Nos dernières chroniques...

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vendredi 6 mai 2016

Chronique : Zodiaque - Tome 2 : L'étoile vagabonde de Romina Russell


Zodiaque – Tome 2 : L’étoile vagabonde de Romina Russell.
(Genre : Jeunesse, Science-fiction).

Editions : Michel Lafon
Prix : 16,95€ (Partenariat)
Date de parution française : 14 avril 2016
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Zodiac, Book 2 : Wandering Star.

  Résumé (SPOILERS SUR LE TOME 1 !) : Abandonnée par le Zodiaque et déchue de son titre de Gardienne, Rhoma tente de se reconstruire dans la constellation du Capricorne. Mais une nouvelle menace apparaît dans les astres, Marad, un groupe terroriste qui s’apprêterait à frapper l’une des maisons zodiacales. Rhoma n’a plus le choix. Armée de tout son courage de Cancer et de la ruse de son ami Hysan, natif de la Balance, elle se lance dans une quête aux confins de l’univers. Une quête dont le dénouement pourrait bien la voir affronter un ancien ennemi : le cauchemardesque Ochus, gardien de la constellation du Serpentaire.


  Pour tout vous avouer, j’avais peur de lire ce 2ème tome. J’avais peu de souvenirs pour certains personnages et l’histoire m’était assez floue. Pourtant il a bien fallu que je me lance. J’étais quand même curieux de découvrir cette suite puisque le tome 1 avait été une bonne découverte. J’avais adoré l’univers des signes du zodiaque, les coutumes inventées par l’auteure. Pour la couverture, il est vrai que Michel Lafon a pris parti de remanier complètement le visuel. Pour ce 2ème livre je trouve le travail réalisé remarquable. On s’imagine parfaitement l’univers, ses richesses et son côté sombre. Malgré mes appréhensions je me suis lancé et j’ai adoré ! Je peux même dire que j’ai préféré ce tome 2 au 1er !

  Romina Russell commence son récit avec un prologue qui nous amène dans les souvenirs d’enfance de Rhoma. Si au départ on se demande bien pourquoi elle fait ça, on sait à travers notre lecture que l’auteure ne fait pas les choses sans réfléchir. Au chapitre 1 on revient au présent avec Rhoma et ses acolytes sur la constellation du Capricorne. L’auteure prend un peu de temps avant de démarrer son récit, environ 60 pages. Elle nous rafraîchit la mémoire, nous rappelle les personnages principaux. Et en même temps elle avance dans la construction de son intrigue pour ce tome 2. Malgré la petite lenteur, je suis replongé dans l’univers avec une très grande facilité. La curiosité a vite prix le pas sur mes appréhensions.

  Rhoma est un personnage qui va grandement évoluer dans « L’étoile vagabonde ». C’est une jeune fille hantée par ce qu’elle a vécu dans le tome 1. Par les pertes qu’elle a pu subir et sa culpabilité est très présente. Toutefois, en prenant conscience au fil de l’histoire de certaines choses… elle va commencer à s’ouvrir. Elle va peu à peu devenir plus forte, moins renfermée et va faire confiance à ses acolytes et surtout à elle-même. Ses prises de conscience nous montre une Rhoma intelligente, réfléchie et aussi altruiste. Sa principale faiblesse ce sont ses sentiments, peut importe lesquels, caractéristique des personnes natives du Cancer. Ça va lui jouer quelques tours. Finalement si Rhoma est notre protagoniste, les autres personnages ont une place importante. Ils sont là pour soutenir Rhoma ou la faire tomber. Et ce sont toutes ces relations entremêlées qui donnent à ce groupe une unité et une dynamique intéressante. Oh et puis… l’auteure n’hésite pas à être sadique avec eux… même sans pitié.

  Comme je l’ai dit plus haut, les 60 premières pages sont les plus lentes. C’est un parti pris pour recontextualiser l’histoire. Après ça, l’histoire monte crescendo. L’auteure fait en sorte que le lecteur se pose beaucoup de questions. Sur les relations qu’entretient Rhoma avec Hysan et ses proches, sur le groupe terroriste, sur le 13ème signe, sur son passé et sur l’histoire du Zodiaque. Vous allez être pris dans un tourbillon de réflexions. Vous n’allez pas pouvoir lâcher le livre avant d’avoir certaines réponses. Au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire, l’auteure fait des petites révélations. Elle envoie des pics pour attiser encore plus la curiosité du lecteur… et l’histoire explose à la fin ! Magistral !

  J’adore toujours autant l’univers. Les signes du zodiaque m’intéressent beaucoup. L’auteure connaît les différentes facettes de son histoire, de son univers et ça se sent. C’est travaillé, expliqué comme il faut lorsqu’un élément nouveau intervient. On ne se sent pas perdu et ça c’est génial. Je trouve que Romina Russell nous en donne encore plus dans ce tome 2. Et c’est tant mieux j’ai envie de dire. Concernant le triangle amoureux, c’est vrai qu’il est présent mais personnellement il ne m’a pas dérangé. On est tellement pris dans l’action qu’il se fait oublier. On peut sincèrement se focaliser sur autre chose. Je dirais que les tourments amoureux de Rhoma sont un divertissement… malgré le choix à faire.

  La plume de l’auteure est immersive, descriptive et imaginative. Quand Rhoma se connecte à son Ephéméride (il faut lire le bouquin pour savoir ce que c’est ^^) pour consulter les astres… on est totalement avec elle. On est donc transporté dans cet univers et on en redemande ! La fin m’a beaucoup plu. Elle offre beaucoup de possibilités et j’ai hâte de voir la suite. Le seul point négatif, je dirai que ce tome 2 est un livre de transition. On avance mais au final pas tant que ça… et je n’ai pas encore toutes les réponses à mes questions. Bien que je fasse des hypothèses dans tous les sens. Que vous dire à part de profiter de ce voyage astral ! Je vous recommande cette série vivement !

Ma note : 8/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

mardi 3 mai 2016

Chronique : Everything, everything de Nicola Yoon


Everything, everything de Nicola Yoon.
(Genre : Contemporain, YA).

Editions : Bayard
Prix : 16,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 6 avril 2016
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Everything, everything.

  Résumé : Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois.


  Repéré d’abord en VO avec sa couverture, j’ai été content de voir ce livre traduit en français chez Bayard. Vous imaginez donc bien que j’ai voulu le lire. La sublime couverture a été reprise et c’est parfait. Elle est belle, colorée, évocatrice et c’est le mari de l’auteure qui a fait les dessins ! Je vous avoue que je ne m’étais pas penché plus que ça sur le résumé. Je savais juste que ça allait parler d’une fille ayant une maladie rare. Au final j’ai bien aimé le livre mais mon avis va vous paraître totalement contradictoire.

  J’ai bien aimé le début. Nicola Yoon (ne faites pas comme moi en pensant que c’est un homme, l’auteure est bien une femme), nous plonge directement dans la vie de Madeline, notre protagoniste. Une vie aseptisée, entourée du blanc des pièces de sa maison, de ses bouquins décontaminés, de sa maman et de son infirmière. Une bonne immersion dans son quotidien. On la voit comment elle gère son temps, ses études et la vie avec sa maman. Une entame intéressante.

  Madeline est une jeune fille joyeuse malgré sa maladie. Elle possède une imagination débordante. Et il vaut mieux quand on ne peut pas sortir de chez soi. Elle invente des jeux avec sa maman, se fait des soirées mère-fille, lit beaucoup et tout ça avec les contrôles santé de l’infirmière. Madeline est pleine de rêves et d’envies mais elle est réfléchie avec sa maladie. Elle sait qu’elle ne doit pas sortir sous risque d’être malade et de mourir. Pourtant la jeune fille honnête va peu à peu changer de comportement… au contact d’Olivier (Olly pour les intimes). Leurs échanges sur internet vont peu à peu lui faire prendre conscience de certaines choses. Madeline aimerait connaître le monde mais sa maladie et la surveillance de sa maman l’en empêche. Comment faire ? Et bien Madeline va prendre des risques au péril de sa santé. J’ai bien aimé Olly et Madeline. Je ne me suis peut-être pas autant attaché à eux par rapport à ce que j’avais imaginé. Cependant leur histoire est touchante, entraînante et sympathique. Madeline va s’ouvrir au contact d’Olly et lui va faire des choix dans sa difficile vie de famille.

  Le rythme est excellent. Les chapitres sont hyper courts, l’auteure parsème le roman de post-it, de conversations internet, de dessins… du coup les pages se tournent très vite. Les 360 pages sont vite avalées. J’ai trouvé que les 85 premières sont un peu lentes. Mais à partir de là, le roman monte crescendo. Madeline prendra des décisions qui vont peiner sa mère mais comme elle le dit si bien « c’est pour vivre sa vie ». Quand on y réfléchit, il ne se passe pas grand-chose dans le livre. Il y a beaucoup de réflexions, on tourne en rond en ce qui concerne la maladie de Madeline. Ça manque un peu de punch. Il faut attendre le dernier tiers pour que Madeline prenne enfin un gros risque.

  Ce que je m’apprête à vous dire va être totalement contradictoire. Ce qui me paraissait bizarre au début du roman c’est qu’on abordait très peu la maladie de Madeline. On sait qu’il faut qu’elle reste cloisonnée chez elle, que l’air soit pur et que personne ne la touche (sauf sa mère et son infirmière après décontamination). Mais pour un roman sur la maladie, j’ai trouvé ça peu crédible. Ça manque cruellement de détails, d’aspect médical. Je n’arrêtais pas de me dire lors de ma lecture que les diagnostiques sont fait à la va vite. C’est le principal défaut du roman. Et puis dans le dernier tiers, l’auteure nous fait une révélation… et mon avis sur la question a totalement changé. C’est là qu’elle m’a surpris parce que ça remet tout en question. C’est comme si on changeait de camps. A part ça, la relation entre Madeline et Olivier est bien abordée. Elle est compliquée et ils font face à des choix. Si les ressentis sont bien abordés je m’attendais à plus d’émotion. J’ai été touché mais sans plus. En fait, ce qui est fort c’est que tout le long du livre on se dit : Madeline a une épée de Damoclès au dessus de la tête, pourvu qu’elle ne prenne pas de risques insensés ! Mais quand on a goûté à une petite part de liberté…

  La plume de l’auteure est sympathique mais sans plus. Son style est abordable à tout âge et c’est efficace quand on lit. Comme je l’ai dit précédemment, je regrette que la plume de m’ait pas fait ressentir plus de choses. L’histoire a le mérite de mettre en avant des thèmes importants : la maladie, l’amitié, l’amour, la famille, la reconstruction et les choix. Le dernier tiers ainsi que la fin sont mes parties préférées. Tout s’accélère, les révélations sont faites et on ne peut qu’être heureux pour Madeline et Olivier. Je vous recommande ce livre. Je pense qu’il faut se faire son propre avis sur la question. Malgré les défauts importants j’ai passé un bon moment de lecture. Il m’a juste manqué le truc en plus pour que ma lecture soit exceptionnelle.

Ma note : 7,5/10.

Merci à Mathilde et aux éditions Bayard pour ce partenariat !

vendredi 29 avril 2016

*Vidéo* : Book Haul #36 : Trop de livres en mars... et ça repart !


Salut les amis !

Mieux vaut tard que jamais n'est-ce pas ^^ Je vous présente mes réceptions du mois de mars dernier !! 11 livres qui passent devant la caméra... dont une grande majorité déjà lus :D Ouufff heureusement sinon ma PAL friserait la crise cardiaque ;) J'espère que la vidéo vous plaira ! Je vous souhaite un bon visionnage !!

Enjoy <3

Les livres déjà lus :
       

Ceux étant encore dans la PAL :
   

Chronique : L'Elite - Tome 3 : Dernière épreuve de Joëlle Charbonneau


L’élite – Tome 3 : Dernière épreuve de Joëlle Charbonneau.
(Genre : Dystopie).

Editions : Milan
Prix : 13,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 3 février 2016
Année de parution originale : 2014
Titre version originale : The Testing, Book 3 : Graduation Day.

  Résumé (SPOILERS SUR LES TOMES 1 & 2 !) : Cia a découvert les secrets du Test. Aujourd’hui, elle veut y mettre fin. Mais elle ne peut le faire seule. En qui peut-elle vraiment avoir confiance ? Pour le savoir, elle n’a qu’une solution : mettre au point son propre test et y soumettre son entourage.


  Vous le savez, la série « L’élite » est pour moi une des meilleures dystopies. Comme je ne cesse de le dire, Cia n’a rien à envier à Katniss dans « Hunger Games ». J’avais très hâte de me plonger dans ce dernier tome. Mais j’avais aussi peur qu’il ne soit pas à la hauteur de mes espérances… il faut dire que laisser Cia après ces 3 livres, ça me rendait triste. La couverture est peut-être celle que j’aime le moins des 3. Cependant elle reste dans le thème du Test (il faut lire l’histoire pour comprendre ^^). Pas besoin de lire le résumé ! Pour ceux qui voudraient un avis du tome 1, je vous laisse ma chronique : ICI. Au final j’ai passé un excellent moment, j’ai adoré ce dernier tome !!

  L’auteure nous replonge dans le récit avec une facilité déconcertante. Elle attaque directement là où elle s’était arrêtée avec le tome 2 et c’est ce que j’ai adoré. Pas le temps de souffler, pas le temps de relâcher la pression… nous somme entraînés dans les péripéties de Cia. C’est une bonne manière de capturer dans ses filets les lecteurs fidèles des livres précédents. Pour moi ça a marché, dès que j’ai commencé à lire, je n’ai plus pu me détacher du roman. Tout comme ses grands frères, le tome 3 de « L’élite » est une page-turner qui vous happera sans concession !

  Oh ma petite Cia, ce qu’elle va me manquer ! C’est une héroïne qui marque les esprits comme l’a fait Katniss auparavant. Cia est déterminée à aller au bout de ses objectifs. Elle est forte psychologiquement, très intelligente, super réfléchi dans sa manière d’agir. Elle pense aux multiples conséquences avant de prendre une décision et ce qui me plaît par-dessus tout : elle ne s’écarte pas de ses principes. Et pour ça je la respecte amplement. Dans ce 3ème tome elle va devoir faire des choix difficiles afin d’agir pour le bien de sa communauté. Une chose est sûre, Cia nous surprend par ses connaissances et son sens pratique. Il serait un peu bête de vous décrire les autres personnages pour un dernier tome. Je peux vous parler de Tomas. Leur histoire d’amour passe au second plan dans le roman et c’est vraiment appréciable. L’auteure fait passer l’univers et l’intrigue principale avant leur relation et ça m’a plu.

  Le rythme est dingue, je crois encore plus dans ce dernier tome ! Déjà le roman fait seulement 280 pages donc ça se lit vite. Après les chapitres ne sont pas spécialement courts mais on est tellement pris par l’histoire que la fluidité est quand même au rendez-vous. L’ensemble des personnages bougent beaucoup entre le campus et la ville de Tosu. On est pris dans l’action tout le temps et elle ne s’essouffle pas. Ajoutez à ça les réflexions intenses de Cia pour réussir avec succès ses missions… votre cerveau va fumer. On est avec elle, on réfléchit aussi intensément qu’elle, quitte à se brûler les neurones. L’auteure fait de petites révélations et certains retournements de situations sont bien amenés. Vous n’allez pas vous ennuyer !

  Ce qui est fort c’est que dans ce 3ème tome, on apprend encore des choses sur l’univers de Joëlle Charbonneau. Comment les gens en sont arrivés à vivre dans des colonies alors qu’il y a une ville centrale ? Comment la terre a pu être aussi dévastée chimiquement ? Comment les anciens dirigeants ont-ils réagi face aux cataclysmes ? C’est encore plus riche que ce qu’on pouvait penser au départ. On sent que l’auteure maîtrise son sujet. C’est aussi un roman psychologique. On est là avec Cia, à jauger ses potentiels amis. Peut-on réellement leur faire confiance ? C’est aussi un roman politique fort, tout comme une histoire de stratégie. Tout ça est très bien mené par l’auteure, elle nous embarque, de la 1ère à la dernière phrase. Et surtout, elle ne fait aucun cadeau à ses personnages !

  Certains diront que la traduction est mauvaise. Pour ma part je la trouve excellente. J’adore ce style percutant, psychologique mais aussi accessible. Avec son écriture l’auteure nous pousse à faire confiance à Cia, à croire en son instinct… et punaise que c’est bon. Et cette fin ? Bonne ou pas ? Franchement je l’ai beaucoup aimé même si elle peut paraître précipitée. J’ai adoré les choix de Cia, sa capacité de résilience incroyable. Mais avec les révélations de l’auteure, je reste un peu frustré. J’ai encore quelques questions en suspend. J’aimerais vraiment une petite suite, ou une nouvelle 10 ans plus tard. Rien que pour voir si les objectifs de notre héroïne sont remplis. Il est temps de mettre un point final à cette chronique. Je ne peux que vous conseiller cette série. Elle reprend les codes de la dystopie mais s’en détache par son originalité. Vous devez absolument connaître Cia, son entourage, ce qu’il se passe pendant le Test. Vous aussi vous serez accro à cette trilogie… et vous ne respirerez plus jusqu’à avoir le fin mot de l’histoire.

Ma note : 8,5/10.

Merci à Elodie et aux éditions Milan pour ce partenariat !

mercredi 27 avril 2016

Chronique : Cette fille, c'était mon frère de Julie Anne Peters


Cette fille, c’était mon frère de Julie Anne Peters.
(Genre : Jeunesse).

Editions : Milan
Prix : 13,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 13 avril 2016
Année de parution originale : 2004
Titre version originale : Luna.

  Résumé : Regan voudrait juste être une ado comme les autres. Mais comment trouver sa place dans l’ombre d’un frère génial et populaire ? Un frère dont elle est la seule à partager le secret. Un secret qui ne veut plus l’être et qui va tout bouleverser.


  Dans son ancienne ou sa nouvelle édition, ce roman m’a toujours tenté. Son thème n’est quasiment jamais abordé et je voulais voir comment l’auteure le traitait. Je dois avouer que même si j’étais curieux, j’avais quand même peur. Peur de ne pas être touché ou même de passer à côté. La nouvelle couverture du roman est simple… mais le titre évocateur et l’effet brillant sur « fille » et « frère » donne un aspect classe. Pas besoin de lire le résumé, j’étais déjà emballé par la possibilité de lire ce roman. Au final malgré quelques défauts, j’ai passé un bon moment.

 Julie Anne Peters plonge directement le lecteur au cœur du sujet. Pour nous présenter les personnages elle fait donc intervenir Regan notre protagoniste et Liam (son frère) en Luna (son autre lui). On est confronté à Luna sans vraiment comprendre ce qu’il en est. C’est ce qui m’a rendu curieux dès le départ. J’ai eu envie de connaître Liam et Luna à travers les yeux de Regan. Quelle place ces personnes prennent-elles dans la vie de Regan ? Comment Regan arrive-t-elle à faire face à ce secret ? Nous voilà donc embarqué dans l’histoire.

  Regan m’a de suite plu. Cette dévotion à son frère et à son secret… que personne connaît à par elle. Son attachement pour lui tout comme son ras le bol parfois. On sent que Luna et Liam prennent énormément de place dans la vie de Regan. Que cette dernière s’est presque entièrement consacré à lui, à cacher le secret, à le taire aux yeux des autres tout comme les potentiels rumeurs. On sent que Regan s’oublie dans la vie de son frère. Son évolution pour enfin vivre la sienne m’a beaucoup touché. Un chemin semé d’embûches qui la fera réfléchir et avancer. Au final, comme Regan est notre protagoniste, on connaît peut les pensées de Liam. On s’y attache par procuration mais j’aurais aimé que l’auteure fasse intervenir Liam ou Luna. Ça aurait donné du cachet, plus de corps au récit. On sent tout de même que Liam est un garçon mal dans sa peau, qui a une double vie. Le chemin vers son lui intérieur est beau… tout comme essayer de le faire accepter à son entourage.

  Le rythme de l’histoire est bien mené. Les chapitres sont de longueur normale et l’auteure alterne entre vie présente et souvenirs d’enfance. Cela permet de mieux se rendre compte des signes qui auraient pu montrer à l’entourage de Liam son côté transgenre. Et puis l’auteure monte crescendo dans le récit en ce qui concerne l’évolution de Liam et Regan. Il y a des tensions, ce n’est plus aussi rose qu’au début, chacun s’affirme de son côté. Pourtant j’aurais aimé en avoir beaucoup plus sur l’histoire. Parfois elle n’avançait pas tellement et j’attendais toujours le moment où Liam allait intervenir.

  Le thème est joliment abordé, cela reste sincère, avec de l’émotion et il y a des situations touchantes. La prise de conscience de Regan permet de rendre le roman plus intéressant. Julie Anne Peters retranscrit bien les difficultés d’une sœur à tenir seule un secret aussi lourd. On ne peut être que touché par la situation de Regan. J’ai beaucoup aimé l’aspect cocon familial un peu bizarre. Le père et la mère qui ne se rendent compte de rien pour des raisons différentes. Cette bulle familiale devient peu à peu étouffante dans le récit… si bien que Liam ne peut qu’exploser pour son plus grand bien. Si au départ je pensais que le point de vu de Regan allait me suffire, je me suis rendu compte que non. En fait j’aurais apprécié avoir les pensées profondes de Liam et Luna. Savoir ce à quoi il réfléchit, comment il aborde les choses etc. Je pense que ça doit être difficile à écrire quand on ne l’a pas vécu soi-même. J’ai été un peu frustré par rapport à ça.

  La plume de l’auteure m’a bien plu. On se laisse porter par ses mots, par ses descriptions, par les émotions qui se dégagent du récit. Même si je suis persuadé que j’en aurais beaucoup plus ressenti si Liam était le narrateur. C’est un style qui percute et qui ne laisse pas de marbre quant au sujet évoqué. La fin m’a bien plu. J’aurais apprécié qu’elle arrive bien plus tôt dans le récit. Je suis curieux de découvrir encore plus l’histoire dans un tome 2… même s’il n’y en a pas. Je veux savoir ce qu’il advient de Liam et Regan. Je trouve que l’auteure a été assez sadique sur ce coup là. Elle n’en a pas assez dit ! En tout cas je vous recommande ce roman. Malgré les quelques défauts soulevés, l’histoire reste touchante et le thème abordé est inédit. Rien que pour ça on doit s’y intéresser pour avoir un autre regard sur ce mal-être intérieur.

Ma note : 7,5/10.

Merci à Elodie et aux éditions Milan pour ce partenariat !

vendredi 22 avril 2016

Chronique : Young Elites - Tome 1 de Marie Lu


Young Elites – Tome 1 de Marie Lu.
(Genre : Science-fiction, YA).

Editions : Castelmore
Prix : 16,90€
Date de parution française : 16 juin 2015
Année de parution originale : 2014
Titre version originale : The Young Elites, Book 1.

  Résumé : Adelina a survécu à l’épidémie qui a ravagé son pays. Elle en a gardé des marques. Ses cheveux sont passés du noir à l’argenté et une cicatrice barre le côté gauche de son visage. Son père voit en elle une disgrâce pour son nom et sa famille : une malfetto, impossible à marier. Et la rumeur dit que les survivants comme Adelina n’auraient pas récolté que des cicatrices… Ils auraient acquis des superpouvoirs et se seraient regroupés, menaçant l’autorité en place. Bien que leurs véritables identités demeurent secrètes, tout le monde connaît leur nom : les Young Elites.


  Depuis que j’ai gagné ce livre l’année dernière lors d’un concours, j’avais très envie de le lire. J’ai donc attendu presque un an pour le sortir de ma PAL. La raison : le tome 2 « La confrérie de la Rose » est sorti hier (le 21 avril). Je vais donc enchaîner rapidement tant que je me souviens bien de l’histoire. Personnellement j’aime beaucoup la couverture. Elle reflète bien cet univers sombre et noir que Marie Lu  nous présente. Ce qui m’a tenté dans le résumé, c’est l’évocation des pouvoirs. En adepte de fantastique, je ne pouvais pas passer à côté. Au final, même si le livre possède 2-3 défauts, j’ai passé un très bon moment de lecture !

 L’auteure nous met dès la première phrase dans l’ambiance sombre de son histoire. Notre protagoniste nous le dit directement : elle va mourir demain. Ok ! Qu’est-ce qu’elle a fait pour mériter un tel châtiment ? Avec des souvenirs on va apprendre ce qu’Adelina a fait… malgré elle j’ai envie de dire. C’est une très bonne entame de récit. Le lecteur ne peut être que happer par la vie de notre protagoniste. On s’immerge et on adore.

  En ce qui concerne Adelina, j’aime beaucoup son prénom… futile vous allez dire mais des fois ça joue beaucoup dans un roman. Cette jeune fille a un sacré caractère : têtue, revancharde et méfiante. Elle possède une forte personnalité et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Il y a des fois où je n’ai pas compris ses choix. Adelina fait difficilement confiance à cause de son passé et c’est dommage qu’elle n’ait pas pris les devants sur certaines choses. Ça aurait pu changer l’histoire du tout au tout (mais je ne suis pas l’auteur lol). Ce que j’ai aimé ce sont les ténèbres, cette noirceur en elle qui alimente ses pouvoirs. Mon dieu que c’est puissant. Adelina peut aussi bien être un agneau qu’un terrible loup. J’ai aimé ce parallèle dans sa personnalité. Même si je l’ai apprécié, je dirai que j’ai quand même eu du mal à l’apprivoiser. Son côté froid et distant avec les autres personnages n’aide pas. Enzo, Raffaele, Teren, Gemma, Dante et Lucent sont des personnages importants dans le récit. Je vous laisse découvrir leurs rôles.

  L’histoire est très prenante. Les chapitres ne sont pas très longs mais l’écriture dans le livre est un peu petite. On a donc parfois l’impression d’avancer doucement. Au final on passe outre puisque les personnages n’arrêtent pas de bouger dans le récit. En plus Marie Lu fait parfois des flash-back sur les souvenirs d’Adelina avec sa sœur et son père. Alors oui le rythme peut parfois sembler long lorsque notre protagoniste ne se décide pas sur un fait simple. Chose qu’elle fait souvent quand même. Mais l’auteure réussit à nous embarquer avec les à côtés et c’est ce qui rend le roman intéressant. La noirceur du livre pousse vraiment le lecteur à se délecter de l’histoire.

  Ce qui m’a étonné d’une manière positive c’est l’étendue du récit. Marie Lu ne nous propose pas qu’un simple récit fantastique. J’ai trouvé qu’on était presque dans de la fantasy. Elle construit un monde nouveau, avec des coutumes nouvelles et tout un ordre hiérarchique intéressant. On ajoute à cela les pouvoirs des personnages et le combat entre les malfettos et la royauté… c’est un univers assez riche pour un premier tome. Cependant, j’ai senti que ce n’était qu’un tome 1 d’introduction. Je pense que l’auteure en a davantage sous la pédale. Qu’elle peut exploiter davantage son univers et nous livrer quelque chose d’encore plus abouti. Ce qu’il faut noter pour les futurs lecteurs c’est qu’Adelina est un personnage hors du commun. Comme le dit l’auteure dans les remerciements… elle a eu envie de raconter l’histoire d’un personnage méchant. Et elle nous le fait bien sentir dans le récit. Ses personnages en pleine plein la tête et elle n’hésite pas à les malmener. L’originalité du roman.

  J’ai bien aimé la plume de Marie Lu. Sa description des pouvoirs d’Adelina, de son monde construit selon son imaginaire… on arrive parfaitement à s’imaginer le tout. Le pire, ou le meilleur je ne sais pas, c’est qu’on ressent tout la noirceur du roman, tout le côté sombre de notre protagoniste. Le final est juste explosif. J’ai adoré les cent dernières pages. Beaucoup d’actions, 2-3 révélations qui permettent à l’auteure de rebondir. Et un épilogue qui promet une suite pleine d’actions… en tout cas je l’espère. N’hésitez pas à lire ce roman. Si c’est un tome 1 d’introduction, je le trouve tout de même assez abouti. En comparaison avec l’histoire d’Adelina, les héros des autres romans paraissent bien fades.

Ma note : 8/10.

mercredi 20 avril 2016

*Vidéo* : Mon Carnet Livresque #59


Salut les Readers !

Je reviens avec une vidéo "Mon Carnet Livresque" :D Mes 5 lectures de la première quinzaine de mars... oui il est temps n'est-ce pas ^^ En tout cas il y a du trèèès bon et du mitigé ! On ne peut pas tout aimer. Au programme du contemporain, de la SF et de la romance ;) De la diversité !! J'espère que la vidéo vous plaira ! Bon visionnage.

Enjoy <3

Mes lectures passées :
   
 

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