Nos dernières chroniques...

Nos dernières chroniques...


Affichage des articles dont le libellé est Suspense. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Suspense. Afficher tous les articles

samedi 14 janvier 2017

Chronique : Blue, la couleur de mes secrets de Camille Pujol


Blue, la couleur de mes secrets de Camille Pujol.
(Genre : Contemporain, Suspense).

Editions : Michel Lafon
Prix : 14,95€ (Partenariat)
Date de parution française : 12 janvier 2017

  Résumé : À dix-sept ans seulement, Blue dissimule un lourd secret qui l’a obligée à changer brutalement de vie, à déménager avec sa famille, et à rester le plus discrète possible. Mais ses mystérieux cheveux bleus captivent tous les regards et attisent la curiosité des élèves de son nouveau lycée. Comment se fondre dans la masse alors qu’elle commence à recevoir des lettres anonymes et que Nathan, un jeune homme à la terrible réputation, a décidé de la percer à jour ?


  Lors de la présentation du roman à Montreuil, j’avoue avoir été sceptique par cette sortie. Je me méfie en général des romans issus de Wattpad et qui sont ensuite édités. Pourtant, cet aspect m’a échappé lorsque j’ai postulé. C’est la magnifique couverture qui m’a tapé dans l’œil et qui m’a convaincu de tenter. En plus de ça le résumé était accrocheur et j’avais simplement envie de laisser sa chance à une auteur de 16 ans. Au final, je suis ressorti de ma lecture satisfait et même content !

  On est très vite mis dans l’ambiance et au parfum. Blue, notre protagoniste, déménage pour mener une nouvelle vie et se faire la plus discrète possible. Se faire de nouveaux amis, aller au lycée et mener la vie d’une adolescente normale. L’auteur contextualise bien son histoire, tend les perches qu’il faut dès le début à son lecteur. J’ai inévitablement eu envie de tourner les pages et de découvrir, comme Nathan, le véritable secret de Blue.

  En ce qui concerne les personnages, Blue est une jeune fille attachante. On est avec elle lors de sa phase de transition pour cette nouvelle vie. Le lecteur la soutient, l’encourage et essaie de la garder sur le droit chemin. Blue est une adolescente qui pourrait en agacer plus d’un par ses comportements immatures. Pourtant c’est toute la richesse de ce roman. On ne sait pas comment on aurait réagi à l’âge de Blue dans les mêmes circonstances… et surtout avec son passé, son secret, qu’elle tente de garder au plus profond d’elle. Nathan est un personnage très difficile à cerner au départ. J’ai toujours été sur mes gardes avec lui, peur que ses intentions envers Blue soient néfastes. Et puis le personnage secret qui refait surface… dont on ne sait pas qui il est jusqu’à la dernière page.

  Le rythme est assez fou ! Les chapitres sont courts ce qui apporte de la fluidité. On est toujours sur nos gardes à penser qu’untel pourrait vouloir du mal à Blue. On ajoute à cela des lettres anonymes qu’elle reçoit et qui la menacent. De plus, il faut toujours qu’elle garde son secret qui l’a détruit une fois, qu’elle fasse bonne figure devant ses amis et montrer à sa famille qu’elle est forte. Le roman est un véritable page-turner ! Vous ne vous arrêterez pas de lire tant que vous ne saurez pas ! Et croyez-moi, vous allez être surpris.

  Bien que l’auteur ait 16 ans, je trouve qu’elle réussit bien à alterner entre la vie familiale et de lycéenne de Blue. En ajoutant à cela le côté intrigue policière pour le lecteur. Je trouve que c’est rudement bien mené. Après certains thèmes auraient mérité d’être plus approfondis. Des événements de l’histoire auraient pu être moins prévisibles. Mais dans l’ensemble, on ressent des choses et l’intrigue est bien menée ! C’est tout ce que je demandais, Camille Pujol a largement le temps de s’améliorer pour ses prochains romans.

  Son écriture est simple, pas spécialement recherchée, mais ça fait le job et ça me va. Il n’y a pas besoin de partir dans une écriture travaillée quand elle est fluide et que le lecteur ne peut plus décrocher du livre. C’est ce qui m’est arrivé ! Je salue tout particulièrement l’auteur pour sa fin qui m’a beaucoup plu ! Je plébiscite l’audace qu’elle a eu à faire une fin qui change de ton des autres romans. J’ai été surpris et la surprise ne peut qu’amener du bon lors de sa lecture… surtout pour le final. Je ne peux que vous recommander ce livre. Certes il peut paraître bateau dans sa construction ou dans les thèmes abordés. Mais il est bien écrit, prenant, le suspense est là et la fin vous surprendra !

Ma note : 8/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

dimanche 17 janvier 2016

Chronique : Les chiens d'Allan Stratton


Les chiens d’Allan Stratton.
(Genre : Jeunesse, Suspense).

Editions : Milan
Prix : 14,50€ (Partenariat)
Date de parution française : 21 octobre 2015
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : The Dogs.

  Résumé : Cameron devait être à l’abri pour de bon, dans cette vielle ferme paumée au milieu de nulle part. Son père ne les dénicherait jamais dans un coin pareil, avait dit sa mère. N’empêche, dès le premier jour, Cameron sent bien que quelqu’un est déjà là. Invisible, mais il le sent. Il l’entend même parfois. Quels secrets va-t-il découvrir dans cette baraque ?


  LIVRE COUP DE CŒUR ! Aussitôt reçu, aussitôt lu et j’ai A-DO-RÉ ma lecture ! J’espère réussir à retranscrire ce que j’ai ressenti dans cette chronique. J’aimerai vous faire prendre conscience que ce bouquin est tout simplement génial. Une pépite dans la littérature jeunesse à suspense. La couverture donne le ton, sombre, mystérieuse. Une maison abandonnée qui donne froid dans le dos. Le titre… prend tout son sens une fois la lecture effectuée. Ce que je savais du résumé : une mère et son fils déménage et se retrouve dans la maison de la couverture ! J’ai passé un excellent moment de lecture, j’ai bien frissonné.

  Dès le début du livre, j’ai senti une tension dans l’écriture et dans l’histoire. Comme si on était sur un fil et qu’il ne fallait absolument pas tomber. Au bout de 20 pages, Allan Stratton amène ses personnages dans la ferme de la couverture. Je me suis senti mal à l’aise, d’une puissance incroyable. Bien sur, l’auteur présente ses personnages et le pourquoi du déménagement. Il incite sans cesse le lecteur à continuer. Même si on a peur, même si on frissonne, on est sadique et on continue. Une très bonne entame de roman qui ne laissera pas le lecteur indifférent.

  Cameron est le protagoniste. Je me suis totalement attaché à lui. Il a vécu des choses assez dures dans son enfance, sa mère le trimballe de déménagement en déménagement pour fuir son père. Dans ce cadre, difficile de se faire des amis, de voir sa famille et d’avoir une relation saine avec sa mère. Je vous jure que Cameron m’a fait flipper. L’auteur met des phrases en italique quand il se parle à lui-même… c’est comme s’il était fou. Du coup, on se demande si ce qu’il vit dans la maison est réel ou pas. S’il n’invente pas des événements. Je l’ai adoré par sa perspicacité, son intelligence et son grand courage. Je n’aurai pas été capable de faire un tiers de ses actes. J’aurai juste aimé avoir un peu d’approfondissement sur son passé. Sa mère, Ken, M Sinclair et d’autres personnages auront une grande importance dans cette histoire. Chaque personne a sa part d’ombre et de secret. Et chacun va se révéler être important pour l’intrigue.

  Oh my god, le rythme est totalement dingue. J’ai lu 77% du livre en 3h30 de temps. Tout est fait dans ce bouquin pour qu’on ne s’arrête pas de tourner les pages. Les chapitres sont super courts : fluidité gagnée. Il ne se passe pas un temps mort dans l’intrigue. Cameron mène une véritable enquête sur le passé de la maison et on est curieux de savoir. Le côté peur et frisson du récit devient au fur et à mesure oppressant quand on lit. A chaque fois que je finissais un chapitre, j’avais des frissons et je disais : « punaise ce n’est pas possible ». Le roman est addictif parce que l’intrigue est très bien construite. On apprend les éléments d’une certaine manière, ça nous rend curieux. Et la curiosité emporte sur la peur. Du coup on réfléchit aussi avec Cameron pour démêler le vrai du faux et pour trouver les secrets de la maison et des personnages. J’ai adoré !

  Ce roman est un mélange de Sherlock, de suspense, de peur, de surnaturel et de relations malsaines. L’auteur a très bien pensé ses éléments. Il les disperse progressivement dans le récit. Comme Cameron on se sent épié, regardé. On devient fou comme lui, on doute, on se remet en question. Les émotions sont très fortes dans ce bouquin. Je n’ai jamais autant eu peur et frissonné à chaque fois que je lisais un chapitre. On se prend au jeu de l’enquête. Le côté surnaturel est très subtil mais il fait ici toute la différence. Le titre prend tout son sens, a un réel impact sur l’histoire, sur le passé de la maison. Une histoire de famille dans le passé qui fait étrangement écho à celle de Cameron, sous un nouvel angle.

  Le style d’Allan Stratton est excellent. Déjà qu’il nous fait ressentir tout un panel de sentiments, il nous fait des descriptions qu’on visualise parfaitement. Quand on lit page 23 : « La nuque me picote. Quelqu’un dans mon dos me regarde […] Silence. Je me retourne avec lenteur. Je ne vois personne. Pourtant, il y a quelqu’un. Je le sens » ; On ressent cette présence aussi bien que Cameron, on l’imagine à chaque fois et c’est ce qui rend le roman oppressant. L’auteur installe une atmosphère intense qui ne vous lâchera pas du début à la fin. D’ailleurs cette fin… oh mon dieu j’ai halluciné par la tournure que prenait l’histoire. Les toutes dernières pages sont en tout cas très belles. Si vous ne l’avez pas compris, je vous conseille 1000 fois ce livre. Si vous aimez frissonner, les enquêtes à résoudre et les maisons hantées… ce livre est fait pour vous !

Ma note : 9,5/10.

Merci à Elodie et aux éditions Milan pour ce partenariat !

vendredi 8 janvier 2016

Chronique : Le Pacte - Tome 1 : Vengeance de Jenny Han & Siobhan Vivian


Le Pacte – Tome 1 : Vengeance de Jenny Han & Siobhan Vivian.
(Genre : YA, Suspense).

Editions : Panini Books
Prix : 16€
Date de parution française : 18 septembre 2013
Année de parution originale : 2012
Titre version originale : Burn for Burn, Book 1.

  Résumé : La vengeance est un plat qui se mange à trois. Jar Island est un endroit idyllique, un lieu où l’on n’a pas besoin de verrouiller les portes le soir, où les parents sont sereins en sachant que leurs filles dorment sagement dans leur lit. Mais parfois, des malheurs arrivent à des filles bien, et la seule manière d’y remédier consiste à faire des choses peu recommandables… […] Ces trois filles très différentes souhaitent toutes la même chose : se venger. Et elles ne renonceront pas tant qu’elles ne seront pas toutes parvenues à leurs fins.


  Cette série m’a fortement été recommandée par Robin (sa chaîne). Cela doit faire 2 ans que j’ai le livre dans ma PAL puisque je l’ai acheté à sa sortie. En ce début d’année 2016, j’ai vraiment envie de taper dans ma PAL personnelle, autre que les SP. Du coup, je me suis décidé à le sortir et j’ai vraiment bien fait. Les couvertures de cette série sont vraiment top. Elles attirent le regard : trois belles filles, avec des yeux forts et scrutateurs… et ce titre en gros plan ! J’adore. Le résumé je l’avais vite survolé mais je voulais garder un maximum de surprises. Au final, ce roman est passé à un cheveu du coup de cœur, une vraie bombe !

  Je dois vous avouer qu’au début j’ai eu un peu de mal avec tous ces personnages. On suit trois protagonistes à travers des points de vue différents. Et autour il y en a encore pas mal d’autres. Je me suis parfois perdu avec les noms. Il m’a bien fallu 50 pages pour m’acclimater aux groupes de chacun, à l’histoire de chacune des protagonistes. Et de voir qui était qui par rapport à qui. Après tout a roulé, mais je voulais vraiment vous prévenir qu’il m’a fallu un petit temps d’adaptation. A part ça, les auteures font leur boulot. Elles mettent en scène l’histoire pour arriver au moment où le pacte sera conclut entre Mary, Lillia et Kat.

  Ce que j’ai apprécié avec ces personnages, ce sont leurs différences. Chacune a une histoire mais les filles vont se retrouver pour un point commun : la vengeance. Lillia c’est la jeune fille qui habite dans le quartier huppé de Jar Island. Elle fait partie des populaires, est cheerleadeuse et a un grand groupe d’amis. Cependant tout n’est pas rose dans la vie de Lillia et elle va avoir envie de se venger. Mary revient sur l’île pour revoir une personne et lui dire ses quatre vérités. Pourtant elle se retrouve terrifiée et paniquée en face de cette dernière. Kat est peut-être le personnage le plus fort des trois. Elle est déterminée, prête à tout pour assouvir sa vengeance. Kat est à l’origine du pacte. Tandis que Lillia est une personne qui se construit un masque avec son groupe d’amis, Mary est une personne fragile qui s’effondre. Trois filles différentes mais qui ont en fait un passé commun. Du moins des histoires qui s’entremêlent. Ce sont des personnages bien construit, on a des phases de leur passé pour comprendre le but de leur vengeance. Les auteures ont bien manié ce côté-là. Même les personnages secondaires sont intéressants. En tout cas, les protagonistes sont le pilier du roman.

  J’ai trouvé le rythme en demi-teinte. Attention je ne dis pas que c’est lent, mais j’aurai aimé que le pacte soit scellé plus vite. Après je me dis aussi que Jenny Han et Siobhan Vivian n’auraient peut-être pas pu développer autant leurs personnages. Pendant près de 140 pages c’est ce qu’elles font. On s’acclimate aux filles, à ce qu’elles ressentent, à leur passé et aux souvenirs qui nous sont délivrés. On assiste en fait au déclic que vont avoir Lillia, Kat et Mary. Pendant ces 140 premières pages je me suis dit : « comment les auteures vont faire pour que les protagonistes se rencontrent à trois pour conclure ce pacte ? » Et je dois dire que c’est rudement bien fait. A partir de là, l’histoire débute vraiment, on est curieux de savoir si elles vont aller jusqu’au bout. Le rythme s’accélère, on tourne les pages à une allure folle et on ne voit pas qu’on dévore le livre… je l’ai lu en une journée ! Un excellent rythme.

  Le thème de la vengeance est vraiment bien exploité. Excusez moi d’être vulgaire mais putain que c’était bon ! C’est allé au-delà des mes espérances, parce que les protagonistes vont vraiment loin avec les moyens qu’elles ont. C’est vicieux, sombre, noir, intense et bien réglé. On espère qu’elles vont y arriver parce qu’on connaît les raisons de leurs actes. Attention je tiens à préciser que leur intention n’est pas de faire du mal physiquement ! On se prend au jeu du : « qu’est ce que je vais bien pouvoir lui faire ? » C’est vraiment sadique comme livre. Et d’un autre côté, les auteures arrivent à nous faire culpabiliser pour les victimes. On ne sait pas sur quel pied danser et c’est là où le roman est intéressant.

  Le style des auteures mélangés est top ! C’est extrêmement fluide, les chapitres sont très courts. On est sans cesse avec les trois points de vue et on est toujours curieux de savoir ce que font les autres personnages. Une écriture simple mais efficace. On se prend les sentiments en pleine face. On est pris dans l’intrigue et dans la vengeance. On est happé par toute cette folie et par ce tourbillon d’actes limites malsains. La fin est vraiment top, j’ai halluciné ! J’ai vraiment hâte de lire la suite que j’ai dans ma PAL… je l’ai acheté il y a quelques jours. Je pense qu’en février je vais m’enchaîner les deux derniers tomes. Je suis trop curieux et je vous recommande ce 1er opus, un vrai page-turner !

Ma note : 8,5/10.

dimanche 22 novembre 2015

Chronique : Le pacte des menteurs de Rebecca Whitney


Le pacte des menteurs de Rebecca Whitney. (Genre : Thriller, Suspense).

Editions : Denoël
Prix : 20,50€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : The Liar’s Chair.

  Résumé : Rachel et David sont l’image même du jeune couple heureux et comblé. Une belle maison à Brighton, une société de production florissante… Jusqu’à cette nuit où Rachel, au volant de sa voiture, cause la mort d’un homme. Un pacte terrible va alors lier les époux à jamais, et les apparences si bien préservées commencent à se fissurer. David et Rachel tentent de reprendre le cours normal de leur existence, mais Rachel, rongée par la culpabilité, se laisse happer par une spirale autodestructrice qui attise les obsessions les plus sombres de David, manipulateur et possessif, et fait remonter en elle des souvenirs d’enfance longtemps refoulés. Rachel parviendra-t-elle à affronter son douloureux passé et à trouver l’absolution pour son crime ?


  Lorsqu’on m’a proposé de lire ce livre, j’ai été fort intéressé. Un thriller à suspense avec des mensonges et des secrets… ce sont des livres qui en général retournent le cerveau. Cela me permettait aussi de découvrir une parution des éditions Denoël. Cette maison d’édition à la réputation de publier des livres intéressants. La couverture du roman est vraiment originale. Même si ça reste un énième visage, le côté puzzle est intriguant. Le titre m’a attiré, tout comme le résumé que j’avais vite fait parcouru. Tout était réuni pour que je passe un bon moment, mais « Le pacte des menteurs » n’a pas tenu ses promesses.

  Pourtant dès les 2 premiers chapitres, on arrive vite à la mise en place du résumé. Rachel va percuter avec sa voiture un sans abri et va le tuer. La construction de l’histoire est intéressante et on apprend petit à petit à s’immiscer dans le couple David-Rachel. La descente aux enfers de cette dernière va arriver progressivement. Cependant, j’ai vite compris que le roman allait être difficile à lire. Beaucoup de choses m’ont dérangé et je ne sais pas si je retenterai un roman de Rebecca Whitney. Je vous explique pourquoi.

  Le premier souci c’est que je ne me suis pas attaché à Rachel. Si vers la fin j’ai quand même eu de la compassion pour ce qui lui arrivait, ça ne l’a pas fait avec moi. Déjà, l’auteure aurait dû prendre plus de temps à la présenter : son couple, son histoire, ses passions, son travail et ses aspirations. J’ai trouvé que l’auteure n’en faisait pas assez et qu’elle disséminait les pièces du puzzle partout dans le roman. Une stratégie qui rend l’histoire un peu fouillis et mal construite. Et puis Rachel a parfois fait des choses qui m’ont dépassé. David n’est clairement pas le personnage le plus cool du roman… bien au contraire. Je pense qu’il y avait un potentiel incroyable à le développer plus. J’aurai préféré que l’auteure se concentre sur le couple, en faisant voir à son lecteur les faiblesses et les vices dont il dispose. En faisant intervenir plusieurs autres personnages, cela a rend le tout moins net et on perd en intensité. Quant à Will, pauvre homme rejeté par tous, roue de secours de Rachel, je ne me suis pas attaché à lui. Les personnages étaient là, les bases étaient présentes. Rebecca Whitney n’a pas à mon sens réussi à les faire interagir et à les rendre attachants, dommage.

  Le rythme du roman n’est quant à lui pas fameux. C’est le gros souci que j’ai eu avec l’intrigue. Si l’accident de Rachel arrive vite, l’intrigue met un temps fou à démarrer. D’ailleurs je me demande même si j’ai bien compris le sens de ce roman. L’auteure prend le parti de minimiser au maximum les dialogues pour miser sur la narration. Elle a voulu mettre une ambiance huis clos autour du couple et confronter le lecteur aux problèmes psychologiques de Rachel. Cependant même si c’était une bonne idée, la narration tue le roman. Avoir des flopés et des flopés de textes sans vie ça rend l’intrigue hyper lente. Du coup, je me suis ennuyé la plupart du temps.

  Les thèmes développés dans le roman sont malgré tout intéressant. L’homicide involontaire de Rachel, la prostitution, la drogue, l’intimité d’un couple dominant-dominé. Ce sont des éléments qui auraient pu tirer le roman vers le haut. Je pense que Rebecca Whitney n’a tout simplement pas tiré les bonnes ficelles. Je suis loin du roman thriller suspense qu’on m’avait promis. Et je suis loin du « pacte » cité dans le titre. A part vers la fin, je n’ai pas ressenti d’émotions dans ce livre. Sinon la plume de l’auteure est sympathique sans être vraiment addictive. La lenteur de l’intrigue dessert vraiment l’histoire et rend le style lourd quelque fois. Je vais m’arrêter là. Je rappelle que lorsque j’ai des avis négatifs, d’autres blogueurs ont peut-être des avis contradictoires. C’est le propre de la culture, aimer ou ne pas aimer, tout est subjectif. A vous de voir maintenant si vous voulez tenter l’expérience.

Ma note : 5,5/10.

Merci à Clélia et aux éditions Denoël pour ce partenariat !

dimanche 6 septembre 2015

Chronique : Blackwood : le pensionnat de nulle part de Lois Duncan


Blackwood : le pensionnat de nulle part de Lois Duncan. (Genre : Jeunesse, Fantastique).

Editions : Hachette
Prix : 16€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2011
Titre version originale : Down a dark hall.

 Résumé : A l’instant où elle pose les yeux sur l’imposant manoir gothique de Blackwood, le pensionnat où elle va passer l’année, un sentiment d’angoisse s’empare de Kit. Comme si un vent glacé traversait son cœur à chaque pas effectué vers la porte. Comme s’il y avait quelque chose de maléfique à l’intérieur des murs de ce pensionnat perdu au milieu de nulle part…


  PETIT COUP DE CŒUR ! Quand les éditions Hachette ont proposé ce roman en partenariat, j’avoue avoir hésité à le prendre. J’avais peur que ce soit du déjà vu et de n’être pas emporté. Les livres du genre fantastique me plaisent toujours, mais j’en ai lu tellement que maintenant il me faut le top du top ! Grâce à l’aide d’une amie blogueuse (qui se reconnaîtra), je l’ai choisi… et j’ai bien fait. Il faut aussi dire que c’est ce que j’avais besoin à ce moment là, ce qui a aidé à former ce petit coup de cœur. La couverture m’avait déjà tenté, comme le résumé. Et je suis parti à l’exploration de cette histoire. J’ai vraiment adoré le livre, un excellent moment de lecture.

  Dès le début, j’ai senti que j’allais adorer le récit. On se retrouve directement plongé au cœur de la découverte du village entourant le pensionnat, ainsi que ce dernier. L’auteure pose ses bases, nous présente ses personnages et plus particulièrement Kit. J’ai senti que petit à petit, quelque chose se mettait en place, sans savoir quoi véritablement. Et puis comme Kit, on est curieux de découvrir ce pensionnat si particulier… même si comme elle toujours, on se sent effroyablement rebuté par sa vue et son aura particulier. Un bon début qui rend le lecteur curieux d’en découvrir plus !

  Les personnages sont très intéressants parce qu’ils vont porter le récit dans ce qu’il a de plus mystérieux. Kit est la jeune fille qu’on va suivre le plus, notre protagoniste. Je me suis beaucoup attaché à elle. Notamment par ce qu’elle a ressenti tout au long de l’histoire, mais aussi par son passé douloureux et par la perte de son papa. C’est une adolescente ayant la tête sur les épaules, réfléchie et forte. Elle a également un côté tendre qui la rend un peu peureuse à Blackwood. Et on la comprend, mais son côté curieuse l’emmènera à mener une véritable enquête. Vient ensuite trois autres filles : Sandy, Ruth et Lynda. Ainsi que Mme Duret et son fils Jules. Je ne vous en dirai pas plus… je vous laisse découvrir ces personnages. Tous ne sont pas autant approfondis que Kit, mais on les aime ou on les déteste. Ce qu’on apprend d’eux suffit à apprécier l’histoire.

  Les rythme est vraiment incroyable ! En une heure de temps, j’avais déjà lu 80 pages tellement on les avale. Les chapitres sont assez courts ce qui amène (comme vous le savez bien sur ^^), une fluidité intéressante au livre. Ensuite, l’histoire en elle-même est très prenante et on se pose beaucoup de questions sur l’intrigue. Au fur et à mesure que Kit apprend des choses, on en apprend aussi et du coup… on en voudrait carrément plus. L’auteure a fait de son roman une véritable enquête comme si Sherlock était aux manettes. On se prend à faire des suppositions, à croire à du fantastique, à de l’horreur, à la réincarnation… sans toutefois démêler le vrai du faux !

  L’histoire créée par Lois Duncan est vraiment originale. Ce que je peux vous dire c’est que vous allez être surpris si vous lisez le bouquin. On passe aussi par beaucoup de stade au niveau des émotions. De l’appréhension du début, on arrive à la peur tout en faisant un tour par le stress et la colère. Mais franchement, j’ai flippé plus d’une fois par les détails que l’auteure émet. Et puis petit à petit, le roman monte crescendo, comme si une épée de Damoclès était suspendue au dessus des têtes des demoiselles. J’ai vraiment adoré cette mini course contre la montre. Ce que je regrette un peu, c’est que « l’univers » développé ne soit pas un peu plus étayé. Il est intéressant mais le peu de pages du bouquin ne permettent pas d’en savoir davantage. On en sait beaucoup, mais j’en aurai voulu plus.

  La plume de l’auteure est vraiment prenante et bonne. Elle immisce dans son roman grâce à son style une atmosphère particulière, qui en devient pesante dans le roman. Comme si tout à coup, quelque chose allait surgir du noir. J’ai frissonné quelques fois. La fin m’a beaucoup plu parce que jusqu’au bout, on ne sait pas ce qu’il va advenir de Kit. Par contre, je l’ai trouvé un peu brutale et abrupte. Un petit épilogue aurait été appréciable pour savoir comment le tout a véritablement fini. Je reste dans l’expectative ! Malgré ces quelques défauts, je vous recommande ce bouquin. Vous allez frissonner, être pris dans une véritable enquête. Pris dans un univers particulier et inédit qui ne manquera pas de vous surprendre. Franchement, vos nuits seront un peu perturbées par ce que vous allez lire !

Ma note : 8/10.

Merci à Cécile et aux éditions Hachette – Black Moon pour ce partenariat !

mardi 4 août 2015

Chronique : La mort en rouge de Pierre Gaulon


La mort en rouge de Pierre Gaulon. (Genre : Thriller).

Editions : City
Prix : 18€
Année de parution originale : 2013

  Résumé : Des coups frappés à la porte, comme autant d’appels au secours. A travers le judas, Clément Danver a juste le temps d’apercevoir un homme se jeter du haut de cinq étages. Selon toute vraisemblance, l’homme s’est suicidé. Sauf que… Clément a cru voir, un instant, une autre silhouette. Une jeune femme spectrale à la chevelure maculée de sang. Sans doute a-t-il rêvé…


  Mon binôme Guillaume a souvent de bonnes idées pour me sortir des lectures. La plupart du temps, ce sont des thrillers qui m’ont fait envie et qui traîne un peu dans ma PAL. « La mort en rouge » ne fait pas exception à la règle. Gagné lors d’un concours que Pierre Gaulon avait réalisé. Il a bien traîné un an. Guillaume me l’a donc imposé pour mes lectures de juillet. Et je le remercie ! Ce roman a une couverture tellement spéciale. Elle en devient hypnotisante. Le résumé, je l’avais survolé et je savais que j’avais accroché. J’ai passé au final une excellente lecture !

  Dès le début on ne peut être qu’intriguer par ce prologue spécial. Un prologue où on suit une fille qui va se faire tuer par un homme. Du sang, du suspense et du mystère… ça commençait bien. Et très vite, l’auteur nous amène à ce que le résumé nous raconte. Le suicide d’un homme qui s’est jeté du cinquième étage dans la cage d’escalier d’un immeuble. Et un voisin qui aurait vu l’ombre d’une femme nu avec des cheveux en sang… J’avoue que j’ai été intrigué, sous tension et très curieux de découvrir la suite de cette histoire. Pierre Gaulon a frappé fort dès le début.

  Les personnages ne sont pas le point fort du roman. On les suit, on est content de connaître un peu leur passé et leurs problèmes. Mais ils ne sont pas attachants outre mesure. Je pense que l’auteur a tout joué sur son intrigue. Personnellement, ça ne m’a pas dérangé une seule seconde. J’ai pris plaisir à découvrir un duo inattendu : celui de Clément et de Lou. A suivre aussi en parallèle le policier Serinam. Et bien sur les flash-back sur un préfet lors de la seconde guerre mondiale que nous balance l’auteur dans le roman. Un personnage qui va s’avérer être plus qu’important dans le récit au final. J’ai aimé l’ingéniosité et l’intelligence de Lou. J’ai apprécié le côté fouine curieuse de Clément. Et j’ai aimé l’histoire glauque du préfet. De bons personnages pour l’intrigue mais qui manque de profondeur pour compléter plus l’histoire.

  Le rythme c’est quelque chose que Pierre Gaulon sait maîtriser. Déjà, ses chapitres ne sont pas très longs ce qui apporte de la fluidité au récit. Ensuite, sa narration à la troisième personne fait qu’on a différents points de vue et ça… c’est un gros avantage dans un thriller. Parce que même les méchants vont parler et c’est top ! Bien sur, les flash-back apporte un plus incroyable à l’intrigue en la complexifiant davantage que ce qu’elle n’est déjà. L’auteur est fort, il nous livre son histoire sur un plateau. On est curieux d’en apprendre toujours plus et de comprendre quels liens lient les personnages. Franchement j’ai été scotché.

  Ce thriller est un vrai thriller. Du sang, un crâne qui a explosé, une intrigue complexe et nouée sur elle-même. Des souvenirs qui viennent hanter le présent et du coup, on se pose plein de questions. Au début, je me suis dit mais punaise, on fait trois pas en avant pour reculer de deux à chaque fois. Et puis l’auteur manie ses personnages pour les faire avancer dans l’intrigue. Je dois dire que cette légende autour de cette fille aux cheveux rouges m’a parfois mis le frisson. Des fois je me suis même demandé si cela n’existait pas vraiment. Et quand enfin on comprend le fin mot de l’histoire… je me suis dit que c’était franchement évident. Mais je n’arrivais pas encore à faire le lien. L’auteur est fort pour nous donner des éléments tout en nous laissant dans le flou !

  Son écriture est simple, pas spectaculaire mais pour un thriller elle a le mérite d’être efficace. Je dois dire que je me suis laissé prendre par son style et par sa narration à la troisième personne. Ce que je regrette c’est que les remords d’un personnage sur une ancienne relation n’ont pas été assez creusés. Certes, ça n’aurait rien amené à l’histoire. Mais dans ce monde de brute, un peu d’amour ne fait pas de mal. La fin est dingue parce que ce que l’auteure arrive encore une fois à nous surprendre. Franchement, c’est un livre que je vous conseille. Il est sorti en poche le 20 août 2014 donc n’hésitez surtout pas à rencontrer la jeune fille aux cheveux de sang.

Ma note : 8,5/10.

mardi 28 juillet 2015

Chronique : Absences de Lauren Oliver


Absences de Lauren Oliver. (Genre : Contemporain).

Editions : Hachette
Prix : 18,90€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Vanishing Girls.

  Résumé : Dara et Nick étaient inséparables. Mais depuis l’accident de voiture qui a défiguré la belle Dara, Les deux sœurs se sont sensiblement éloignées. La vie de Nick bascule définitivement quand sa sœur disparaît, laissant derrière elle un message énigmatique. En fouillant dans sa mémoire et dans le passé de sa sœur, Nick décide de mener l’enquête.


  J’adore les romans de Lauren Oliver. Quand j’ai vu qu’ « Absences » allait être édité en français, j’ai sauté sur l’occasion pour le lire. J’ai adoré les deux premiers tomes de « Delirium », j’ai adoré « Le dernier jour de ma vie » et j’ai adoré « Panic »… Je devais donc lire « Absences » impérativement pour me faire une idée. La couverture est presque similaire à la VO et je trouve que le travail effectué sur le bouquin est magnifique. Le résumé, je l’avais survolé mais le titre en VO était parleur. Du coup, je me suis lancé et j’ai encore une fois adoré !

  Le petit prologue m’a paru assez mystérieux mais aussi révélateur de l’ambiance générale du roman. Le début pourrait être banal si ce n’était pas Lauren Oliver à l’écriture. Elle nous fait une petite présentation des sœurs, de ce qui leur est arrivé, de leurs problèmes. Très vite, je me suis rendu compte qu’une chose clochait. Qu’il me manquait un élément. J’ai douté un moment… je suis même revenu en arrière dans ma lecture pour voir si j’avais tout compris. Finalement, l’auteure arrive tellement bien à noyer son poisson, qu’on continue de lire sans trop se poser de question ! Elle est tellement forte.

  Pour les personnages, je ne dirai pas qu’on s’attache à eux comme si on s’attachait à des personnages d’une histoire d’amour. C’est beaucoup plus complexe que ça. Lauren Oliver nous rend attachant Dara et Nick par les conflits qu’il y a entre elles. Mais aussi par les tensions, les non-dits, les fuis moi je te suis, suis moi je te fuis. Cette relation très complexe qu’entretienne les sœurs est limite malsaine. Avant, elles s’adoraient, maintenant elles se détestent. Ce contraste on va le retrouver tout au long du roman. Nick est l’aînée, c’est la fille qui ne fait aucun faux pas, qui travaille bien à l’école. Dara a seulement 11 mois d’écart avec sa sœur mais c’est la fille fofolle qui a touché à la drogue et qui s’en fout du lycée. Des opposés qui s’attiraient mais qui ont fini par se repousser.

  Le rythme est absolument dingue de chez dingue ! Déjà, on a une alternance de points de vue entre Dara et Nick, ce qui rend l’intrigue vraiment palpitante. Ensuite on a parfois, des textos envoyés, mais aussi des mails et des courriers à d’autres personnages. Ce qui rend l’histoire plus intéressante. On se pose plein de questions sur l’accident des sœurs. Sur l’origine de cet accident mystérieux. La seule chose que je regrette vraiment, c’est que Dara disparaît trop tardivement dans le roman. On nous annonce sa disparition dans le résumé. Je m’attendais donc qu’au bout de 100 pages, elle ne soit plus là. Mais c’est seulement au bout de 250 pages que son absence apparaît. Pour autant, ça n’empêche pas la lecture d’être agréable et addictive.

  Lauren Oliver a su dans ce genre particulier tirer son épingle du jeu. Parce que l’intrigue se construit, on pense à des choses, on fait des suppositions. Une petite fille va disparaître juste avant la disparition de Dara et ça nous rend curieux en fait. Au final, on avait la solution sous les yeux. Mais l’auteure a réellement le truc en plus qui nous emporte et qui nous fait tout oublier. Un peu comme dans « Le dernier jour de ma vie », elle réussi à nous surprendre avec des twists de dingues ! Tout est pensé, précis, concis, rien ne déborde, jusqu’à l’explosion ultime.

  La plume de Lauren Oliver est toujours autant addictive. Je ne sais pas comment elle s’y prend pour écrire mais on ne peut qu’avaler les mots qu’elle laisse sur le papier. Déjà que l’histoire était prenante, mais le style d’écriture en rajoute une couche ! Et puis cette fin quoi ! Mais ce n’est pas possible de faire une fin comme ça. Quand on sait vraiment ce qu’il s’est passé lors de l’accident… Le pourquoi de l’absence de Dara et le pourquoi du message mystérieux sur son journal intime. C’est juste fou que l’auteure ait pensé à ça ! Pourtant, ce n’est pas nouveau dans le genre. Mais elle réussi à merveille son retournement de situation finale ! Si vous n’êtes pas encore convaincu par le nouveau roman de Lauren Oliver, faites moi confiance et foncez !!

Ma note : 8,5/10.

Merci à Betty et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

dimanche 28 décembre 2014

Chronique : Les mensonges ne meurent jamais de Séverine de la Croix


Les mensonges ne meurent jamais de Séverine de la Croix. (Genre : Contemporain).

Editions : Michel Lafon
Prix : 14,95€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2014

.Résumé :
Une femme qui disparaît.
Un couple en danger.
Les terribles secrets d’une famille.
Un compte à rebours implacable.


  .Grâce aux éditions Michel Lafon, je fais de véritables découvertes. Je découvre souvent des auteurs français qui écrivent des pépites. Séverine de la Croix, ne fait pas exception à la règle. Son livre m’avait d’abord tenté par sa couverture qui représente parfaitement une scène du roman. Je n’avais pas lu le résumé, mais rien que la phrase présente sur la 1ère de couverture m’avait attiré. Ce bouquin n’est pas un coup de cœur mais il s’en rapproche ! J’ai passé un excellent moment de lecture.

  .Dès le début c’est le prologue qui m’a rendu curieux et qui n’a pas cessé de me hanter durant le récit. Il est mystérieux, emprunt d’ombres et d’incompréhensions. Ensuite, l’auteure alternera entre le moment de la disparition de Manon et ce pour quoi elle s’est mise en quête de vérité. Si au début, cela peut paraître déroutant et dérangeant, on prend vite le coup. Le livre en devient alors subtilement addictif.

  .Les personnages sont le ciment de ce récit de secrets de famille. Manon en est le point central et le moteur. C’est une femme à laquelle je me suis attaché avec une force incroyable. Elle est déterminée et courageuse dans ce qu’elle va entreprendre. Mais elle se révèlera aussi torturée psychologiquement par les faits qu’elle va découvrir. Parce que les secrets sont au cœur de sa famille depuis des générations. Je pourrais encore vous parler d’Adèle sa mère, ou de Louise sa grand-mère mais je ne veux pas en dire trop. Je peux juste dévoiler que derrière les apparences il y a parfois des cicatrices enfouies encore plus profondément. Ce sont des personnages qui vous révulsent, que vous aimez, que vous détestez ou que vous admirez. Mais ils sont bien travaillés et permettent à l’histoire d’avancer.

  .Le rythme est quelque chose d’intéressant dans ce récit. Même si les chapitres sont longs, c’est la curiosité qui nous pousse toujours à lire plus. Je ne saurai comment dire, mais il y avait un truc dans l’écriture qui m’a plu. Ce petit truc a rendu le roman complètement addictif. Pour vous dire, je l’ai commencé un soir à 22h15 et je me suis arrêté à 1h du matin en ayant lu 173 pages ! Ca se lit tellement vite qu’on ne s’en rend même pas compte. L’alternance des points de vue, le jeu entre le présent et le passé font qu’on est sans cesse avide d’être informé sur l’après. Et ce prologue qui m’obsédait depuis le départ… comment ne pas finir sa lecture au plus vite pour comprendre !

  .Ce qui est aussi exceptionnel c’est l’histoire de famille que l’auteure a développé. Franchement, j’aurai cru que ce récit s’était réellement passé. Que Manon était un personnage réel et qui existait dans la vraie vie. Les secrets (il n’y en a pas qu’un), sont toujours plus poussés. Plus on en apprend et plus on a envie d’en apprendre. Plus on en apprend et plus on est dégouté ou choqué par ce qu’on nous révèle. C’est une histoire de dingue je vous le dit. Mais une histoire qui fait tout de même réfléchir sur les nobles familles. La quête de la préservation du patrimoine et de la reconnaissance sera poussée à son obsession !

  .Enfin, l’écriture de l’auteure est ce qui fait le charme du récit. Cette auteure va droit au but et possède un style sincère qui vous charmera à coup sur. C’est un style réaliste, simple et qui touche. On se prend dans l’histoire, on s’éprend de ces personnages et ça marche tout simplement. La fin est une belle leçon de vie et permet au lecteur d’être rassasié par tout ce qu’il a découvert. Je dirai même que la tension est présente pendant la quasi-totalité du roman. En tout cas je vous le recommande vraiment. Séverine de la Croix est à surveiller de près. Ce sont de ces auteurs français qui vous surprennent. N’hésitez pas et foncez lire « Les mensonges ne meurent jamais » !

.Ma note : 9/10


Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !