Nos dernières chroniques...

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vendredi 26 juillet 2019

Chronique : L'Homme craie de C.J. Tudor

L'Homme craie
C.J. Tudor

Editions : J'ai Lu
Prix : 8€ (Partenariat)
Date de parution française : 3 avril 2019
Année de parution originale : 2019
Titre version originale : The Chalk Man

Résumé : 1986. Le jeune Eddie et ses amis élaborent un langage secret pour communiquer : de petits bonshommes tracés à la craie. Ce qui n’est qu’un jeu prend une tournure tragique lorsque l’un de ces dessins les conduit jusqu’au cadavre d’une jeune fille. Trente ans après le drame, alors qu’Eddie le pense derrière lui, le passé refait surface… Le jeu n’est pas terminé.


Arrivez-vous à deviner le nom du tueur dans les thrillers ? Perso je me trompe toujours... Ça n'a pas loupé avec le roman de C.J. Tudor publié chez les éditions J'ai Lu.

L'histoire est celle d'un groupe d'amis en 1986, qui pour communiquer, va utiliser des craies pour dessiner des bonhommes de craie. Mais un jour, un tueur va reprendre leur idée pour un crime... En 2016, on retrouve Eddie, faisant partie de ce groupe. Et le passé va refaire surface 😱

J'ai beaucoup aimé ce thriller et sa construction. Je trouve intéressant l'alternance entre le passé et le présent. Surtout comment chaque période a une influence sur l'autre. L'auteur rend curieux le lecteur et c'est top 😏

J'ai apprécié toute la galerie des personnages. Autant le groupe d'amis que ceux qui gravitent autour. Vous avez les personnages louches, ceux dont on se méfie et ceux qu'on n'aurait pas soupçonné ! Bravo à l'auteur pour ce travail 😊

L'enquête menée par Eddie et ses amis, autant en 1986 qu'en 2016 est addictive ! On cherche les indices pour trouver le coupable... au final je me suis bien fait berner 😂 Mais la fin comme l'épilogue sont dingues !!

➡️ Si vous aimez les thrillers rétro, ce livre est fait pour vous ! Tout y est : l'ambiance, les personnages un peu glauques et l'intrigue maîtrisée 😁

Ma note : 8/10
Merci aux éditions J'ai Lu pour ce partenariat !

jeudi 9 mai 2019

Chronique : Que la montagne est belle de Stephen Wallenfels

Que la montagne est belle
Stephen Wallenfels

Éditions : Milan
Prix : 15,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 20 mars 2019
Année de parution originale : 2017
Titre version originale : Bad Call

Résumé : Après une partie de poker, quatre amis se promettent de partir camper dans le parc national de Yosemite : Ceo, le tombeur à qui tout réussit, Grahame, la force de la nature, Colin, le meilleur ami de Ceo, et Rhody, qui finalement ne vient pas. Il est remplacé par Ellie, une fille que Ceo a invitée et que personne ne connaît. Un simple week-end entre copains… en théorie.


Accepteriez-vous d'aller camper avec des quasi inconnus ? C'est ce que va faire Ellie dans ce roman de Stephen Wallenfels publié chez Page Turners / les éditions Milan 😱

Je ressors assez déçu de ma lecture... surtout que la couverture est superbe et que le résumé promettait de belles choses. Je m'attendais à un huis clos entre 4 amis partis camper. Je savais sans avoir débuté le livre qu'une personne allait mourir ! Mais le fait est que pendant 300 pages (sur 378), il ne se passe rien 😭

Alors oui, on sent un truc louche et une atmosphère pesante... mais ça s'arrête là. On découvre 4 personnages : la demoiselle Ellie qui va camper avec Ceo, Grahame et Colin (qui sont au passage 3 inconnus pour elle). L'auteur nous narre des bouts de leur passé pour mieux les connaître. Malheureusement, je ne me suis attaché qu'à Ellie et pas aux garçons 😫

Il est dommage d'attendre autant de temps pour démarrer l'intrigue. Une fois que l'élément déclencheur se produit, j'ai été happé par la lecture. Je voulais du sang, des tensions, des doutes, du stress et des obstacles... et j'ai eu tout ça ! Si cet élément s'était passé à la 100e page, j'aurais été un lecteur conquis 😉

Je regrette les choix de l'auteur parce que les idées sont là, son écriture est pas mal et il y a un certain rythme malgré tout ! Le résumé m'a un petit peu induit en erreur sur le contenu... 🤔

➡️ En résumé, 300 pages lentes et 78 dernières pages excellentes ! C'est trop peu pour faire pencher la balance... Je suis triste parce qu'il y avait beaucoup de potentiel 😐

Ma note : 5,5/10

Merci à Sara et aux éditions Milan pour ce partenariat !

jeudi 11 avril 2019

Chronique : I still see you de Daniel Waters

I still see you
Daniel Waters

Éditions : Hachette
Prix : 16,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 27 mars 2019

Résumé : Depuis l'Événement, voir les gens qui sont morts fait partie de la vie. Et, au grand dam de Veronica, plutôt que de disparaître, les fantômes semblent gagner en présence… et en puissance. Sauf que Veronica en a assez. Avec son  ami Kirk, elle voudrait déterrer les causes de ce phénomène. Mais rien ne l'aurait  préparée au combat qui l'attend. Car au lycée, l'un des professeurs de Veronica,  dévasté par le fait que sa défunte fille ne soit pas revenue d'entre les morts, est hanté par une idée fixe : sa fille  attend peut-être un corps tout frais pour se réincarner. Et celui de Veronica semble parfait…

 

Et si le meurtre était la seule solution pour récupérer un être cher ? 🤔 C'est la question qu'on se pose tout au long du roman de Daniel Waters publié chez les éditions Hachette !

J'ai au départ trouvé la construction du roman assez bizarre et j'ai été déstabilisé : on change de point de vue sans nous avertir, on nous parle des fantômes comme s'ils étaient des vivants et j'ai été un peu perdu. Au bout d'une cinquantaine de pages, je m'y suis fait et je me suis laissé embarquer dans l'histoire 😁 Parce qu'au final les points de vue amènent un suspense et une intrigue palpitante.

Veronica est née un 29 février, voit son père dans son salon tous les matins à 7h13 tapantes (son père est un fantôme) et elle est l'obsession un peu flippante de son voisin... qui est aussi son professeur 😱 On se rend vite compte que la vie de Veronica ne va pas être de tout repos.

J'ai aimé l'univers de l'histoire, même si j'aurais aimé quelques explications supplémentaires sur la Catastrophe. Mais les fantômes dans le récit, les révélations et les théories font de cette histoire quelque chose d'addictif 🤗

Très vite avec les protagonistes un peu fouineurs, on se retrouve dans une enquête, un thriller-fantastique qui va se révéler angoissant par moment ! Le tueur est un vrai psychopathe 😂

➡️ Un bon roman YA qui se laisse lire tout seul. Je regrette juste de ne pas m'être attaché plus que ça aux personnages. Je regarderai le film avec un grand plaisir !

Ma note : 7,5/10

Merci à Elena et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

mercredi 4 juillet 2018

Chronique : Le week-end de Natasha Preston

Le week-end 
Natasha Preston

Editions : Hachette
Prix : 18€ (Partenariat)
Date de sortie française : 28 février 2018
Année de sortie originale : 2016
Titre version originale : The Cabin

Résumé : Un week-end entre amis. Dans un chalet loin de tout, c’est exactement ce que Mackenzie avait besoin. La bande se retrouve. Impatiente que la fête commence. Un verre, puis deux. Et la nuit tombe dans l’oubli. Au réveil, c’est l’horreur. Deux d’entre eux sont morts, sauvagement assassinés. Aucune trace d’effraction ni de signe de lutte. Les cinq survivants n’ont d’autre choix que de se suspecter… car quelqu’un ne dit pas la vérité.


  J’ai découvert Natasha Preston avec son roman La Cave, paru l’an dernier. J’avais adoré ce roman psychologique angoissant… croyez-moi, je n’ai plus regarder les caves de la même manière pendant des semaines ! Du coup, il fallait absolument que je lise Le week-end !! Couverture sublime, résumé tentant : il ne m’en fallait pas plus. Pourtant, si l’intrigue de départ était bonne, la réalisation n’a pas été concluante.

  J’ai beaucoup aimé le début. Cette fête organisée dans la maison d’un ami du groupe. On sait dès le départ qu’il y a des tensions à cause d’un événement passé… mais on ne sait pas quoi. Petite soirée qui s’écourte assez vite. Le lendemain, la protagoniste Mackenzie se réveille avec un sacré mal de crâne… et découvre dans la cuisine deux de ses amis : morts poignardés de plusieurs coups de couteaux. Le fait le plus étrange : aucune trace d’effraction. Le tueur fait donc partie de ses amis.

  Je vais assez vite passer sur les personnages. Je ne me suis pas spécialement attaché à Mackenzie ni aux autres. On s’intéresse d’assez loin à leur vie personnelle et c’est assez dommage. Tout tourne autour de ce fameux événement passé, des interrogatoires, de l’enquête et de la pseudo amourette de Mackenzie. Il m’a manqué ce petit truc en plus qui m’aurait permis de m’attacher davantage aux personnages.

  Le rythme est assez décousu. Autant cela va assez vite au départ. La scène de meurtre se déroule dans les 50 premières pages. Autant par la suite, l’enquête des policiers et de Mackenzie n’est pas une partie de plaisir. On tourne un peu en rond, on obtient des indices pas forcément probant ou évident. Du coup ça ralenti le rythme de l’intrigue et on est moins happé. Je regrette surtout le fait de ne pas avoir eu des points de vue croisés entre 3-4 personnages. Ca aurait été plus palpitant.

  Le week-end aurait pu être un thriller psychologique meilleur. Je n’ai pas retrouvé le suspense et l’envie de m’y replonger comme dans La Cave. Je pense qu’il a juste manqué à l’auteur la réalisation de l’intrigue parce que l’idée était là. Son écriture est par contre toujours aussi bonne. Fluide, assez descriptive et très visuelle. Awake, son 3e roman, est déjà sorti aux éditions Hachette. J’ai donc hâte de voir si l’auteure va réussir à rebondir !

Ma note : 6,5/10

Merci à Fanny et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

dimanche 4 mars 2018

Chronique : L'autre soeur de Cylin Busby

L’autre sœur 
Cylin Busby
(Genre : Thriller, Jeunesse)

Editions : Milan
Prix : 14,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 24 janvier 2018

Résumé : Quand Sarah se volatilise, sa famille est dévastée. Nico, 11 ans, devient au collège la « sœur de la fille qui a disparu ». Derrière le chagrin, difficile d’admettre qu’elle est soulagée : Sarah n’est plus là pour se moquer de ses rondeurs et de ses goûts. Car sa sœur était une peste qui menait son entourage à la baguette. Un jour, enfin, Sarah réapparaît. Amnésique, mais vivante. Pareille et pourtant différente. Est-ce bien elle… ou est-ce une imposture ?


  En général, j’apprécie beaucoup les thrillers jeunesse des éditions Milan. Ils trouvent de bonnes traductions pour leurs lecteurs français. Celui-ci ne fait pas exception à la règle. L’autre sœur de Cylin Busby est un roman malsain dans lequel on a du mal à démêler le vrai du faux. C’est cette particularité qui dans cette histoire m’a beaucoup plu !

  Au début on fait la rencontre de Nico, qui travaille le soir dans une permanence téléphonique pour ados en détresse. Une jeune fille de 11 ans ultra surveillée par ses parents qui veut aider les autres à sa manière. J’ai eu envie d’en savoir plus dès le début parce qu’on a des chapitres sur sa sœur enlevée Sarah. Des chapitres relatant son enfermement et son enfer psychologique. Un récit à double voix qui m’a donc intrigué très vite.

  Nico est un personnage attachant. D’une part à cause de sa relation avec Sarah avant son enlèvement. Cette dernière était une vraie peste avec sa cadette… l’insultant et la rabaissant plus que nécessaire. On se prend d’affection pour cette fillette qui n’a rien demandé à personne et qui essaie d’être aussi jolie que sa sœur, en vain. En se mettant à la place de Nico, on ne sait pas si la Sarah revenante est la VRAIE Sarah. Des doutes on en a un paquet, pourtant on espère comme toute la famille. D’autres personnages interagissent comme les parents, Paula, Sarah la revenante ou encore les policiers. Chaque personnage a sa part de mystère et d’ombre. Les parents qui croient en cette nouvelle Sarah, les policiers qui ont des doutes mais dont les preuves sont irréfutables et puis Paula… une fille à découvrir.

  Le rythme est prenant grâce à l’alternance des points de vue entre Sarah et Nico. Mais aussi grâce à ce doute qui plane, comme un fil tendu au dessus de nos têtes prêt à craquer à tout moment. On se pose beaucoup de questions sur l’amnésie de Sarah, sur ses réelles « nouvelles capacités » et d’autres qu’elle aurait « perdus ». On veut croire en la bonté des gens et à leur sincérité. Mais le côté malsain du récit, à s’immiscer dans la vie d’une famille déchirée puis pleine d’espoir, est fascinant. Tout ces faits font qu’on lit sans retenu et avec grand plaisir.

  J’ai beaucoup aimé les révélations de l’auteur et comment tout est amené. Ce mystère qui plane une fois la révélation des personnages. Vous savez, après avoir refermé le livre, j’ai encore des questions qui subsistent. Je me demande comment cela est possible. Mais au fond, une 2e chance n’est-elle pas permise ? L’écriture de Cylin Busby arrive très bien à faire transparaître le côté malsain du récit… et jusqu’au bout. Je ne sais pas si j’ai apprécié ce final. D’un côté oui par rapport aux révélations et à l’intérêt porté à cette famille qui en redevient une. Mais de l’autre, je me sens très mal, avec mes questions, mes attentes de l’histoire et par le fait que ce ne soit pas juste… à méditer !

Ma note : 7,5/10

Merci à Sara et aux éditions Milan pour ce partenariat !

mercredi 7 février 2018

Chronique : Piégés - Tome 1 : Dans le train de l'enfer d'Hubert Ben Kemoun

Piégés - Tome 1 : Dans le train de l’enfer 
Hubert Ben Kemoun.
(Genre : Thriller, Jeunesse).

Éditions : Flammarion jeunesse
Prix : 13€ (Partenariat)
Date de parution : 3 Mai 2017

  Résumé : Teddy s’assit, le sac rouge cadenassé, bien posé sur le siège à côté de lui. Interdit d’ouvrir et d’ausculter ce bagage, il connaissait la règle. Un mulet transporte son chargement sans se préoccuper de ce qu’on lui a posé sur le dos. Il était 14 h 23 quand il prit place dans le wagon du train à destination de Toulouse. Celui-ci s’arrêterait à Bordeaux à 17 h 42. À peine plus de trois heures. Une affaire vite pliée. » Mais ce qui semblait tranquille devient très vite un enfer… Quand le hasard se met à nous jouer des tours, il ne sert à rien de chercher à lui échapper.


  Lorsque nous avons reçu le programme de fin d’année des Éditions Flammarion (oui, je suis très en retard sur mes chroniques, je suis désolée !!), j’ai été attirée par le tome 2 de cette série : Piégés entre les murs de la nuit. Déçue d’avoir manqué la sortie du premier, ils ont très gentiment accepté de m’envoyer Piégés dans le train de l’enfer en attendant le second. Je les remercie pour ce partenariat, j’avais besoin d’une lecture courte et intense, c’est ce que j’ai eu !

  Sur la couverture l’annonce est claire : 3h pour t’en sortir ! Pour me mettre dans l’ambiance j’ai choisi de sortir de ma PAL ce roman sachant que j’avais ces 3h devant moi pour le lire. Dès les premières pages le rythme est donné par les indications temporelles en titre de chapitre et par les horloges en marge des pages. Puis j’ai été agréablement surprise de découvrir une alternance de narration entre les divers passagers du train. L’intrigue avance ainsi vite et ce rythme haletant aide le lecteur à enchaîner les chapitres pour connaître le sort de chacun.

  Nous rencontrons tour à tour tous les voyageurs de ce wagon. Il y a bien sûr Teddy, notre principal héros, mais aussi Dimitri, Mathilde, Ousmane, Grégoire ou encore Solène et Pauline. Chacun à leur façon ont un rôle à jouer dans le déroulement de ce récit. Le suspense est bien présent, ce qui n’enlève rien au plaisir de lecture. Les personnages peuvent paraître juste survolés, pas assez approfondis, mais la durée du roman l’explique et cela ne nous empêche pas de nous attacher à quelques uns d’entre eux. Et d’en détester d’autre !! Il y a aussi ce narrateur agressif, violent et sanglant qui ajoute du piment à l’intrigue.

  La construction atypique choisie par l’auteur contribue à l’envie de poursuivre l’histoire. La plume est simple, fluide et pertinente : efficace !

  Je pense que Dans le train de l’enfer plaira certainement aux adolescents qui constituent le public cible de ce court roman. J’ai pour ma part apprécié ma lecture et j’ai hâte de pouvoir lire le second volume pour voir si Hubert Ben Kemoun réussit à me convaincre une nouvelle fois.

Ma note : 7,5/10

Merci aux éditions Flammarion Jeunesse pour ce partenariat !

jeudi 26 octobre 2017

Chronique : Photophobia de Tom Becker


Photophobia de Tom Becker
(Genre : Thriller, YA).

Editions : Milan
Prix : 14,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 3 mai 2017
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Dark Room.

  Résumé : Quand ils arrivent dans la ville de Saffron Hills, Darla et son père sont bien décidés à prendre un nouveau départ. Malheureusement, Darla s’intègre difficilement dans son lycée, où tous les élèves sont obsédés par les selfies, les grosses voitures et les concours de beauté. Sa situation ne fait qu’empirer quand elle commence à avoir des visions qui la projettent dans le corps d’un meurtrier s’attaquant à des étudiants de son campus…


  Vous savez que je ne lis pas beaucoup de thrillers. Pourtant la plupart du temps, je les apprécie particulièrement. Ici, c’est un thriller young-adult que les éditions Milan ont édité. J’ai beaucoup aimé cette couverture graphique qui change de ce qu’on peut voir en général. Et puis le résumé a achevé de me conquérir. Est-ce que c’est un thriller-fantastique ou tout simplement un don  d’avoir des visions ? Au final, j’ai beaucoup aimé ma lecture !

  Le début commence assez fort. C’est un prologue racontant une histoire 20 ans auparavant. Celle de Walter West que les habitants de Saffron Hills ont appelé le Preneur d’Anges. Walter était un jeune ado passionné par la photo et par les belles choses. Jusqu’au jour où il se met à tuer les plus belles filles de son quartier… Je n’en dirais pas plus sur son « après ». Le chapitre 1 nous permet de faire la connaissance de Darla et de son père. Tous les deux, pour fuir une vie mouvementée, vont être amenés à s’installer à Saffron Hills. Et à partir de là, Darla va avoir des visions… et des meurtres vont se produire.

  J’ai beaucoup aimé Darla, son intégration difficile au lycée, le fait qu’on la catégorise directement comme l’étrangère. Il est vrai qu’elle est différente des autres filles. Elle n’est pas riche, n’habite pas dans une belle maison, n’a plus sa maman et son père n’est pas parfait. Et puis au niveau de son physique, elle le dit elle-même, ce n’est pas un canon de beauté. Pourtant tous ces éléments pouvant la desservir vont au contraire lui permettre de mener sa propre enquête sur les meurtres. Elle a su s’entourer d’alliés et ses réflexions et raisonnements sont très subtils. D’autres personnages interviennent également : son père Hopper, la vieille Annie et puis tous les ados riches. Et on ne sait pas avec tous ces personnages (y en a-t-il trop au final ?)… qui peut être le Preneur d’Anges !

  Malgré quelques longueurs qui ne gâchent pas le plaisir de la lecture, j’ai adoré ce rythme soutenu. Il se passe presque tout le temps quelque chose. Que ce soit les découvertes de Darla et de ses amis, les meurtres accomplis du tueur ou encore ce lien avec le passé inexplicable. Je me suis creusé la cervelle beaucoup de fois. Essayant de savoir qui pouvait bien être le coupable. On suspecte tout le monde, la tension est là et le stress aussi, plus que jamais. Il y a quand même beaucoup de dialogues qui permettent de fluidifier le récit et de le rendre plus dynamique. Vous n’allez franchement pas vous ennuyer.

  Le côté thriller en lui-même est vraiment bien fait. Il y a des soirs où je me suis couché en ayant un peu peur des bruits alentours (vous me direz qu’il m’en faut peu). Mais il y a des scènes qui glacent le sang et qui ne sont pas belles à voir. L’auteur ne ménage pas ses effets et les visions de Darla sont assez frustrantes parce qu’on sait qu’il va se passer un truc… sans pouvoir jamais arrêter le tueur. Une enquête bien menée même si pour ma part je n’ai pas vu le moindre indice ! Je me suis fait berner en beauté. Et c’est là toute l’efficacité de l’auteur.

  Concernant l’écriture c’est simple et efficace. Ce qu’il m’a manqué c’est peut-être d’autres points de vue. J’aurais tant apprécié avoir celui du tueur ou d’autres personnages. Ça aurait amené encore plus de piquants et de rebondissements. La fin est tip top parce que je ne pensais pas du tout à cette identité pour le tueur. J’admets avoir été surpris même si c’est quand même un peu tiré par les cheveux. Au final, j’ai beaucoup aimé cette histoire ! Il m’a manqué quelque chose en plus pour l’adorer à son extrême. Elle a au moins eu le mérite de me faire frissonner le soir… et ce n’est pas banal !

Ma note : 7,5/10.

Merci à Élodie et aux éditions Milan pour ce partenariat !

vendredi 7 juillet 2017

Chronique : ADN Vampire - Tome 1 : Carmine d'Élodie Loch-Béatrix


ADN Vampire – Tome 1 : Carmine d’Élodie Loch-Béatrix.
(Genre : Fantastique, Jeunesse).

Editions : Le Gâteau sur la Cerise
Prix : 16,50€ (Partenariat)
Date de parution originale : 7 juin 2017.

  Résumé : Carmine n’est pas une adolescente comme les autres, elle est une V1. Après un incident à New-York, sa famille s’installe à Inverness, en Écosse, et Carmine entre au prestigieux Saint Andrew College où elle compte bien s’amuser avec ses nouveaux pouvoirs et défier l’autorité de ses parents pro-humains. Elle va cependant devoir apprendre à cerner ses propres limites : est-elle prête à blesser ses amis humains ? Se laissera-t-elle entraîner par Arthur, lui aussi un V1 ? Comment gérer pulsions amoureuses et soif de sang ? Sa curiosité et son goût des polars vont aussi l’engager dans une enquête dangereuse qui pourrait bien réveiller des démons du passé.


  Il y a très longtemps que je ne m’étais pas lancé dans un récit avec des vampires. A vrai dire, j’ai fait une overdose du genre après Twilight et la mode de la bit-lit. Du coup, j’hésite toujours à me replonger dans cet univers. Pourtant ici, j’ai donné sa chance au roman. Vous allez me dire : pourquoi ? Parce que c’est une nouvelle maison d’édition avec des gens passionnés qui se lancent dans l’aventure. Et il faut les soutenir. Ensuite parce que je connais l’auteur (coucou Élodie). Et surtout parce qu’on me promettait un univers vampirique original. Au final, j’ai passé un agréable moment avec ADN Vampire. Je ne regrette pas d’avoir dit oui !

  Chaque partie débute par un chapitre dans le passé en 1746. C’est une manière originale d’accrocher le lecteur alors qu’il s’attend à lire une histoire en 2017. Personnellement, ça m’a rendu curieux de savoir quel était le lien entre ces deux époques. Et puis on découvre Carmine, nostalgique de son déménagement. L’auteur place son histoire, renseigne le lecteur sur l’univers des vampires. Elodie Loch-Béatrix explique en quoi Carmine est différente des autres : elle est une V1. La première génération de vampires nés sans être transformés.

  Carmine est une jeune fille attachante que j’ai apprécié suivre. Elle est peut-être un peu trop téméraire ou parfois trop naïve. Mais c’est ce qui la rend charmante. J’ai aimé sa façon de réfléchir, sa façon de prendre des initiatives et de se tromper. Carmine va évoluer au fil du récit et c’est appréciable de la voir grandir. C’est comme si elle sortait de l’adolescence au début du roman et qu’elle commençait à la fin à être adulte. Le petit truc en plus : elle est intelligente. Carmine est entourée d’autres personnages. Des vampires mais aussi des humains : Gary, Arthur, Lila… Chacun va se dévoiler, on se méfie de certains et pas d’autres. Tous vont jouer un rôle auprès de la jeune fille afin que l’enquête sur le tueur aboutisse. Ce sont en tout cas des personnages intéressants et profonds qui m’ont ému et parfois fait rire.

  Le rythme est bon ! Déjà on a le chapitre dans le passé qui pimente un peu l’intrigue. Puis les chapitres dans le présent qui ne sont pas spécialement longs. Du coup, cela apporte une belle fluidité au récit avec des dialogues pour donner du dynamisme ! Ce qui est aussi top c’est qu’il y a un côté thriller original en plus du genre fantastique. On a au final une double intrigue entre l’adaptation de Carmine à sa condition de V1 et la recherche du tueur. Perso ça m’a rendu curieux et attentif des moindres détails.

  Je trouve qu’Élodie Loch-Béatrix a su renouveler le genre vampirique. Donner un coup de peps avec cette originalité, c’est bien trouvé. Carmine doit s’adapter, contrôler sa soif, contrôler ses crocs, ses aptitudes surnaturels et les développer. J’attends personnellement encore plus de détails dans le prochain tome ! Bien mais pas assez à mon goût. Le côté thriller est aussi bien mené. Je me suis totalement fait berner par l’identité du tueur. Mais c’est aussi ça qui est bien !

  L’écriture de l’auteur est simple mais efficace. Il n’y a pas de fioriture, on va droit au but et c’est important pour la cible des lecteurs. Si jamais il y a trop de descriptions, on s’ennuie vite. J’ai aussi adoré le dépaysement en Ecosse, rares sont les histoires qui se déroulent dans ce pays. Et puis l’épilogue… mais c’est quoi cette révélation. Je me souviens encore que je lisais en marchant et que j’ai juste été choqué ! J’ai hâte de voir comment tout ça va s’organiser. Ça promet de belles choses pour la suite. Je ne peux que vous recommander cette 1ère parution du Gâteau sur la Cerise. Je suis agréablement surpris et je lirai d’autres parutions de cette nouvelle maison d’édition.

Ma note : 8/10.

Merci à Élodie et aux éditions Le Gâteau sur la Cerise pour ce partenariat !

mardi 2 mai 2017

Chronique : La Cave de Natasha Preston


La Cave de Natasha Preston.
(Genre : Thriller).

Editions : Hachette
Prix : 18€ (Partenariat)
Date de parution française : 19 avril 2017
Année de parution originale : 2014
Titre version originale : The Cellar.

  Résumé : Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Dedans, une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà, des escaliers. Et en bas, une cave. Une cave où sont séquestrées quatre filles. Avant, Lilas s’appelait Summer. Elle avait des parents, un frère insupportable, des copines, un petit ami. Elle fera tout pour les retrouver. Car contrairement aux autres filles, elle n’est pas prête à accepter son sort jusqu’à faner et dépérir…


  J’ai effectué cette lecture avec ma chroniqueuse Emilie, ainsi qu’avec Simi. C’était vraiment une super expérience de lire ce bouquin à trois et de se donner notre avis. C’est aussi hyper boostant et motivant pour ne pas être à la traîne. Je n’ai pas lu de thriller depuis longtemps. Dans celui-ci, tout m’attirait. La couverture ultra simple mais super efficace. On sent directement l’ambiance sombre qui se dégage. Et puis le résumé prometteur ! Au final, même si certaines choses ne sont pas abouties, j’ai passé un bon moment de lecture.

  On rentre directement dans le vif du sujet. On fait la rencontre de Summer, de sa famille et de son petit copain. Elle est prête à se rendre à une fête et y va à pied. Elle arrive à la soirée, part à la recherche d’une amie et se fait enlever par son ravisseur. Tout ça en 16 pages, chapeau ! La contextualisation se fait vite mais ça permet au lecteur d’être curieux. J’ai de suite eu envie de savoir comment allaient se dérouler les recherches. Comment Summer allait survivre dans cette cave. Pour moi, le début était top !

  Summer est une jeune fille attachante. On compatit lorsqu’elle se fait enlever, on est derrière elle lorsque rien ne va. J’ai adoré sa manière de se battre et de toujours y croire. C’est une fille très forte psychologiquement et sa volonté est impressionnante. J’ai ressenti beaucoup de choses à ses côtés. Du dégoût, de la peur, du stress, de la tristesse et parfois un peu de bonheur. Lewis, son petit ami, est un personnage à part entière. Il est déterminé à la sauver et je l’ai admiré pour ça. Sa force réside dans son amour et c’est tellement beau. Là où d’autres auraient abandonné (et j’aurais été le 1er à le faire), lui ne cesse de se relever et d’y croire encore. Enfin, Trèfle, le ravisseur de Summer et des 3 autres jeunes filles (Rose, Iris et Violette). C’est un homme maniaque, détraqué, dérangé, avec un passé qui l’a détruit. C’est un personnage approfondi par l’auteur. Et je regrette qu’il soit le seul à l’être vraiment. On connait quelques bribes du passé des autres, mais sans plus. Tous ces personnages donnent au récit sa force et son originalité.

  Le rythme est excellent. L’auteur mêle trois points de vue dans le roman. Ils apportent une bonne dynamique et une fluidité qu’on ne soupçonne pas. En effet, c’est un roman dense et étouffant. Pourtant la taille assez courte des chapitres permet de balayer les scènes dures pour en quelque sorte s’en échapper. De plus, lorsqu’on est du point de vue de Trèfle, l’auteur fait des retours dans le passé pour que le lecteur comprenne ses agissements. Elle revient sur les enlèvements et sur comment tout a commencé.

  Alors oui, ce roman est un thriller psychologique. Summer, bien que forte intérieurement, va se faire piéger malgré elle. C’est l’usure, la répétition, les rituels qui épuisent. Bravo à l’auteur pour cette surprise. La vie dans la cave est loin d’être bonne à la vue des atrocités qui s’y passent. Pourtant, j’aurais aimé que l’auteur aille plus loin. Que les raisons de Trèfle soient encore plus poussées. Que ses choix soient davantage justifiés. Il m’a manqué quelque chose pour que je fasse un wouah lors de ma lecture. Un détail qui aurait fait toute la différence.

  La plume de Natasha Preston est vraiment intéressante. D’un point de vue visuel elle permet de voir ce que visualisent les personnages. Summer voit la cave, Trèfle et les autres filles. Mais on ressent aussi son dégoût, son impuissance malgré sa volonté de sortir. Du côté de Lewis et Trèfle, on distingue aussi tout, d’une clarté incroyable. C’est un roman très visuel qui vous immergera lors de votre lecture. La fin est intéressante et m’a surpris sur un point. Ce point m’a fait repenser à l’ensemble du roman et je trouve ça bien joué de la part de l’auteur. En tout cas, je ne peux que vous recommander ce livre ! Une lecture addictive, originale et psychologique qui vous embarquera à coup sûr !

Ma note : 8/10.


  Lorsque j’ai vu ce livre dans la programmation Hachette, sa couverture m’a directement attiré. Je la trouvais très belle mais aussi sombre et inquiétante… Le résumé m’a convaincu que ce roman était fait pour moi !! Je remercie Net Galley et les éditions Hachette qui m’ont permis de le découvrir ! Avec le sujet abordé, ce livre se prêtait parfaitement à une lecture commune. C’est donc accompagné de Mathieu et Sandrine que je me suis plongée dans cet univers. Et nous avons aimé tous les trois !

  Attention ! Âmes sensibles, s’abstenir ! La cave n’est pas seulement la pièce où Trèfle garde précieusement ses « fleurs ». C’est également une sombre histoire d’enlèvements, de séquestrations, de viols et de meurtres. Summer vit dans une petite ville tranquille où rien ne se passe jamais… jusqu’au soir où son chemin croise celui de Trèfle. Sans comprendre ce qui lui arrive, elle se retrouve jetée au fond d’une cave aménagée en petit nid douillet. Trèfle la choisit, elle est sa Lilas ! Désormais elle fait partie de sa famille et il prendra soin d’elle. Comme il le fait déjà avec Rose, Violette et Iris.

  J’ai énormément aimé la montée progressive du suspense et de la tension dans lesquels nous plongeons avec Summer. Nous sommes totalement immergés dans les évènements. Petit à petit nous la voyons sombrer. L’atout principal de ce roman est la triple narration. Ses différents points de vue permettent d’aborder l’histoire dans sa globalité. Chaque narrateur entraine son lot d’émotions. Avec Summer, nous connaissons la peur, le courage, la lutte. Avec Lewis, son petit-ami, la persévérance, l’amour, l’espoir. Et avec Trèfle vient la colère, la rage, la folie. Habités par tous ses sentiments nous dévorons le roman, chapitre après chapitre, pour connaitre le sort réservé à Summer.

  J’ai été un peu déçue de la fin. Elle arrive trop vite et le coté psychologique à peine abordé. Vu les épreuves traversées par Summer, j’aurais préféré avoir plus de réponses. Là j’ai eu l’impression que certaines choses arrivaient comme un cheveu sur la soupe…

  Même si l’auteur nous épargne certains détails, ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains. Il est conseillé à partir de 16 ans par Lecture Academy et c’est justifié. La plume de Natasha Preston est agréable. Elle réussit à doser le suspense et capte l’intérêt du lecteur. Malgré les petits défauts de la fin, ce fut pour moi une très bonne lecture.

Ma note : 8/10

Merci à Myriam et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

La chronique de Simi pour cette Lecture Commune : ICI.

lundi 24 avril 2017

Chronique : Creuse la mort de Paul Clément


Creuse la mort de Paul Clément.
(Genre : Thriller)

Éditions : Auto-édité (Post-Apo Éditions)
Prix : 3,99€ (ebook)
Date de sortie originale : 13 septembre 2016

  Résumé : Que feriez-vous si chaque nuit une fosse était creusée dans votre jardin ? Vous la rebouchez ; une nouvelle vous y attend le lendemain. Vous interrogez les autorités ; nul ne vous répond. C'est la situation à laquelle Frédéric, un banquier de province, est confronté lorsqu'il découvre un beau matin une mystérieuse fosse en plein milieu de sa pelouse. Décidé à en découvrir l’origine, il est loin de se douter de l'ampleur que les événements vont bientôt prendre. Et s'il creusait sa propre tombe ? Celles de sa famille et de ses proches ?


  En octobre dernier, je découvrais la plume de Paul Clément avec son premier roman : « Les décharnés, une lueur au crépuscule » (lien avis). Ce fut un tel coup de cœur qu’il me tardait de me replonger dans un nouvel univers de l’auteur. J’avais même profité de mon anniversaire pour me procurer la superbe édition collector, en hard-back illustré, de ce second roman. Avec « Creuse la mort », Paul Clément confirme son talent de conteur et décroche un nouveau coup de cœur !

  Un matin, juste avant de partir travailler, Frédéric découvre un trou dans son jardin. Cela pourrait être complètement anodin, mais la parfaite régularité de cette fosse laisse notre héros perplexe et mal à l’aise. Ne trouvant aucune explication dans l’immédiat, Frédéric prend le chemin de la banque pour affronter ses clients. Sur le point de franchir la porte de son bureau, contemplant la cage de verre dans laquelle il va s’enfermer pour la journée, c’est la révélation. Il met enfin le doigt sur ce qui le dérange depuis l’étrange découverte matinale : ce trou a tout d’une tombe ! Prêt à tout pour protéger sa femme et sa petite fille, Frédéric va progressivement plonger dans la paranoïa et sa vie va devenir un véritable enfer !

  Après s’être attaqué aux Zombies avec « Les décharnés », Paul Clément s’accapare le thriller horrifique. Il y ajoute une pointe de surnaturel et une bonne dose de tension psychologique. Le résultat est tout simplement bluffant. J’ai adoré ! Beaucoup comparent « Creuse la mort » à un bon roman du maître du genre : Stephen King ! Je me disais que c’était peut-être un peu exagéré… mais ça, c’était avant !!! Ce livre est une petite pépite !

  La plume de Paul Clément est toujours aussi addictive. Les événements et les émotions de nos personnages sont parfaitement décrits. La tension monte progressivement et nous entraîne avec Frédéric. Tout est mis en œuvre pour inciter le lecteur à ne pas lâcher l’histoire avant d’en connaître le point final. Les illustrations de la version collector apportent un réel plus à l’ambiance et collent parfaitement au récit. Finalement, je me suis tant attachée à Frédéric et sa famille que l’auteur a réussi à me tirer une larme. Oui, ça peut paraître bizarre, vu le genre, mais je vous assure que c’est bien le cas. Paul Clément est vraiment doué !! J’ai adoré me laisser surprendre par l’épilogue. J’ai refermé mon livre un sourire aux lèvres après avoir frissonné tout au long de ma lecture.

  Pour résumé, avec « Creuse la mort », vous lirez une histoire originale et captivante avec une ambiance oppressante et une intrigue rondement menée ! Je ne peux que vous conseiller les romans de Paul Clément.

Ma note : 10/10 – Coup de cœur !!

samedi 21 janvier 2017

Chronique : Outliers - Tome 1 : Les anomalies de Kimberly McCreight


Outliers – Tome 1 : Les anomalies de Kimberly McCreight.
(Genre : Thriller, YA).

Editions : Robert Laffont
Prix : 17,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 24 octobre 2016
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : The Outliers, Book 1.

  Résumé : Tout commence par un texto : Wylie, stp, j’ai besoin de ton aide. Cassie a disparu et ses SMS laissent craindre le pire à son amie… Qu’est-elle partie faire dans les denses forêts du Maine ? A-t-elle été kidnappée ? Est-elle en danger de mort ? Aidée par Jasper, le petit ami de Cassie, Wylie surmonte son agoraphobie pour se lancer à sa recherche. Mais son mauvais pressentiment ne faiblit pas, loin de là : et si de bien plus noirs secrets se cachaient derrière la disparition de Cassie ? Des secrets à même bouleverser l’équilibre du monde ?


  Je vais être franc avec vous, j’ai hésité à vouloir lire ce livre. En effet, il est plutôt mal noté sur Goodreads (moins de 3,5/5) et ça n’engageait rien de bon. Pourtant, avec les avis positifs qui arrivaient en France, j’ai voulu tenter moi aussi l’expérience. La couverture est en plus magnifique et le résumé est attirant ! Même si au départ, je n’avais lu que 2 phrases pour me faire une vague idée du livre. Au final, j’ai adoré ma lecture et j’ai même été surpris par les événements de l’histoire !

  Dès le début, l’auteur nous écrit un prologue de la mort qui tue ! On ne le comprend pas, on ne sait pas de quoi le personnage parle mais il est terriblement intrigant. La première chose que je me suis dit : « Kimberly McCreight fait fort ! » Du coup j’ai continué avec le chapitre 1. L’auteur nous fait une présentation de Wylie, de son papa et de son frère jumeau. On se rend compte de ses problèmes et de son passé tourmenté et BAM… page 20, l’intrigue commence !

  J’ai adoré suivre Wylie pour la simple et bonne raison que je pensais qu’on allait suivre comme protagoniste Cassie. Du coup, j’ai été surpris dès le départ et dans le bon sens du terme. Cette jeune fille qui a perdu sa mère dans un accident de voiture. Qui est devenue agoraphobe après ce choc émotionnel et qui, par la force des choses, va se retrouver pleine de volonté pour aller secourir sa meilleure amie ! Je l’ai admirée pour sa détermination, son sens de l’intuition, sa franchise et ses valeurs. Wylie est une anti-héroïne qui se dévoile et se révèle au fil de l’histoire ! Avec elle il y a Jasper. Le mec qu’on déteste au départ et qu’on apprécie au final. L’auteur a su ancrer dans son histoire des personnages profonds et intéressants avec une vie compliquée et tourmentée. Chapeau !

  Le rythme est assez dingue ! On départ on se croit dans un thriller puisque Wylie et Jasper partent à la recherche de Cassie qui est en danger. Sur leur chemin ils croisent des gens bons et d’autres moins bons. L’histoire est rythmée par les SMS de Cassie. On a tellement peur qu’il lui arrive quelque chose. Il y a aussi tout un pan personnel de Wylie qui est remis en question et l’auteur arrive très bien à jouer entre les deux. Puis, Kimberly McCreight nous fait des révélations au fil des chapitres… surtout en fin de chapitre d’ailleurs (on a donc de suite envie d’en commencer un autre !) Le genre thriller laisse sa place à un autre (je ne vous dirais pas lequel) et je dois dire que j’ai été vraiment surpris ! Surpris par l’originalité, le culot de l’auteur, ces revirements de situations qui au final fait qu’on ne sait plus à qui se fier…

  Le côté thriller est rudement bien mené : l’histoire est oppressante, stressante, on sent une épée de Damoclès au dessus de notre tête dans cette course contre la montre. On ne sait pas à qui faire confiance, qui est impliqué dans quoi précisément et comment s’en sortir. Et puis l’auteur débarque avec un univers qu’elle met petit à petit en place… celui des anomalies. On en sait encore peu sur eux et sur ce qu’ils sont, mais on sait de quoi ils sont capables. Dommage que ce ne soit pas plus exploité mais le tome 2 devrait répondre à mes questions.

  Ce style est incroyable. L’auteur alterne entre des souvenirs du passé et le temps présent pour mettre du relief et pour comprendre encore plus le comportement de Wylie. Kimberly McCreight réussit à faire de ce livre YA un page-turner incroyable doté d’une originalité que j’ai hâte de découvrir davantage. Et cette fin… je m’attendais à ce que tout soit plié. Pourtant, l’auteur a réussi à me surprendre avec le dernier et ultime mot ! Ce qui relance l’intrigue pour la suite, et c’est génial. Je ne peux que vous recommander ce livre. Bien que ce soit un tome 1 introductif à l’univers, il est addictif, prenant et terriblement efficace. Suivre son instinct suffit-il à ressortir vivant lorsqu’on ne sait pas à qui faire confiance ?

Ma note : 8,5/10.

Merci à Cécile et à la Collection R pour ce partenariat !

mercredi 14 décembre 2016

Chronique : Saving Paradise - Tome 1 : En proie au rêve de Lise Syven


Saving Paradise – Tome 1 : En proie au rêve de Lise Syven.
(Genre : Thriller, YA).

Editions : Castelmore
Prix : 16,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 19 octobre 2016

  Résumé : Faustine Mésanger a tout prévu : l’amour ce n’est pas pour tout de suite, priorité aux études. La jeune femme a de qui tenir : son père est un brillant chercheur de la Fondation du Griffon, une organisation non gouvernementale qui travaille sur une découverte médicale majeure. Mais le destin tout tracé de l’étudiante bascule le jour où le laboratoire de la Fondation explose. Faustine est alors menacée de mort, au même titre que son père et ses collègues, et se retrouve placée sous protection rapprochée. Soudain, les examens de fin d’année semblent bien dérisoires… Tandis que les attaques s’enchaînent, Faustine commence à perdre la raison : elle entend des voix et ses cauchemars la hantent. Même Nato Braye, son garde du corps, se met à douter de sa santé mentale. Qui cherche à éliminer les membres de la Fondation du Griffon ?


  Je n’avais jamais lu de livre de Lise Syven et grâce à cet ouvrage, c’est chose faite. J’avoue avoir été tenté par ce livre par sa couverture : une très belle illustration qui m’a rendu curieux. Tenté aussi par son titre et sous-titre qui appellent le lecteur amateur de fantastique. De plus avec le résumé qui fait penser à un thriller, j’ai franchi le pas de la lecture. Au final, même si j’ai bien apprécié le récit, j’ai trouvé quelques défauts au roman.

  L’auteur commence bien puisqu’on est directement plongé au cœur de l’action. Le laboratoire de la Fondation a explosé, Faustine et son père (Charles) doivent être mis en sécurité. On se demande pourquoi Charles est visé dans son travail et si ce qu’il met au point est dangereux pour la santé. Pourtant on croit en la bonne foi du scientifique et dans les travaux qu’il a entrepris pour le bien de l’humanité. Avec toutes ces questions, le lecteur ne peut que continuer sa lecture… avide de connaître la suite de l’histoire.

  Les personnages ne m’ont pas forcément marqué. Je les ai trouvé sympathiques sans vraiment m’attacher fortement à eux. Peut-être est-ce dû à la narration à la 3ème personne ? C’est fort possible, quoi qu’il en soit, j’ai trouvé Faustine un peu énervante sur les bords. Je comprends que les partiels de Droit soient essentiels dans sa future carrière mais quand ta vie est en danger… WTF obéit et fait ce qu’on te demande ! C’est pourtant un personnage sensible et courageux qui donne envie de tourner les pages pour savoir ce qui va lui arriver. D’autres personnages gravitent autour d’elle, certains positifs, d’autres néfastes… à vous de vous en faire votre propre opinion.

  Le rythme est intéressant puisque l’auteur, avec sa narration à la troisième personne, adopte différents points de vue externes. Cela permet au récit d’être plus riche et on peut aisément se faire une opinion sur les personnages. Le rythme est aussi renforcé par la tension qui habite le roman, tout comme ce mystère. On a envie de savoir ce qu’il se passe, de connaître la vérité et qui sont vraiment les méchants. Toutefois, j’ai noté que dans ce tome 1 (introductif), il ne se passait rien de significatif pour l’intrigue principale. Tout bouge dans les 100 dernières pages et c’est bien dommage.

  Les genres développés par l’auteur sont assez bien maîtrisés. Le côté thriller YA est bien mené, Lise Syven n’hésitant pas à tuer ses personnages quand il le faut pour amener un peu de piquant. Si on perçoit un côté fantastique dans le récit, je note tout de même qu’il aurait peut-être fallu développer cet aspect un peu plus vite. Faire moins de mystères sur l’explosion, le rôle de Faustine etc. Ca aurait amené une touche d’originalité encore plus poussée.

  L’écriture de Lise Syven est pour le coup addictive et simple dans sa forme. Pas de chichi, on va droit au but pour embarquer le lecteur dans l’intrigue qui se noue au fil de la lecture. Je ne sais pas si je lirai le 2nd et dernier tome… pourtant la fin donne envie de lire la suite. Je verrais si l’occasion se présente puisque j’ai encore des questions sans réponse. En tout cas, si vous voulez tenter n’hésitez pas ! Il faut juste avoir en tête que c’est un tome 1 introductif. Je suis bien sûr ravi d’avoir découvert un écrit de Lise Syven !

Ma note : 7/10.

Merci aux éditions Castelmore pour ce partenariat !