Nos dernières chroniques...

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dimanche 28 février 2016

Chronique : Phobos - Tome 1 de Victor Dixen


Phobos – Tome 1 de Victor Dixen.
(Genre : Science-fiction, YA)

Editions : Robert Laffont
Prix : 17,90€
Date de parution originale : 11 juin 2015

  Résumé :
Ils veulent marquer l’histoire avec un grand H.
                                                                                                                                                    
Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.

Elle veut trouver l’amour avec un grand A.

Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour…

Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.


  « Phobos » est le livre qui en 2015 a indéniablement fait parler de lui. Les coups de cœur n’ont cessé de fleurir sur la toile. Les éloges en veux-tu en voilà n’ont pas cessé de pleuvoir. Dans tout ça, j’ai été admiratif de ce qu’avait pu créer l’auteur pour enchanter autant les lecteurs. Et au fur et à mesure des avis, j’ai pris peur. Peur de ne pas apprécier à sa juste valeur le récit. Peur aussi d’avoir trop d’attentes. La couverture est tout simplement magnifique. Elle correspond bien au récit, à ce voyage en direction de Mars. Le résumé est accrocheur, je comprends pourquoi tant de gens ont déjà cédé à la tentation de cette lecture. Au final si j’ai passé un très bon moment, certains points m’ont un peu dérangé. Ce n’est donc pas un coup de cœur comme la majorité des lecteurs.

  Je suis de suite tombé dans le piège du récit. Cette structure bien particulière construite par l’auteur. Cet engouement du monde entier pour cette téléréalité en direction de Mars. On se sent directement impliqué dans le récit et on se pose pas mal de questions. L’auteur ne fait pas dans la dentelle. Dès la 50ème page, on a une révélation de dingue qui m’a juste surpris. Ça pousse le lecteur à continuer. Tout au long du récit, il y a des petites bombes qui font tomber nos belles illusions. C’est ce que j’ai adoré.

 Franchement il y a beaucoup, beaucoup de personnages. Si on se concentre sur Léonor (une prétendante), Serena (productrice de l’émission) et Andrew : je ne me suis pas attaché à eux de la même manière. Celle à qui je me suis le plus attaché est incontestablement Léonor. Il m’a fallu un certain temps mais au fil du récit son évolution est impressionnante. Elle est intelligente, droite dans ses baskets, persévérante. Son passé est sa plus grande faiblesse et je regrette qu’on n’en connaisse pas plus. Léonor possède une psychologie forte que j’ai adorée. Serena… bon ok en fait je l’ai détesté. Manipulatrice et avide de gain, voilà ce qui la résumerait. Andrew est un jeune homme perdu après la mort de son père. Il cherche pourquoi il n’a pas été reçu pour partir sur Mars. Une petite enquête qui s’étoffe au fil du roman même si on est encore au début. Bien sur il y a plein d’autres personnages, notamment les prétendants. Dur de tous les identifier mais chacun a un charme qui le caractérise.

  Le rythme est quelque chose de très intéressant dans le récit. S’il est parfaitement exécuté, il en revient à la structure innovante du récit. Victor Dixen a organisé son intrigue comme une vraie émission de téléréalité. Avec des plans en champ et contrechamp, un point de vue de la chaîne de télé comme tout bon citoyen la verrait. Ces différents plans constituent les différents points de vue de l’histoire. Cela amène une fluidité indéniable. Les chapitres ne sont pas très longs et l’ensemble du livre est découpé en plusieurs actes. Les longueurs sont ce qui m’a gêné le plus. Je trouve cependant que l’auteur s’en sort bien avec toutes les informations qu’il transmet à son lectorat. Le récit se lit vite parce qu’on se pose beaucoup de questions. Les 12 prétendants vont vivre beaucoup de choses. On découvre comme Léonor tout ce jeu mis en place. Et de l’autre côté, on a ceux qui tirent les ficelles : excellent.

  Le concept du livre est original et novateur. Je ne serais pas surpris si un jour, les droits du livre sont achetés pour en faire un film. Avec la structure du récit tout est visuel. Les images aidant beaucoup à se faire une idée de l’environnement du vaisseau dans l’espace. Même si c’est de la science-fiction, l’auteur n’hésite pas à faire réfléchir. La vie sur Mars est-elle réellement possible ? On sent que Victor Dixen connaît son sujet. Que ses recherches sont solides. Malgré les longueurs relevées, on se prend au jeu. Au gré des révélations on reste ébahis ou choqué. Ce tome 1 reste un tome 1 d’introduction. Il en dit suffisamment pour intéresser le lecteur, de bonnes bases sont posées.

  Le style de l’auteur est très visuel. On peut tout visualiser, voir l’environnement, les caractéristiques physiques, les habits des personnages etc. Peut-être justement que les longueurs viennent de là. A trop se focaliser sur le visuel on en perd un peu en efficacité. Mais le talent de Victor Dixen est bien présent. Il m’a embarqué dans l’espace en direction de Mars avec une grande facilité. Les révélations de la fin sont remarquables. Léonor se révèle à elle-même. Malgré quelques petits bémols, j’ai vraiment adoré ma lecture. J’ai hâte de lire le tome 2 qui devrait être intéressant. Je sens de futures révélations qui vont bien me surprendre.

Ma note : 8/10.

dimanche 21 février 2016

Chronique : Dans le silence de ton coeur d'Alice Ranucci


Dans le silence de ton cœur d’Alice Ranucci.
(Genre : Contemporain, YA).

Editions : Hachette
Prix : 16€ (Partenariat)
Date de parution française : 17 février 2016
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : In silenzio nel tuo cuore.

  Résumé : À seize ans, Claudia est belle, populaire, et obtient tout ce qu’elle désire. Aller en cours ? Obéir à ses parents ? À d’autres ! Elle préfère retrouver ses amis dans les rues de Rome et attirer l’attention de Rodrigo, le plus séduisant garçon du lycée. Sa mère lui reproche son comportement immature et l’oblige même à travailler bénévolement dans un centre pour jeunes immigrés. Claudia s’en moque. Elle la défie toujours plus, se préparant, chaque fois, à subir de nouvelles remontrances. Mais un soir, tout s’arrête.


  Malgré sa note faible sur Goodreads, 2,56/5, j’ai eu envie de tenter ce livre. Dans la plupart des cas, je suis comme tout le monde. Cependant, j’ai voulu croire que cette fois, j’allais être à contre courant. J’ai bien fait de suivre mon instinct. J’aime beaucoup la couverture avec ses teintes, son titre écrit en gros. Cette jeune fille un peu perdue… et puis le résumé m’avait attiré. Au final je me suis lancé pour lire quelques chapitres et je n’ai pas pu m’arrêter. J’ai adoré !

  Ce qui m’a frappé dès le départ c’est que l’auteure ne prend pas de pincettes avec son lectorat. Elle nous balance une scène assez dure, brute, pour son personnage. On retrouve Claudia en train de cuver sa soirée alcoolisée… pas très glorieux pour une ado de 16 ans. Mais ce qui m’a fait continuer c’est le mélange de la scène dure, avec les mots touchants de la protagoniste. Elle décrit sa situation avec tellement de rancœur, c’est limite abjecte, que ça en devient touchant. Avec ce paradoxe, ma curiosité a été titillée.

  Claudia est le genre de personnage qui a su renverser mes a priori la concernant. Je l’ai au départ vraiment détesté en apprenant à la connaître. Hautaine, confiante, sûre de sa beauté et de ce qu’elle vaut. Méprisante au possible avec ses parents. Claudia c’est l’ado qui a toujours tout eu et qui n’est pas assez mature pour comprendre. Mais après l’événement clef, son changement m’a permis de l’apprécier à sa juste valeur. On se rend compte que c’est une fille intelligente, persévérante. Elle sait faire les bons choix, se retourner sur les bonnes personnes et réfléchir comme une adulte. Son évolution est grandissante. Une fleur fanée qui avec de bons ingrédients va réussir à fleurir de nouveau. Je vous laisse découvrir les parents de Claudia, ses amis et ses ennemis. L’alchimie des personnages rend le roman intéressant et bien plus profond qu’il n’y parait.

  Autant vous dire que le rythme est phénoménal. On sent qu’Alice Ranucci a voulu structurer son récit. Montrer la Claudia avant et après le drame. Ainsi, à travers des chapitres courts et une écriture brute de décoffrage… la fluidité est au rendez-vous. On se laisse porter par ces phrases courtes, cadençant le récit et le rendant ainsi plus accrocheur. Avec le drame que Claudia subit, on se demande comment elle va faire pour avancer. Notre protagoniste se livre pour qu’on la comprenne mieux… c’est ce qui compte au final.

  Je trouve que pour une auteure de 17 ans, Alice Ranucci a du talent. Elle traite avec brio un sujet sensible et douloureux pour les adolescents. Sa jeunesse l’a beaucoup aidé pour décrire les scènes quotidiennes des lycéens. Ça fait de suite plus réaliste qu’une autre fiction. Surtout qu’on se croirait vraiment à Rome. Avec ses bâtisses typiques, ce soleil méditerranéen… de belles descriptions. Je ne sais pas si l’auteure elle-même est passée par un événement aussi triste. Mais les réflexions de Claudia dans le bouquin sont censées et justes. Les sentiments sont explorés avec parcimonie, juste ce qu’il faut. Je regrette de ne pas avoir eu plus de souvenirs de Claudia avec ses parents dans sa jeunesse. On en a, mais pas assez à mon goût. C’est peut-être pour ça que la note n’est pas maximale.

  Qu’est-ce que j’ai pu aimer la plume de cette auteure. Je me suis senti bousculé dans ma propre vie, par ce style brut et incisif. La cadence des mots donne un style jeune et actuel que j’ai adoré. La retranscription des émotions est aussi intéressante. De la colère je suis passé à la tristesse en allant vers l’espoir… la fin m’a plu et touché à la fois. C’est un roman à lire. Pour les ados et les adultes, peut importe. Les sujets traités sont intéressants et forts. Chacun pourra s’y retrouver dans les réflexions de Claudia. Je vous invite donc vivement à découvrir son histoire.

Ma note : 8,5/10.

Merci à Aurélie et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

samedi 20 février 2016

*Vidéo* : FAQ : De tout, de rien... et du n'importe quoi !


Salut les amis !

Comme vous avez dû le voir, ça fait un bail que je n'ai pas posté de vidéo... Je m'en excuse mais comme j'étais au ski sans vraiment de réseau potable :/ Ceci explique cela ^^ Du coup, je reviens avec la dernière vidéo F.A.Q. que je vous avais promis depuis longtemps ! Dans cette vidéo vous allez pouvoir découvrir mon amour pour le riz ; si j'apprécie voir les livres que j'ai aimé être adaptés au cinéma ; ou encore le mot qui résumerait ma vie amoureuse... Attention vous allez rire ^^ Je vous souhaite un très bon visionnage !

Enjoy <3

Pour visionner les deux précédentes vidéo (cliquez sur les liens) :

Chronique : Danse avec les choux d'Anaïs Sautier


Danse avec les choux d’Anaïs Sautier.
(Genre : Jeunesse, Contemporain).

Editions : L’école des loisirs
Prix : 8,50€ (Partenariat)
Date de parution originale : 27 janvier 2016

  Résumé : La danse, au début, pour Suzanne, c’était un jeu. Elle l’a apprise grâce à un livre, a suivi des cours, et elle y a pris goût. Tant et si bien qu’aujourd’hui c’est un nouveau monde qui s’offre à elle. Oui ! Car elle a présenté sa candidature à l’école des petits rats de l’Opéra. Le début de la gloire ? Oh, pas si vite… Suzanne va devoir quitter son école et sa famille pour rejoindre l’internant de Nanterre. Sa directrice redoutable. Ses élèves aux prénoms improbables, prêtes à tout pour réussir. Et rencontrer Romu Millorteil en personne, le dieu vivant des chorégraphes. Et quand on a 10 ans, entrer dans la danse est loin d’être une simple partie de plaisir…


  Les romans pour les enfants j’en lis peu. En sachant la qualité des romans de la maison d’édition de l’école des loisirs, je savais que je n’allais pas être déçu. Une couverture simple et mignonne. Un résumé qui m’a attiré par sa richesse et par les sujets qui allaient être abordés. Je suis donc parti avec Suzanne et sa passion pour la danse. Au final, même si avec mes yeux d’adulte j’ai relevé quelques faiblesses… les enfants seront ravis de lire cette histoire.

  Comme tous les bons romans pour enfants, l’auteure rentre directement dans le vif du sujet. Cela permet au jeune lectorat de ne pas s’ennuyer. L’ennuie avec ce livre… on ne connaît pas. Dès le début on se laisse bercer par l’histoire, l’intrigue qui se noue au fur et à mesure. On rencontre Suzanne et son grain de folie. Je trouve qu’Anaïs Sautier réussit son pari de capter le lecteur. Du coup, il ne peut pas s’empêcher de lire pour découvrir l’intégralité du roman.

  Suzanne est un personnage auquel on s’attache vite. Je pense que les jeunes filles et les jeunes garçons peut-être, pourront s’identifier à elle. On voit l’histoire à travers ses yeux et c’est enrichissant. On sent cette naïveté, cette jouissance de rencontrer une star de la danse. Mais aussi les doutes, la peur… tout comme son assurance et sa confiance qui viennent la regonfler à bloc. Même si Suzanne est un personnage travaillé, j’aurais aimé avoir plus de passages en compagnie de sa famille. Ce n’est qu’un détail qui aux yeux des enfants passera inaperçu. D’autres personnages interagissent avec Suzanne… on les aime ou on les déteste. Mais ce maelstrom rend le tout intelligent, drôle et captivant.

  Le rythme de l’histoire est bon. On suit Suzanne au cours de ses péripéties : la découverte de l’école de danse, les 1ers conflits avec ses camarades, les jalousies, l’attente d’être reçu comme petit rat. Le livre est court et écrit gros. Du coup, le récit est fluide. Les phrases sont simples et abordables pour un jeune enfant. Je pense que ceux ayant 9-10 ans pourront lire le bouquin sans avoir besoin de demander des explications. Les chapitres ne sont pas longs, ainsi, on peut faire des pauses sans que ce soit gênant à la lecture. Les événements s’enchaînent vite et bien et on arrive à la fin de l’histoire.

  Ce que je regrette c’est que l’univers de la danse n’est pas assez mis en avant. Certes on se retrouve dans la prestigieuse école de danse. On voit les plus grands et les exigences en découlant… mais j’aurai aimé plus de passage de danse au sens propre du terme. Qu’on voit les pas, qu’on vive la danse avec Suzanne. J’ai trouvé qu’on était trop focalisé sur la vie de groupe, sur les rivalités entre les filles. Certes le roman porte des valeurs sur l’amitié et la persévérance. Mais l’univers central de la danse fait un peu défaut.

  L’écriture de l’auteure, comme je l’ai déjà dit, est simple et compréhensible pour les jeunes. On se laisse porter par les mots et par les phrases. Le glossaire en fin de bouquin permet de ne pas être perdu sur les références. La fin est adorable, mignonne et positive. Je pense que les jeunes garderont une bonne impression de cette lecture. Je le recommande donc aux jeunes lecteurs, pour un premier livre ou un 10ème ! Une histoire à découvrir.

Ma note : 7,5/10.

Merci à Coline et aux éditions de l’école des loisirs pour ce partenariat !

jeudi 18 février 2016

Chronique : Serre-moi fort de Claire Favan


Serre-moi fort de Claire Favan.
(Genre : Thriller)

Editions : Robert Laffont
Prix : 20€ (Partenariat)
Date de parution originale : 11 février 2016

  Résumé : Méfiez-vous de qui vous tend les bras… « Serre-moi fort. » Cela pourrait être un appel au secours désespéré. Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa sœur, il est contrait de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité. Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psycho logique d’une rare violence…


  J’ai découvert Claire Favan avec son roman « Apnée noire » (ma chronique). Il m’avait beaucoup plu et je savais qu’il fallait que je tente un autre de ses titres. « Serre-moi fort » tombait donc à pic et j’ai sauté sur l’occasion. Ce qui m’a attiré au départ c’est la couverture. Cette impression d’innocence et de force féroce… j’adore. Je n’avais pas lu le résumé. Je m’étais laissé porter par les avis publiés avant la sortie du bouquin. Et j’ai bien fait. Claire Favan est une auteure en passe de devenir incontournable pour le thriller français. Personnellement… j’aime ça.

  Dès la première page, on est plongé dans l’intrigue. Une jeune fille est portée disparue et on vit la disparition à travers les yeux de son petit frère : Nick. Il est le personnage principal de cette 1ère partie. L’auteure ne laisse pas souffler le lecteur. On est pris par l’histoire, par le récit de cette famille tourmentée et par leur descente aux enfers. Dans la 2ème partie, on va suivre la réouverture de l’enquête quelques années plus tard. Le récit est narré à travers Adam, un enquêteur brillant. A chaque début de partie, on est curieux et on ne peut pas s’arrêter de lire. Elles sont différentes mais se complètent pour laisser place à la 3ème partie…

  Nick est un personnage intéressant et je me suis vite attaché à ce garçon. Il est entre guillemet laissé à l’abandon par ses parents qui se replient sur eux-mêmes. Compréhensible après la disparition de leur fille. Mais Nick, avec les disparitions d’autres jeunes filles, triste soit-il, ne pense pas que sa grande sœur reviendra. Il essaie donc tant bien que mal de poursuivre sa vie pendant 2 ans… alors que ses parents sont dans le gouffre. Claire Favan creuse bien son personnage. Il y a tantôt des scènes dures ou d’autres plus attendrissantes. En tout cas, Nick est un jeune homme qui va évoluer. Il est dans la perpétuelle recherche de l’amour de ses parents. Ils pensent à tort que sa grande sœur restera la préférée. L’enquêteur Adam est aussi bien travaillé que Nick. On s’attache vite à lui et à sa situation personnelle. Il a vécu des choses horribles que je vous laisse découvrir. Au fil du récit, il va faire des choix importants pour son avenir. L’enquête avance bien mais elle est ternie par un choix d’Adam…

  Le rythme est excellent. Durant tout le récit on se pose des questions. Qui a fait disparaître Lana, la sœur de Nick ? Y-a-t-il un lien avec les autres jeunes filles disparues ? L’auteure nous embobine, nous raconte son histoire… le lecteur gobe sans s’en rendre compte. Et puis une bombe explose à la fin de la 1ère partie. Une petite phrase qui fait toute la différence. Dans la 2ème partie, on est dans le feu de l’action. On a des réponses sur la manière de procéder du tueur, sa façon de penser, le choix de ses victimes. On a des révélations sur les identités possibles… Et bam, la fin est très dure et on se retrouve dans la 3ème partie. Là, tous les éléments s’imbriquent et on se demande pourquoi on n’y a pas pensé plus tôt. Des chapitres courts, des parties différentes et qui s’emboitent parfaitement… Claire Favan a tout pensé avec minutie. Il y a des scènes violentes qui donnent presque la gerbe, de la vengeance, des mystères, des coups-bas, des impasses, du sang… et un loup qui rode, voulant contrôler ses pulsions meurtrières.

  La plume est l’auteure est très intéressante. Elle place ses pions, faisant de son thriller une intrigue parfaitement bien menée. Elle sait où elle va, elle connaît ses personnages et comment ils pensent, agissent. C’est un style très psychologique puisque le lecteur ne comprend pas, même s’il essaie de comprendre justement. Un style également percutant, parfois cru mais qui dans ce genre de lecture fait du bien. La fin m’a laissé sur les fesses. Je ne m’attendais pas du tout à ça… C’est une fin qui me fait de la peine et en même temps je suis content. J’ai le cul entre deux chaises et j’ai envie d’en choisir une pour crier au scandale. Si vous ne l’avez pas compris, je vous recommande ce roman. Vous allez vous triturez les méninges. Les personnages vont donneront du fil à retordre. L’enquête décrite est rondement menée… et les révélations vous laisseront sur les fesses. La collection « La bête noire » envoie du lourd avec ses romans. A suivre sans retenu !

Ma note : 8,5/10.

Merci à Cécile et à la collection La bête noire pour ce partenariat !

dimanche 14 février 2016

Chronique : Le Dernier Royaume - Acte 4 : Les Déferlantes de Givre de Morgan Rhodes


Le Dernier Royaume – Acte 4 : Les Déferlantes de Givre de Morgan Rhodes.
(Genre : Jeunesse, Fantasy).

Editions : Michel Lafon
Prix : 15,95€ (Partenariat)
Date de parution française : 11 février 2016
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Falling Kingdoms, Book 4 : Frozen Tides.

  Résumé (SPOILERS SUR LES TOMES PRECEDENTS !) : Prêt à tout pour s’approprier les Quatre Sœurs et leur magie, le roi du Sang part à la conquête du continent de Kraeshia. Là-bas, il découvrira un souverain plus terrible encore que lui : l’empereur kraeshien, connu pour ne reculer devant aucun sacrifice. Une seule femme pourrait s’interposer entre les deux cruels monarques et infléchir à elle seule le destin du monde.


  « Le Dernier Royaume » est une série fantasy que j’affectionne beaucoup. Dès le 1er tome j’ai adhéré à l’histoire, à l’univers et aux personnages. Je ne suis jamais sorti déçu d’un bouquin et ce 4ème tome ne fait pas exception à la règle. Saluons tout de même l’effort des éditions Michel Lafon de reprendre les couvertures originales : juste magnifique. Je trouve qu’elles permettent au lecteur de se représenter parfaitement l’univers qui se cache dans cette histoire. Avec la fin du tome 3, j’avais hâte de lire la suite. J’ai vraiment adoré ce tome 4. Dans la lignée des précédents avec peut-être du mystère en plus.

  L’accroche avec le prologue m’a de suite plu. Un petit retour en arrière sur l’enfance du père de Magnus : Gaius. Morgan Rhodes donne le ton. On sent directement la conquête et l’envie de pouvoir, j’adore. Comme dans les autres tomes, on a les points de vue des 4 personnages principaux. L’auteure replace les récits et resitue Magnus, Lucia, Cléo et Jonas dans l’intrigue. Elle fait des rappels essentiels qui m’ont permis de lire, sans avoir à trop réfléchir sur les événements précédents : astucieux. Du coup je me suis lancé dans ce tome 4 sans appréhension. J’étais très curieux de savoir où l’auteure allait m’embarquer… et elle est allée loin.

  Revenir sur les personnages serait trop difficile. En 4 tomes, ils ont eu le temps d’évoluer, de changer, de mûrir, de prendre conscience de certaines choses, d’être affaibli ou de ressortir plus fort d’une bataille. Jonas, Magnus, Cléo et Lucia sont quatre personnages attachants. Avec leurs qualités et leurs défauts. Morgan Rhodes réussit à les approfondir de manière à ce qu’on s’intéresse à eux. Qu’on soit derrière eux ou contre eux, on suit leurs aventures avec plaisir et c’est ce qui rend le roman très addictif. J’ai ma préférence pour certains personnages, mais ce maelstrom rend le roman intéressant et très bien construit. Et puis, qui vous dit qu’on a le point de vue de seulement 4 personnages…

  Le rythme est paradoxal… il se passe beaucoup de choses dans ce tome 4 mais l’intrigue principale n’avance pas des masses. Les personnages bougent beaucoup, réfléchissent et se recentrent sur leurs propres buts. C’est ce qui rend le roman fluide et intriguant. De plus, les points de vue alternés permettent aussi d’être curieux de ce qu’il se passe. On a toujours une longueur d’avance sur les autres personnages et ça c’est fort. J’y reviens, l’intrigue principale avance mais pas d’une manière considérable. On sent qu’il y aura au moins 6 tomes et c’est dommage. Attention, tout ce qui se passe est intéressant et important pour la suite. J’aurai juste aimé que ça aille plus vite par moment.

  J’aime toujours autant l’univers. C’est une fantasy accessible à tous, pas compliquée pour un sous, tout en aillant son originalité et ses mystères. On est dans le complot, la magie, les coups bas et la bataille. Dans ce tome 4, l’auteure fait de beaux retournements de situations et ça m’a surpris plus d’une fois. La quête de nos personnages prend un autre tournant. Des alliances se mêlent et se démêlent, des couples se forment et se défont, des personnages meurent… et d’autres sont à deux doigts d’y passer. Morgan Rhodes maîtrise son univers de A à Z. Il est riche, complexe tout en restant accessible. Même si c’est un tome 4, je pense qu’elle en a encore sous le coude. Que tout n’est pas encore exploité. J’ai hâte de retrouver cette tension, ces conflits et cette lutte acharnée du St Graal.

  La plume de l’auteure est descriptive et permet de ressentir l’atmosphère qu’elle propulse sur le devant de la scène. On s’imagine la magie, les décors, le physique des personnages. Une écriture fluide et efficace. On va à l’essentiel tout en mettant du relief. Les 100 dernières pages sont explosives. Je crois que c’est le propre de Morgan Rhodes. On commence doucement pour remettre le pied à l’étrier et petit à petit, ça s’accélère. Les diverses fins sont excellentes. Chaque personnage a compris quelque chose, a évolué ou a tout simplement fait face a un évènement. Je pense que le tome 5 sera plus qu’explosif. Il va y avoir des batailles et encore plus de magie ! Je me frotte les mains d’avance… mais l’attente va être longue ! Oh fait, vous n’avez plus d’excuses pour commencer la série. Le tome 1 est sortie en poche alors foncez !!

Ma note : 8/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

lundi 8 février 2016

Chronique : Sunshine - Épisode 1 de Paige McKenzie & Alyssa Sheinmel


Sunshine – Épisode 1 de Paige McKenzie & Alyssa Sheinmel.
(Genre : Horreur, Jeunesse).

Editions : Hachette
Prix : 15€ (Partenariat)
Date de parution française : 10 février 2016
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : The Haunting of Sunshine Girl, Book 1.

  Résumé : Peu après son seizième anniversaire, Sunshine déménage avec sa mère à Ridgemont, dans l’État de Washington. Pour elle, rien n’est plus effrayant que cette ville, pleine de brouillard sous un ciel gris, même en été. Rien… Sauf peut-être leur nouvelle maison. Il y fait toujours froid, et il s’y passe des choses franchement bizarres. Sunshine ne croyait pas aux fantômes. Jusqu’à maintenant.


  « Sunshine » est un livre qui m’a de suite tapé dans l’œil. Rien que la couverture est attirante. Elle est originale, un peu mystérieuse et limite irréelle. Je peux vous dire que l’objet livre est sublime. L’image rend mieux en vrai, vous pouvez me faire confiance. J’ai failli pleurer devant tant de beauté. Pour le résumé, je l’avais survolé pour ne pas me spoiler. Quand j’ai vu que ça allait parler de maison hantée, j’ai voulu savoir ce qu’il en retournait. Je n’ai pas peur de beaucoup de choses… mais les esprits c’est quelque chose qui me terrifie. Au final, j’ai passé un excellent moment de lecture.

  On est plongé dans l’horreur dès le début. Au contact de Sunshine, notre protagoniste, on sent directement qu’il y a quelque chose de louche. Comme elle le dit : « Cette maison est flippante ». Je trouve qu’en rentrant dans le vif du sujet dès les premières pages, Paige McKenzie tape fort. Du coup, le lecteur est avide de continuer. Même si ça fait peur, j’ai été curieux, intrigué, de comprendre et de savoir ce qui clochait. Une très bonne entame de roman.

  Sunshine est un personnage que j’ai adoré. J’ai de suite été derrière elle, à chercher ce qu’il se passait. Le décor sur son passé est vite planté. C’est peut-être même un peu expéditif. On a seulement l’ébauche de sa relation avec sa mère : fusionnelle. Ce que j’ai aimé chez Sunshine c’est sa curiosité limite déplacée et son intelligence. Sa capacité à toujours réfléchir pour remettre les éléments à leur place. Elle doute beaucoup mais elle se rend vite compte qu’il n’y a pas de place aux doutes : les preuves sont là. Sa faiblesse peut venir de son côté rationnel. Ou alors de son côté un peu solitaire. Au cours du roman, les choses vont changer. Je m’arrête ici pour la présentation des personnages. Je ne développe pas Nolan, ni même la maman de Sunshine… je vous laisse découvrir tout ça.

  Le rythme est vraiment incroyable. Le roman se lit très vite puisque les chapitres sont assez courts. La fluidité vient aussi du fait qu’on est directement embarqué dans le roman. J’ai frissonné dès les premières pages. Et cette curiosité un peu folle laisse le lecteur avide découvertes, même si ça fait peur. Dans le roman il y a aussi un point de vue intéressant : une personne inconnue de tous, mais qui connaît Sunshine. L’intrigue est bien construite et devient vite addictive. Sunshine se pose beaucoup de questions et nous on fait pareil, évidemment.

  L’univers développé m’a énormément plu. Comme je vous l’ai dit je déteste les esprits. Mais comme ça me procure des sensations intenses, j’aime lire ça. C’est totalement contradictoire je sais. Si dans les 110 premières pages on ne cesse de frissonner, ensuite l’auteure aborde un autre aspect de l’histoire. Cette dernière devient plus fantastique et on se rend compte qu’une véritable mythologie est mise à l’honneur. Certes ce n’est pas encore bien développé. Je suis cependant sûr que ce sera le cas dans le prochain tome. Paige MacKenzie installe les bases, prend son temps pour décrire un peu les règles de ce monde étrange. Un univers frissonnant, glauque et un peu fou à découvrir.

  J’ai bien aimé la plume de l’auteure. Je me suis complètement imaginé les scènes de frissons. Les évènements sortant de l’ordinaire. Cette maison « flippante », ces objets bougeant de place, ces chuchotements glissés à l’oreille. Du côté de la narration, l’auteure alterne bien les dialogues et les passages narratifs. Simple mais efficace dans ce genre de roman. La fin m’a beaucoup plu puisque jusqu’au bout on ne sait pas si Sunshine va réussir. J’ai senti que l’auteure commençait à se renouveler pour le prochain tome. Les esprits seront toujours au cœur des récits, mais pas comme au début, quand on était dans le flou. Maintenant on a une réelle ligne de conduite, un but. Et j’ai hâte de voir comment tout ça va aboutir. Je ne peux que vous conseiller ce 1er épisode. Sont au rendez-vous des frissons, un univers sympathique qui se met en place, une protagoniste curieuse n’ayant pas froid aux yeux… et des sensations assez bizarres lors de la lecture. Venez découvrir cette maison et ses secrets, je vous promets que vous ne serez pas déçus !

Ma note : 8/10.

Merci à Aurélie et aux éditions Hachette – Black Moon pour ce partenariat !