rythme est très intéressant. Faustine n’arrête pas de bouger : au départ dans le Paris moderne puis dans le Paris du Second Empire. On se prend au jeu de l’enquête, de ces meurtres bizarres et horribles. Pour Faustine, se fondre dans la société du Second Empire n’est pas une mince affaire. Pour accélérer le rythme dans la 2ème partie, Stéphane Michaka a apporté un nouvel élément à l’histoire. Un autre point de vue (que je garderai secret), qui m’a totalement surpris. Tout cela s’ajoute à des chapitres courts, une écriture descriptive et beaucoup de dialogues. Autant dire que ça déménage.

  Là où j’ai été conquis c’est par l’aspect historique du roman. Grâce aux connaissances de Faustine, c’est comme si j’apprenais des éléments de l’histoire. Un cours d’histoire plus amusant. On s’imagine parfaitement les travaux haussmanniens, la différence entre le peuple et la noblesse. La condition des femmes est aussi abordée tout comme les prémices de certains métiers. Je m’y suis cru et c’est tant mieux. Le côté historique mêlé à l’enquête de Faustine est bien réalisé. L’auteur tient le lecteur en haleine de ce côté-là. On fait des hypothèses, on cherche à connaître le coupable… sans jamais être vraiment sur la piste. Et que dire du côté science-fiction. Je m’attendais à un banal voyage dans le temps : l’auteur va beaucoup plus loin. Je n’ai pas toutes les réponses à mes questions mais cet aspect est très intéressant.

  Si j’ai aimé le côté descriptif de la plume de Stéphane Michaka, je regrette que son style manque parfois de fluidité. Il m’est arrivé de relire certaines phrases. Cela n’empêche pas le lecteur d’avancer attention ! La narration à la 3ème personne amène un récit riche. La fin est assez frustrante. On laisse deux personnages dans des situations assez critiques. J’ai hâte de lire le tome 2. Le livre 1 de « Cité 19 » est un tome d’introduction qui pose de réelles et solides bases. On est ancré dans le récit, on sait où on va mais on ressort frustré par ce manque de réponses. Dans tous les cas, Faustine vous ravira par son intelligence et le côté science-fiction historique ne pourra que vous surprendre.

Ma note : 8/10.

lundi 7 mars 2016

Chronique : Les gens heureux lisent et boivent du café d'Agnès Martin-Lugand


Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand.
(Genre : Contemporain).

Editions : Pocket
Prix : 6,30€
Date de parution originale : 5 juin 2014

  Résumé : Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule. Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…


  En décidant de lire ce bouquin, je savais que je ne prenais pas de risque. Ayant déjà lu « Entre mes mains le bonheur se faufile » de la même auteure, je connaissais le potentiel. Ce roman m’a toujours attiré. Ne serait-ce que par son titre, sa couverture ou par les avis élogieux qu’il a eu. Il faut dire que le visuel du livre est aguicheur. Le titre lui… est comme une promesse qu’on nous chuchoterait à l’oreille. Au final, j’ai passé un excellent moment de lecture.

  Le lecteur est mis au pli dès le départ. On connait la situation de Diane et l’événement tragique subit par sa famille. L’auteur ne fait pas dans la dentelle au niveau des sentiments. On se les prend en pleine tête dans les premiers chapitres. L’auteure plante le décor tout en faisant part au lecteur des choix de Diane. Ceux qui sont parvenus après l’accident. Jusqu’à une décision clef de notre protagoniste, qui va nous rendre curieux pour la suite.

 Diane est un personnage auquel je me suis beaucoup attaché. La perte de sa famille, l’incompréhension de ses parents face à ses choix et sa solitude la rendent touchante. On se met à sa place, on s’identifie à elle et on essaie de ressentir ce gouffre qui s’est insinué au creux de son cœur. Si Diane est déchirée par cet événement, au fil du roman on va sentir une femme forte et plein de caractère. Son évolution, sa « reconstruction » est incroyable. Ses mots peuvent parfois être durs, blessant et cassant. Mais on aurait tous réagi de la même manière. Edward comment dire ? Est-il possible de détester un personnage à ce point ? Parce que là, Agnès Martin-Lugand nous a pondu un homme odieux. Bizarrement, Diane va peu à peu remonter la pente auprès de lui. Mais la perte de vitesse aura vite fait de la faire redescendre de la pente.

  Le rythme de l’histoire s’enchaîne bien. Même si les chapitres sont parfois longs, la narration à la première personne et les dialogues permettent d’obtenir de la fluidité. Je regrette parfois que l’auteure ait fait des petits bonds dans le temps (une semaine à quelques mois), sans l’écrire avant d’entamer un chapitre. Cela aurait permis au lecteur d’être directement informé. Sinon, avec l’intensité des sentiments et l’avancement de l’histoire : on ne peut pas s’ennuyer. En même temps, le roman fait seulement 285 pages. L’auteure se doit d’avancer vite et bien.

  Le thème de l’histoire peut être évocateur pour la plupart d’entre nous. La reconstruction d’une personne après un drame. Les sentiments éprouvés sur le moment et la prise de conscience de la perte… tout est bien décrit. Dans ce roman la réalité est criante. Rien n’est sur-joué, rien n’est faux. Les sentiments sont décrits avec parcimonie, justesse et intensité. Les choix que prend l’auteure concernant Diane sont censés et vrais. Ce sont des situations dans lesquelles ont pourrait se retrouver. Le roman nous pousse à réfléchir et c’est tout ce qui compte.

  Avec ce roman, j’ai retrouvé l’authenticité et la sincérité de la plume d’Agnès Martin-Lugand. C’est tout ce que j’aime avec les auteurs français, du vrai. Comme s’ils se livraient, comme s’ils se mettaient à nu pour leur lecteur, grâce à leurs histoires. Même si on ne s’attend pas à cette fin, je la comprends amplement. Elle est réfléchie et raisonnée, tout comme le sont les choix de Diane. Je me réjouis sincèrement de lire la suite de ce roman. De retrouver Diane et les autres personnages. Pour savoir si elle réussira sa reconstruction, avant que la vie ne frappe à sa porte une nouvelle fois.

Ma note : 8/10.

dimanche 6 mars 2016

Chronique : Le livre des Baltimore de Joël Dicker


Le livre des Baltimore de Joël Dicker.
(Genre : Contemporain).

Editions : Editions de Fallois / Paris
Prix : 22€
Date de parution originale : 30 septembre 2015

  Résumé : Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de « La Vérité sur l’Affaire Harry Québert », sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne. Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman.


  Je dois vous avouer que j’avais d’immenses a priori sur ce livre et sur l’auteur en général. Je pensais que cette littérature n’était pas faite pour moi. Que l’histoire que j’allais trouver allait être compliquée. Surtout, que le style de l’auteur ne me conviendrait pas. Une fois que je me suis retrouvé ave le livre en main, je n’ai pas pu reculer. L’avis positif de mon binôme Guillaume (ICI), m’a convaincu que ça pourrait me plaire. En fait, l’aspect du roman m’a donné tous ces a priori. Au final, l’intérieur m’a transporté et ému. J’ai adoré l’histoire comme jamais je n’aurais pensé pouvoir l’apprécier.

  Dès le début, le style de Joël Dicker me plaisait. Même si c’est écrit petit, j’ai vu que j’avalais les pages les unes après les autres. Cela m’a rassuré et j’ai continué ma lecture. L’auteur propose une narration en alternant les périodes dans lesquelles on rencontre notre protagoniste, Marcus. J’ai vraiment adoré cette construction. L’histoire était plus intéressante et plus aboutie. J’ai de suite voulu savoir ce qui allait se passer avec ces deux familles. Surtout qu’on sait dès le départ qu’il y a eu un Drame.

  L’auteur a réussi à nous planter un décor exceptionnel. Dans ce décor, il amène des personnages hauts en couleurs que j’ai adoré découvrir. Ce ne sont pas de simples personnages, j’ai eu l’impression qu’ils étaient vraiment réels. Que si je me rendais à Baltimore, j’aurai pu les rencontrer véritablement. La véritable force de Joël Dicker réside dans le travail de ses personnages. Ils sont approfondis au maximum. De telle sorte qu’il tire en chacun d’eux leurs forces et leurs faiblesses. De telle sorte que le lecteur sache exactement comment untel réagirait à une situation donnée. Je me suis fortement attaché à tout ce panel extraordinaire d’hommes et de femmes : Woody, Hillel, Marcus, Alexandra et leurs parents. Je ne vous en dis pas plus sur eux. Ce sont des personnages à découvrir, à apprécier leur caractère et leur évolution.

  Le roman fait 476 pages, mais je n’ai pas vu le temps passer. L’auteur crée une ambiance autour de cette famille dont on ne peut pas se dépêtrer. On est obligatoirement plongé au cœur du récit et la curiosité autour du Drame nous pousse à continuer. Le roman monte crescendo. Joël Dicker remonte aux prémices de ce qui a forgé les deux familles. A l’origine de la rencontre entre Woody et Hillel et de leur amitié. On pourrait penser que toutes ces explications forment des longueurs… mais pas du tout. Bien au contraire, on est tellement impliqué dans les différentes temporalités qu’on oublie le présent. Les explications deviennent donc le ciment pour nous permettre de comprendre les évolutions des personnages.

  Là où l’auteur fait fort, c’est qu’il raconte une réelle histoire de A à Z. Comme je l’ai dit précédemment, comme si la famille Goldman avait vraiment existé. A travers le récit, on trouve des messages très intéressant. Le livre parle de harcèlement scolaire, de violences faites aux femmes, de jalousie, d’amitié, d’amour. Mais le message le plus important : regarder ce qu’on a chez soi avant d’être contemplatif de ce qu’il y a chez les autres. Tous les enfants sont admiratifs de ce qu’ils n’ont pas. Mais en grandissant on se rend compte qu’on est bien mieux chez nous qu’en face. C’est ce que je retire de ma lecture. Les émotions sont aussi beaucoup présentes : j’ai ri, j’ai failli pleurer par la tristesse et la dureté de certains passages. Et puis toujours cette curiosité par rapport au Drame.

  Le style de Joël Dicker est accessible à n’importe qui. Ses descriptions des lieux, des personnages, de l’atmosphère de cette famille sont très bien faites. C’est un auteur qui a un vrai talent de conteur. On se sent absorbé dans le récit. On a toujours envie d’y retourner même si on sait que l’histoire finira par devenir triste. La fin est vraiment très bien trouvée. Je l’ai adorée ! Toutes ces explications sur la famille, les envies des uns et des autres, les complications qu’il peut y avoir. Cette jalousie maladive et excessive, cette fraternité, ces mensonges. Un véritable roman sur une période de vie, de doutes et de révélations. Je vous recommande vivement ce livre qui se révèle être pour moi, une très bonne surprise.

Ma note : 8,5/10.

vendredi 4 mars 2016

Chronique : Nekromantia - Épisode 3 : Le conseil de l'ordre de Rose Berryl


Nekromantia – Épisode 3 : Le conseil de l’ordre de Rose Berryl.
(Genre : Dark Fantasy)

Editions : CKR Éditions
Prix : 0,99€ (Partenariat)
Date de parution originale : 26 mars 2016

  Résumé : Imaginez un peu… Vous vous réveiller un matin sur le Grand Monde, quelques années après qu’un terrible combat magique se soit déroulé entre le jeune sorcier Esklaroth et la reine des Ténèbres, Melena. Toutes les peuplades sont plongées dans une situation précaire, des plus désastreuses. La plupart des billes ont été détruites et les terres dévastées. Malgré tout, au fil du temps, les sociétés sont parvenues, tant bien que mal, à se réorganiser, malmenées par les guerres impitoyables, les trahisons et les épidémies qui auraient pu, à elles seules, porter un coup fatal aux cinq royaumes. Cette histoire commence ici, à Belnigera, capitale de Lythuste, au moment où le roi Victor X convoque les siens. Avisés par une Divinité qu’une menace imminente vouera le Grand Monde à sombrer dans les Ténèbres, il ne leur restera que peu de temps pour déjouer les complots démoniaques des deux ennemis les plus redoutables du Grand Monde, sous peine de voir toute trace de vie disparaître dans un brasier magique des plus spectaculaires.


  J’avais beaucoup d’attentes concernant ce 3ème épisode de « Nekromantia ». Les précédents étaient des présentations des deux personnages principaux : Mylvera et Fareylia. Ici, l’intrigue commence à se dessiner et les choses sérieuses débutent. Je ne reviendrai plus à chaque fois sur la couverture. Ce sera la même jusqu’à la fin des épisodes. J’ai au final passé un bon moment de lecture.

  Mylvera et Fareylia se retrouvent à la Cour du Roi. On a le plaisir de les voir ensemble pour la première fois. La sécurité du Royaume est menacée du coup le Roi donne des missions. Nos protagonistes vont se retrouver ensemble même si au départ tous les opposent. En effet, elles ont deux caractères différents, ne possèdent pas les mêmes pouvoirs… mais on se rend bien compte que le Roi sait ce qu’il fait. Leurs différences sont leurs forces. Mylvera et Fareylia sont deux jeunes femmes complémentaires. Leurs jouxtes verbales sont intéressantes et elles vont rapidement se rendre compte qu’il va falloir mettre leur animosité de côté pour avancer. Et surtout pour honorer la mission du Roi.

  Le rythme est toujours efficace. Les éléments s’enchaînent bien. L’action et la tension sont au cœur de ce 3ème épisode. Les missions sont données, le Royaume est attaqué et les protagonistes partent afin de rétablir la sécurité. Les chapitres sont aussi courts ce qui amène de la fluidité au récit. Je regrette cependant que Rose Berryl fasse parfois des phrases un peu longues. Mais ça n’empêche pas de lire vite l’épisode. J’aime beaucoup l’univers. On sent qu’il est recherché et on sent que l’auteure sait où elle va. Elle a une imagination débordante et c’est très appréciable.

  Le style de Rose Berryl me plaît. On peut aisément se représenter les évènements et la magie qu’elle s’emploie à utiliser dans son histoire. La fin de ce 3ème épisode donne très envie de lire la suite. C’est intriguant et j’ai hâte de retrouver Mylvera et Fareylia dans leurs aventures. A voir donc ce que l’auteure nous réserve… je pense qu’on aura des surprises.

Ma note : 7,5/10.

Merci à Delphine et à CKR Éditions pour ce partenariat !

dimanche 28 février 2016

*Vidéo* : Mon Carnet Livresque #56 : Janvier 2016 - Partie 2


Salut les amis !

Je suis affreusement en retard dans les "Carnet Livresque" et je m'en excuse... presque un mois c'est assez conséquent ! Je vais tout faire en mars pour remanier tout ça ;) En tout cas, la diversité est au rendez-vous avec cette vidéo : fantasy, fantastique, dystopie, frissons. De quoi en ravir plus d'un et plus d'une ! Je vous souhaite un bon visionnage :D N'oubliez pas le time-codage de la vidéo.

Enjoy <3

Mes lectures passées :
   

Mes lectures en cours :
 

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Chronique : Phobos - Tome 1 de Victor Dixen


Phobos – Tome 1 de Victor Dixen.
(Genre : Science-fiction, YA)

Editions : Robert Laffont
Prix : 17,90€
Date de parution originale : 11 juin 2015

  Résumé :
Ils veulent marquer l’histoire avec un grand H.
                                                                                                                                                    
Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.

Elle veut trouver l’amour avec un grand A.

Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour…

Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.


  « Phobos » est le livre qui en 2015 a indéniablement fait parler de lui. Les coups de cœur n’ont cessé de fleurir sur la toile. Les éloges en veux-tu en voilà n’ont pas cessé de pleuvoir. Dans tout ça, j’ai été admiratif de ce qu’avait pu créer l’auteur pour enchanter autant les lecteurs. Et au fur et à mesure des avis, j’ai pris peur. Peur de ne pas apprécier à sa juste valeur le récit. Peur aussi d’avoir trop d’attentes. La couverture est tout simplement magnifique. Elle correspond bien au récit, à ce voyage en direction de Mars. Le résumé est accrocheur, je comprends pourquoi tant de gens ont déjà cédé à la tentation de cette lecture. Au final si j’ai passé un très bon moment, certains points m’ont un peu dérangé. Ce n’est donc pas un coup de cœur comme la majorité des lecteurs.

  Je suis de suite tombé dans le piège du récit. Cette structure bien particulière construite par l’auteur. Cet engouement du monde entier pour cette téléréalité en direction de Mars. On se sent directement impliqué dans le récit et on se pose pas mal de questions. L’auteur ne fait pas dans la dentelle. Dès la 50ème page, on a une révélation de dingue qui m’a juste surpris. Ça pousse le lecteur à continuer. Tout au long du récit, il y a des petites bombes qui font tomber nos belles illusions. C’est ce que j’ai adoré.

 Franchement il y a beaucoup, beaucoup de personnages. Si on se concentre sur Léonor (une prétendante), Serena (productrice de l’émission) et Andrew : je ne me suis pas attaché à eux de la même manière. Celle à qui je me suis le plus attaché est incontestablement Léonor. Il m’a fallu un certain temps mais au fil du récit son évolution est impressionnante. Elle est intelligente, droite dans ses baskets, persévérante. Son passé est sa plus grande faiblesse et je regrette qu’on n’en connaisse pas plus. Léonor possède une psychologie forte que j’ai adorée. Serena… bon ok en fait je l’ai détesté. Manipulatrice et avide de gain, voilà ce qui la résumerait. Andrew est un jeune homme perdu après la mort de son père. Il cherche pourquoi il n’a pas été reçu pour partir sur Mars. Une petite enquête qui s’étoffe au fil du roman même si on est encore au début. Bien sur il y a plein d’autres personnages, notamment les prétendants. Dur de tous les identifier mais chacun a un charme qui le caractérise.

  Le rythme est quelque chose de très intéressant dans le récit. S’il est parfaitement exécuté, il en revient à la structure innovante du récit. Victor Dixen a organisé son intrigue comme une vraie émission de téléréalité. Avec des plans en champ et contrechamp, un point de vue de la chaîne de télé comme tout bon citoyen la verrait. Ces différents plans constituent les différents points de vue de l’histoire. Cela amène une fluidité indéniable. Les chapitres ne sont pas très longs et l’ensemble du livre est découpé en plusieurs actes. Les longueurs sont ce qui m’a gêné le plus. Je trouve cependant que l’auteur s’en sort bien avec toutes les informations qu’il transmet à son lectorat. Le récit se lit vite parce qu’on se pose beaucoup de questions. Les 12 prétendants vont vivre beaucoup de choses. On découvre comme Léonor tout ce jeu mis en place. Et de l’autre côté, on a ceux qui tirent les ficelles : excellent.

  Le concept du livre est original et novateur. Je ne serais pas surpris si un jour, les droits du livre sont achetés pour en faire un film. Avec la structure du récit tout est visuel. Les images aidant beaucoup à se faire une idée de l’environnement du vaisseau dans l’espace. Même si c’est de la science-fiction, l’auteur n’hésite pas à faire réfléchir. La vie sur Mars est-elle réellement possible ? On sent que Victor Dixen connaît son sujet. Que ses recherches sont solides. Malgré les longueurs relevées, on se prend au jeu. Au gré des révélations on reste ébahis ou choqué. Ce tome 1 reste un tome 1 d’introduction. Il en dit suffisamment pour intéresser le lecteur, de bonnes bases sont posées.

  Le style de l’auteur est très visuel. On peut tout visualiser, voir l’environnement, les caractéristiques physiques, les habits des personnages etc. Peut-être justement que les longueurs viennent de là. A trop se focaliser sur le visuel on en perd un peu en efficacité. Mais le talent de Victor Dixen est bien présent. Il m’a embarqué dans l’espace en direction de Mars avec une grande facilité. Les révélations de la fin sont remarquables. Léonor se révèle à elle-même. Malgré quelques petits bémols, j’ai vraiment adoré ma lecture. J’ai hâte de lire le tome 2 qui devrait être intéressant. Je sens de futures révélations qui vont bien me surprendre.

Ma note : 8/10.

dimanche 21 février 2016

Chronique : Dans le silence de ton coeur d'Alice Ranucci


Dans le silence de ton cœur d’Alice Ranucci.
(Genre : Contemporain, YA).

Editions : Hachette
Prix : 16€ (Partenariat)
Date de parution française : 17 février 2016
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : In silenzio nel tuo cuore.

  Résumé : À seize ans, Claudia est belle, populaire, et obtient tout ce qu’elle désire. Aller en cours ? Obéir à ses parents ? À d’autres ! Elle préfère retrouver ses amis dans les rues de Rome et attirer l’attention de Rodrigo, le plus séduisant garçon du lycée. Sa mère lui reproche son comportement immature et l’oblige même à travailler bénévolement dans un centre pour jeunes immigrés. Claudia s’en moque. Elle la défie toujours plus, se préparant, chaque fois, à subir de nouvelles remontrances. Mais un soir, tout s’arrête.


  Malgré sa note faible sur Goodreads, 2,56/5, j’ai eu envie de tenter ce livre. Dans la plupart des cas, je suis comme tout le monde. Cependant, j’ai voulu croire que cette fois, j’allais être à contre courant. J’ai bien fait de suivre mon instinct. J’aime beaucoup la couverture avec ses teintes, son titre écrit en gros. Cette jeune fille un peu perdue… et puis le résumé m’avait attiré. Au final je me suis lancé pour lire quelques chapitres et je n’ai pas pu m’arrêter. J’ai adoré !

  Ce qui m’a frappé dès le départ c’est que l’auteure ne prend pas de pincettes avec son lectorat. Elle nous balance une scène assez dure, brute, pour son personnage. On retrouve Claudia en train de cuver sa soirée alcoolisée… pas très glorieux pour une ado de 16 ans. Mais ce qui m’a fait continuer c’est le mélange de la scène dure, avec les mots touchants de la protagoniste. Elle décrit sa situation avec tellement de rancœur, c’est limite abjecte, que ça en devient touchant. Avec ce paradoxe, ma curiosité a été titillée.

  Claudia est le genre de personnage qui a su renverser mes a priori la concernant. Je l’ai au départ vraiment détesté en apprenant à la connaître. Hautaine, confiante, sûre de sa beauté et de ce qu’elle vaut. Méprisante au possible avec ses parents. Claudia c’est l’ado qui a toujours tout eu et qui n’est pas assez mature pour comprendre. Mais après l’événement clef, son changement m’a permis de l’apprécier à sa juste valeur. On se rend compte que c’est une fille intelligente, persévérante. Elle sait faire les bons choix, se retourner sur les bonnes personnes et réfléchir comme une adulte. Son évolution est grandissante. Une fleur fanée qui avec de bons ingrédients va réussir à fleurir de nouveau. Je vous laisse découvrir les parents de Claudia, ses amis et ses ennemis. L’alchimie des personnages rend le roman intéressant et bien plus profond qu’il n’y parait.

  Autant vous dire que le rythme est phénoménal. On sent qu’Alice Ranucci a voulu structurer son récit. Montrer la Claudia avant et après le drame. Ainsi, à travers des chapitres courts et une écriture brute de décoffrage… la fluidité est au rendez-vous. On se laisse porter par ces phrases courtes, cadençant le récit et le rendant ainsi plus accrocheur. Avec le drame que Claudia subit, on se demande comment elle va faire pour avancer. Notre protagoniste se livre pour qu’on la comprenne mieux… c’est ce qui compte au final.

  Je trouve que pour une auteure de 17 ans, Alice Ranucci a du talent. Elle traite avec brio un sujet sensible et douloureux pour les adolescents. Sa jeunesse l’a beaucoup aidé pour décrire les scènes quotidiennes des lycéens. Ça fait de suite plus réaliste qu’une autre fiction. Surtout qu’on se croirait vraiment à Rome. Avec ses bâtisses typiques, ce soleil méditerranéen… de belles descriptions. Je ne sais pas si l’auteure elle-même est passée par un événement aussi triste. Mais les réflexions de Claudia dans le bouquin sont censées et justes. Les sentiments sont explorés avec parcimonie, juste ce qu’il faut. Je regrette de ne pas avoir eu plus de souvenirs de Claudia avec ses parents dans sa jeunesse. On en a, mais pas assez à mon goût. C’est peut-être pour ça que la note n’est pas maximale.

  Qu’est-ce que j’ai pu aimer la plume de cette auteure. Je me suis senti bousculé dans ma propre vie, par ce style brut et incisif. La cadence des mots donne un style jeune et actuel que j’ai adoré. La retranscription des émotions est aussi intéressante. De la colère je suis passé à la tristesse en allant vers l’espoir… la fin m’a plu et touché à la fois. C’est un roman à lire. Pour les ados et les adultes, peut importe. Les sujets traités sont intéressants et forts. Chacun pourra s’y retrouver dans les réflexions de Claudia. Je vous invite donc vivement à découvrir son histoire.

Ma note : 8,5/10.

Merci à Aurélie et aux éditions Hachette pour ce partenariat !