Nos dernières chroniques...

Nos dernières chroniques...


mardi 28 juillet 2015

Chronique : Absences de Lauren Oliver


Absences de Lauren Oliver. (Genre : Contemporain).

Editions : Hachette
Prix : 18,90€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Vanishing Girls.

  Résumé : Dara et Nick étaient inséparables. Mais depuis l’accident de voiture qui a défiguré la belle Dara, Les deux sœurs se sont sensiblement éloignées. La vie de Nick bascule définitivement quand sa sœur disparaît, laissant derrière elle un message énigmatique. En fouillant dans sa mémoire et dans le passé de sa sœur, Nick décide de mener l’enquête.


  J’adore les romans de Lauren Oliver. Quand j’ai vu qu’ « Absences » allait être édité en français, j’ai sauté sur l’occasion pour le lire. J’ai adoré les deux premiers tomes de « Delirium », j’ai adoré « Le dernier jour de ma vie » et j’ai adoré « Panic »… Je devais donc lire « Absences » impérativement pour me faire une idée. La couverture est presque similaire à la VO et je trouve que le travail effectué sur le bouquin est magnifique. Le résumé, je l’avais survolé mais le titre en VO était parleur. Du coup, je me suis lancé et j’ai encore une fois adoré !

  Le petit prologue m’a paru assez mystérieux mais aussi révélateur de l’ambiance générale du roman. Le début pourrait être banal si ce n’était pas Lauren Oliver à l’écriture. Elle nous fait une petite présentation des sœurs, de ce qui leur est arrivé, de leurs problèmes. Très vite, je me suis rendu compte qu’une chose clochait. Qu’il me manquait un élément. J’ai douté un moment… je suis même revenu en arrière dans ma lecture pour voir si j’avais tout compris. Finalement, l’auteure arrive tellement bien à noyer son poisson, qu’on continue de lire sans trop se poser de question ! Elle est tellement forte.

  Pour les personnages, je ne dirai pas qu’on s’attache à eux comme si on s’attachait à des personnages d’une histoire d’amour. C’est beaucoup plus complexe que ça. Lauren Oliver nous rend attachant Dara et Nick par les conflits qu’il y a entre elles. Mais aussi par les tensions, les non-dits, les fuis moi je te suis, suis moi je te fuis. Cette relation très complexe qu’entretienne les sœurs est limite malsaine. Avant, elles s’adoraient, maintenant elles se détestent. Ce contraste on va le retrouver tout au long du roman. Nick est l’aînée, c’est la fille qui ne fait aucun faux pas, qui travaille bien à l’école. Dara a seulement 11 mois d’écart avec sa sœur mais c’est la fille fofolle qui a touché à la drogue et qui s’en fout du lycée. Des opposés qui s’attiraient mais qui ont fini par se repousser.

  Le rythme est absolument dingue de chez dingue ! Déjà, on a une alternance de points de vue entre Dara et Nick, ce qui rend l’intrigue vraiment palpitante. Ensuite on a parfois, des textos envoyés, mais aussi des mails et des courriers à d’autres personnages. Ce qui rend l’histoire plus intéressante. On se pose plein de questions sur l’accident des sœurs. Sur l’origine de cet accident mystérieux. La seule chose que je regrette vraiment, c’est que Dara disparaît trop tardivement dans le roman. On nous annonce sa disparition dans le résumé. Je m’attendais donc qu’au bout de 100 pages, elle ne soit plus là. Mais c’est seulement au bout de 250 pages que son absence apparaît. Pour autant, ça n’empêche pas la lecture d’être agréable et addictive.

  Lauren Oliver a su dans ce genre particulier tirer son épingle du jeu. Parce que l’intrigue se construit, on pense à des choses, on fait des suppositions. Une petite fille va disparaître juste avant la disparition de Dara et ça nous rend curieux en fait. Au final, on avait la solution sous les yeux. Mais l’auteure a réellement le truc en plus qui nous emporte et qui nous fait tout oublier. Un peu comme dans « Le dernier jour de ma vie », elle réussi à nous surprendre avec des twists de dingues ! Tout est pensé, précis, concis, rien ne déborde, jusqu’à l’explosion ultime.

  La plume de Lauren Oliver est toujours autant addictive. Je ne sais pas comment elle s’y prend pour écrire mais on ne peut qu’avaler les mots qu’elle laisse sur le papier. Déjà que l’histoire était prenante, mais le style d’écriture en rajoute une couche ! Et puis cette fin quoi ! Mais ce n’est pas possible de faire une fin comme ça. Quand on sait vraiment ce qu’il s’est passé lors de l’accident… Le pourquoi de l’absence de Dara et le pourquoi du message mystérieux sur son journal intime. C’est juste fou que l’auteure ait pensé à ça ! Pourtant, ce n’est pas nouveau dans le genre. Mais elle réussi à merveille son retournement de situation finale ! Si vous n’êtes pas encore convaincu par le nouveau roman de Lauren Oliver, faites moi confiance et foncez !!

Ma note : 8,5/10.

Merci à Betty et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

lundi 27 juillet 2015

Chronique : Kallio de Damien Alcantara


Kallio de Damien Alcantara. (Genre : Contemporain, Romance).

Editions : Editions de la Rémanence
Prix : 16€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2015

  Résumé : Adrien est un étudiant d’une vingtaine d’années timide et solitaire. Il souffre à s’intégrer, tout en enviant la vis facile et joyeuse de ses camarades. Pour sa dernière année de licence, il a décidé de venir à Helsinki et s’installe dans une résidence universitaire du quartier de Kallio. Bientôt, sa rencontre avec Tuomas, un étudiant sociable et enjoué, le sort de son isolement. A son contact, ici, Adrien pourrait s’ouvrir aux autres, mais il va devoir assumer une partie de lui-même qu’il a trop longtemps voulu enfouir. Parviendra-t-il à s’affranchir malgré les peurs qui le tenaillent ?


  Pour honorer le nouveau partenariat que j’ai avec les éditions de la Rémanence, j’ai choisi de lire le livre « Kallio », de Damien Alcantara. C’est tout d’abord la couverture qui m’a tapé dans l’œil. Une image parlante qui pourtant n’a rien d’incroyable. C’est une image apaisante où il y a un côté sincère qui ressort. Et puis un regard vers le large, vers l’avenir qui est retranscrit dans le roman. Le résumé m’avait aussi tenté. La construction d’une personne, son introspection, ce sont des thèmes qui m’intéressent. Au final, j’ai passé un bon moment de lecture.

  J’ai de suite été immergé dans le roman. Par cette plume descriptive et sincère que possède Damien Alcantara. Je me suis laissé porter par son récit, par la découverte d’Adrien, de Tuomas et de la vie étudiante. Très vite arrive ce qui tourmente Adrien, ce qui l’a poussé à faire ses choix de vie. Et très vite on s’attache à lui par son caractère et par ses pensées justement trop réfléchit. C’est un début qui m’a plu et qui permettra au lecteur de s’insérer dans le récit avec beaucoup de facilité.

  Comme je viens de le dire, Adrien est un personnage fort intéressant et attachant. De part son caractère, je me suis un peu retrouvé en lui. Sa timidité poussée presque à l’extrême, son repli sur lui-même, son côté un peu introverti et ses réflexions sur ses envies qu’il n’arrive pas à concrétiser. Adrien serait un peu le moi d’il y a 5 ans. C’est aussi pour ça qu’il m’a parlé, que j’ai pu réussir à me mettre à sa place au niveau du caractère. Ce qui est aussi touchant c’est qu’on devine son homosexualité très vite. S’assumer va faire partie de sa bataille aux côtés de Tuomas. Ce dernier est aussi un personnage intéressant, bien qu’il soit un peu moins attachant qu’Adrien. J’ai aimé son côté altruiste et protecteur. Son côté fou et osé. Cependant pour les deux personnages, j’aurai aimé en apprendre plus sur leur passé. Le livre fait seulement 154 pages et l’approfondissement aurait permis au livre d’être plus percutant.

  Le rythme est assurément bon. Le livre est plié en une après-midi si on a le temps de lire. Damien Alcantara raconte une année scolaire entière dans « Kallio » du coup, on a des avancées dans le temps qui lui permettent de faire avancer son histoire plus vite. Pour moi en fait, ça a été un défaut tout au long du roman. Il ne gâche pas la lecture mais j’ai trouvé que l’histoire perdait en crédibilité. Après les chapitres sont courts ce qui amène de la fluidité au récit. Et les personnages réfléchissent beaucoup, se posent plein de questions. On n’a pas le temps de voir le bouquin défiler. L’alternance des points de vue permet aussi au lecteur d’être sur presque tous les fronts (narration à la 3ème personne). Et c’est intéressant.

  Je reviens sur l’avancée de l’histoire qui allait trop vite pour moi. Comme on fait des bonds assez énormes dans le temps, l’auteur n’a pas le temps de creuser les choses. J’aurai aimé un passé plus approfondi pour les personnages, une relation plus mis en avant par des dialogues pour dégager plus d’interactivité. Après le couple que forment Adrien et Tuomas est beau. On voit l’intensité des sentiments, l’évidence même de l’amour qu’ils se portent. A travers eux, l’auteur porte des messages forts dans notre société actuelle. Des messages qui ne cesseront d’être d’actualité. Je n’en doute pas une seule seconde.

  La plume de Damien Alcantara est je le répète sincère dans sa démarche. On ressent du coup la sincérité des émotions et de l’amour des jeunes gens. Un style descriptif pour nous faire partager les paysages d’Helsinki. L’auteur veut donner ça se voit et je pense qu’il a réussi son pari. Par contre la fin, je suis un peu frustré sur un élément. J’aurai aimé que le problème avec un membre de la famille d’Adrien soit réglé, ou qu’on en dise un mot. Là, on reste dans l’expectative et c’est dommage. Sinon, je vous recommande ce livre qui aborde des thèmes forts et d’actualité. Une plume sincère et sympathique qui vous fera passer un bon moment de lecture.

Ma note : 7,5/10.

Merci à Mathilde et aux éditions de la Rémanence pour ce partenariat !

mercredi 22 juillet 2015

Chronique : Twenty Rules - Tome 1 de Carole Cerruti


Twenty Rules – Tome 1 de Carole Cerruti. (Genre : Fantastique, Romance).

Editions : Carole Cerruti
Prix : 2,99€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2015

  Résumé : Milla, 17 ans, n’a jamais vu son visage. Elle mène une vie paisible dans un Japon post-apocalyptique aux règles strictes où la beauté est sacrée. Son avenir semble tout tracé mais l’arrivée d’un mystérieux prisonnier va bouleverser son existence et réveiller en elle une force étrange qui la poussera à enfreindre toutes les règles pour retrouver sa liberté et vivre son histoire d’amour.


  Lorsque l’auteure m’a contacté pour lire son roman, j’avoue avoir été intrigué par le résumé mais aussi sceptique. Sceptique parce que l’autoédition me fait toujours peur. Pourtant, je suis passé outre cette appréhension et j’ai commencé à lire comme si c’était un roman édité dans une maison d’édition normale. Franchement j’ai absolument bien fait de ne pas m’arrêter à ces appréhensions. La couverture est très jolie et ne manquera pas d’attirer l’œil pour le lecteur numérique. Après, elle n’a pas trop de rapport avec l’histoire, à part peut-être une révélation que l’on pourrait imputer au personnage principal. J’ai au final passé une excellente lecture.

  Dès le début, je me suis senti proche du personnage de Milla. Proche de ce qu’elle racontait, de ce qu’elle ressentait et proche de ses problèmes. La plume de l’auteure m’a de suite embarqué dans le récit. Je pense d’ailleurs que c’est tout ce qui a fait la différence dans ce livre. Le plume est excellente et le roman en devient vraiment addictif. Le début est là pour nous narrer les relations qu’a Milla avec sa famille ses amis. Les règles que possède son nouveau monde après la destruction des continents européen et africain. Le début est accrocheur et permet au lecteur d’être curieux pour la suite.

  Milla est un personnage tellement attachant. Autant dans sa manière de pensée que dans ses agissements envers les autres. C’est une jeune fille qui va fortement évoluer dans ce roman dystopique. J’ai eu l’impression qu’elle s’ouvrait au monde petit à petit. Elle qui a été privé de tout pour que la paix règne. Milla est une fille forte bien qu’elle ait aussi sa part de faiblesse. Mais sa force réside dans une partie d’elle qu’elle n’aurait jamais soupçonnée… et pourtant. C’est un personnage très intéressant et bien travaillé auquel on peut facilement s’identifier. Vient ensuite Wallace, le prisonnier que va devoir soigner Milla. En fait, je ne pensais pas que ce personnage prendrait une place aussi importante dans l’histoire. Après, on connaît très peu de choses sur son passé mais il reste un jeune homme intéressant à suivre. Surtout dans la façon qu’il a de faire changer Milla. D’autres personnages sont aussi importants mais je vous laisse les découvrir par vous-même.

  Le rythme est absolument dingue ! Déjà, la plume rend le roman hyper addictif et hyper prenant tant dans les descriptions des émotions, que de l’environnement décrit. Les chapitres ne sont pas forcément longs ce qui amène encore une fluidité au récit impressionnante. Durant la première partie, on a des retours en arrière pour connaître  un petit peu plus le passé de Milla. Et puis après on a quelques chapitres du point de vue de Wallace. Et j’ai adoré ça, que l’auteure ait le culot de mettre un autre point de vue, ça rythme d’autant plus l’histoire ! Enfin Milla va beaucoup bouger au fil du bouquin. Il y a en gros quatre gros points centraux du roman et le lecteur ne peut être que curieux du déroulement des évènements.

  En ce qui concerne l’univers, j’ai vraiment adoré cette dystopie atypique et originale. Le fait que les personnes à l’âge de 7 ans doivent porter un masque jusqu’à leur majorité. Qu’il y ait une cérémonie qui détermine leur avenir. Vraiment super intéressant. Cependant, j’aurai aimé savoir plus en profondeur comment ce nouveau monde a été créé. Et j’aurai aimé plus de détail sur la Cour, sur cette cérémonie, sur l’ensemble des règles pour qu’il y ait un maintien de la paix au sein de la population. Je soulève le talent de Carole Cerruti d’avoir trouvé une dystopie originale à lire. J’ai des éléments, peut-être que j’en demandais trop, mais ma curiosité a été piquée. Peut-être que dans le tome 2, l’univers sera plus poussé. Sinon les us et les coutumes sont bien trouvés et cela rend le lecteur avide de connaître tout ça.

  La plume de l’auteure est vraiment magnifique. Je ne sais pas comment l’expliquer mais on se rend parfaitement compte de l’imagination qu’elle a. Elle fait des métaphores, des comparaisons qui nous parlent et qui nous poussent dans nos retranchements. Cette une plume qui libère l’imagination du lecteur pour qu’il puisse se représenter à merveille les lieux et les physiques des personnes. J’ai été scotché par la poésie créé grâce au style d’écriture, chapeau ! Après peut-être que certains éléments de l’histoire aurait du être plus creusés que d’autres et inversement. Mais j’ai passé un moment de lecture hyper agréable ! Et puis cette fin… olala mais si j’ai bien compris ce que j’ai compris, comment va faire l’auteure pour écrire son tome 2 ! Vraiment horrible de nous laisser comme ça. Vous l’aurez compris, jetez-vous sur cette dystopie vraiment originale et entraînante. Vous ne regretterez pas votre achat je vous le garantie.

Ma note : 8,5/10.

Merci à Carole Cerruti pour ce partenariat !

samedi 18 juillet 2015

Chronique : Les espionnes de la Reine - Tome 2 : Lady Béatrice de Jennifer McGowan


Les espionnes de la Reine – Tome 2 : Lady Béatrice de Jennifer McGowan. (Genre : Jeunesse, Historique).

Editions : Milan
Prix : 13,90€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2014
Titre version originale : Maids of Honor, Book 2 : Maid of deception.

  Résumé : Mission délicate pour lady Béatrice : découvrir les réelles intentions de la délégation écossaise reçue par la reine. Pour cela, elle a un plan : séduire le beau et turbulent Alasdair MacLeod, l’un des envoyés écossais. Lady Béatrice sait comment s’y prendre. Mais ne risque-t-elle pas de tomber dans son propre piège ?


  Malgré quelques défauts, j’avais beaucoup aimé le 1er tome sur Lady Megan. En tout cas, ça changeait de mon style de lecture habituelle. Pour ce tome 2, Jennifer McGowan aborde le point de vue de la séduisante Lady Béatrice. Celle qui a le don de charmer les hommes. Je vous avoue que j’étais assez excité de lire ce roman qui lui est consacré. Bon la couverture, c’est vraiment dommage que la maison d’édition ait décidé de changer de style. Parce que celle du tome 1 était quand même plus jolie. Avec ce tome 2 j’ai au final passé une bonne lecture.

  Dès le début, je me suis retrouvé au château avec plaisir. J’ai pris part aux mesquineries, aux mensonges et aux faux-semblants. C’est ce qui me fascine dans cette lecture. Que les personnages pensent une chose et qu’ils en disent une autre sans rien laisser paraître. Et Béatrice est très forte à ce jeu là. En tout cas, l’intrigue commence vite à partir des 70 pages et on se rend compte que la tâche sera rude pour la protégée de la Reine. Un début prometteur pour la suite.

  Béatrice est un personnage avec lequel je me suis attaché mais pas outre mesure. C’est une jeune femme qui calcule tout en ce qui concerne les relations (tous les genres : amitié et amour). Je crois qu’elle a tellement peur d’être déshonorée qu’elle fait tout pour se placer correctement à la Cour. Elle est battante avec un fort caractère, aussi manipulatrice dans les rôles qu’elle va jouer. Je l’ai beaucoup apprécié dans ses manières et dans ses réflexions. La Reine malgré son jeune âge est impitoyable, tout comme ses deux ministres qui sont discrets mais qui s’imposent par leur cachotteries. Vient ensuite les 4 autres espionnes que j’apprécie beaucoup. J’ai été ravi de retrouver Megan qui joue parfaitement son rôle. Je vous laisse découvrir Alasdair et les autres par vous-même.

  Le rythme est bon mais l’intrigue souffre parfois de petites longueurs. Certain détails sont quelquefois inutiles et l’auteure aurait mieux fait d’avancer dans son histoire. Les chapitres ne sont pas très long ce qui amène une fluidité au récit. On est toujours curieux de savoir ce qu’il va se passer pour Béatrice. Il y a des fois où elle se met dans des pagailles pas possibles. Elle sait habilement jouer, mais à force de jouer… J’aurai peut-être aimé en apprendre davantage sur le passé de cette Lady. En tout cas, l’auteure n’a pas chômé pour entraîner son lecteur dans son intrigue.

  Ce que j’aime dans cet univers ce sont toutes les intrigues, les faux-semblants, les retournements de situations qui vous laissent la bouche ouverte. Parce que l’auteure place ses pions tout au fil de son histoire. Elle ne fait pas les choses par hasard. Les mensonges, les trahisons, les apparences sont ce qu’il y a de plus fous à la Cour. Et on en perd du coup un peu de sincérité. Mais c’est là où l’auteure nous mène en bateau. Par contre, je n’ai pas ressenti grand-chose. L’histoire d’amour aurait mérité d’être plus exploitée pour moi. Certes l’auteure ne sort pas de son cadre. Mais c’est un élément qui aurait permis de ressentir plus de choses et de s’attacher d’autant plus aux personnages.

  Le style de Jennifer McGowan est assez particulier puisque sa narration est au passé. Donc elle utilise des temps qu’on n’a plus l’habitude de voir. Mais c’est ce qui rend le récit plus réel et plus vivant. On se sent réellement à la Cour, en Angleterre, au service de la Reine. Des phrases qu’on ne pourrait utiliser que dans ce contexte dans tous les cas. J’ai hâte de découvrir le dernier tome qui sera sur la petite Sophia. La confidente avec lequel j’ai le plus d’atome crochu selon moi. C’est une espionnes que j’ai vraiment hâte de découvrir. J’espère que les éditions Milan publieront son tome très vite !

Ma note : 7,5/10.

Merci à Elodie et aux éditions Milan – Macadam pour ce partenariat !

vendredi 17 juillet 2015

*Vidéo* : In My Mailbox #28


Salut à tous, j'espère que vous allez bien ?

Aujourd'hui je vous retrouve avec une vidéo IMM... celui du mois de juin ! Oui je suis un peu beaucoup à la bourre mais bon que voulez-vous, le boulot prend beaucoup de temps hihi ^^ En tout cas, il n'y a pas trop de livres c'est déjà ça ! Bon visionnage :D

Enjoy <3

Les livres reçus :
       

dimanche 12 juillet 2015

Chronique : Thompson Sisters - Tome 4 : N'oublie pas de respirer de Charles Sheehan-Miles


Thompson Sisters – Tome 4 : N’oublie pas de respirer de Charles Sheehan-Miles. (Genre : Romance).

Editions : Cincinnatus Press
Prix : 3,75€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2012
Titre version originale : Thompson Sisters, Book 4 : Just remember to breathe.

  Résumé : La vie d’Alex Thompson suit le script. Etudiante en droit à l’université de Columbia, elle est concentrée sur ses notes, sa vie, son avenir. La dernière chose dont elle ait besoin est de reprendre contact avec celui qui lui a brisé le cœur. Dylan Paris rentre d’Afghanistan grièvement blessé et il sait que la seule chose qu’il ne peut pas se permettre est de traîner Alex dans sa vie chaotique. Quand Dylan et Alex son assignés à la même mission de travail-études et forcés à travailler côte à côte, ils doivent mettre en place de nouvelles règles pour ne pas s’entretuer. Le problème est qu’ils n’arrêtent pas d’enfreindre les règles. La première règle est de ne jamais, jamais parler de comment ils sont tombés amoureux.


  Je tiens à remercier Veronika la traductrice, pour l’envoie de ce livre en version numérique. Grâce à elle, j’ai pu découvrir l’histoire d’Alex et Dylan. Le résumé m’avait fortement tapé dans l’œil, je dois bien le dire. La couverture a fini de me convaincre. Comme celle en VO, elle est forte et laisse transparaître dans les regards un amour presque impossible. Je sors donc de cette lecture comblé, mais je pense qu’avec certains points qui auraient pu être améliorés… j’aurai eu probablement un coup de cœur pour ce livre.

  Ce qui m’a plu dès le début c’est l’alternance des points de vue entre Alex et Dylan. On voit un peu où ils en sont, ce qui les chagrine, et comment ils envisagent leur avenir. Mais leur rencontre inopinée va faire ressurgir de vieux démons. L’auteur plante un peu son décor, explique ce qu’il en est de la famille de l’un et de l’autre. Les relations qu’ils entretiennent avec leurs amis et leurs problèmes actuels. Cependant, j’ai de suite senti que quelque chose n’allait pas et c’est ce qui m’a en parti gêné tout au long de ma lecture : la traduction (j’y reviendrai).

  Les personnages m’ont beaucoup plu par la profondeur de leurs sentiments l’un envers l’autre. Aussi par leur façon de réfléchir et par leur comportement. Dylan et Alex sont deux personnages attachants, dont le duo fait des étincelles tout au long du bouquin. Alex, la jeune femme qui réussi à l’école mais qui n’a jamais vraiment oublié son premier amour : Dylan. Le cœur brisé et en miette elle a refait surface et l’a oublié. Alex a un caractère de battant et est intelligente. Dylan quant à lui a été meurtri en Afghanistan. Plongé dans les remords et dans les « et si », il n’arrive pas vraiment à refaire surface. Lui aussi tiraillé par son premier amour : Alex. Ces deux personnages m’ont presque brisé le cœur tellement leur amour est fort, puissant et sincère. J’ai vraiment adoré le travail de fond de ces personnages. D’autres personnages plus secondaires comme Ray, Carrie ou la meilleure amie d’Alex (dont le nom m’échappe) sont aussi intéressants.

  Le rythme est assez bien mené. L’alternante des points de vue amène une fluidité au récit. Et on est curieux de connaître ce que pense l’autre. Les chapitres ne sont pas très longs ce qui apportent un rythme soutenu à l’histoire. Ce que j’ai apprécié c’est que chaque point de vue possède un petit titre en référence à ce qu’on va nous narrer. Petit détail que j’ai apprécié. Le rythme est je trouve renforcé par la présence des sentiments. Des sentiments forts qui peuvent tout dévaster en un rien de temps. Des sentiments qui en deviennent presque dangereux pour le couple.

  Ce qui m’a donc dérangé dans l’histoire et j’en suis désolé à l’avance pour la traductrice, mais c’est la traduction en elle-même. Dès le début, j’ai remarqué que quelque chose n’allait pas. Les négations n’ont pas été traduites correctement, il n’y a jamais eu de « ne pas », juste des « pas » et ça m’a arrêté quelque fois dans ma lecture. Après je l’ai trouvé peut être trop littérale, trop abrupte pour un style français qui serait percutant. C’est ce qui m’a empêché pleinement d’apprécier à fond cette histoire d’amour. Pourtant j’ai failli verser ma larme à deux reprises tellement tout est fort. Je regrette aussi de ne pas avoir lu le tome 3… parce qu’il est centré sur une période de vie de Dylan et Alex qui est très importante à mes yeux. Dans le tome 4 on a des petits souvenirs, mais ça ne m’a pas suffit.

  Quant au style de l’auteure Charles Sheehan-Miles, je pense que la traduction le dessert. Je ne sais pas, il faudrait que je lise le livre en VO pour avoir une petite comparaison. Je pense que l’écriture doit être 10 fois plus percutante. Et que dire de cette fin… je suis resté abasourdi par ce final abrupte mais au combien beau tout de même. Une très belle preuve d’amour et d’espoir pour nos personnages. Maintenant, je suis curieux de lire le tome 3 et de découvrir les autres sœurs d’Alex : Carrie et Julia.

Ma note : 8/10.

Merci à Veronika pour ce partenariat !

jeudi 9 juillet 2015

Chronique : Evolutis - Livre 1 : De chair et de sang de Christie Bronn


Evolutis – Livre 1 : De chair et de sang de Christie Bronn. (Genre : Fantastique, Romance).

Editions : Editions de la Reine
Prix : 18,90€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2015

  Résumé : 2033, Ebola a ravagé notre monde. Les Evolutis protègent ce qui reste de l’humanité. Traquée, Emma doit lutter pour sa survie et contre elle-même. Son sang est la clé. Dans sa fuite solitaire, elle rencontre Ian qui lui fait entrevoir ce qui peut la sauver ou la détruire : l’espoir. Ami ou ennemi ? Tiraillée dans sa chair et son sang, elle devra choisir.


  Christie Bronn, je la connais pour son premier roman « Eveille-moi » qui avait été une agréable surprise. Je l’avais trouvé bien écrit, addictif et l’histoire se révélait intéressante. Avec le tome 1 d’ « Evolutis », on change totalement de genre puisqu’on est dans de la dystopie. Je vous avoue que j’ai eu peur de ce changement, mais j’ai eu tort. La couverture de ce roman est vraiment bien réalisée. Les finitions des personnages les rendent d’autant plus réels qu’ils restent fictifs. Au final, même si c’est un gros tome d’introduction à l’univers et à l’histoire, j’ai adoré !

  Dès le début, je me suis senti attiré dans ce monde. Je me suis senti proche d’Emma et de ses problèmes. Une chose est certaine, la plume y a été pour beaucoup. L’auteure ne tourne pas autour du pot et nous fait les présentations de son personnage principal. Elle rentre dans le vif du sujet avec le virus Ebola qui a décimé presque toute la planète. C’est une bonne entrée en matière qui laisse le lecteur curieux de connaître la suite.

  Emma est un personnage qui m’a beaucoup plu et je me suis bien sur attaché à elle. Alors oui, elle se pose beaucoup de question sur les personnes qu’elle va rencontrer. C’est une jeune fille torturée par ce qu’elle est devenue et par sa fuite qu’elle va entreprendre. Mais Emma est une héroïne forte, qui a un bon caractère bien trempé. Même si elle tombe en pamoison devant Ian sans cesse, on la comprend par un élément important. Emma va quand même évoluer au fil du récit et c’est très appréciable. Ian est aussi un personnage important dans l’histoire. Il va soutenir Emma et en quelque sorte lui montrer le chemin à suivre. Ian est son pilier, un amour inexplicable qui n’était au début pas prévu pour tous les deux. Ce duo de personnage marche bien. Même si pour Emma, on a des flashs back montrant son passé, j’aurai aimé en apprendre davantage sur Ian.

  Le rythme est monstrueusement addictif. Je ne sais pas comment fait Christie Bronn pour écrire des romans aussi rythmé. Le fait est que les personnages bougent beaucoup, apprennent énormément de choses et évoluent ensemble. Mais les chapitres sont aussi assez courts, ce qui renforce cette impression de fluidité. Il y a aussi beaucoup d’actions puisqu’Emma n’hésitera pas à se battre contre ses ennemis. L’auteure réussi aussi à nous faire ressentir pas mal d’émotions à travers sa plume et c’est fort agréable.

  En ce qui concerne l’univers de cette dystopie, je l’ai trouvé original et novateur. Cependant, ce tome 1 reste un gros tome d’introduction. Le fait est qu’on a des éléments sur le virus Ebola et sur ses conséquences au niveau de la planète. J’aurai aimé avoir plus de précision, peut-être rencontrer à travers Emma quelqu’un atteint du virus. Pour moi, on en connait aussi très peu sur les Evolutis (mais je pense que c’est normal dans ce tome 1), qui sont importants dans le récit. En ce qui concerne les capacités d’Emma, j’ai trouvé qu’elles étaient bien amenées dans l’intrigue. Mais peut-être que tout ce qu’elle peut faire est un peu too much. Je ne sais pas j’ai eu l’impression qu’on lui rajoutait des facultés au fur et à mesure du roman. Après, c’est ce qui fait d’elle une héroïne forte. Donc ce n’est pas plus mal pour la suite.

  La plume de Christie Bronn a ce petit quelque chose en plus qui rend le roman hyper addictif. Déjà, elle a l’avantage de savoir transmettre les émotions de ses personnages au lecteur. Et puis elle a une manière de décrire les évènements et les paysages… on se les imagine parfaitement. Jusqu’au bout, j’ai cru à un destin différent pour Emma, finalement elle a fait un choix et j’espère qu’elle ne le regrettera pas dans le tome 2. C’est une dystopie française que je vous conseille fortement. Malgré des petits défauts sur l’univers et le passé des personnages c’est un livre complètement fou ! Un tome d’introduction qui insère de bonnes bases pour la suite. Franchement n’hésitez pas et foncez… sans être atteint par le virus Ebola !

Ma note : 8,5/10.

Merci à Christine et aux éditions de la Reine pour ce partenariat !