Nos dernières chroniques...

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samedi 18 mars 2017

Chronique : Rage d'Orianne Charpentier


Rage d’Orianne Charpentier.
(Genre : Contemporain).

Editions : Gallimard
Prix : 7€ (Partenariat)
Date de parution originale : 16 mars 2017

 Résumé : Rage… C’est le surnom que son amie lui a donné. C’est désormais ainsi qu’elle se nomme, pour oublier son prénom, ce nom d’avant, celui de son enfance, d’avant l’exil, la déchirure. Son pays d’origine, on ne le connaîtra pas. Il nous suffit de deviner que Rage a eu affaire à la violence des hommes, de la guerre. Et la voilà réfugiée en France, sans plus de repère, ni de famille. Telle une bête traquée, elle se méfie de tous. Mais un soir, sa route croise celle d’un chien – dangereux, blessé, visiblement maltraité. Désormais, sa propre survie passe par celle de l’animal…


  Je ne pense pas que cette chronique va être longue. En effet, le roman fait moins de 100 pages et j’ai très peu de choses à dire. Entre deux grosses lectures, j’ai eu envie de sortir ce petit livre. La couverture m’a d’abord plu, ainsi que son titre… énigmatique. Alors je me suis lancé mais je ne sais toujours pas si j’ai apprécié ma lecture ou pas.

  Le lecteur fait la rencontre de Rage, venue en France pour trouver une vie meilleure. C’est un personnage assez complexe à cerner. On sait très peu de choses sur elle à part ses origines et ce qu’elle a vécu… mais de manière succincte. A vrai dire, je ne me suis pas attaché à elle. Je n’ai pas ressenti une once d’émotion pour ce qu’elle vit dans le roman. Je compatissais pour sa vie passée mais pas pour son présent. Je lisais sans trop comprendre ses choix ni même ses réflexions. L’autre personnage important est le chien qu’elle va essayer de sauver. Je vous laisse découvrir ça par vous-même.

  Le rythme est bon. Le roman est court tout comme les chapitres. Et l’auteur ne laisse pas au lecteur le temps de souffler. Tout s’enchaîne vite et bien. On lit sans se rendre compte qu’on tourne les pages. C’est signe que le roman se lit de manière fluide et facile. En ce qui concerne les thèmes, je comprends ce que l’auteur a voulu mettre en avant. L’immigration, l’adaptation d’un étranger, la reconstruction… mais je n’ai juste pas compris l’histoire avec ce chien. Je sais que Rage se reconnaît en lui… mais c’est trop bizarre.

  La plume d’Orianne Charpentier est facile et fluide lors de la lecture. Elle est également un peu saccadée pour donner un peu plus de rythme. La fin est intéressante même si je vous avoue en avoir de lointains souvenirs… C’est un livre que vous pouvez découvrir si vous le souhaitez. Personnellement, il ne restera pas dans ma mémoire longtemps. Je commence déjà à l’oublier. Dommage que l’auteur ait pris tant de directions qui ne me semblent pas cohérentes.

Ma note : 6/10

Merci aux éditions Gallimard Jeunesse pour ce partenariat !


mercredi 15 mars 2017

J'accueille une chroniqueuse : le blog s'agrandit !

        

                                                             

Salut les Readers,

Aujourd'hui un article un petit peu spécial. En effet, ce n'est pas une chronique que je vous poste mais la présentation d'une nouvelle chroniqueuse ! Pourquoi me direz-vous ? Cela fait quelques temps que j'y pense, mais je n'ai jamais osé sauter le pas. Je me suis toujours refusé à "recruter" parce que le blog, c'est mon bébé. Je sais que c'est purement égoïste. Vous savez, quand on crée un blog et qu'on essaie de le faire progresser, y faire intervenir un tiers est assez difficile.

Pourtant il y a deux semaines, j'ai pris ma décision. J'ai décidé de recruter une jeune femme de 38 ans habitant près d'Amiens (mais restant Niçoise dans son cœur). Elle s'appelle Emilie et elle tient le blog Emi-Livres :) Je suis assez sûr de moi ainsi que de la qualité de ses avis. Je suis d'ailleurs son correcteur avant qu'elle poste ses chroniques sur son blog. Du coup, la qualité sera au rendez-vous !

Emilie et moi à Montreuil en 2015.
Emilie, ayant bien voulu m'envoyer une photo d'elle.

Faire intervenir une nouvelle personne, c'est amener d'autres horizons de lecture. Je suis certain qu'Emilie vous fera découvrir des livres que je n'aurais pas lu pour mon blog... et c'est là tout l'intérêt ! C'est également un moyen de compenser parfois le petit manque d'activité que j'ai. Entre le boulot et les activités à l'extérieur, il est difficile d'être régulier dans les posts de chronique. Du coup, vous aurez certainement des avis sur les livres plus souvent ! Emilie bénéficiera bien entendu de mes partenariats, c'est la moindre des choses ;) Je lui ferai une petite place sur la gauche pour vous indiquer ce qu'elle est en train de lire pour le blog. Et lorsqu'elle postera un avis, je l'indiquerai par un bandeau. Nous aurons chacun le notre !

Je laisse à Emilie le soin de se présenter. Je lui ai posé quelques questions pour que vous puissiez faire sa connaissance. Et surtout pour savoir quels genres vous allez plus retrouver grâce à elle. J'espère que vous lui ferez un bel accueil. En tout cas personnellement, je suis ravi qu'elle fasse parti de l'aventure d'Enjoy Books.

A très vite !
Mathieu.

Questions / Réponses d'Emilie :

1/ Une petite présentation de toi vite fait ?
Je m'appelle Emilie Jolie x2
Je voudrais partir avec vous
Tout au bout du ciel sur vos ailes
Et je voudrais vivre avec vous, ma vie
Trêve de plaisanterie… Je m’appelle Emilie, j’ai 38 ans. Je suis une incorrigible romantique au cœur d’artichaut. Mes proches diraient que j’ai un sacré caractère. Je dirais que je défends vaillamment mes convictions ^^ Je suis pour l’instant à la recherche d’un emploi depuis que je me suis installée en Picardie avec mon Chéri. Mon métier, la comptabilité… Vous comprenez maintenant pourquoi j’avais besoin de compenser tous ces chiffres par de belles lectures !!

2/ Quels sont les genres que tu adores lire ?
Mes genres de prédilections sont la romance, le fantastique, la dystopie et les polars. Même si j'aime varier les genres, c'est vers ceux-ci que je me tourne plus facilement, notamment pour me sortir d'une panne de lecture

3/ Comment t'est venue cette passion de la lecture et l'envie de la partager avec ton blog ?
D’aussi loin que je me souvienne, je lisais déjà petite, beaucoup de livres de la bibliothèque verte. J’ai perdu ensuite un peu le goût de la lecture à l’adolescence. L’envie est revenue, il y a quelques année, lors d’une tentative d’arrêt de la cigarette (le tabac c’est tabou, on en viendra tous à bout !! ^^). Il fallait que je m’occupe l’esprit par autre chose. Je suis tombée sur Twilight et depuis je ne me suis plus arrêtée (de lire... malheureusement je suis toujours accro à la nicotine).

L’envie de partager via mon blog m’est apparue comme une nécessité. Je n’arrêtais pas de saouler mon entourage avec mes lectures à force de vouloir en parler tant je les aimais. Et puis j’ai découvert la blogo, l’idée de créer mon petit coin à moi s’est petit à petit immiscée. Puis j’ai fait la rencontre de deux blogueuses dans la file d’attente d’une dédicace de Victor Dixen. C’est elles qui m’ont encouragée à me lancer dans l’aventure. Et enfin Mathieu, c’est toi qui m’a donné la confiance qui me manquait pour franchir le cap !! Tes corrections, tes suggestions, me sont très précieuses !! Sans ton coup de pouce, je n’en serais certainement pas là aujourd’hui J

4/ Prête pour l'aventure en tant que chroniqueuse pour "Enjoy Books" ?
Ça pour une aventure, ça va être une belle aventure !! Evidemment que je suis prête ;) J'espère juste être à la hauteur et transmettre aussi bien que toi le bonheur de mes lectures à ta communauté !

mardi 14 mars 2017

Chronique : Ce que je n'oserai jamais te dire... de Bruno Combes


Ce que je n’oserai jamais te dire… de Bruno Combes.
(Genre : Contemporain).

Editions : Michel Lafon
Prix : 17,95€ (Partenariat)
Date de parution originale : 9 mars 2017

  Résumé : « Joy, veux-tu être ma femme ? » « Oui, je le veux ! », a répondu Joy à Guillaume avec une ferveur égale à la profondeur de l’amour qu’elle lui porte. Et pourtant, le soir même du mariage, alors que la fête bat son plein, Joy s’évanouit dans la nature. Guillaume, d’abord fou d’inquiétude puis ravagé par le doute, se perd en conjectures. La gendarmerie n’a rien trouvé de suspect, il semble que la mariée aurait elle-même décidé de partir. Quand le prêtre qui les a unis lui dévoile la vérité, Guillaume est effondré. Car cette révélation, si elle témoigne d’un courage et d’une générosité sans pareils, remet en cause toutes ses certitudes d’amoureux passionné. Pourra-t-il pardonner à Joy de lui avoir caché ses tourments… et aura-t-il la force de lui tendre la main ?


  Bruno Combes est un auteur que j’avais envie de découvrir. Je n’avais pas eu l’occasion de lire son 1er roman. J’ai donc lu son 2ème parce que tout m’attirait. Son résumé et son histoire, la couverture mystérieuse ainsi que les petits extraits que l’auteur donnait sur sa page Facebook. Et puis je fais confiance aux éditions Michel Lafon pour repérer des auteurs français de talent ! Au final, même si j’ai bien aimé ma lecture, il m’a manqué le petit quelque chose pour me transporter… je vous explique tout ça !

  L’auteur ne perd pas de temps. Lors du 1er chapitre, Joy s’enfuie, laissant un Guillaume perdu juste après leur mariage. On se pose de suite des questions sur les raisons de cette fuite. Et surtout, pourquoi retourne-t-elle au Brésil, là où ses parents se sont installés alors qu’elle ne les fréquente plus ? On est de suite pris dans l’intrigue et j’ai été curieux de savoir vers où Bruno Combes pouvait bien amener son lecteur.

  Les personnages sont assez attachants. J’ai apprécié les suivre, découvrir leur passé individuel et commun. Joy est une femme remplie de mystères et de secrets. On ne parvient pas totalement à la cerner. Pourtant on sait qu’elle aime Guillaume plus que tout au monde. Ce dernier avait tout pour être heureux et finalement juste après son mariage, tout s’effondre. C’est un homme qui doute beaucoup sur les sentiments de Joy envers lui (et y a de quoi). Mais il est aussi aventurier et prêt à tout pour aider sa femme. Il a le cœur sur la main et ça se sent. Même si tout au long du livre on les voit peu ensemble, ils forment un beau couple… amoureux et prêts à tout pour le rester. D’autres personnages gravitent autour de l’histoire. Certains sont mauvais et à éviter, d’autres drôles, amusants et touchants. Cette histoire ne changera pas que la vie du couple, elle aura des répercussions sur la famille et les amis.

  Le rythme est bon. Les pages se tournent vite, les chapitres ne sont pas très longs et on ne s’ennuie pas. Bruno Combes instaure aussi une alternance dans les points de vue. On suit tour à tour Joy et Guillaume pour voir leur avancée. Pourtant je ne pense pas qu’ici cette alternance soit nécessaire. D’habitude elle apporte une richesse au récit mais là, je trouve que ça casse un peu l’histoire. Je pense que suivre Guillaume aurait été plus judicieux. Mais ce n’est là que mon avis de lecteur. A vous de voir si vous pensez la même chose !

  J’ai beaucoup apprécié les thèmes abordés dans ce livre : l’amour, l’amitié, la famille, la vision qu’on a des pays en voie de développement ou encore les trafics en tout genre. C’est bien fait de la part de l’auteur et bien exploité. Certaines choses auraient pu être plus poussées (je n’ai pas d’exemples précis). Mais il m’a manqué par moment quelques éléments peut-être, pour que le roman soit encore meilleur. La chose que je n’ai pas tellement apprécié ce sont tous les débuts de chapitres. Une sorte de morale qui pour le coup permet d’avoir une trame dans le dit chapitre. J’ai trouvé ça inutile sauf à faire de belles phrases.

  La plume de Bruno Combes est simple. On sent qu’il aime jouer avec et c’est agréable. Cependant, il m’a manqué le petit quelque chose en plus qui aurait fait la différence. J’ai très peu ressenti de choses et je suis assez déçu de ce côté-là. J’ai juste eu des frissons à la fin. C’est en tout cas un roman que je ne peux que recommander. J’ai passé un bon moment malgré les défauts ! A vous de voir si vous souhaitez découvrir les secrets les plus inavouables de Joy… et la suivre dans son périple.

Ma note : 7,5/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

jeudi 9 mars 2017

Chronique : Manipulation - Tome 1 : Corbeaux de Juliette Lemaître


Manipulation – Tome 1 : Corbeaux de Juliette Lemaître
(Genre : Dystopie, YA).

Editions : Hachette
Prix : 18€ (Partenariat)
Date de parution originale : 22 février 2017

  Résumé : Liza vit avec sa sœur, à l’écart de la Société. Elle a promis de toujours la protéger, elle, la petite Anna qi n’a jamais su marcher. Mais en quelques heures, leur destin bascule. Anna est capturée par la Milice. Liza n’a pas le choix. Si elle veut revoir sa sœur, elle va devoir quitter le monde qu’elle connaît et entrer dans la Société qui retient Anna prisonnière. Quitte à tomber dans le piège tendu par son président, un homme manipulateur et sans scrupules…


  On m’a vendu ce livre comme un nouveau « Hunger Games ». Pourtant, je suis content de dire qu’à part le début, rien ne m’y a fait penser ! « Manipulation » a son univers bien particulier. Certes totalitaire comme la série de Suzanne Collins, mais on en reste là. La couverture est particulière mais elle ne manquera pas d’attirer le regard dans toutes les bonnes librairies. Un côté mystique qui retient l’attention. Le résumé, je l’avais survolé. Je voulais vraiment découvrir cette histoire sans en connaître beaucoup. Au final, j’ai passé un bon moment. Mais le livre souffre de quelques défauts.

  Tout commence avec un cauchemar d’Anna, et sa sœur Liza vient la consoler. Cela m’a de suite fait penser à Prim qui voyait son nom tiré au sort… et Katniss venant la réconforter. Je me suis posé des questions à ce moment là. Si tout ressemble à « Hunger Games », l’auteur a intérêt d’y mettre le paquet. Pourtant, j’ai continué ma lecture et me suis rendu compte que rien n’était pareil. Certes, on retrouve les codes de la dystopie. Mais Juliette Lemaître a réussi à créer la sienne et n’a pas à en rougir.

  Beaucoup de personnages interviennent dans cette histoire… même un peu trop à mon goût. Si les sœurs sont les protagonistes, 4 autres personnages gravitent autour d’elles : Connor, Jake, Calim et Judith. Et encore je pourrais en citer deux autres. J’ai au départ eu du mal à faire la différence entre Connor et Jake. Peut-être à cause de leurs âges similaires. Mais à force de persévérance, la différence s’est créée et je suis parvenu à les identifier. D’ailleurs ce sont deux jeunes garçons impitoyables, surtout Connor, le président de la Société. Manipulateur, perfide et sûr de son pouvoir… il fera tout pour anéantir la capacité de raisonner des deux sœurs. Parce que ces dernières ont tout appris de la société grâce à leurs défunts parents. Comment elle s’organise, comment elle agit sur ses citoyens et comment savoir réfléchir pour ne pas être manipulé. Liza et Anna sont deux jeunes filles fortes psychologiquement, avec des capacités hors-normes et un sens de la loyauté à toute épreuve. Ce sont de très bons personnages.

  Ce qui m’a le plus peiné c’est le rythme de l’histoire. Jusqu’à la 1ère moitié du roman, j’ai trouvé que c’était assez lent. Juliette Lemaître explique l’histoire de la Société ainsi que ses enjeux. On fait la découverte du récit de la famille des sœurs. Et même si Liza se rend dans la gueule du loup, il ne se passe rien de significatif. Heureusement qu’il y a une alternance des points de vue. Après cette mise en place, tout s’accélère. Des épreuves arrivent, tous comme les révélations, les unes après les autres. On se dit que l’auteur a plus d’un tour dans son sac et j’ai été surpris par tant d’audace. L’addiction et la curiosité font de cette histoire un vrai page-turner.

  L’univers est sympathique à découvrir. On entre dans une société où rien n’est laissé au hasard. Tout est prévu, manigancé, rationné et les habitants sont manipulés dès leur plus tendre enfance. Certaines choses sont prévisibles et c’est dommage. Tout est un peu gros à certains moments. Mais l’auteur s’en sort bien, notamment lors des épreuves dans l’arène. Je dois dire qu’avoir le point de vue de Connor a été quelque chose d’intéressant. En tout cas, les explications sont censées et c’est le principal dans ce récit.

  La plume de Juliette Lemaître est simple. Elle souffre parfois de petites lacunes dans le style ou dans la fluidité des phrases. Mais avec son jeune âge on n’en tient pas rigueur. Je n’aurais même pas été capable de faire le quart de son travail. La fin m’a beaucoup plu. Par contre, je me demande ce qu’il peut bien se passer dans le tome 2. Pour moi, la fin est parfaite comme elle est et conclut bien ce 1er tome. A voir donc… En tout cas, malgré quelques défauts et un tome 1 introductif, l’auteur nous plonge dans un récit prenant rempli de surprises !

Ma note : 7,5/10.

Merci à Myriam et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

mardi 7 mars 2017

Chronique : Envole-moi d'Annelise Heurtier


Envole-moi d’Annelise Heurtier.
(Genre : Contemporain).

Editions : Casterman
Prix : 12,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 8 mars 2017

  Résumé : Il y en a qui prétendent qu’on ne peut pas réellement être amoureux quand on a 15 ans. Mais je m’en fous, de la voisine, de ma tante Mireille et de tous ceux qui pensent qu’entre Joanna et moi, ça ne compte pas vraiment. Ils n’ont rien compris. Ils ne peuvent pas savoir ce qui nous lie. Moi, je sais qu’elle est la seule personne qui me donne autant envie d’être là. Mon cœur ne sera jamais plus grand de quelqu’un qu’il ne l’est de toi, Joanna.


  J’ai pu découvrir Annelise Heurtier avec son livre « Le complexe du papillon » (mon avis). Un ouvrage plein de sensibilité et de réalisme qui m’a beaucoup ému. Du coup, lorsque j’ai vu ce titre chez les éditions Casterman, je n’ai pas hésité. Je savais dans quoi j’allais m’engager et je savais également que je n’allais pas être déçu. Bien évidemment, je ne me suis pas trompé. La couverture est sobre mais efficace. Le résumé lui, m’a tenté rien que par les thèmes abordés. Vous n’avez plus qu’à vous laisser séduire.

  Tout démarre très vite puisque la rencontre entre Swann et Joanna se fait dès le 1er chapitre. Pourtant un point crucial fait se questionner le jeune homme : le fauteuil roulant de Joanna. Vient alors les interrogations sur cette future relation et sur toutes ses conséquences. Cependant, Swann dépasse ses doutes : ce qu’il ressent pour la jeune fille est trop important pour laisser cette barrière interférer entre eux. C’est le point de départ du roman. J’ai été curieux de découvrir la suite et de voir comment la relation entre les deux jeunes allait évoluer.

  Les personnages sont très attachants, que ce soit Joanna ou Swann. De par leurs réflexions mais également par leurs manières d’agir l’un envers l’autre. Chacun apprend de l’autre, chacun élève l’autre un peu plus haut. Swann en vient à réfléchir pour Joanna lorsqu’ils font des sorties par exemple. Joanna pense à Swann et à ce qu’elle pourrait lui faire découvrir. Malgré la différence, vous verrez que les deux protagonistes s’accordent parfaitement. D’autres personnages interviennent dans l’histoire. Tantôt pour rappeler au lecteur le thème principal du livre, tantôt pour faire avancer l’intrigue. Tous sont importants et permettent à Swann et Joanna de « s’envoler ».

  On aurait pu croire que l’auteur se contente de raconter l’histoire naissante entre nos protagonistes. Et que malgré les différences et les questions soulevées, elle s’arrête là. Mais c’est mal connaître Annelise Heurtier. Elle a su trouver le point dans le roman qui permet au lecteur de tourner les pages. Le but que Swann doit atteindre. Evidemment, on a hâte de savoir si il va y parvenir. Les chapitres sont courts, le livre aussi, on ne s’ennuie pas et c’est super.

  A travers l’histoire d’amour entre Joanna et Swann, l’auteur amène des thèmes importants. Ils le sont d’autant plus parce que le livre appartient à la littérature jeunesse. Le handicap, le regard des autres (sur la personne en fauteuil roulant ou la personne qui l’accompagne), les objectifs à atteindre, le poids des sentiments, la famille ou encore la musique et la danse. Tant de choses dans lesquelles le lecteur peut se reconnaître. Ce qui est quand même le plus beau… c’est ce sentiment que toute personne amoureuse connaît : faire passer avant soi la personne que l’on aime.

  L’écriture d’Annelise Heurtier est toujours aussi élégante, sincère et sobre. C’est une plume qui vous emporte dans l’histoire pour vous lâcher quand le point final est posé. Je n’ai plus grand-chose à dire à part que vous devez vous le procurer ! C’est un roman intéressant, faisant réfléchir et surtout à mettre entre toutes les mains : petites et grandes. Pour ma part, je retenterai avec plaisir un roman de l’auteur, c’est sûr !

Ma note : 8,5/10.

Merci aux éditions Casterman pour ce partenariat !

lundi 6 mars 2017

Chronique : Le Joyau - Tome 3 : La clé noire d'Amy Ewing


Le Joyau – Tome 3 : La clé noire d’Amy Ewing.
(Genre : Dystopie, YA).

Editions : Robert Laffont
Prix : 17,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 24 novembre 2016
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : The Lone City, Books 3 : The Black Key

  Résumé (SPOILERS SUR LES TOMES 2 & 3 !) : Cela fait trop longtemps que Violet et les habitants des anneaux extérieurs de la Cité solitaire sont soumis au moindre caprice de la noblesse du Joyau. La société secrète connue sous le nom de la Clé Noire s’apprête à lancer l’offensive pour renverser ces dirigeants cruels et corrompus. Violet a conscience du rôle crucial qu’elle doit jouer dans cette révolte, mais c’est une raison encore plus personnelle qui la pousse à s’engager corps et âme pour la cause : la Duchesse du Lac a enlevé sa petite sœur Hazel… Après avoir eu tant de mal à s’échapper du Joyau, Violet devra tout risquer pour s’y introduire à nouveau, sauver sa sœur, mais aussi l’avenir de la Cité solitaire…


  Encore une série que je termine ce mois-ci. C’est avec un sentiment de satisfaction et en même temps avec un petit pincement au cœur de quitter un univers qu’on aime autant. La trilogie « Le Joyau » m’a plu dès le 1er tome. Il faut dire que l’ensemble des livres ne manque pas d’argument. Et puis ces couvertures, que la Collection R reprend à chaque fois, sont magnifiques. Si vous n’avez pas encore tenté le 1er tome… je ne sais pas ce que vous attendez. En tout cas, c’est une belle conclusion que nous offre Amy Ewing !

  Comme dans chaque tome 3, l’auteur commence par faire des rappels du tome précédent. C’est aussi une manière de relancer l’intrigue en énonçant les futurs points à régler. On commence doucement, pour que l’auteure place ses pions et qu’un événement fasse basculer le récit dès le 1er tiers. C’est très bien joué parce que j’ai de suite était curieux de voir comment Violet allait s’en sortir. C’est un tout cas un bon commencement pour reprendre le lecteur dans ses filets.

  Violet est un personnage qui m’a toujours plus. Dans ce tome, c’est encore une fois le cas. Elle est devenue très forte psychologiquement, dépassant les barrières que la Cité solitaire a voulu lui imposer. C’est une jeune fille altruiste, sincère, qui prend conscience de son pouvoir et de sa force dans la rébellion. Et on l’admire pour ses qualités et ses capacités. D’autres personnages interviennent mais je vous laisse le soin de les découvrir. Il serait difficile d’en parler ici alors que certains n’ont pas encore découvert le 1er tome ! Mais l’ensemble des personnages donne un récit profond, riche et dynamique… très appréciable.

  Comme dans tous les tomes 3, il faut que l’auteur place ses pions pour que la révolution s’enclenche. La chose inédite ici, c’est qu’elle n’hésite pas à placer son meilleur atout au centre des affaires. J’ai apprécié l’audace et la conviction dans ce choix. Il se passe beaucoup de choses dans ce tome 3. Entre ce que Violet subit, ce que subissent ceux restés à l’arrière et ce qu’il se passe en 1ère ligne… il y a de quoi faire ! De toute façon on espère que ce qui se trame va percer. Sinon, enclencher une rébellion n’aurait pas été très intelligent.

  L’univers est ce qu’il y a de meilleur dans cette trilogie. La Cité solitaire, les mères porteuses, le Joyau, les différents anneaux, les protectrices et le côté fantastique de cette dystopie. Amy Ewing ne s’est pas contentée de créer un univers dystopique comme tant d’autres ont pu le faire. Elle y a ajouté son originalité, sa touche de magie, un côté violent, brutal, qu’on prend plaisir à découvrir. Parce que la Cité solitaire est un endroit sans pitié : trahisons, coups bas et jalousies sont des mots importants dans ces livres. Et on adore ça, bien évidemment.

  La plume de l’auteur est aussi intéressante. La traduction en tout cas, permet au lecteur de ressentir des émotions, aussi diverses soient elles. C’est un avantage non négligeable, tout comme le fait de pouvoir visualiser les scènes avec une facilité déconcertante. La fin est top, même si au final, on savait que ça se passerait comme ça. Mais c’est bien amené, bien fait et c’est une fin qui m’a plu. Une conclusion qui permet à la série de bien se terminer. Je ne peux que vous recommander cette trilogie. Elle a su me séduire dès son 1er tome et j’ai à chaque fois eu envie de découvrir les suites. Donc foncez, n’hésitez surtout pas !

Ma note : 8,5/10.

Merci à Cécile et à la Collection R pour ce partenariat !

mardi 28 février 2017

Chronique : Je suis ton soleil de Marie Pavlenko


Je suis ton soleil de Marie Pavlenko.
(Genre : Contemporain).

Editions : Flammarion Jeunesse
Prix : 17,50€ (Partenariat)
Date de parution originale : 8 mars 2017

  Résumé : Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s’acharne à les dévorer. Mais ce n’est pas le pire, non. Le pire, est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d’une inconnue aux longs cheveux bouclés ? Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l’aide, des amis, du courage et beaucoup d’humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.


  LIVRE COUP DE CŒUR ! Je suis si content de vous présenter le nouveau livre de Marie Pavlenko. Il sort le 8 mars prochain (pour la journée de la femme) et je peux vous dire que c’est de la bombe. Vous pouvez déjà le précommander. Et je ne dis pas ça parce que je suis fan des écrits de l’auteur. J’ai eu la chance de lire le livre en avant-première et je remercie l’équipe de Flammarion Jeunesse. En tout cas, la couverture est magnifique… et encore plus en vrai ! Et le résumé… je ne l’avais pas lu plus que ça, en fait. Je voulais simplement découvrir l’histoire de Déborah. Et je n’ai pas été déçu !

  Dès le début, j’ai été intrigué par ce prologue mystérieux. Déborah, une lettre à la main d’un certain Victor… Il faudra attendre de connaitre toute l’histoire de notre protagoniste pour enfin savoir ! J’ai de suite été embarqué dans le récit, dans la vie de Déborah et dans son quotidien. Marie Pavlenko nous fait les présentations tout en amenant petit à petit son intrigue. C’est bien fait et les choses ne s’attardent pas. Du coup, on est curieux de savoir comment tout ça va évoluer.

  Oh Déborah… Comment vous dire ? C’est une jeune fille de 17 ans qui m’a tant touché. Au départ un peu paumée, un peu dans son coin avec sa meilleure amie (Éloïse), elle va petit à petit se révéler à elle-même par ce qu’elle va vivre. Prendre conscience des choses de la vie, de ce qui fait qu’elle est importante à vivre à fond. Surtout quand on atteint bientôt la majorité. Déborah est débordante d’énergie, un peu folle, a des manies, des rituels mais c’est comme ça qu’on l’aime. La suivre à travers cette année de terminale a été un véritable plaisir. D’autres personnages gravitent autour d’elle : Victor, Jamal ses parents, Eloïse ou encore Carrie. Des personnes importantes pour elle autant que pour nous. Ils font de cette histoire quelque chose de beau, de réel, de crédible… l’auteur a parfaitement réussi son pari.

  Le rythme de l’histoire est juste parfait. Vous n’allez pas vous arrêter de tournes les pages. Déjà les chapitres sont assez courts. Cela apporte donc de la fluidité au récit. Lorsque je lisais, j’avais toujours envie de savoir « pourquoi ce titre ? » et « pourquoi des coquillettes sur la couverture ? » Et ça m’a tenu une bonne partie de l’histoire, surtout pour la 1ère question. Vous n’allez pas vous ennuyer. Déborah a le chic pour se mettre dans des situations cocasses, drôles et incongrues. C’est ce qu’elle appelle son « théorème de la scoumoune ». Et surtout, on rit beaucoup. Combien de fois je me suis retrouvé dans le train ou le métro à me retenir parce que j’allais être pris pour un débile ! C’est aussi ça la force de « Je suis ton soleil », l’humour.

  Marie Pavlenko arrive à mêler humour et thèmes difficiles. Elle aborde le 1er amour, l’année de terminale avec le Bac, la séparation des parents, la dépression, les responsabilités qui nous mettent devant le fait accompli, les choix importants à faire pour son avenir… et bien d’autres choses encore. Les sujets sont traités avec délicatesse, finesse, dans le respect de Déborah et des personnes qui peuvent être dans son cas. On se retrouve en elle, dans sa manière de voir les choses. Aurions-nous agi de la même manière ? Peut-être, ou pas. C’est un roman sur une tranche de vie qui est intéressant à découvrir.

  La plume de Marie Pavlenko est juste superbe. Son style est décalé, dans l’ère du temps, dynamique et touchant. Même si j’ai beaucoup ri, j’ai été fortement ému par des moments puissants que vit Déborah. Et rien que pour ça, cela prouve que l’auteur a un talent incroyable pour l’écriture. Et qu’écrire du contemporain lui réussi parfaitement. D’ailleurs, spéciale dédicace à mygale-man et à sa scène qui m’a fait mourir de rire. La fin est belle et touchante. Elle finit sur un pas de danse que tout le monde connaît. Sur quelque chose d’un peu fou, d’un peu osé… comme le roman (et peut-être un peu l’auteur ;)) et ce n’est pas plus mal. Le 8 mars, vous n’avez plus d’excuse pour ne pas aller en librairie acheter « Je suis ton soleil » ! Le roman qui ensoleillera votre journée.

Ma note : 9,5/10.

Merci à Brigitte et aux éditions Flammarion Jeunesse pour ce partenariat !