Nos dernières chroniques...

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jeudi 9 juillet 2015

Chronique : Evolutis - Livre 1 : De chair et de sang de Christie Bronn


Evolutis – Livre 1 : De chair et de sang de Christie Bronn. (Genre : Fantastique, Romance).

Editions : Editions de la Reine
Prix : 18,90€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2015

  Résumé : 2033, Ebola a ravagé notre monde. Les Evolutis protègent ce qui reste de l’humanité. Traquée, Emma doit lutter pour sa survie et contre elle-même. Son sang est la clé. Dans sa fuite solitaire, elle rencontre Ian qui lui fait entrevoir ce qui peut la sauver ou la détruire : l’espoir. Ami ou ennemi ? Tiraillée dans sa chair et son sang, elle devra choisir.


  Christie Bronn, je la connais pour son premier roman « Eveille-moi » qui avait été une agréable surprise. Je l’avais trouvé bien écrit, addictif et l’histoire se révélait intéressante. Avec le tome 1 d’ « Evolutis », on change totalement de genre puisqu’on est dans de la dystopie. Je vous avoue que j’ai eu peur de ce changement, mais j’ai eu tort. La couverture de ce roman est vraiment bien réalisée. Les finitions des personnages les rendent d’autant plus réels qu’ils restent fictifs. Au final, même si c’est un gros tome d’introduction à l’univers et à l’histoire, j’ai adoré !

  Dès le début, je me suis senti attiré dans ce monde. Je me suis senti proche d’Emma et de ses problèmes. Une chose est certaine, la plume y a été pour beaucoup. L’auteure ne tourne pas autour du pot et nous fait les présentations de son personnage principal. Elle rentre dans le vif du sujet avec le virus Ebola qui a décimé presque toute la planète. C’est une bonne entrée en matière qui laisse le lecteur curieux de connaître la suite.

  Emma est un personnage qui m’a beaucoup plu et je me suis bien sur attaché à elle. Alors oui, elle se pose beaucoup de question sur les personnes qu’elle va rencontrer. C’est une jeune fille torturée par ce qu’elle est devenue et par sa fuite qu’elle va entreprendre. Mais Emma est une héroïne forte, qui a un bon caractère bien trempé. Même si elle tombe en pamoison devant Ian sans cesse, on la comprend par un élément important. Emma va quand même évoluer au fil du récit et c’est très appréciable. Ian est aussi un personnage important dans l’histoire. Il va soutenir Emma et en quelque sorte lui montrer le chemin à suivre. Ian est son pilier, un amour inexplicable qui n’était au début pas prévu pour tous les deux. Ce duo de personnage marche bien. Même si pour Emma, on a des flashs back montrant son passé, j’aurai aimé en apprendre davantage sur Ian.

  Le rythme est monstrueusement addictif. Je ne sais pas comment fait Christie Bronn pour écrire des romans aussi rythmé. Le fait est que les personnages bougent beaucoup, apprennent énormément de choses et évoluent ensemble. Mais les chapitres sont aussi assez courts, ce qui renforce cette impression de fluidité. Il y a aussi beaucoup d’actions puisqu’Emma n’hésitera pas à se battre contre ses ennemis. L’auteure réussi aussi à nous faire ressentir pas mal d’émotions à travers sa plume et c’est fort agréable.

  En ce qui concerne l’univers de cette dystopie, je l’ai trouvé original et novateur. Cependant, ce tome 1 reste un gros tome d’introduction. Le fait est qu’on a des éléments sur le virus Ebola et sur ses conséquences au niveau de la planète. J’aurai aimé avoir plus de précision, peut-être rencontrer à travers Emma quelqu’un atteint du virus. Pour moi, on en connait aussi très peu sur les Evolutis (mais je pense que c’est normal dans ce tome 1), qui sont importants dans le récit. En ce qui concerne les capacités d’Emma, j’ai trouvé qu’elles étaient bien amenées dans l’intrigue. Mais peut-être que tout ce qu’elle peut faire est un peu too much. Je ne sais pas j’ai eu l’impression qu’on lui rajoutait des facultés au fur et à mesure du roman. Après, c’est ce qui fait d’elle une héroïne forte. Donc ce n’est pas plus mal pour la suite.

  La plume de Christie Bronn a ce petit quelque chose en plus qui rend le roman hyper addictif. Déjà, elle a l’avantage de savoir transmettre les émotions de ses personnages au lecteur. Et puis elle a une manière de décrire les évènements et les paysages… on se les imagine parfaitement. Jusqu’au bout, j’ai cru à un destin différent pour Emma, finalement elle a fait un choix et j’espère qu’elle ne le regrettera pas dans le tome 2. C’est une dystopie française que je vous conseille fortement. Malgré des petits défauts sur l’univers et le passé des personnages c’est un livre complètement fou ! Un tome d’introduction qui insère de bonnes bases pour la suite. Franchement n’hésitez pas et foncez… sans être atteint par le virus Ebola !

Ma note : 8,5/10.

Merci à Christine et aux éditions de la Reine pour ce partenariat !

dimanche 5 juillet 2015

Chronique : Anonymes Objections de Jean-Pierre Lartigue


Anonymes Objections de Jean-Pierre Lartigue. (Genre : Policier).

Editions : Les éditions Baudelaire
Prix : 20€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2014

  Résumé : Un homme d’origine roumaine déclare à la police qu’il a retrouvé le corps d’un camarade, un certain Milos Obrésevic, sans vie sur le carrelage crasseux de son squat. Pas moins de six éléments de preuve visiblement incontestables désignent Gérald Montagné, un médecin adulé de tous pour sa générosité et son humanisme, comme étant l’auteur de ce meurtre. Personne ne doute de sa culpabilité. Personne sauf sa nièce, la belle Anne-Lise, qui a décidé de tout entreprendre pour prouver le contraire, et deux personnages hors du commun, qui se sont ralliés à sa cause : Norbert, un retraité solitaire, et Josselin, un jeune homme surdoué, hacker d’exception à ses heures. Que vont-ils trouver pour contrer l’enquête officielle de police ? Les éléments à charge démontrent-ils aussi incontestablement que cela la culpabilité de ce si honorable et si respecté médecin ?


  Pour tout vous avouer, je ressors un petit peu frustré de ma lecture. Je n’ai pas été autant pris par le roman que ce que j’aurai souhaité. C’est une bonne petite lecture qui manque de profondeur sur certains points. De ce fait, ce n’est pas un roman autant passionnant que ce que j’avais pensé. La couverture est vraiment accrocheuse. C’est limite si elle n’est pas un peu flippante. Je n’avais pas lu le résumé et heureusement, sinon j’aurai trouvé le temps long. Une lecture agréable mais sans plus.

  Le début est intéressant par sa forme. Mais je l’ai trouvé aussi très lent. Il faut bien attendre 70 pages pour que l’intrigue commence pleinement. Avant, on fait la découverte des personnages, de comment ils se rencontrent, comment ils vont se lier d’amitié. Alors vous me direz qu’au moins, l’auteur pose des bases et nous permet d’en apprendre plus sur  Norbert et Josselin. Mais pendant ce temps… je n’ai pas vraiment trouvé ça accrocheur. J’ai l’habitude des policiers qui sont direct dans l’action, dans le punch et là ce n’est pas trop le cas.

  Malheureusement, je ne me suis tellement attaché aux personnages. Je reconnais que le duo Norbert-Josselin fonctionne bien. Mais je ne me suis pas identifié à eux. Je pense que Josselin est un peu trop gamin pour moi et Norbert un petit peu trop vieux. C’est l’extrême en fait. Après, la relation d’amitié qu’ils nouent est intéressante et sincère. C’est ce que j’ai apprécié. Ils sont aussi d’une intelligence remarquable. Pour Josselin, je n’ai pas aimé sa manière de raisonner lorsqu’Anne-Lise entrait dans l’histoire. Autant vous dire tout de suite que la relation d’amour entre ces deux là ne m’a pas du tout convaincu. J’ai trouvé ça cliché, tiré par les cheveux et je n’y croyais pas. J’ai sans cesse levé les yeux aux ciels. Pas assez de profondeur dans les sentiments. Et je n’ai rien ressenti avec eux.

  Le rythme est lui par contre bon. Les chapitres ne sont pas longs ce qui amènent une fluidité au récit et une cadence à l’intrigue. J’ai aimé aussi le fait que les chapitres soient par étape. Je m’explique : chaque chapitre a un titre bien à lui. De ce fait, on sait que dans tel chapitre il va se passer telle chose. J’ai trouvé cela intéressant parce qu’au final le roman se veut précis dans sa structure et sa forme. Le rythme est aussi renforcé parce que les personnages bougent et réfléchis beaucoup. L’intelligence c’est la clef de la réussite. Jean-Pierre Lartigue en fait une admirable démonstration.

  J’en viens à ce qui pèche vraiment ici, c’est l’enquête menée par Anne-Lise, Josselin et Norbert. Je ne l’ai pas trouvé prenante, haletante ou dingue. Je n’ai pas ressenti cette petite étincelle qui me booste lors de ce genre de lecture. Je pense que l’écriture à la troisième personne du singulier a fait que j’ai été détaché du roman. Certes, j’étais curieux de savoir ce qu’il s’était passé. Mais (je ne sais pas comment dire), tout se résout trop vite, trop bien, c’est trop facile. L’enquête n’est pas assez mise en avant je trouve. Par contre ce qui m’a plu dans le roman, ce sont toutes les touches historiques et juridiques. L’auteur est fichtrement bien renseigné et consciencieux de faire partager tout ça au lecteur, chapeau !

  L’écriture m’a au début dérangé. Jean-Pierre Lartigue fait des phrases vraiment longues comme les profs de Droit… coïncidence. Mais au final je m’y suis habitué et ça ne m’a plu du tout dérangé. Même si la fin est très jolie, je n’ai pas compris le dernier paragraphe. Soit c’est censé être un retournement de situation et je ne l’ai pas compris… soit c’est censé nous mettre sur la voix pour un autre tome et je n’ai encore pas compris ! Attention toutefois aux éditions Baudelaire pour les nombreuses coquilles présentes… ça gâche un peu la lecture. Au final, une lecture sympathique mais sans plus.

Ma note : 6,5/10.

Merci à Florent et aux éditions Baudelaire pour ce partenariat !

samedi 4 juillet 2015

*Vidéo* : Mes lectures pour cet été 2015 !


Salut tout le monde !

Et oui, l'été est déjà bien entamé... les températures s'envolent et c'est la canicule !! J'espère que vous ne souffrez pas trop de la chaleur ? Personnellement ça va mais bon faudrait pas qu'il fasse plus chaud sinon c'est intenable :/ Bref, je vous présente dans cette vidéo mes 21 lectures pour cet été :D Il y a un peu de tout, vous savez comme j'aime lire tous les genres ! J'espère que la vidéo vous plaira et n'hésitez pas à me donner votre avis sur ces bouquins ;) Bon visionnage !

Enjoy <3

Mes 21 lectures pour cet été :
       
       
      

mercredi 1 juillet 2015

Chronique : La fille-sortilège de Marie Pavlenko


La fille-sortilège de Marie Pavlenko. (Genre : Fantasy, Jeunesse).

Editions : Le Pré aux Clercs
Prix : 16€
Année de parution originale : 2013

  Résumé : Six clans dirigent la cité. Chacun possède une Magie qui commande aux éléments ou aux être vivants. De leur union dépend l’équilibre. C’est pourquoi durant la Fête des Echanges, les adolescents sont soumis à des épreuves, en vue d’être initiés. Parce qu’elle a échoué, la jeune Erine est bannie, loin de sa famille et de son Clan. Condamnée à survivre dans la zone d’exil, elle va bientôt découvrir le sombre secret de la Cité. Et le terrible complot qui menace de la détruire.


  PETIT COUP DE CŒUR ! Comment fait-elle ? Comment fait Marie Pavlenko pour écrire des romans aussi bons ? Je fais de suite appel à une maison d’édition pour reprendre ce livre et le publier en poche. Il mérite tellement d’être lu par le plus grand nombre d’entre vous ! Marie m’a encore une fois charmé avec son imagination et sa plume. Je dois donc remercie Momoko du blog « Mo comme Mordue » et mon binôme Guillaume du blog « Tribulations d’une vie », pour m’avoir fait sortir ce roman. J’adore la couverture, et le résumé je ne l’avais pas lu. Du coup je me suis laissé porter par l’univers du début à la fin… et j’ai adoré !

  Dès le début, je me suis laissé porter dans la Cité des Six, à découvrir les us et les coutumes de ces personnes. A travers le regard que porte Erine sur la Cité, on apprend, on analyse, on ingurgite les informations sur l’univers. Le début peut paraître lent, surtout parce que je ne savais pas quel chemin l’histoire allait prendre. En fait, l’auteure place ses pions, comme un grand jeu d’échec. Du coup, même si côté action c’est mou, on compense au niveau de l’apprentissage de l’univers. Et c’est top !

  Erine est encore une fois une héroïne avec laquelle je me suis fortement attaché. Et il y a un moment où j’ai même vu du Marie Pavlenko en elle. Je ne sais pas, j’ai eu un flash en lisant et je me suis dit que l’auteure aurait très bien pu être le protagoniste de cette histoire. Erine s’est forgé un fort caractère pour survivre hors de la cité après son bannissement. Elle est entreprenante, rusé, maligne et intelligente. En somme, tout ce que j’aime chez une héroïne. Et puis surtout, il y a cette capacité spéciale qui la caractérise et qui la rend si différente. Il y a comme autre personnage Arkadi, l’acolyte recueilli par Erine. Par son humour et ses manières il allège un peu l’ambiance du roman par moment. Et franchement, c’est un duo qui marche du tonnerre ! Encore beaucoup de personnages, mais je vous laisse la découverte lors de la lecture.

  Le rythme est vraiment très bon. Si le début peut paraître lent par la découverte de l’univers, de l’histoire d’Erine et des six Clans de la Cité, il n’en est pas moins intéressant. On s’intéresse à tout, on est curieux de tout et chaque détail grappillé n’est que positif pour l’histoire. Les chapitres sont assez courts ce qui offre au récit une véritable fluidité. Et chaque chapitre est décomposé en plusieurs sous-chapitre ce qui aide à renforcer le rythme. Vous n’arrêterez pas de tourner les pages, je vous le garantie. Et puis la deuxième partie est rythmée à souhait, on ne va pas arrêter de bouger !

  Le point qui m’a le plus charmé, envouté, impressionné, c’est l’univers créé par Marie Pavlenko. Cette auteure a un véritable talent. Un talent inouï et incontestable. En plus d’inventer des personnages attachants, les mondes qu’elle imagine et crée sont tout autant dingue. Tout est pensé, maîtrisé, chaque élément est à sa place dans l’ordre des choses. Chaque ficelle est tirée doucement pour que la Cité se révèle au lecteur. Jusqu’à l’éclatement et les révélations qui tombent. J’ai été ébahi par la tournure que prenait l’histoire. Les us et coutumes sévèrement bâties qui tombent sous les retournements de situation. Et l’ampleur de la Magie prend une importance que je ne soupçonnais même pas. Et quand on me parle de Magie, je ne peux qu’apprécier un roman. Surtout qu’ici, elle est magnifiquement mise en avant ! J’ai ressenti ce petit creux dans le ventre d’Erine, ces petits picotements, la vague qui déferle. Un univers qui en balaye un autre et c’est un véritable plaisir.

  La plume, le style d’écriture de Marie Pavlenko est juste dingue encore une fois. A la fois poétique et sincère. Elle choisit ses mots et construit ses phrases d’une manière si riche et prenante. Combien de fois je me suis dit que cette phrase ou ce mot était parfait. J’adore, je suis fan encore une fois ! Et puis cette fin… ce n’est pas un cliff-hanger de ouf comme Marie a l’habitude de nous faire. Mais moi je veux une suite ce n’est pas possible ! J’ai envie de voir si l’évolution d’Erine a porté ses fruits, j’ai envie de retourner à la Cité des Six… Bref, Marie merci pour cette lecture que je recommande amplement si vous trouvez un exemplaire de ce bouquin !

Ma note : 9/10.

mardi 30 juin 2015

Chronique : Half Bad - Tome 2 : Nuit rouge de Sally Green


Half Bad – Tome 2 : Nuit rouge de Sally Green. (Genre : Fantastique, Jeunesse).

Editions : Milan
Prix : 16,90€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Half Life, Book 2 : Half Wild.

  .Résumé : Ça y est, Nathan est un vrai sorcier, il a reçu son don. Il va lutter à armes égales contre les sorciers blancs. Mais un terrible choix se présente à lui : choisir entre Marcus, son père, et Annalise, son amour.


  .Le tome 2 de Half Bad est un roman de transition dans la série qui m’a paru durer une éternité. Pourtant je suis allé voir ma chronique du tome 1. Et je lui avais mis une note de 9/10. Ici dans ce second volet tout m’a paru différent, peut-être parce que je savais dans quoi je m’embarquais. En tout cas, les éditions Milan ont fait un terrible travail sur la couverture du roman. Elle est magnifique et le touché velouté est top ! Ma lecture aura donc été en dent de scie tout du long.

  .Lorsque j’ai entamé les premières pages, j’avais retrouvé ce qui m’avait énormément plu. Cette plume incisive et concise qui me faisait mal au ventre dans le 1er tome. Et puis surtout, cette narration a la deuxième personne du singulier si particulière. Mais lorsque l’auteure repart avec le point de vue de Nathan, je n’ai pas retrouvé cette magie. Bien que le début soit prenant par le mystère qui plane autour de certains points. La suite m’a fait déchanter et c’est dommage.

  .Nathan est un personnage que j’adore en plus. Toujours aussi tourmenté par son côté noir que son côté blanc. Son véritable don lui fait peur et il va devoir l’apprivoiser et le maîtriser. Nathan est un jeune homme qui évolue dans ce tome 2. Tout en se posant des questions dans les relations qu’il peut avoir avec Annalise, Marcus ou encore Gabriel. Et j’ai apprécié toutes ces remises en question qui amènent un côté très psychologique au roman. Je trouve que les personnages sont bien travaillés. Et franchement, je me méfis de certain, surtout d’une fille en particulier. Je ne la sens vraiment pas ! En tout cas, il y a une alchimie de personnages qui rend le roman intéressant par sa diversité.

  .Bon, parlons des choses qui fâchent. J’ai bien dû mettre 5 jours à lire ce tome 2 alors que j’avais dévoré le tome 1 ! Le rythme est franchement mal foutu. Il ne se passe rien de significatif jusqu’aux 100 dernières pages. Certes, ça se lit vite et les chapitres sont courts (heureusement d’ailleurs). Mais l’action peine vraiment à arriver. Il y a toute une intrigue sur la prétendue armée de sorciers libres qui m’a fortement ennuyé. Si l’auteure avait réglé ça en 50 pages, ça m’aurait vraiment facilité la tâche. Après, il y a l’évolution de Nathan qui vient en parallèle. Elle amène ce côté piquant qui sauve un peu le roman. En fait de la page 20 à la page 300, il ne se passe presque rien. Bon j’exagère, il y a quelques scènes où il y a des combats, où les personnages se prennent la tête pour des décisions importantes. Mais rien ne fait avancer l’intrigue de manière significative.

  .L’univers est toujours aussi intéressant ! Bien qu’il ne soit, à mon goût, pas tellement mis en avant. On en apprend plus sur le don de Nathan et sur ce qui se trame entre les sorciers blancs et noirs. Mais c’est tout. J’aurai aimé plus de combats magiques, plus de sorts, d’incantations etc. Il y a juste une scène d’action avec de la magie qui est époustouflante. Je l’ai adoré. Sinon, il est vrai que l’univers tarde à se révéler à nous. La magie c’est ce que j’attends le plus dans ce type de roman. Mais après dans un tome 2, on ne peut pas tout avoir.

  .L’écriture de Sally Green est très intéressante. Je n’ai pas été transporté ou percuté comme dans le 1er tome. Mais la psychologie de Nathan est très complexe ce qui amène le lecteur à se poser avec lui beaucoup de questions. La plume est sincère, droite, concise. L’auteure choisit ses mots avec soin et j’apprécie particulièrement. La fin est juste une explosion d’actions. Tout se concentre à la fin et c’est bien dommage d’ailleurs. Un évènement de taille va nous permettre d’avancer dans l’intrigue. Je dois dire que le père de Nathan, Marcus, m’a beaucoup surpris par son caractère et sa franchise. Je ne l’imaginais pas comme ça. Une fin qui me donne envie de savoir ce qui va se passer dans le 3ème et dernier tome de cette trilogie. J’espère retrouver l’action qui manquait ici et un univers encore plus poussé. Je fais confiance à l’auteure pour ça avec la fin de dingue de ce tome 2. Si vous voulez tenter le 1er tome, n’hésitez pas !

.Ma note : 7/10.

Merci à Elodie et aux éditions Milan pour ce partenariat !

*Vidéo* : Mon Carnet Livresque #43


Salut tout le monde !

Comme j'ai un peu pris du retard dans mes avis lecture, je reviens avec ce type de vidéo :D En espérant que ça ne vous dérangera pas ! En fin de semaine, je vous présenterai les livres que je vais lire cet été ;) J'ai déjà hâte de vous montrer ma sélection ^^ Bon visionnage !

Enjoy <3

Mes lectures passées :
   

mercredi 24 juin 2015

Chronique : Les Déviants de Westley Diguet


Les Déviants de Westley Diguet. (Genre : Amour, Drame).

Editions : Westley Diguet
Prix : 10€
Année de parution originale : 2015

  .Résumé : Paris, France, 2022, Tyler et Alexandre vivent en couple depuis plusieurs années lorsque le Lord arrive au pouvoir. La France s’assombrit et bientôt l’Europe toute entière sombre dans un chaos indescriptible. « Les Déviants » sont fichés, interpellés, privés de leurs droits et petit à petit, on voit leur nombre diminuer. « Les Déviants » sont les hommes qui aiment les hommes, les femmes qui aiment les femmes… Ils sont devenus des cibles, des sous-hommes, et la traque a déjà commencé. Fuir est une possibilité, mais le secret que les deux jeunes hommes gardent dans leur cœur, les retient dans l’ancienne Ville Lumière… Prêts à tout pour le protéger, ils mettront leur vie en danger. Pour l’Amour, contre l’Injustice.


  .Lorsque Westley a sur sa page parlé de son action pour l’association « Le Refuge », je n’ai pas hésité à commander son roman. Si lire peut amener à faire un petit geste, je suis pour. De plus, c’était l’occasion pour moi de découvrir sa plume. « Les Déviants » possède une magnifique couverture, tellement représentative du bouquin. L’illustrateur a totalement cerné l’intensité de la scène se déroulant dans le roman… franchement chapeau ! Le résumé, je l’avais lu en avril, lors de ma commande… mais je n’avais plus tous les détails en tête. J’ai passé avec ce court roman de 144 pages, une lecture incroyable !

  .Le prologue m’a de suite happé dans cette histoire. L’auteur rentre dans le vif du sujet dès le départ. Il met en relief la différence de nos personnages. Une différence qui fait mal et qui ronge. Une différence qu’on marque d’un tissu de couleur rose… comme avec l’étoile juive pendant la 2nde Guerre Mondiale. Le parallèle ne cessera d’être fait durant le roman. Et j’ai trouvé l’idée incroyable bien qu’elle soit très extrême. Je ne doute pas que ma chronique sera contradictoire. Parce que je vais vous dire que j’ai aimé et adoré… Mais dans l’autre sens, les personnages vivent des choses horribles et Westley Diguet n’hésitent pas à pousser au maximum ses idées.

  .Je ne sais pas ce qui s’est réellement passé avec les personnages. Ils m’ont profondément touché et ému. D’une manière incroyable, forte et sincère. Tyler est le personnage qu’on va suivre. A travers son regard, on voit l’amour qu’il porte à Alexandre. Un amour inconditionnel et profond. C’est un jeune homme qui ne cessera de se battre pour sa cause. Il est courageux, bon et altruiste. Un homme profondément porteur de valeurs humanistes. Quant à Alexandre, il possède les qualités de Tyler. Mais comme le dit si bien ce dernier, il est encore plus brave et courageux que lui. Parce qu’à la différence de Tyler qui veut se rebeller, Alexandre se tait et rentre dans le rang. C’est un couple uni et soudé, dont l’auteur a parfaitement réussi à nous montrer l’intimité. Même celle la plus profonde. Je regrette qu’on ne connaisse pas plus leur passé… Mais ils restent des personnages attachants au possible. Je me contenterai de ces personnages, parce que je veux vous laisser la surprise de la découverte.

  .Le rythme de l’histoire et de l’intrigue est dingue. En 144 pages, il se passe énormément de choses. Alors certes, tout n’est pas expliqué dans le détail. Difficile de raconter une histoire complète avec si peu de pages. Mais sincèrement, je m’en moque. L’auteur va à l’essentiel, narre ce qui compte réellement. Et on ne peut pas s’arrêter de tourner les pages. Les chapitres ne sont pas longs ce qui amène une fluidité supplémentaire au récit. Rien n’est superflu, tout est à prendre et à assimiler… parce que ce simple roman est porteur de messages et de valeurs importantes.

  .A travers cette petite dystopie, les homosexuels sont traqués pour être éradiqués. L’idée fait réfléchir, surtout que l’histoire se déroule en 2022… pas si loin de nous au final. J’aurai aimé que Westley Diguet nous explique plus l’ascension au pouvoir du Lord, qu’il nous explique plus en détails la mise en place de ce régime. Après, je sais qu’en peu de pages, il est difficile de tout décrire. Mais j’ai trouvé son idée extrêmement culottée et forte, bien qu’elle soit choquante aussi. Parce que dans son monde, l’auteur ne fait pas dans la demi-mesure. C’est oppressant, heurtant, violent et surtout déchirant. Un futur que le lecteur réussi à assimiler et à comprendre. Et on veut évidemment se battre pour sauver les droits des « Déviants ».

  .Le style de l’auteur m’a énormément plu. Il a une manière d’écrire qui est très touchante et sincère. C’est un style qui m’a immergé dans l’histoire. Sa description des scènes est remarquable et je peux vous dire que j’ai eu ma petite larme. Il y a une telle sincérité dans son écriture, qu’on sent que ça vient du cœur. Les émotions sont fortes, vous ne ressortirez pas indemne de votre lecture. Autant dans les émotions positives que négatives. Ce combat mené par Tyler et Alexandre m’a vraiment mis mal au ventre parce que c’est beau. La fin m’a énormément plu, surtout l’épilogue ! Je ne peux que vous recommander ce bouquin. Parce que Westley Diguet décrit l’amour dans ce qu’il est, dans son plus simple appareil.

.Ma note : 9/10.

Les exemplaires des « Déviants » seront disponibles à l’achat au Salon du Livre de Poitiers et à la Japan Expo. Si après ces événements, il reste des exemplaires à l’auteur, il les mettra en vente sur Amazon. Merci de votre compréhension.