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jeudi 18 mai 2017

Chronique : Un peu plus que des amis de Michael Kun & Susan Mullen


Un peu plus que des amis de Michael Kun & Susan Mullen.
(Genre : Historique, Épistolaire).

Editions : Casterman
Prix : 16€ (Partenariat)
Date de parution française : 12 avril 2017
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : We Are Still Tornadoes.

  Résumé : Si vous êtes romantique, plein d’humour et d’espoir, si vous adorez l’idée d’un garçon et d’une fille qui s’écrivent des lettres en vrai, si vous aimez les grandes disputes et les belles réconciliations, si vous êtes fan de votre meilleur ami et qu’il est fan de vous… Alors jetez-vous sur ce roman, il a été écrit pour vous.


  Je vous le dis d’entrée ce roman est une pure merveille. J’ai tout adoré dans cette histoire que j’ai dégustée avec tellement de plaisir. Le résumé m’a attiré parce qu’il ne dit rien mais en même temps, il révèle les points forts du livre. Et c’est tout ce que j’aime en fait. La couverture est pas mal, c’est ce côté rétro qui m’a enchanté, si représentatif de l’histoire. Au final, je me suis régalé à suivre Scott et Catherine. Je suis passé à un cheveu du coup de cœur.

  Le ton est donné dès le départ. On sent l’humour dans les échanges épistolaires et la très grande amitié qui lie nos deux protagonistes. Cath part à l’université, laissant Scott dans leur ville natale, à travailler avec son père dans leur magasin. J’ai été curieux de voir leurs échanges. Les réactions de chacun lorsque l’un ou l’autre allait faire telle ou telle chose. On se prend très vite au jeu des lettres et je dois dire que ça rend le roman parfaitement addictif.

  Autant vous dire que j’ai adoré Cath et Scott de la même manière. Cath est une brillante élève, un peu naïve peut-être, qui va découvrir l’université et tout ce qu’elle comporte. J’ai aimé sa manière de penser et de voir les choses, son attachement à Scott et à sa vie. C’est une jeune femme sincère et franche mais qui en même temps a une très forte sensibilité. C’est une amie que j’aurais aimé avoir. Scott a vraiment de la chance de l’avoir : elle le soutient, lui remonte le moral et se livre en toute amitié. Scott, c’est le mec qui fait le pitre à l’école pour amuser la galerie. Le mec qui se cache derrière son humour pour faire le rigolo. Pourtant, c’est un jeune homme intelligent, travailleur, humble et d’une très grande loyauté. Cath a aussi beaucoup de chance de l’avoir comme ami. Leur relation m’a touché, leurs échanges m’ont captivé et cette complicité m’a fait beaucoup de bien.

  Le rythme de l’histoire est hyper dynamique. Les lettres sont parfois courtes, parfois longues (5 pages environ), mais le format épistolaire rend le tout très fluide. On tourne les pages, toujours curieux de connaitre les réponses de l’autre. Le fait est que oui, c’est leur vie qu’ils se racontent, mais des vies mouvementés aussi bien pour Cath que pour Scott. Le roman fait 345 pages mais j’avais déjà lu plus de la moitié (si ne n’est pas les 2/3) en 4 heures de temps. Vous allez le dévorer, vous laisser emporter et la magie va opérer.

  Les auteurs abordent des sujets qui m’ont personnellement beaucoup plu. Le changement de vie lorsqu’on va à l’université ou qu’on travaille pour de vrai. Les premiers vrais amours et dans le cadre d’une si belle amitié, la jalousie ou la peur de ne plus voir l’autre autant qu’avant. Les familles des protagonistes vont en prendre un coup (je ne vous dirai pas quoi) et chacun va devoir être là pour soutenir l’autre. C’est un roman plein de sensibilité, de complicité, de confiance et de seconde chance. Et surtout, un roman sur les choix qu’on prend dans sa vie. Des thèmes importants aussi bien en 1982 que de nos jours.

  Les écritures des auteurs sont bonnes. C’est cette amitié dans la vie des auteurs qu’on ressent aussi sur le papier. Cette complicité, ces moments de taquinerie et cette profonde reconnaissance envers l’autre. Le seul regret que j’ai, c’est que la fin soit un peu précipitée. J’aurais aimé avoir des lettres plutôt que des petits mots de quelques lignes. Mais en soi, la fin est belle, tout comme le reste du roman. Un peu plus que des amis est MA belle découverte de ce mois de mai. Un roman que j’ai dévoré en une journée. Des personnages attachants, une histoire épistolaire bien faite et une amitié indéfectible. Je vous le recommande fortement !

Ma note : 9/10.

Merci à Agnès et aux éditions Casterman pour ce partenariat !

mardi 15 novembre 2016

Chronique : Chère Alice de Cécilia Dutter


Chère Alice de Cécilia Dutter.
(Genre : Contemporain, Epistolaire).

Editions : Milady
Prix : 5,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 21 octobre 2016

  Résumé : Quand Alexandre rencontre Alice, il ne peut s’empêcher de lui écrire le désir qu’elle lui inspire. Mais celle sur laquelle il a jeté son dévolu n’envisage pas de vivre une relation adultère, et encore moins avec le mari de sa meilleure amie. D’ailleurs, pourquoi cette femme parfaitement épanouie dans son couple s’encombrerait-elle de cet homme de vingt ans son aîné ? Alexandre ne se laisse désarçonner ni par les réponses assassines, ni par l’ironie mordante de sa correspondante. Troublée par sa persévérance, Alice va finir par lui révéler les arcanes du désir féminin. Mais le désir qui naît entre eux n’est-il pas condamné à rester inassouvi ?


  Je ne lis pas beaucoup de romans épistolaires, pourtant c’est un fait : j’adore ça. Quand j’ai eu l’opportunité de lire « Chère Alice », je n’ai pas hésité une seule seconde. Le résumé m’avait tenté tout comme la couverture. Au demeurant simple mais qui attire le regard. Que vous dire à part que j’aurais pu adorer mais que je m’attendais à y trouver autre chose. Une bonne lecture teintée de quelques défauts.

  Dès le départ j’étais vraiment à fond dans ces échanges de lettres. La façon qu’a Alexandre d’écrire à Alice m’a retourné, renversé… si j’avais été une femme, j’aurais de suite craqué pour sa plume. C’est ce qui m’a poussé à continuer ma lecture. Surtout avec les lettres sèches d’Alice, qui ne mâche pas ses mots pour rembarrer ce gars un peu trop entreprenant… même de façon épistolaire. Ma curiosité n’a pas résisté à cette envie de lire. Et de savoir comment Alice et Alexandre allaient finalement s’apprécier.

  Alexandre est un personnage auquel je me suis attaché. Par sa persévérance, sa facilité d’écriture, son ton parfois un peu pompeux mais qui fait tout son charme. Sa manière d’aborder Alice et de lui soumettre ses envies les plus inavouables. Même malgré son âge, je pense que j’aurais pu apprécier Alexandre en tant qu’ami. Alice m’a plu par son côté franche et directe, par sa façon de remettre en place Alexandre. Peut-être ai-je vu en elle des qualités que je ne possède pas… Même si elle peut paraître froide, c’est ce contraste entre les deux personnages qui m’a plu. Pourtant même si leur relation évolue, je ne pensais pas que ce serait de cette manière. Et je crois que c’est pour ça que j’ai été déçu par la tournure qu’a pris le récit. Peut-être aurait-il fallu un peu plus creuser les personnages. Rien que d’aborder un peu plus leur vie respective et sortir un peu des lettres.

  Le rythme est intéressant notamment avec ces lettres alternées entre Alexandre et Alice. Des missives courtes, qui permettent une fluidité indéniable au roman. Les personnages abordent des sujets divers et variés de leurs vies mais aussi des choses plus intimes. On est sans cesse curieux de savoir où ils vont aller et comment ils vont aborder les choses. On se prend à rire parfois, à esquisser un sourire ou à être choqué par tel propos. Et puis le livre est tellement court qu’il se lit en à peine 2 jours.

  Les relations épistolaires sont quelque chose que j’apprécie dans les romans. Cela permet parfois de sa cacher derrière sa plume ou alors au contraire de se livrer totalement. C’est le cas avec « Chère Alice ». J’ai apprécié cette relation naissante mais n’ai pas compris la route prise par l’auteure pour son histoire. Je m’attendais à une histoire d’amour, une romance toute mignonne de deux êtres ayant peut-être eu le coup de foudre. A deux personnes qui se redécouvriraient de manière inédite. Dommage pour moi, je n’ai pas été servi de ce côté-là. Pourtant il y avait matière à faire quelque chose d’intense et d’incroyable.

  Comme je l’ai dit plus haut, bien que ce soit Alexandre ou Alice qui écrivent les lettres, c’est avant tout Cécilia Dutter qui trouve les bons mots. J’ai adoré sa plume et je n’hésiterai pas à lire un autre livre d’elle à l’avenir. Un talent français à souligner. En ce qui concerne la fin, je l’ai trouvé un peu précipité. Je m’attendais encore une fois à autre chose et tout est un peu retombé comme dans un soufflet au fromage. Bien mais ça aurait pu être mieux. Si vous êtes curieux de découvrir ce livre, n’hésitez pas. Il vous fera passer un bon moment. Personnellement je m’attendais à autre chose, dommage pour moi.

Ma note : 7,5/10

Merci aux éditions Milady pour ce partenariat !

vendredi 20 novembre 2015

Chronique : La folle rencontre de Flora et Max de Martin Page & Coline Pierré


La folle rencontre de Flora et Max de Martin Page & Coline Pierré. (Genre : Jeunesse, Epistolaire).

Editions : L’école des loisirs
Prix : 14,50€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2015 (Sortie le 11 novembre).

  Résumé : Lorsqu’elle découvre la lettre de Max, Flora est à la fois heureuse et troublée, elle reçoit si peu de courrier depuis qu’elle est en prison… Que peut bien lui vouloir ce garçon qu’elle ne connaît pas et qui semble persuadé qu’ils ont tous les deux des points communs ? Que peut-il partager avec une mineure condamnée à six mois ferme pour avoir violemment frappé une fille de sa classe ?


  Un bouquin épistolaire, cela fait longtemps que je n’en ai pas lu. Ce sont des livres qui en général me plaisent. Du coup, j’ai été intrigué par l’histoire de Flora et Max. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Allais-je trouver une romance, une histoire d’amitié ou encore autre chose ? Ma curiosité m’a donc poussé à accepter de lire ce récit. La couverture est toute jolie, toute mignonne. Elle est aérienne et sincère. Avec un œil d’adulte, je relèverai que le bouquin a de petits défauts. Mais dans sa globalité il plaira aux plus jeunes, comme aux adultes, j’en suis sur.

  Dès le début, on attaque avec une première lettre que Max envoie à Flora. Les auteurs posent vite leurs bases pour développer leur histoire. On va voir à travers ces missives que Flora est en prison pour une raison précise. Max lui est un garçon replié sur lui-même qui a peur de sortir pour affronter les autres : il est agoraphobe. Ce sont deux personnes que j’ai pris plaisir à découvrir. Qui lors du roman, ne vont cesser de se poser des questions sur eux-mêmes mais aussi sur l’autre et le monde qui les entoure. C’est comme si Max et Flora étaient fait pour se rencontrer dans la vraie vie… mais qu’il a fallu ces lettres pour qu’ils s’adressent la parole. Les deux vont se lier d’amitié, vont faire des projets ensemble. Chacun va aider l’autre à exorciser ses démons. Max va être là pour Flora afin de l’aider à supporter la prison. Flora va être là pour Max afin de l’aider à prendre sur lui, pour sortir hors de chez lui. Une très belle amitié avec deux adolescents attachants.

  C’est un livre qui se lit très vite. Les lettres sont courtes et le point de vue alterne sans cesse. On sent que c’est un roman bien construit, bien écrit et sincère dans la manière d’aborder les choses. Cependant, j’aurai aimé en savoir plus sur le passé de Flora et Max. Tout comme j’aurai aimé les suivre simplement chacun de leur côté sans lettre. Peut-être que les auteurs vont parfois trop vite, c’est peut-être mon œil d’adulte qui parle et qui critique. Mais j’ai ressenti un besoin d’en connaître davantage sur eux… c’est quand même positif dans un sens, si on a envie de creuser.

  Les thèmes abordés sont quand même assez difficiles. Mais à travers les missives, à travers le regard de deux adolescents, à travers un regard innocent sur l’autre… tout passe mieux. Les auteurs abordent donc l’agoraphobie, le stress que peut ressentir Max tout comme ses crises de panique. Et pour Flora, c’est le thème du harcèlement scolaire puisqu’elle en est victime… jusqu’au point de non retour pour la jeune fille. C’est bien traité, c’est sincère et c’est touchant. C’est comme si les lettres étaient en quelque sorte une thérapie psychologiques pour nos personnages.

  L’écriture à quatre mains est bien réalisée. Je ne sais pas comment les auteurs ont travaillé mais les lettres se répondent et se complètent. Le style est fluide, accessible aux jeunes. Les mots compliqués sont immédiatement expliqués pour éviter les frustrations du lecteur. Ce que je regrette c’est que j’aurai aimé à la fin qu’il y ait quelque chose qui se passe. J’ai espéré jusqu’à la dernière missive mais je reste dans l’expectative. Une cinquantaine de pages en plus ne m’aurait pas déplu. La fin est bien mais je reste un peu déçu. Voilà un roman que je vous recommande, surtout aux adolescents pour leur montrer ce qu’est la prison. Tout comme l’agoraphobie, pour comprendre ce que peut ressentir un jeune dans ce cas. Mais c’est une histoire qui saura toucher plus largement un public adulte, j’en suis convaincu.

Ma note : 8/10.

Merci à Coline et aux éditions L’école des loisirs pour ce partenariat !