mercredi 4 juillet 2018

Chronique : Avec des si et des peut-être de Carène Ponte

Avec des si et des peut-être 
Carène Ponte

Editions : Michel Lafon
Prix : 18,95€ (Partenariat)
Date de parution originale : 24 mai 2018

Résumé : Prof de français au lycée de Savannah (-sur-Seine), Maxine vit en colocation avec Claudia (et ses crèmes au jus d’herbe fermenté), elle aime Flaubert (ses élèves, Stromae), courir avec ses deux meilleures amies (trois cents mètres) et aller chez le dentiste (sa sœur). Maxine croit aux signes et aux messages de l’Univers. Pourtant elle ne peut s’empêcher de se demander : « Et si j’étais allée ici plutôt que là, si j’avais fait ceci au lieu de cela, ma vie serait-elle chamboulée ? » En bonne prof de français, Maxine aime le conditionnel… Mais à trop réfléchir Avec des si et des peut-être, ne risque-t-on pas d’oublier de vivre au présent ? Et si la vie décidait de lui réserver un drôle de tour ?


  Carène Ponte est une auteure que je suis depuis ses débuts. Au départ autoéditée chez Librinova, elle a vite été publiée chez les éditions Michel Lafon. Après Un merci de trop et Tu aspromis que tu vivrais pour moi, l’auteure revient avec un 3e roman. Une comédie romantique feel-good qui va vous faire rire et vous émouvoir. Attention, c’est pour moi le meilleur roman de Carène Ponte !

  On débute l’histoire par un petit brief de la vie de Maxine. Prof de français, en coloc avec Claudia (une fille chelou) et qui entretient un beau lien avec sa sœur dentiste. Elle essaie de se caser mais les mecs sont souvent bizarres et ne lui conviennent pas. Avec un peu d’efforts, Maxine pourrait être totalement heureuse. Pourtant après l’écoute d’une émission de radio, un événement va se produire… et l’histoire de Maxine va prendre un tout autre tournant.

  J’ai adoré Maxine. Son humour bête et naïf qui pourrait ne faire rire qu’elle, mais qui fonctionne sur la majorité des gens. Sa façon d’être un peu gauche est touchante. Elle est un peu naïve mais sait ce qui est ou pas réalisable dans sa vie. Les personnes qui l’entourent sont charismatiques et importantes dans son quotidien. On a juste envie de lui donner un coup de pied aux fesses pour la faire grandir enfin. J’ai adoré ses amies, sa sœur, sa colocataire, le proviseur du lycée et même ses élèves. C’est une protagoniste qu’on aimerait prendre dans nos bras pour la rassurer et lui dire que tout va bien se passer. Je suis sûr que vous allez l’adorer.

  Le rythme de l’histoire est vraiment super ! Les chapitres sont assez courts pour tourner vite les pages. L’humour présent dans le roman nous fait dévorer l’histoire. L’événement qui fait basculer le récit m’a totalement surpris. Je me suis dit au départ que c’était un rêve et puis au final, non. J’ai eu du mal à ce que ce fait rentre dans un roman contemporain. Mais je me suis pris au jeu et me suis laissé séduire.

  Carène Ponte aborde avec délicatesse, humour et sincérité les choix d’une vie. On choisit tous dans notre vie et on se pose tous la même question : ai-je bien fait de garder ce cap ou aurait-il fallu que je vire de bord ? En d’autres termes, Maxine va se rendre compte comment un si petit choix aurait pu faire basculer sa vie entière. L’auteure met aussi en avant la famille, les amis et le dur métier de professeur. On sent les liens et le travail effectué pour rendre les relations fictionnelles plus vraies.

  Enfin, je vais vous parler de l’écriture de Carène Ponte. J’ai trouvé ce roman plus abouti que les deux autres. Je ne pensais pas que l’auteure arriverait à me faire ressentir des choses : mais elle l’a fait ! Les dialogues sont bien construits, les passages narratifs pas trop longs. Et puis la fin m’a beaucoup plu ! On sort de ce roman avec le sourire et c’est le principal. Je me répète : foncez dessus, c’est pour moi le meilleur roman de l’auteure !

Ma note : 9/10

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

Chronique : Le week-end de Natasha Preston

Le week-end 
Natasha Preston

Editions : Hachette
Prix : 18€ (Partenariat)
Date de sortie française : 28 février 2018
Année de sortie originale : 2016
Titre version originale : The Cabin

Résumé : Un week-end entre amis. Dans un chalet loin de tout, c’est exactement ce que Mackenzie avait besoin. La bande se retrouve. Impatiente que la fête commence. Un verre, puis deux. Et la nuit tombe dans l’oubli. Au réveil, c’est l’horreur. Deux d’entre eux sont morts, sauvagement assassinés. Aucune trace d’effraction ni de signe de lutte. Les cinq survivants n’ont d’autre choix que de se suspecter… car quelqu’un ne dit pas la vérité.


  J’ai découvert Natasha Preston avec son roman La Cave, paru l’an dernier. J’avais adoré ce roman psychologique angoissant… croyez-moi, je n’ai plus regarder les caves de la même manière pendant des semaines ! Du coup, il fallait absolument que je lise Le week-end !! Couverture sublime, résumé tentant : il ne m’en fallait pas plus. Pourtant, si l’intrigue de départ était bonne, la réalisation n’a pas été concluante.

  J’ai beaucoup aimé le début. Cette fête organisée dans la maison d’un ami du groupe. On sait dès le départ qu’il y a des tensions à cause d’un événement passé… mais on ne sait pas quoi. Petite soirée qui s’écourte assez vite. Le lendemain, la protagoniste Mackenzie se réveille avec un sacré mal de crâne… et découvre dans la cuisine deux de ses amis : morts poignardés de plusieurs coups de couteaux. Le fait le plus étrange : aucune trace d’effraction. Le tueur fait donc partie de ses amis.

  Je vais assez vite passer sur les personnages. Je ne me suis pas spécialement attaché à Mackenzie ni aux autres. On s’intéresse d’assez loin à leur vie personnelle et c’est assez dommage. Tout tourne autour de ce fameux événement passé, des interrogatoires, de l’enquête et de la pseudo amourette de Mackenzie. Il m’a manqué ce petit truc en plus qui m’aurait permis de m’attacher davantage aux personnages.

  Le rythme est assez décousu. Autant cela va assez vite au départ. La scène de meurtre se déroule dans les 50 premières pages. Autant par la suite, l’enquête des policiers et de Mackenzie n’est pas une partie de plaisir. On tourne un peu en rond, on obtient des indices pas forcément probant ou évident. Du coup ça ralenti le rythme de l’intrigue et on est moins happé. Je regrette surtout le fait de ne pas avoir eu des points de vue croisés entre 3-4 personnages. Ca aurait été plus palpitant.

  Le week-end aurait pu être un thriller psychologique meilleur. Je n’ai pas retrouvé le suspense et l’envie de m’y replonger comme dans La Cave. Je pense qu’il a juste manqué à l’auteur la réalisation de l’intrigue parce que l’idée était là. Son écriture est par contre toujours aussi bonne. Fluide, assez descriptive et très visuelle. Awake, son 3e roman, est déjà sorti aux éditions Hachette. J’ai donc hâte de voir si l’auteure va réussir à rebondir !

Ma note : 6,5/10

Merci à Fanny et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

mardi 3 juillet 2018

Chronique : Pëppo de Séverine Vidal

Pëppo 
Séverine Vidal

Editions : Bayard
Prix : 13,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 6 juin 2018

Résumé : Elle a déconné, Frida. J’ai déjà du mal à m’en sortir quand j’ai que moi à gérer, alors je comprends pas comment elle a pu croire une seconde que je pourrais faire ça. Tout seul. Je sais même pas comment on chauffe un biberon. Mettre une couche dans le bon sens. D’ailleurs tout le monde le dit toujours, et Tonton Max en tête : Pëppo tas pas de bon sens. Je suis coincé. Pëppo, mon gars, t’es coincé. Gravement. Et tout ce que tu vas faire, à partir d’aujourd’hui et jusqu’au retour de Frida, tu le feras deux mômes sur les bras. Ou dessous. Je sais même pas comment ça se porte des bébés.


  Séverine Vidal est une auteure que j’ai découvert il y a un peu plus d’un an avec le roman Nos cœurs tordus. J’avais adoré cette histoire et les thèmes divers abordés. C’était bien fait pour le public visé. Ici avec Pëppo, nous sommes de nouveau dans de la bonne littérature jeunesse. Des personnages attachants, drôles, parfois exubérants mais surtout touchants et sincères. Et une plume fluide qui va à l'essentiel et qui ne tourne pas autour du pot avec des longueurs.

  Le récit de Pëppo va vous émouvoir ! C'est un personnage dont l'évolution va vous surprendre. Il va mûrir en s'occupant de ses neveux de 13 mois et se rendre compte au final... qu'il n'y a pas que le surf dans la vie. Qu’il y a aussi la famille, le travail à l’école, les amis et aussi l’amour… De fait, ce sont des sujets qui sont bien mis en valeur et de manière délicate. Chaque personnage secondaire va amener un élément déclencheur. Ce qui va permettre à Pëppo d’évoluer et de grandir.

  L’histoire de Pëppo est une belle fresque familiale et amicale que je vous recommande ! Si vous êtes fans de camping, de style rétro et de bambins, ce livre est fait pour vous. En plus vous avez le choix en librairie entre une couverture bleue, rose et verte ! Les éditions Bayard ont pensé à tout pour nos adolescents.

Ma note : 8/10

Merci aux éditions Bayard et au label Page Turners pour ce partenariat !