Nos dernières chroniques...

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samedi 6 juillet 2019

Chronique : Elle s'appelait Camille de Lucie Galand

Elle s'appelait Camille
Lucie Galand

Éditions : Didier Jeunesse
Prix : 13,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 19 juin 2019

Résumé : Contraint de passer ses vacances dans la maison d’enfance isolée de sa mère, Lucas pensait s’ennuyer tout l’été. Mais lors d’une promenade en forêt, il aperçoit un faisceau de lumière qui le guide vers une jeune fille à la beauté surnaturelle, puis il s'évanouit. À son réveil, Lucas se met en quête de la jeune fille et réveille un secret familial enfoui depuis bien trop longtemps…


Avez-vous l'habitude de lire des romans jeunesses ? Avant sa parution, j'ai eu la chance de lire le roman de Lucie Galand publié chez Didier Jeunesse 😁

J'ai beaucoup aimé cette histoire. Lucas va partir en vacances avec sa famille dans le village natal de sa maman. Il va découvrir dans la forêt une apparition, le fantôme d'une petite fille de 13 ans s'appelant Camille 🤔 Ce qu'il apprendra, c'est que Camille est morte 40 ans auparavant ! De là, on va se poser beaucoup de questions. Pourquoi une telle apparition ? Pourquoi Camille apparait-elle en la présence de Lucas ? Sa famille est-elle liée à sa disparition ?

Le récit mêle plusieurs thèmes : la famille, les secrets, les relations filiales et fraternelles, une enquête, l'adolescence et les retours vers le passé ! Le roman est bien construit et on se laisse porter par l'excellente plume de Lucie Galand 😉 Les 130 pages se lisent avec facilité et les ados seront ravis de tourner les pages avec avidité !

Avec mon œil d'adulte, je n'ai pas eu de surprises parce que j'avais deviné les liens entre le passé et le présent. Mais un enfant / ado y trouvera son compte ! Pour débuter ou reprendre la lecture, c'est un roman parfait 🤗

➡️ Elle s'appelait Camille est un bon roman jeunesse ! Addictif, bien construit, avec une pointe de suspense et un côté fantastique... Je suis sûr qu'il trouvera son public, notamment grâce à la belle plume de l'auteure 😏

Ma note : 8/10

Merci aux éditions Didier Jeunesse pour ce partenariat !

mardi 27 septembre 2016

Chronique : Le dernier songe de Lord Scriven d'Eric Senabre


Le dernier songe de Lord Scriven d’Eric Senabre.
(Genre : Policier, Historique).

Editions : Didier Jeunesse
Prix : 14,20€ (Partenariat)
Date de parution originale : 17 février 2016

  Résumé : En se rendant à Portobello Road, le jeune Christopher ne s’attendait pas à devenir l’assistant de Mr Banerjee, un étrange détective privé qui résout ses enquêtes en rêvant. Il s’attendait encore moins à être plongé au cœur d’une effarante affaire : le meurtre à huis clos de Lord Scriven…


  Voilà un autre livre que j’aurais dû lire bien plus tôt. Le fait est que d’autres sont passés en priorité et celui là a dû attendre sagement dans ma PAL. La couverture est en plus très jolie. Ces déclinaisons de bleus, le titre qui ressort parfaitement bien. Elle ne peut qu’attirer les yeux du public dans les librairies. Pour tout vous dire j’avais lu le résumé lorsque je l’avais reçu… et depuis je l’avais oublié. Ça ne m’a pas dérangé, bien au contraire ! J’ai été surpris par les événements et au final j’ai passé un très bon moment de lecture.

  L’auteur débute son récit par la présentation de notre personnage principal Christopher. Jeune journaliste qui se retrouve sans emploi et qui, dans une annonce assez bizarre va postuler… à un job assez bizarre. Eric Senabre met en place son histoire rapidement et au bout de 50 pages, la rencontre entre Christopher et le célèbre mais non moins spécial Banerjee, est effectuée. Le lecteur a donc tout le plaisir de poursuivre l’intrigue en se posant déjà plein de questions. J’ai moi-même été intrigué par la suite des événements.

  Je ne peux pas dire que je me suis attaché dès le départ à Christopher et Banerjee. C’est en apprenant à les connaître au fil de l’histoire que je les ai de plus en plus appréciés. Au 1er abord, Christopher peut paraitre prétentieux et un peu trop fonceur dans ce qu’il entreprend. Quant à Banerjee… il est totalement fou, déjanté, mais on sent tout de même qu’il a la tête sur les épaules. La relation qui va se créer entre eux est attachante parce qu’ils passent d’employeur-employés à amis. Et si je vous parlais de Lord Scriven ? Ce personnage qui possède à lui seul son nom dans le titre du livre. Et bien non, je vous laisse le soin de découvrir quel est son rôle dans l’histoire. Je me suis fait berné par le titre, à vous de l’être à votre tour ! En tout cas il y a plein de personnages intéressants et vous n’allez vraiment pas vous ennuyer.

  Justement le rythme de l’histoire. Les chapitres sont assez longs, au final il n’y en a pas tant que ça. Pourtant Eric Senabre arrive bien à jouer entre la narration et les dialogues dans son récit. Le tout paraît fluide et les pages se tournent très facilement. L’intrigue menée par nos personnages nous rend curieux dès le départ. On se pose des questions sur l’enquête, sur les capacités de Banerjee et puis on se prend au jeu… on essaie de récolter des indices, de les mettre bout à bout et de déterminer qui est le coupable. Les personnages bougent aussi beaucoup dans le roman. Bref, je vous l’ai dit, on ne s’ennuie pas !

  J’ai adoré ce mélange des genres. Le livre possède à la fois une intrigue policière avec Banerjee et Christopher. Mais aussi un côté historique puisqu’on se situe dans le Londres du début du 20ème siècle. Egalement une touche de fantastique car le détective Banerjee a une méthode bien à lui pour décrypter les indices des enquêtes… le rêve. J’ai adoré ces mélanges que fait l’auteur. Tout est bien dosé et tout reste crédible pour que l’intrigue tienne la route. Et je peux vous dire que Lord Scriven va donner du fil à retordre à nos personnages. L’enquête est assez épineuse, le lecteur va devoir se triturer les méninges… mais l’auteur a des idées originales et bonnes pour son intrigue.

  Eric Senabre a une écriture assez mature pour un roman destiné aux enfants à partir de 13 ans. Attention rien n’empêche sa compréhension. Le contexte historique de l’histoire y est d’ailleurs sûrement pour quelque chose. Le style est fluide et on se laisse emporter facilement dans les songes de Banerjee. La fin m’a assez choqué. L’auteur m’a surpris par sa révélation et je dois dire que je suis resté sur les fesses. Bien joué ! J’espère qu’il y aura un tome 2 parce que laisser Christopher et Banerjee m’a fait un petit pincement au cœur. Un roman que je vous conseille… pour les jeunes, comme pour les adultes.

Ma note : 8/10.

Merci à Didier Jeunesse pour ce partenariat !

vendredi 23 septembre 2016

Chronique : Soléane - Tome 1 de Muriel Zürcher


Soléane – Tome 1 de Muriel Zürcher.
(Genre : Dystopie, Jeunesse).

Editions : Didier Jeunesse
Prix : 17€ (Partenariat)
Date de parution originale : 8 juin 2016

  Résumé : Sur le Coracle, cette île qui dérive au milieu des océans depuis plus de 400 ans, le pouvoir impose ses règles, parfois impitoyables. Soléane, qui vient d’être tatouée et déclarée libre, a toujours cru que c’était pour le bien de ses habitants. Pourtant, quand sa mère est brusquement arrêtée par les traqueurs, sa vie bascule. Désormais fugitive, Soléane peut-elle faire confiance à Tyll le jeune rebelle ? Il lui faudra comprendre qui sont ses ennemis, se battre et accomplir sa mission. L’avenir de l’île est en jeu.


  « Soléane » est un livre dystopique que j’ai trop fait traîner dans ma PAL. Sûrement à cause du genre… je me disais qu’une énième dystopie n’arriverait pas à me surprendre. Pourtant, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai commencé le bouquin. Je suis ressorti captivé par cet univers riche et envoûtant. La couverture ne me plait pas personnellement, mais elle représente bien le personnage central de Soléane. Au final le récit est une bonne découverte, j’ai passé un excellent moment !

  Dès le début on est intrigué par cet avant chapitre. On se demande si on va retrouver les personnages dans la suite de l’histoire. On se pose des questions sur l’univers mis en place. L’auteur aborde quelques points très succinctement pour attiser la curiosité du lecteur et c’est réellement bien fait. Et puis le chapitre 1 arrive et on découvre Soléane, son univers, sa famille et on ne peut être que transporté… je vous le garantis !

  Je vous avoue qu’au départ j’ai eu du mal à m’attacher à Soléane. C’est une jeune fille qui est indépendante, respectant à fond les règles imposées par le Coracle. Quand son destin bascule avec l’arrestation de sa mère, elle n’arrive pas à se remettre en question. Alors je ne dis pas qu’elle aurait dû le faire de suite, mais ça a pris un certain temps. Tyll, le jeune homme qu’elle va rencontrer, fait preuve de patience pour lui faire ouvrir les yeux. Soléane est loyale, intelligente, réfléchie et combative. C’est une fille avec un certain caractère que j’ai beaucoup aimé suivre. Son évolution est phénoménale dans le livre. Je ne vous en dirai pas plus sur Tyll ou les autres personnages. Je vous laisse les découvrir. C’est ce mélange des personnalités et de relations croisées qui amène le récit à être ce qu’il est.

  Franchement on ne peut pas s’ennuyer une seule seconde. Il y a beaucoup d’actions et les personnages bougent sans cesse sur cette minuscule île qu’est le Coracle. L’auteure ajoute également beaucoup de révélations et de retournements de situations : le lecteur peut à peine souffler lors de sa lecture. Ajoutez à cela les prises de conscience de Soléane sur l’univers qu’elle a toujours connu. Plus les changements de points de vue qui permettent d’avoir une vue d’ensemble de l’intrigue. Je dis chapeau à Muriel Zürcher pour avoir construit un roman aussi complet. On sent le travail et la connaissance de son histoire. Bravo !

  L’univers dystopique est carrément bien trouvé. C’est original, inventif et aussi carrément tordu par moment. Je ne veux rien vous révéler de crucial mais j’ai quand même envie de vous donner des indices pour vous tenter. Les couples vivant sur le continent et qui avait un enfant devait partir sur le Coracle si la femme pouvait allaiter. Tout ça dans le but d’y perpétrer une humanité saine. C’est ce que font les parents de Soléane au tout début du roman. Autour de cette idée, l’auteure a construit un monde peuplé de règles, de coutumes et de croyances. Un monde millimétré où la religion règne afin de maintenir l’ordre. Chaque personne a sa place dans cette société et personne ne peut y dévier. Soléane va devoir percer les mystères de cette société pour apprendre la vérité.

  Je crois que la plume de l’auteure y est vraiment pour quelque chose dans mon appréciation de l’histoire. J’ai trouvé que Muriel Zürcher arrivait parfaitement à décrire les espaces, l’environnement, les personnages et leurs ressentis. C’est un style mature, avec des phrases complètes et un vocabulaire riche. J’ai adoré la fin et ses rebondissements. Les révélations sont dingues et le lecteur reste bouche bée sur ce qu’il découvre. Je ne peux que vous recommander ce 1er tome. L’univers est top, les personnages sont attachants et l’intrigue est menée tambours battants ! C’est maîtrisé et parfaitement bien écrit. Je regrette de ne pas avoir eu de coup de cœur… mais peut-être pour le tome 2 ?

Ma note : 8,5/10.

Merci à Didier Jeunesse pour ce partenariat !


jeudi 8 octobre 2015

Chronique : Bluebird de Tristan Koëgel


Bluebird de Tristan Koëgel. (Genre : Jeunesse, Historique).

Editions : Didier Jeunesse
Prix : 14,20€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2015

  Résumé : Minnie est la fille d’un musicien qui chante le blues sur les routes du Mississipi. Elwyn est le fils d’un Irlandais, le contremaître d’une immense plantation. Quand ces deux là se rencontrent, ils tombent amoureux. Mais dans l’Amérique des années 1940, en pleine ségrégation, qui oserait croire que leur histoire est possible ?


  Je tiens tout d’abord à remercier Nathan qui a travaillé pour la maison d’édition Didier Jeunesse. Je pense que sans lui, je n’aurai pas pu lire « Bluebird ». Il m’a bien vendu le livre de telle sorte qu’il m’était impossible de ne pas accepter de lire cette histoire. Et puis il faut avouer que la couverture est juste magnifique. Une couverture à rabat joliment faite et bien pensée ! C’est du high level pour le petit prix du roman ! Au final, même si l’histoire a pris pour moi un virage inattendu, j’ai passé une bonne lecture !

  Dès le début on sent bien que l’auteur amène une ambiance particulière. Une ambiance, une atmosphère qui va coller tout au long du roman. Au départ on rencontre Minnie, une jeune fille musicienne avec son papa sur les routes du Mississipi. On va les suivre jusqu’à ce qu’ils arrivent sur une plantation de coton où règne la terreur. L’histoire se passe dans les années 40 et on est en pleine ségrégation. Minnie et son papa sont noirs, ils vont trouver refuge chez Papy, un ouvrier de la plantation. Mais la jeune fille va être étrangement attirée par Elwyn, le fils du contremaître irlandais. Une fille noire, un garçon blanc et une amitié naissante.

  Dans le récit, on va avoir le point de vue de plusieurs personnages : Minnie, Nashoba et Elwyn. Minnie est une enfant passionnée de musique. Elle aime le blues, elle aimerait faire des disques, mais la société l’en empêche à cause de sa couleur de peau. Elle aime son père plus que tout et c’est ce qui la rend touchante. Durant le roman elle va grandir, faire des rencontres intéressantes et réfléchir sur sa vie. Elle permet au lecteur de croire en l’espoir d’un avenir plus grand. Nashoba est lui un jeune homme d’une vingtaine d’année. Sa mère a prié les parents d’Elwyn de le recueillir pour lui éviter la guerre. C’est un personnage qui va beaucoup souffrir. Le chef de la plantation va lui en faire voir de toutes les couleurs, jusqu’à le traiter en esclave. Nashoba est intéressant par sa force de caractère et par son mental d’acier. A travers ses yeux on comprend que la famille d’Elwyn n’est pas aussi méchante derrière les apparences. Enfin Elwyn, est un jeune garçon qui suit ses parents lorsqu’ils s’installent dans la plantation. Il va lui aussi évoluer et grandir. Elwyn est un personnage intelligent, qui fait des sacrifices pour ses parents. Il n’hésitera pas à entrer dans leur jeu pour leur sauver la mise. Des personnages intéressants et bien construits pour rendre l’histoire envoutante.

  Le rythme est assez bon. Les différentes parties de différents points de vue apportent une fluidité au roman. Au cours de ce récit, les personnages bougent assez, ils rentrent souvent en conflit. L’auteur arrive à nous faire partager leurs émotions. On se prend à être anxieux, à en détester certains, à stresser avec eux. Ainsi, on avale les pages sans s’en rendre compte. Le rythme est aussi renforcer par la découverte d’un pays ségrégationniste envers les noirs. On découvre la violence, le mal à l’état pur, les tourments psychologiques qu’on peut infliger… Mais on se prend aussi à espérer parce que tous les blancs n’agissent pas de la même façon et ne pense pas de la même manière. C’est une chose importante à retenir. Ne pas mettre tout le monde dans le même sac. Il faut apprendre à les connaître, à creuser derrière la couleur de peau. Peut-être nous apprendront-ils des choses ou peut-être que ce sera l’inverse. Mais l’habit ne fait pas le moine comme on dit. L’authenticité de ce récit historique est le gros point fort du livre.

  Ce que je regrette cependant c’est que l’histoire a pris une tournure à laquelle je ne pensais pas. Avant de lire le livre, je pensais qu’il y aurait vraiment une histoire d’amour entre Elwyn et Minnie. Mais j’ai vite déchanté par la réalité de l’intrigue narrée. C’est en parti pour cela que le roman n’a pas été à la hauteur de ce que j’attendais. La romance promise est traitée en fond et j’aurai aimé qu’elle intervienne au premier plan. C’est dommage pour moi mais tout ce qui gravite autour de l’histoire reste passionnant. Malgré la violence, l’auteur imagine un monde meilleur. Un monde fait de remises en question et d’espoir que Minnie interprète parfaitement. Son évolution, son ascension est vraiment révélatrice d’une société qui a évolué.

  La plume de l’auteur est intéressante par l’atmosphère qu’il crée et par l’authenticité du récit dégagé. On arrive très facilement à s’immerger dans cette histoire. Il y a beaucoup de phrases touchantes et intéressantes. Qu’elles soient liées à la musique, à la société, à la hiérarchie ou encore à la vie tout simplement. La fin m’a beaucoup plu en sachant par quoi les personnages étaient passés tout au long du récit. C’est comme si on avait fait le tour et qu’on revenait au début avec toutes les améliorations acquises. Si vous aimez les romans historiques, les personnages attachants et les histoires fortes… « Bluebird » est fait pour vous !

Ma note : 7,5/10.

Merci à Nathan et aux éditions Didier Jeunesse pour ce partenariat !