Nos dernières chroniques...

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mercredi 16 novembre 2016

Chronique : Le reste de leur vie de Jean-Paul Didierlaurent


Le reste de leur vie de Jean-Paul Didierlaurent.
(Genre : Contemporain).

Editions : Au Diable Vauvert
Prix : 17€
Date de parution originale : 2 mai 2016

  Résumé : Comment, au fil de hasards qui n’en sont pas, Ambroise, le thanatopracteur amoureux des vivants et sa grand-mère Beth vont rencontrer la jolie Manelle et le vieux Samuel, et s’embarquer pour un joyeux road-trip en corbillard, à la recherche d’un improbable dénouement…


  J’ai pu lire ce livre grâce à Youboox et à leur prix du livre numérique. Je pense que sans eux, je serais passé à côté d’une belle pépite. Jean-Paul Didierlaurent est aussi l’auteur du livre « Le liseur du 6h27 ». Et je pense que je me pencherai sur cet ouvrage en 2017. Alors vous allez me dire que la couverture de « Le reste de leur vie » ne paie pas de mine. Oui c’est vrai, mais il faut dépasser cet a priori. J’ai littéralement dévoré cet ouvrage qui est au final passé à un cheveu du coup de cœur !

  L’auteur commence dès le début par présenter ses personnages. D’Ambroise à Manelle, il évoque leur quotidien dans leur travail respectif mais aussi dans leur vie privée. Une alternance dans les points de vue bienvenue puisqu’elle permet au lecteur de bien les identifier. Je me suis vite pris dans le récit, à tourner les pages et à être curieux de savoir… comment les deux personnages allaient bien pouvoir se rencontrer.

  Je me suis beaucoup attaché aux personnages. A Manelle et Ambroise mais aussi à Beth et Samuel. Ambroise le thanatopracteur est pris par son métier tous les jours. Une véritable vocation et passion. J’ai adoré ce personnage et son goût pour le travail bien fait. Sa minutie, son contact avec les familles des défunts, sa manière d’aborder les choses, son professionnalisme aussi. Cet homme m’a aussi beaucoup plus de par sa relation avec sa grand-mère. Attentif à elle mais pas surprotecteur. D’ailleurs Beth est un personnage coup de cœur qui m’a fait mourir de rire pendant ma lecture. De l’autre côté on a Manelle, aussi passionnée par son métier. Sa débrouillardise, sa sociabilité et ses habitudes affectueuses avec les personnes dont elles s’occupent m’ont plu. Comment deux personnes que tout oppose vont-elles bien pouvoir se rencontrer ?

 J’en viens au seul bémol du livre. Je trouve que l’auteur prend trop de temps pour que les personnages en viennent à se rencontrer. Peut-être aurait-il fallu couper un peu dans le vif au début. Développer d’autres points quand ils sont tous les deux. Un détail qui m’a à peine dérangé. Sinon les chapitres sont courts et se lisent vite grâce à l’alternance des points de vue. On est entraîné dans l’histoire d’une manière simple et désarmante. On se sent concerné et touché. On se met à la place des personnages et on essaie de voir comment on aurait réagi à leur place. En tout cas vous n’arrêterez pas de tourner les pages… c’est moi qui vous le dis !

  Plusieurs thèmes sont abordés dans ce roman : la mort (et oui ça arrive), l’amour, la vie et les deux métiers que font Ambroise et Manelle (thanatopracteur et aide à domicile). On apprend des choses dans le métier d’Ambroise. L’auteur a suivi un thanatopracteur pour l’écriture du roman. Du coup ça donne du réalisme au récit et un réel intérêt. J’apprécie le fait que l’auteur voit son roman comme le fil de la vie. Un fil pas tout à fait droit, fait de rencontres, de hasards et parfois d’un peu de chance. Un autre sujet majeur est abordé… mais je ne peux pas vous en parler. Je gâcherai le plaisir de votre lecture.

  L’écriture de Jean-Paul Didierlaurent est incroyable. Tout au long du roman je me suis fait cette réflexion : « le style est d’une fluidité déconcertante ! » Ça m’a surpris totalement mais dans le bon sens du terme. Sa plume possède un goût de reviens-y et on en redemande sans cesse. Combien de fois je me suis retenu de rire dans le métro (bon des fois je n’ai pas pu m’en empêcher), j’ai même eu une larme à l’œil. C’est empreint d’émotions, de bon sens et d’intelligence. Et j’ai adoré la fin ! Je n’ai qu’une chose à dire : lisez ce livre ! Il en vaut la peine et en plus… c’est un auteur français. Je ne peux donc que vous recommander cet ouvrage.

Ma note : 9/10.

Merci à Youboox pour ce partenariat !

mardi 15 novembre 2016

Chronique : Chère Alice de Cécilia Dutter


Chère Alice de Cécilia Dutter.
(Genre : Contemporain, Epistolaire).

Editions : Milady
Prix : 5,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 21 octobre 2016

  Résumé : Quand Alexandre rencontre Alice, il ne peut s’empêcher de lui écrire le désir qu’elle lui inspire. Mais celle sur laquelle il a jeté son dévolu n’envisage pas de vivre une relation adultère, et encore moins avec le mari de sa meilleure amie. D’ailleurs, pourquoi cette femme parfaitement épanouie dans son couple s’encombrerait-elle de cet homme de vingt ans son aîné ? Alexandre ne se laisse désarçonner ni par les réponses assassines, ni par l’ironie mordante de sa correspondante. Troublée par sa persévérance, Alice va finir par lui révéler les arcanes du désir féminin. Mais le désir qui naît entre eux n’est-il pas condamné à rester inassouvi ?


  Je ne lis pas beaucoup de romans épistolaires, pourtant c’est un fait : j’adore ça. Quand j’ai eu l’opportunité de lire « Chère Alice », je n’ai pas hésité une seule seconde. Le résumé m’avait tenté tout comme la couverture. Au demeurant simple mais qui attire le regard. Que vous dire à part que j’aurais pu adorer mais que je m’attendais à y trouver autre chose. Une bonne lecture teintée de quelques défauts.

  Dès le départ j’étais vraiment à fond dans ces échanges de lettres. La façon qu’a Alexandre d’écrire à Alice m’a retourné, renversé… si j’avais été une femme, j’aurais de suite craqué pour sa plume. C’est ce qui m’a poussé à continuer ma lecture. Surtout avec les lettres sèches d’Alice, qui ne mâche pas ses mots pour rembarrer ce gars un peu trop entreprenant… même de façon épistolaire. Ma curiosité n’a pas résisté à cette envie de lire. Et de savoir comment Alice et Alexandre allaient finalement s’apprécier.

  Alexandre est un personnage auquel je me suis attaché. Par sa persévérance, sa facilité d’écriture, son ton parfois un peu pompeux mais qui fait tout son charme. Sa manière d’aborder Alice et de lui soumettre ses envies les plus inavouables. Même malgré son âge, je pense que j’aurais pu apprécier Alexandre en tant qu’ami. Alice m’a plu par son côté franche et directe, par sa façon de remettre en place Alexandre. Peut-être ai-je vu en elle des qualités que je ne possède pas… Même si elle peut paraître froide, c’est ce contraste entre les deux personnages qui m’a plu. Pourtant même si leur relation évolue, je ne pensais pas que ce serait de cette manière. Et je crois que c’est pour ça que j’ai été déçu par la tournure qu’a pris le récit. Peut-être aurait-il fallu un peu plus creuser les personnages. Rien que d’aborder un peu plus leur vie respective et sortir un peu des lettres.

  Le rythme est intéressant notamment avec ces lettres alternées entre Alexandre et Alice. Des missives courtes, qui permettent une fluidité indéniable au roman. Les personnages abordent des sujets divers et variés de leurs vies mais aussi des choses plus intimes. On est sans cesse curieux de savoir où ils vont aller et comment ils vont aborder les choses. On se prend à rire parfois, à esquisser un sourire ou à être choqué par tel propos. Et puis le livre est tellement court qu’il se lit en à peine 2 jours.

  Les relations épistolaires sont quelque chose que j’apprécie dans les romans. Cela permet parfois de sa cacher derrière sa plume ou alors au contraire de se livrer totalement. C’est le cas avec « Chère Alice ». J’ai apprécié cette relation naissante mais n’ai pas compris la route prise par l’auteure pour son histoire. Je m’attendais à une histoire d’amour, une romance toute mignonne de deux êtres ayant peut-être eu le coup de foudre. A deux personnes qui se redécouvriraient de manière inédite. Dommage pour moi, je n’ai pas été servi de ce côté-là. Pourtant il y avait matière à faire quelque chose d’intense et d’incroyable.

  Comme je l’ai dit plus haut, bien que ce soit Alexandre ou Alice qui écrivent les lettres, c’est avant tout Cécilia Dutter qui trouve les bons mots. J’ai adoré sa plume et je n’hésiterai pas à lire un autre livre d’elle à l’avenir. Un talent français à souligner. En ce qui concerne la fin, je l’ai trouvé un peu précipité. Je m’attendais encore une fois à autre chose et tout est un peu retombé comme dans un soufflet au fromage. Bien mais ça aurait pu être mieux. Si vous êtes curieux de découvrir ce livre, n’hésitez pas. Il vous fera passer un bon moment. Personnellement je m’attendais à autre chose, dommage pour moi.

Ma note : 7,5/10

Merci aux éditions Milady pour ce partenariat !

dimanche 6 novembre 2016

Chronique : Au pays de l'Ailleurs de Tahereh Mafi


Au pays de l’ailleurs de Tahereh Mafi.
(Genre : Jeunesse, Fantastique).

Editions : Michel Lafon
Prix : 16,95€ (Partenariat)
Date de parution française : 13 octobre 2016
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : Furthermore.

  Résumé : Avec sa peau pâle et ses cheveux de neige, Alice détonne à Ferenwood, ce monde éclatant où les couleurs sont révélatrices d’un don magique. L’incolore jeune fille de douze ans n’a donc apparemment aucun intérêt, et les habitants de ce lieu en ont fait une paria. Aussi, lorsqu’Oliver lui propose de l’aider à chercher son père, la seule personne qui a toujours cru en elle, Alice accepte. Même si le garçon est son ancien ennemi de classe et que son talent consiste à tromper son monde. Même si, pour retrouver celui qui a disparu trois ans plus tôt, ils devront explorer le dangereux pays de l’Ailleurs… Un endroit où rien n’est ce que l’on croit, et où les pièges pullulent. Un endroit où ils trouveront peut-être plus que ce qu’ils sont venus y chercher.


  Tahereh Mafi est une auteure que j’apprécie beaucoup. Notamment avec sa série « Insaisissable » que j’avais adorée ! Ici, elle nous revient avec un roman middle-grade, comprenez jeunesse. Une histoire qui change totalement de la dystopie qu’elle avait écrite auparavant. On est ici dans le fantastique pur et dur. La couverture réalisée par les éditions Michel Lafon est sympathique. Après ma lecture je comprends enfin pourquoi ce choix éditorial. Il est vrai qu’au final, elle colle bien à l’histoire. Cependant j’ai toujours une préférence pour la couverture originale. Bref, ce n’est qu’un détail. Après avoir refermé le livre, j’ai apprécié dans l’ensemble cette histoire. Mais des défauts sont venus entachés mon ressenti global.

  L’auteure a de suite su capter mon attention dans son récit. On fait la rencontre d’Alice qui est une enfant qui va bientôt avoir 12 ans. Sa maman ne l’apprécie pas tellement, ses petits frères ne se préoccupent pas d’elle et son père est parti sans jamais revenir. Alice ne fait pas la fierté de sa contrée à cause de son absence de couleur. La couleur est pourtant omniprésente à Ferenwood, elle est ce qui donne un sens à la magie. J’ai été curieux de savoir pourquoi Alice n’avait pas de couleur. Si elle avait un peu de magie en elle ou pas. Et comment l’auteure allait l’amener au pays de l’Ailleurs.

  Je dois dire que je ne me suis pas tellement attaché à Alice malgré son jeune âge. Dommage que son évolution ne la rende touchante que vers la fin. Tout au long du livre j’ai trouvé qu’elle n’en faisait qu’à sa tête, qu’elle n’écoutait pas Oliver et ses mises en garde. Qu’elle était parfois égoïste (encore qu’à 12 ans c’est normal) et qu’elle agissait comme si elle avait parfois 6 ans. Une vraie gamine qui fait des caprices. Je pense que derrière ces défauts, Alice est une personne qui cache ses vrais sentiments. Qu’elle ne comprend pas vraiment son véritable don. Ses liens familiaux sont aussi compliqués. Elle est frustrée que sa mère ne l’apprécie pas plus que ça. Surtout qu’en tant que maman, elle devrait forcément l’aimer malgré sa différence. Un personnage central en demi-teinte qui m’a à la fois plu mais pas tant que ça. Dommage qu’on ne comprenne pourquoi que vers la fin. Je vous laisse découvrir Oliver et les autres personnages plus secondaires. Ils en valent la peine.

  Le rythme de lecture aurait pu être plus dense et cadencé. Il y a des longueurs tout au long du roman qui m’ont un peu dérangé. Je pense que les interventions de l’auteure dans le livre ne sont pas essentielles. Au lieu d’intervenir personnellement, elle aurait pu laisser Alice nous livrer ses pensées elle-même. Une cinquantaine de pages pourraient être coupées pour apporter plus de dynamisme. Après les chapitres sont courts et apportent de la fluidité. L’histoire met un certain temps à démarrer mais une fois les 120 pages passées, on ne s’ennuie plus. On part à la découverte, comme Alice, du pays de l’Ailleurs.

  L’univers est assurément le gros point fort du roman. Que ce soit à Ferenwood ou au pays de l’Ailleurs, l’auteure a su m’embarquer dans ces contrées. L’histoire de ces deux villes, l’explication autour de la magie, les règles et les interdictions en Ailleurs. Tahereh Mafi a une imagination impressionnante ! J’ai été séduit je l’avoue. Après, il est vrai que j’aurais aimé encore plus de détails, plus de difficultés pour Alice et Oliver. Mais ce monde appelle à être développé. J’ai aussi apprécié les messages délivrés par l’auteure. Des messages sur la différence, l’amour familial et amical. Ce sont des thèmes qui parleront aux jeunes qui liront le roman.

  La plume de Tahereh Mafi m’a embarqué. Une plume qui appelle à l’imagination, à visualiser toutes ces couleurs, la magie de Ferenwood, les villages de l’Ailleurs. Je me suis laissé porter pour mon plus grand plaisir. Je regrette que le roman soit trop accès jeunesse. Je trouve qu’on perd en intensité. Et la fin est à mon sens un peu précipitée. C’est vraiment dommage. Bref, malgré ses défauts, « Au pays de l’Ailleurs » m’a plu par son univers original. Il est dommage que les points négatifs se placent sur des éléments cruciaux du récit. Je lirai quand même avec plaisir un autre livre de l’auteure. J’espère que sa magnifique plume servira un récit YA ou adulte.

Ma note : 7/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

La chronique de Momoko pour cette lecture commune : ICI.

mercredi 2 novembre 2016

Chronique : Silver - Livre 3 de Kerstin Gier


Silver – Livre 3 de Kerstin Gier.
(Genre : Jeunesse, Fantastique).

Editions : Milan
Prix : 15,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 21 septembre 2016
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Silber, Band 3 : Das dritte Buch der Träume.

  Résumé : Liv a l’impression que ses problèmes ne finiront jamais : remariage de sa mère, complexe d’infériorité, ragots du collège attisés par la mystérieuse blogueuse Secrecy, et fierté blessée par son ex-petit ami Henry. Sans parler des couloirs du rêve et du dangereux Arthur, qui manipule les gens pendant leur sommeil pour les faire agir à sa guise. Et si le Seigneur des ombres et des ténèbres existait pour de vrai ? Il y a des jours où l’on préfèrerait cauchemarder plutôt que d’affronter la réalité.


  La trilogie « Silver » est destinée aux adolescents de 15 ans. Pourtant je n’ai eu aucun mal à l’apprécier. Le tome 1 a été un coup de cœur, le tome 2 une excellente lecture… et le tome 3 reste dans la même veine. Je regrette juste que les éditions Milan n’aient pas choisi une autre ligne éditoriale pour cette série. Les visages ne rendent pas justice aux personnages et encore moins à l’histoire. Au final, même si la série possède quelques défauts (ce tome 3 ne fait pas exception), j’ai passé un très bon moment !

  Kerstin Gier arrive toujours à attirer son lecteur dès les premières pages. Entre rêve et réalité, on peut parfois s’y perdre… surtout en début de chapitre et je trouve que ce côté déstabilisant est un plus pour l’histoire. On est toujours avec Liv et sa sœur Mia, tout comme avec Grayson et Henry. L’auteure fait des rappels sur les tomes précédents et c’est intelligent. L’intrigue de cet ultime volet est en partie liée à celle du tome 2 tout en se renouvelant. Cela permet ainsi au lecteur d’y trouver son compte.

  Les personnages sont tous intéressants à suivre. Notre protagoniste Liv est parfois assez énervante tant elle est indécise. On a envie de la secouer et de lui dire de faire des choix une bonne fois pour toute. J’admire cependant l’auteure par sa capacité à mettre Liv dans des situations assez cocasses et drôles. C’est un personnage haut en couleurs que le lecteur ne regrettera pas de suivre… tout comme sa sœur Mia d’ailleurs. Elle restera toujours mon personnage préférée. Une petite détective en herbe, super maline et intelligente. J’aurais adoré avoir une sœur comme elle ! Il y a également d’autres personnages comme Grayson, Henry, Annabelle, Arthur et les membres de la famille de Liv. Chacun apporte sa petite pierre à l’édifice et chacun permet à l’histoire d’être ce qu’elle est : originale, addictive et so british.

  La lecture est prenante malgré les quelques longueurs qu’il peut y avoir dans l’intrigue. L’auteure fait quelques divagations. On aimerait qu’elle se concentre davantage sur les problèmes liés au monde des rêves que sur les difficultés amoureuses de Liv. A part ce petit souci, le récit se lit avec une grande facilité, les chapitres ne sont pas très longs. Ajoutez aussi que les personnages sont toujours en mouvement : que ce soit physique ou psychique. Les réflexions se font denses dans l’enquête tissée par l’auteure. Au final on se prend au jeu avec grand plaisir.

  Dans la série « Silver », ce qui m’a toujours intéressé c’est l’univers mis en place. Le monde des rêves m’a toujours fasciné et c’est encore d’actualité. J’adore ce que Kerstin Gier a fait de ses idées. Des règles qu’elle a pu établir, tout comme des interdits. De la façon dont elle a fait progresser ses personnages au sein de ce fameux couloir. Des larges possibilités que le lecteur apprend au fur et à mesure et je suis sûr… qu’on ne connaît pas encore tous les secrets. Peut-être aurait-il fallu plus de passages dans les rêves (je sais je tatillonne). Mais rien que pour le thème, je signe à nouveau sans hésitation.

  Le style de l’auteure n’est pas exceptionnel. Il est fluide, les phrases sont bien construites et les ados peuvent facilement tout comprendre. Ce qui est tout de même intéressant c’est la capacité que possède Kerstin Gier à nous faire imaginer son histoire. Des rêves incroyables plein de couleurs aux senteurs des gâteaux faits par Lottie (la nounou de Liv et Mia). Et rien que pour ça, c’est un pur délice. La fin m’a beaucoup plu et m’a aussi surpris ! Bien entendu, je vous recommande de lire « Silver ». Une trilogie que j’ai adoré découvrir et avec laquelle je n’ai pas été déçu !

Ma note : 8/10.

Merci à Elodie et aux éditions Milan pour ce partenariat !

vendredi 28 octobre 2016

Chronique : L'éveil - Stade 1 de Jean-Baptiste de Panafieu


L’éveil – Stade 1 de Jean-Baptiste de Panafieu.
(Genre : Science-fiction).

Editions : Gulf Stream
Prix : 16,50€ (Partenariat)
Date de parution originale : 22 septembre 2016

  Résumé : Un mystérieux virus semble développer prodigieusement l’intelligence des animaux. A travers le monde, l’épizootie se propage rapidement dans les villes, les élevages, les forêts, affolant les biologistes, les amis des animaux… et les compagnies agroalimentaires. Et si le rapport de force entre les animaux et les hommes s’inversait ? Et si les bêtes décidaient de lutter pour sauver leur peau et leur liberté ?


  Le tome 1 de « L’éveil » est un livre dont je n’avais jamais entendu parler. Heureusement que je fais partie du club de lecture des marmottes à bigoudis de l’auteure Marie Pavlenko. Elle nous a proposé ce livre, on a accepté… et on a bien fait. La couverture est sympathique. Quand on connait l’histoire on voit les différents éléments et leurs liens. Le résumé était prometteur et j’avais hâte de voir comment l’auteur allait manier son récit. Au final, j’ai passé un excellent moment de lecture !

  Jean-Baptiste de Panafieu nous plonge directement au cœur de son intrigue. On fait la rencontre de Laura, jeune chercheuse qui fait des expériences sur des souris. Son dada… l’amélioration des capacités cérébrales des animaux. Ainsi, les souris peuvent plus facilement repérer un chemin qu’elles ont déjà pris par exemple. Tout par de là… de cette souris atteinte du virus, de son échappée dans la ville et de sa mort par d’autres animaux. On est curieux de voir comment ce virus est transmis. Quelles sont ses conséquences et comment les humains vont gérer la chose.

  Dans le livre il n’y a pas un personnage clef mais plusieurs. On tourne autour de 3-4 personnages principaux. Mais il faut également ajouter les animaux qui « s’éveille » à cause du virus. Il y a donc Laura, Gabriel, Clément et Alya mais aussi un chat, un chien, un perroquet et une corneille. Je ne vous cite que les personnages centraux mais d’autres interagissent… que ce soient des humains ou des animaux. Je trouve que même si les personnages ne sont pas attachants, on s’intéresse à eux. On n’est pas perdu, on sait qui est qui et quel rôle il a à jouer. L’utilisation de ces personnages rend le roman plus riche et plus complet.

  Je dois dire que le rythme est dingue. Le roman est court mais c’est écrit assez petit. Les chapitres sont un peu longuets mais il y a des respirations. Du coup, on peut arrêter sa lecture bien plus vite. Franchement vous n’aurez pas envie d’arrêter ! Au début vous êtes curieux de voir les effets du virus sur les animaux. L’auteur en plus raconte les phases d’éveil du point de vue de ces derniers (très bien fait et super intéressant !). Et plus on avance et plus les conséquences, les risques, les enjeux sont importants. On veut voir comment les personnages réussissent à gérer le virus. L’alternance des points de vue et la narration à la 3ème personne apportent à l’intrigue un renouveau constant.

  Là où Jean-Baptiste de Panafieu est fort, c’est qu’il arrive à travers un roman de fiction à nous interroger. Parce que si cela arrivait vraiment, comment réagirions-nous ? Accepterions-nous que les animaux aient des droits comme les humains ? Voudrions-nous trouver un antidote au virus ? Comment gérer cette pandémie extraordinaire mais aussi terrifiante ? Si les chiens et les chats sont des animaux gentils naturellement, qu’en est-il une fois éveillée ? Et ce n’est que le début d’une série de questions toutes aussi existentielles les unes que les autres. J’ai été à la fois émerveillé et terrifié lors de ma lecture.

  La plume de l’auteur est efficace, entraînante et divertissante malgré le sujet abordé. Un style fluide qui permet au lecteur de visualiser les animaux, les humains, le stade de l’éveil. Et puis je me suis demandé si l’auteur n’était pas chercheur lui-même. Je trouve que le roman est extrêmement bien documenté et ça paraît encore plus vrai que nature. En tout cas, une chose est sûre, je lirai la suite ! J’ai envie de savoir comment les choses vont tourner. Comment les personnages vont s’en sortir… et les animaux bien sûr ! En bref, je vous recommande ce roman original, addictif et qui permet au lecteur de se poser pas mal de question sur la sensibilité des animaux.

Ma note : 8,5/10.

Merci à Babelio et à Gulf Stream pour ce partenariat !

La chronique de Momoko pour cette lecture commune : ICI.

dimanche 23 octobre 2016

Chronique : Le syndrome du papillon de Maxence Fermine


Le syndrome du papillon de Maxence Fermine.
(Genre : Contemporain, Jeunesse).

Editions : Michel Lafon
Prix : 16,95€ (Partenariat)
Date de parution originale : 13 octobre 2016

  Résumé : Hugo Mars, 17 ans, n’est pas un garçon comme les autres. Atteint d’un mal étrange, le syndrome du papillon, il est interné en hôpital psychiatrique. Mais la vie est parfois surprenante. Car c’est là qu’il fait la plus belle rencontre de son existence. Celle de Morgane Saint-James, une jeune fille gothique et lunaire qui ne s’intéresse qu’aux génies. Hugo tombe aussitôt sous son charme. Jusqu’à ce que la jeune fille disparaisse…


  Ayant adoré « Le palais des ombres » du même auteur (ma chronique), j’avais envie de voir ce qu’il pouvait faire dans un genre plus jeunesse. « Le syndrome du papillon » avait tout pour me plaire. Une couverture magnifique avec une belle jeune femme et ses yeux désarmants… un résumé tentant par son originalité et ses thèmes abordés. J’ai commencé le livre confiant mais j’ai peu à peu déchanté. Le nouvel ouvrage de Maxence Fermine est pour moi une grosse déception.

  Pourtant on est vite propulsé dans l’histoire. On fait la rencontre d’Hugo à Graceland (comprenez l’hôpital psychiatrique) et il nous éclaire sur sa situation. Comment et pourquoi il a été interné. Morgane fait aussi rapidement son apparition. J’ai été tenté de voir comment leur relation allait évoluer. Comment ils allaient réussir à s’en sortir et si c’était possible. Du coup en grand curieux que je suis j’ai continué ma lecture en pensant que l’auteur avait largement le temps de développer son histoire.

  Là où le bas blesse c’est que je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Que ce soit Hugo, notre narrateur ou Morgane… je ne me suis pas senti concerné ou même touché par ce qui leur arrivait. Certes 2-3 situations font sourire et le lecteur est content pour eux, mais c’est tout. Je ne sais pas comment expliquer à quel point Hugo m’a souvent exaspéré. Il est grossier, utilise des gros mots, se veut taquin mais pas de la meilleure des façons. Il est aussi égoïste et ne pense pas que ses actes peuvent blesser les personnes qui l’entourent. C’est un personnage à peine travaillé qui mériterait une paire de claques. Morgane est davantage sympathique par son côté mystérieux et franc. La placer en tant que narratrice aurait je pense été plus louable pour le récit.

  Si l’histoire se lit vite et bien, et que les chapitres ne sont pas longs : il ne se passe pas grand-chose. On suit les personnages à Graceland avec leur maladie, on en apprend un peu sur eux et sur leur vie. Et on attend désespérément le moment où Morgane va disparaître. Un événement qui survient bien trop tard dans le récit. Maxence Fermine développe une intrigue plate qui mène le lecteur « dans le mur ». Pas de rebondissement, pas de révélation, juste des situations mises les unes à la suite des autres. Le roman est juste linéaire au possible et c’est bien dommage.

  Le thème développé par l’auteur, c’est ce que j’ai le plus apprécié. J’en ai appris plus sur les malades d’Asperger et j’ai enfin compris ce qu’était le syndrome du papillon. Tout est bien expliqué, les novices comme moi réussissent parfaitement à comprendre les tenants et les aboutissants. Je regrette juste que ce thème ne soit pas plus central dans le récit. Ce que j’ai au contraire détesté c’est la caricature de la société actuelle dépeinte par l’auteur. J’ai eu l’impression que Maxence Fermine blâmait tout ce qu’il n’aimait pas à travers Hugo. Ça m’a assez surpris et déstabilisé.

  La plume de l’auteur aurait pu être incroyable. Dans « Le palais des ombres » son style est mystérieux, limite poétique et assez original. Ici, j’ai eu l’impression qu’il se rabaissait aux jeunes en employant des termes familiers et grossiers par moment. Comme si les ados ne pouvaient pas comprendre un langage correct. Comme s’il fallait à tous prix coller au genre pour satisfaire la demande. C’est bien dommage parce que s’il avait pris le contrepied, le roman aurait été meilleur. La fin donne un certain espoir pour la suite de la vie d’Hugo. Mais quand j’ai tourné la dernière page je me suis dit : « tout ça pour ça, vraiment ? » Personnellement je ne recommanderais pas ce livre de Maxence Fermine. Ses autres ouvrages doivent être bien mieux. Seul le sujet de la maladie est bien abordé et je suis frustré que l’ensemble n’ait pas fonctionné.

Ma note : 4,5/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

La chronique de Momoko pour cette lecture commune : ICI.

samedi 22 octobre 2016

Chronique : Léo - Tome 1 de Mia Sheridan


Léo – Tome 1 de Mia Sheridan.
(Genre : New Adult).

Editions : Hugo Roman
Prix : 17€ (Partenariat)
Date de parution française : 1er septembre 2016
Année de parution originale : 2013
Titre version originale : Leo, Book 1.

  Résumé : Lorsque Léo quitte le foyer d’accueil pour sa famille adoptive, il fait une promesse à Evie. Elle l’attendra en vain… Huit ans plus tard, Evie a construit sa vie. Elle a un travail, des amis, elle est heureuse. Jusqu’à ce qu’un homme étrange et séduisant fasse irruption dans sa vie. Il dit être un ami de Léo. Evie est attirée par cet homme au charme dévastateur, mais elle ne sait pas si elle peut lui faire confiance ou s’il cache un secret au sujet de la disparition de Léo.


  Mia Sheridan est connue en France avec le roman « Archer’s Voice ». Un roman que j’ai déjà lu et que j’avais adoré, un presque coup de cœur (ma chronique). Les romans de cette auteure sont en fait regroupés sous un même nom de série : « Sign of love ». Un nom lié aux signes astrologiques. Archer est sagittaire alors que Léo est Lion. Pour ce qui est de la couverture, je la trouve pas mal ! Pour une fois qu’Hugo Roman s’en sort bien ! Je n’avais pas tellement lu le résumé, je voulais être surpris. Au final, j’ai beaucoup apprécié ce roman. Même si pour moi il reste en dessous d’ « Archer’s Voice ».

  L’auteure commence directement avec un souvenir d’Evie, 8 ans auparavant. Un souvenir marquant, empreint de promesses et d’espoir. Un souvenir avec Léo, son ami, son amour de jeunesse, son confident. C’est une bonne manière d’attaquer le récit. On pose les bases de l’histoire, on sait à quoi s’en tenir. Et puis à la fin de ce chapitre, c’est déjà la révélation ! Le lecteur devient curieux (je l’ai été aussi), et le chapitre suivant passe au présent. On retrouve une Evie adulte qu’on a forcément envie de connaître. Une très bonne entame donc.

  J’ai de suite été sous le charme d’Evie. C’est un personnage bien construit, avec un passé lourd et dur. La vie n’a pas été tendre avec elle et malgré ça, elle prend toujours les choses du bon côté. Une jeune femme battante, qui sait se satisfaire des petits bonheurs du quotidien. J’aime ces personnages qui n’ont pas besoin de trop pour être bien. Evie est un personnage complet qui saura vous émouvoir autant qu’elle vous fera rire parfois. Vient ensuite le personnage de Jake, l’ami de Léo. Il ne m’a pas touché autant qu’Evie mais c’est un personnage sympathique. Il sait ce qu’il veut (peut-être un poil trop autoritaire), mais ses mensonges envers Evie vont le desservir. Ces deux personnages vont créer une alchimie incroyable dans le roman. Les voir ensemble est un vrai plaisir des sens.

  Le rythme de l’histoire est intéressant. L’alternance des temporalités entre les souvenirs d’Evie au foyer et sa vie d’adulte amène une très bonne fluidité. Cette dernière est renforcée par des chapitres courts. Il se passe aussi beaucoup de choses dans l’histoire. Evie et Jake bougent sans cesse, se découvrent et on est curieux de voir l’évolution de leur relation. Mais personnellement j’avais une chose en tête… quelle est le lien entre Léo et Jake ? Au final, j’avais trouvé dès le départ alors que d’habitude je suis nul pour deviner. Mais ça n’a pas gâché ma lecture. Bien au contraire je voulais savoir si j’avais raison ou si je me trompais sur toute la ligne.

  La relation d’amour, les passés des personnages dans le foyer, leur évolution, leur vie actuelle… Tous ces thèmes sont bien abordés par l’auteure. Si j’avais été Evie j’aurais sûrement moins fait confiance à Jake dès le départ. Mais l’ensemble des sujets permet une bonne alchimie dans le roman. L’amitié, l’amour, le travail, le sport, les démons du passé ou encore les premières fois. Mia Sheridan maîtrise sont histoire et son intrigue. Elle porte le lecteur d’un point A à un point B en nous offrant des révélations au fur et à mesure. J’ai peut-être un peu moins ressenti de choses qu’avec « Archer’s Voice ». Mais la lecture reste très plaisante.

  L’écriture de Mia Sheridan est vraiment top ! C’est grâce à son style qu’on se sent embarqué et qu’elle nous fait ressentir des choses. Tout est visuel, sensuel… on peut presque toucher du regard tellement la plume est intéressante. La fin m’a énormément plu ! J’ai hâte de lire le tome 2 du point de vue de Léo. Hâte de savoir ce qu’il s’est passé dans sa vie, lorsqu’il a quitté Evie au foyer huit ans plus tôt. Je vous recommande évidemment ce livre… un bon new-adult avec ce qu’il faut, là où il faut.

Ma note : 8/10.

Merci à Babelio et à Hugo Roman pour ce partenariat !