mercredi 4 juillet 2018

Chronique : Avec des si et des peut-être de Carène Ponte

Avec des si et des peut-être 
Carène Ponte

Editions : Michel Lafon
Prix : 18,95€ (Partenariat)
Date de parution originale : 24 mai 2018

Résumé : Prof de français au lycée de Savannah (-sur-Seine), Maxine vit en colocation avec Claudia (et ses crèmes au jus d’herbe fermenté), elle aime Flaubert (ses élèves, Stromae), courir avec ses deux meilleures amies (trois cents mètres) et aller chez le dentiste (sa sœur). Maxine croit aux signes et aux messages de l’Univers. Pourtant elle ne peut s’empêcher de se demander : « Et si j’étais allée ici plutôt que là, si j’avais fait ceci au lieu de cela, ma vie serait-elle chamboulée ? » En bonne prof de français, Maxine aime le conditionnel… Mais à trop réfléchir Avec des si et des peut-être, ne risque-t-on pas d’oublier de vivre au présent ? Et si la vie décidait de lui réserver un drôle de tour ?


  Carène Ponte est une auteure que je suis depuis ses débuts. Au départ autoéditée chez Librinova, elle a vite été publiée chez les éditions Michel Lafon. Après Un merci de trop et Tu aspromis que tu vivrais pour moi, l’auteure revient avec un 3e roman. Une comédie romantique feel-good qui va vous faire rire et vous émouvoir. Attention, c’est pour moi le meilleur roman de Carène Ponte !

  On débute l’histoire par un petit brief de la vie de Maxine. Prof de français, en coloc avec Claudia (une fille chelou) et qui entretient un beau lien avec sa sœur dentiste. Elle essaie de se caser mais les mecs sont souvent bizarres et ne lui conviennent pas. Avec un peu d’efforts, Maxine pourrait être totalement heureuse. Pourtant après l’écoute d’une émission de radio, un événement va se produire… et l’histoire de Maxine va prendre un tout autre tournant.

  J’ai adoré Maxine. Son humour bête et naïf qui pourrait ne faire rire qu’elle, mais qui fonctionne sur la majorité des gens. Sa façon d’être un peu gauche est touchante. Elle est un peu naïve mais sait ce qui est ou pas réalisable dans sa vie. Les personnes qui l’entourent sont charismatiques et importantes dans son quotidien. On a juste envie de lui donner un coup de pied aux fesses pour la faire grandir enfin. J’ai adoré ses amies, sa sœur, sa colocataire, le proviseur du lycée et même ses élèves. C’est une protagoniste qu’on aimerait prendre dans nos bras pour la rassurer et lui dire que tout va bien se passer. Je suis sûr que vous allez l’adorer.

  Le rythme de l’histoire est vraiment super ! Les chapitres sont assez courts pour tourner vite les pages. L’humour présent dans le roman nous fait dévorer l’histoire. L’événement qui fait basculer le récit m’a totalement surpris. Je me suis dit au départ que c’était un rêve et puis au final, non. J’ai eu du mal à ce que ce fait rentre dans un roman contemporain. Mais je me suis pris au jeu et me suis laissé séduire.

  Carène Ponte aborde avec délicatesse, humour et sincérité les choix d’une vie. On choisit tous dans notre vie et on se pose tous la même question : ai-je bien fait de garder ce cap ou aurait-il fallu que je vire de bord ? En d’autres termes, Maxine va se rendre compte comment un si petit choix aurait pu faire basculer sa vie entière. L’auteure met aussi en avant la famille, les amis et le dur métier de professeur. On sent les liens et le travail effectué pour rendre les relations fictionnelles plus vraies.

  Enfin, je vais vous parler de l’écriture de Carène Ponte. J’ai trouvé ce roman plus abouti que les deux autres. Je ne pensais pas que l’auteure arriverait à me faire ressentir des choses : mais elle l’a fait ! Les dialogues sont bien construits, les passages narratifs pas trop longs. Et puis la fin m’a beaucoup plu ! On sort de ce roman avec le sourire et c’est le principal. Je me répète : foncez dessus, c’est pour moi le meilleur roman de l’auteure !

Ma note : 9/10

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

Chronique : Le week-end de Natasha Preston

Le week-end 
Natasha Preston

Editions : Hachette
Prix : 18€ (Partenariat)
Date de sortie française : 28 février 2018
Année de sortie originale : 2016
Titre version originale : The Cabin

Résumé : Un week-end entre amis. Dans un chalet loin de tout, c’est exactement ce que Mackenzie avait besoin. La bande se retrouve. Impatiente que la fête commence. Un verre, puis deux. Et la nuit tombe dans l’oubli. Au réveil, c’est l’horreur. Deux d’entre eux sont morts, sauvagement assassinés. Aucune trace d’effraction ni de signe de lutte. Les cinq survivants n’ont d’autre choix que de se suspecter… car quelqu’un ne dit pas la vérité.


  J’ai découvert Natasha Preston avec son roman La Cave, paru l’an dernier. J’avais adoré ce roman psychologique angoissant… croyez-moi, je n’ai plus regarder les caves de la même manière pendant des semaines ! Du coup, il fallait absolument que je lise Le week-end !! Couverture sublime, résumé tentant : il ne m’en fallait pas plus. Pourtant, si l’intrigue de départ était bonne, la réalisation n’a pas été concluante.

  J’ai beaucoup aimé le début. Cette fête organisée dans la maison d’un ami du groupe. On sait dès le départ qu’il y a des tensions à cause d’un événement passé… mais on ne sait pas quoi. Petite soirée qui s’écourte assez vite. Le lendemain, la protagoniste Mackenzie se réveille avec un sacré mal de crâne… et découvre dans la cuisine deux de ses amis : morts poignardés de plusieurs coups de couteaux. Le fait le plus étrange : aucune trace d’effraction. Le tueur fait donc partie de ses amis.

  Je vais assez vite passer sur les personnages. Je ne me suis pas spécialement attaché à Mackenzie ni aux autres. On s’intéresse d’assez loin à leur vie personnelle et c’est assez dommage. Tout tourne autour de ce fameux événement passé, des interrogatoires, de l’enquête et de la pseudo amourette de Mackenzie. Il m’a manqué ce petit truc en plus qui m’aurait permis de m’attacher davantage aux personnages.

  Le rythme est assez décousu. Autant cela va assez vite au départ. La scène de meurtre se déroule dans les 50 premières pages. Autant par la suite, l’enquête des policiers et de Mackenzie n’est pas une partie de plaisir. On tourne un peu en rond, on obtient des indices pas forcément probant ou évident. Du coup ça ralenti le rythme de l’intrigue et on est moins happé. Je regrette surtout le fait de ne pas avoir eu des points de vue croisés entre 3-4 personnages. Ca aurait été plus palpitant.

  Le week-end aurait pu être un thriller psychologique meilleur. Je n’ai pas retrouvé le suspense et l’envie de m’y replonger comme dans La Cave. Je pense qu’il a juste manqué à l’auteur la réalisation de l’intrigue parce que l’idée était là. Son écriture est par contre toujours aussi bonne. Fluide, assez descriptive et très visuelle. Awake, son 3e roman, est déjà sorti aux éditions Hachette. J’ai donc hâte de voir si l’auteure va réussir à rebondir !

Ma note : 6,5/10

Merci à Fanny et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

mardi 3 juillet 2018

Chronique : Pëppo de Séverine Vidal

Pëppo 
Séverine Vidal

Editions : Bayard
Prix : 13,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 6 juin 2018

Résumé : Elle a déconné, Frida. J’ai déjà du mal à m’en sortir quand j’ai que moi à gérer, alors je comprends pas comment elle a pu croire une seconde que je pourrais faire ça. Tout seul. Je sais même pas comment on chauffe un biberon. Mettre une couche dans le bon sens. D’ailleurs tout le monde le dit toujours, et Tonton Max en tête : Pëppo tas pas de bon sens. Je suis coincé. Pëppo, mon gars, t’es coincé. Gravement. Et tout ce que tu vas faire, à partir d’aujourd’hui et jusqu’au retour de Frida, tu le feras deux mômes sur les bras. Ou dessous. Je sais même pas comment ça se porte des bébés.


  Séverine Vidal est une auteure que j’ai découvert il y a un peu plus d’un an avec le roman Nos cœurs tordus. J’avais adoré cette histoire et les thèmes divers abordés. C’était bien fait pour le public visé. Ici avec Pëppo, nous sommes de nouveau dans de la bonne littérature jeunesse. Des personnages attachants, drôles, parfois exubérants mais surtout touchants et sincères. Et une plume fluide qui va à l'essentiel et qui ne tourne pas autour du pot avec des longueurs.

  Le récit de Pëppo va vous émouvoir ! C'est un personnage dont l'évolution va vous surprendre. Il va mûrir en s'occupant de ses neveux de 13 mois et se rendre compte au final... qu'il n'y a pas que le surf dans la vie. Qu’il y a aussi la famille, le travail à l’école, les amis et aussi l’amour… De fait, ce sont des sujets qui sont bien mis en valeur et de manière délicate. Chaque personnage secondaire va amener un élément déclencheur. Ce qui va permettre à Pëppo d’évoluer et de grandir.

  L’histoire de Pëppo est une belle fresque familiale et amicale que je vous recommande ! Si vous êtes fans de camping, de style rétro et de bambins, ce livre est fait pour vous. En plus vous avez le choix en librairie entre une couverture bleue, rose et verte ! Les éditions Bayard ont pensé à tout pour nos adolescents.

Ma note : 8/10

Merci aux éditions Bayard et au label Page Turners pour ce partenariat !

samedi 30 juin 2018

Chronique : Dix-sept ans d'Ava Dellaira

Dix-sept ans 
Ava Dellaira

Éditions : Michel Lafon
Prix : 16.95€ (Partenariat)
Date de parution : 3 mai 2018
Année de parution originale : 2018

Résumé : Nous poursuivons tous quelque chose…
Dans les années 1990, pour Marilyn, 17 ans, c’est la liberté. Enfermée dans les rêves de célébrité de sa mère qui l’entraîne d’auditions en castings, elle ne revit que lorsqu’elle retrouve le beau et insaisissable James. Mais les regards que certains portent sur la couleur de peau de James ne risquent-ils pas de détruire leur amour naissant ?
De nos jours, pour Angie, 17 ans, c’est la vérité. Alors que le monde semble s’être arrêté de tourner pour sa mère, Marilyn, la jeune métisse est prête à tout pour retrouver James, ce père qu’on lui a toujours caché. Embarquée par son ex-petit ami Sam, Angie fuit sa ville de province et plonge dans les rues bruyantes et colorées de Los Angeles, à la recherche d’un passé trop longtemps maintenu dans l’ombre.


  Après avoir eu un énorme coup de cœur pour le précédent livre de l’auteur, Love letters to the dead, je ne pouvais pas passer à côté du nouveau roman d’Ava Dellaira. Je remercie Camille et les éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce livre. Sans surprise c’est un nouveau coup de cœur !!

  Avec Dix-sept ans, nous découvrons l’histoire d’Angie âgée de 17 ans de nos jours et en parallèle celle de sa mère, Marilyn au même âge dans les années 90.

  Marilyn subit la pression de sa mère qui la fait courir de casting en casting en quête de célébrité. Marilyn, elle, rêve de pouvoir aller à l’université. De son côté, Angie est en quête de vérité sur son père. Sa mère lui a dit qu’il était décédé avant sa naissance. Lorsqu’Angie découvre une photo de ses parents au même âge qu’elle, elle décide de partir à Los Angeles pour essayer de retrouver sa trace et découvrir ce que sa mère ne lui dit pas. Elle profite d’un voyage de son ex-petit copain, Sam, pour faire le trajet avec lui.

  Une nouvelle fois, je me suis laissée transporter par la plume de l’auteur. Ava Dellaira excelle dans la manière de faire passer des messages forts tout en douceur. Sa façon presque poétique de décrire les sentiments. Dans un premier temps, j’ai eu un peu peur de l’alternance entre les deux jeunes filles. Les chapitres les concernant étant assez long, je craignais m’attacher à l’une plus qu’à l’autre. Finalement leurs histoires respectives abordant des sujets différents mais tout autant important, ont fini par me faire tourner avidement les pages pour savoir ce qui arrivait autant à l’une ou l’autre. L’Amour, les relations familiales, le racisme, le passage de l’adolescence à l’âge adulte, Ava Dellaira les exposent avec finesse et justesse.

  Avec l’histoire de Marilyn, j’ai été nostalgique des années 90 puisque cette fois encore l’auteur y a décimé beaucoup de références musicales qui faisaient écho à ma propre adolescence. Mais j'ai également beaucoup aimé le changement de perspective entre chacune des adolescentes que nous suivons. Chacune se cherchant, l’une en croyant en un meilleur avenir, l’autre en partant à la recherche de ses propres racines.

  Dix-sept ans est le genre de roman qui pousse le lecteur à sa propre introspection, un rappel de l'importance de connaître sa propre histoire pour savoir qui l’on est et où on veut aller. Ava Dellaira confirme sa plume magique avec ce nouveau roman et une nouvelle fois, elle nous fait ressentir de fortes émotions tout en douceur. Il me tarde déjà de pouvoir découvrir un autre roman de l’auteur, je le guette et l’attend avec impatience.

Ma note : 9/10

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

Chronique : Nos Interdits - Tome 1 : L'étincelle de Roxane Maffre

Nos interdits, tome 1 : L’étincelle 
Roxane Maffre

Éditions : Hachette Romans
Prix : 18€ (Partenariat)
Date de parution : 3 janvier 2018

Résumé : Anna, étudiante de dix-neuf ans, mène une vie plutôt tranquille. Tout change lorsqu’elle suit sa meilleure amie Allison à la soirée du mystérieux Stan, dont la réputation de mauvais garçon n’est plus à faire. Si Allie tombe sous son charme, lui n’a d’yeux que pour la sérieuse Anna. Un simple regard de sa part réussit à créer l'étincelle. Mais quand Léo, un garçon à l'apparence bien plus sage, se rapproche de la jeune fille, les choses se compliquent et les jalousies s'éveillent. Anna se retrouve face un choix :  suivra-t-elle la voie de la raison ou ira-t-elle à l'encontre des interdits ?


  Si vous suivez mes avis depuis quelques temps, vous devez savoir que je suis très friande de romance. Quelle soit young-adult, new-adult ou même érotique, c’est mon péché mignon. Alors quand Hachette a proposé ce roman, je ne pouvais forcement que m’y intéresser ! Je les remercie de m’avoir fait parvenir L’étincelle car j’ai passé un bon moment de lecture.

  Je dois toutefois reconnaitre que c’est avec un peu d’appréhension que j’ai commencé ma lecture. Le résumé annonçant clairement un triangle amoureux, j’étais un peu réticente. Finalement, cette dualité entre deux garçons complétement différents est tellement bien menée par l’auteur, une fois n’est pas coutume, je me suis surprise à apprécier ce cliché.

  Nous suivons ici Anna, une jeune étudiante de dix-neuf ans qui mène une vie plutôt bien rangée et sage. Son quotidien bascule le jour où sa meilleure amie, Allie, l’entraîne dans une fête organisée par le mystérieux Stan. Même si ce garçon titille sa curiosité, elle va s’effacer au profit de son amie qui lui a avoué être très attirée par lui. Quelques jours plus tard Anna a un coup de cœur pour Léo rencontré totalement par hasard. Et même si cette attirance est réciproque, c’est le début des ennuis pour Anna. Léo n’est autre que le meilleur ami de Stan !

  Avec des chapitres courts et une bonne fluidité, l’auteur arrive à construire un récit addictif et prenant. Si j’ai eu un peu de mal a m’attaché à Anna, il n’en est pas allé de même avec Stan. Anna m’a paru une bonne partie du roman plus jeune que l’âge annoncé. Avec son comportement et ses réactions, j’ai eu du mal à croire qu’elle avait 19 ans et non 15 pendant une bonne partie du roman. Mais avec une phrase, bien placé et particulièrement juste, Roxane Maffre réussi à rectifier ce défaut et laisse penser que ce trait de caractère était voulu dés le départ. Avec Stan aucun soucis, ce garçon énigmatique et torturé est habilement construit et on prend plaisir à découvrir petit à petit ses secrets. Je ne vais pas vous cacher qu’il a été mon préféré durant toute ma lecture (en même temps avec un prénom pareil c’était gagné d’avance, cf. mon amour pour un certain héro dans Felicity Atcok ^^).

  En fait, j’ai énormément aimé les personnages créés par Roxane Maffre. Ils sont tous différents mais complémentaires et surtout très bien construits. L’auteur réussit un tour de force en plaçant le triangle amoureux au cœur de l’intrigue. Et c’est avec intelligence qu’elle transforme un cliché souvent négatif pour moi en romance en un récit extrêmement addictif. La rivalité entre raison et passion, amitié et amour, moral et interdit particulièrement bien employée.

  J’ai été surprise par la fin proposée par l’auteur. Il est vrai que si le dernier chapitre n’existait pas le premier tome se serait suffi à lui-même. Et même si je n’ai pas trouvé très subtile le cliffanger apporté par ce dernier chapitre, il a le mérite de déclencher l’envie de connaitre la suite. Oui, je suis faible et j’attends impatiemment le tome 2 !

Ma note : 7.5/10

Merci aux éditions Hachette pour ce partenariat !

Chronique : Another Story of Bad Boys - Tome 3 : Le Final de Mathilde Aloha

Another Story Of Bad Boys, tome 3 : Le final 

Mathilde Aloha

Éditions : Hachette Romans
Prix : 18€ (Partenariat)
Date de parution : 3 janvier 2018

Résumé : Terminée, l’histoire de Lili, Cameron et de leurs amis ? Pas tout à fait. Car si Cameron et Lili sont enfin réunis, leur happy ending n’est pas encore de mise. Lui est resté à Los Angeles, elle est partie en stage en Australie, et tous deux doivent apprendre à gérer leur relation à distance. En seront-ils capables ? Leur ami et colocataire Evan, quant à lui, a le cœur brisé. Déprimé, il peine à reprendre sa vie en main. Jusqu’au jour où une mystérieuse jeune fille surgit dans sa vie. Alors que tout semblait aller pour le mieux entre Rafael et Elena, cette dernière commence à avoir de sérieux doutes quant à l’avenir de leur relation et leur idylle se retrouve dangereusement menacée…


  Après avoir dévoré les deux premiers tomes, je ne savais pas que nous aurions droit à un troisième opus en compagnie de Lili et Cam. Aussi quand les éditions Hachette ont annoncé que Mathilde Aloha travaillait sur un final, j’étais impatiente de savoir ce qu’elle nous réservait. L’attente a été longue mais le résultat n’en est que plus savoureux.

  ATTENTION RISQUES DE SPOILERS POUR CEUX QUI N’ONT PAS LU LE TOME 1 (voir mes avis précédents, pour le tome 1 : ici, et pour le tome 2 : ici ou )

  Avec les petits défauts que j’avais relevés pour les deux premiers épisodes d’ASOBB, j’avais à la fois beaucoup d’attentes et un peu d’appréhension pour ce tome final. Mais l’envie de retrouver les personnages que j’avais adoré a pris le dessus. Aussitôt reçu, je n’ai pas longtemps résisté. J’ai même mis de côté ma lecture en cours pour pouvoir littéralement le dévorer.

  Afin de pouvoir suivre plusieurs histoires dans l’histoire, l’auteur choisit l’alternance de narrateur. Ainsi nous avons le point de vue de Lili pour son histoire avec Cam. Celui d’Evan pour sa propre histoire et enfin la voix d’Elena pour son histoire secrète avec un des amis de son grand frère, Rafaël.

  Alors que Cam et Lili parviennent tant bien que mal à trouver leur équilibre et calmer leur craintes respectives, Evan essaye de se remettre de sa rupture difficile avec Grace. Elena poursuit sa relation cachée avec Rafaël mais progressivement l’envie d’officialiser leur couple se fait sentir. Les chapitres s’enchaînent de manière très fluide et l’alternance ajoute un côté page tuner à ce tome. Même s’il n’y a pas de vrais gros rebondissements dans ce final, les passages entre Elena et Rafaël apportent une touche de piquant. Tout l’attrait restant dans la découverte de ce qu’il advient de tous les personnages que nous aimions suivre jusque-là.

  Je dois admettre que j’ai été agréablement surprise par le soin apporter à ce dernier tome. Exit les petits défauts. L’auteur exploite ses personnages habilement et nous offre un final tout simplement génial. J’ai adoré retrouver Liliana, Cameron, Evan et tous les autres.

  Another Story Of Bad Boys est une série addictive que je recommande à tous les fans du genre.

Ma note : 8/10

Merci aux éditions Hachette pour ce partenariat !

Chronique : ReMade - Tome 2 : ReBorn d'Alex Scarrow

ReMade, tome 2 : ReBorn 
Alex Scarrow

Éditions : Casterman
Prix : 15€ (Partenariat)
Date de parution : 4 avril 2018
Année de parution originale : 2017

Résumé : Garder son humanité à tout prix. Léo et son amie Freya survivent tant bien que mal depuis dix-huit mois. Aucun signe du virus – sans doute tué par le froid polaire qui s’est abattu sur Terre. Mais il s’est juste caché : il a observé les hommes, les femmes et même les enfants. Il a appris et s’est encore perfectionné. Maintenant, il est prêt…


  Après avoir tant aimé le premier opus, il me tardait de découvrir ce qu’il advenait de Léo et Freya. Aussi, je remercie les éditions Casterman pour l’envoi de ce tome 2. Dés que j’ai pu, je me suis plongée dedans. Autant j’ai dévoré ReMade, autant j’ai eu un peu plus de mal avec ReBorn. Une mention spéciale à la couverture qui reste toujours autant « flippante » !

ATTENTION RISQUES DE SPOILERS POUR CEUX QUI N’ONT PAS LU LE TOME 1 (mieux vaut aller lire mon avis sur ce dernier : ici ou )

  Plusieurs mois se sont écoulés depuis les terribles évènements de la fin du premier tome. Nous retrouvons Léo et Freya qui essayent tant bien que mal de survivre. Ils ont trouvé refuge dans un appartement juste au-dessus d’un supermarché. L’endroit idéal pour ne pas avoir à sortir. Tapis et dans une sécurité relative, ils n’ont pas constaté d’activité du virus. Ils en viennent à penser que l’hiver particulièrement rude subi a dû avoir raison de l’infection. Alors qu’ils guettent, ils croient percevoir la trace d’une activité humaine non loin de leur cachette. Ils décident d’en avoir le cœur net et partent en expédition… les ennuis commencent.

  Alors que le premier tome avait un rythme soutenu, haletant et angoissant, ce second opus traine en longueur. Un défaut souvent reproché au tome intermédiaire, dommage que ReBorn n’y échappe pas. Pourtant certains éléments attisent la curiosité et poussent le lecteur à continuer sa lecture. Nous ne sommes pas non plus en reste côté détails bien ignobles. Et je dois avouer que le stress reste présent.

  Dans les premières pages, j’ai eu du mal à reconnaitre Léo. Il me paraissait éteint en comparaison avec celui qu’il était dans le premier tome. Mais j’ai fini par le retrouver, protégeant ceux qu’il aime. En y réfléchissant cette évolution (ou régression) est plutôt logique si on analyse les évènements qui ont pu impacter son comportement. Si le personnage le plus intéressant reste le virus lui-même, j’ai apprécié en découvrir davantage sur le père de Léo qui n’avait pas été assez exploité dans le premier tome. Et je n’en dirai pas plus, à vous de lire ReBorn pour savoir ce qu’il a vécu.

  L’auteur parvient à maintenir l’intérêt du lecteur grâce à son virus intelligent et sournois. Ses descriptions sont toujours aussi visuelles et pertinentes et nous donnent notre lot d’horreurs.

  Si les longueurs de ce tome ont quelque peu gêné ma lecture, l’intrigue liée au virus a maintenu mon envie de découvrir ses plans. Le dernier chapitre me laisse présager un troisième tome intense et ultra stressant. Et rien que pour connaitre le dénouement final, qui de l’homme ou du virus aura le dernier mot, il me tarde de pouvoir le lire !

Ma note : 7.5/10

Merci aux éditions Casterman pour ce partenariat !

dimanche 24 juin 2018

Chronique : Les Silences d'Amélie Antoine

Les Silences 
Amélie Antoine

Editions : Le livre de poche
Prix : 7,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 7 mars 2018

Résumé : Édouard Bresson est l’humoriste préféré des Français. Le moindre de ses spectacles se joue à guichets fermés. Mais, à chaque tournée, au premier rang, une place reste désespérément vide. Et, à chaque fois, son cœur se déchire un peu plus. La France entière l’adule et l’envie. La France entière, sauf son fils, qui ne vient jamais l’applaudir, parce qu’il le déteste de l’avoir négligé toute son enfance. Que faire quand on réalise qu’il est peut-être désormais trop tard pour rattraper ses erreurs ? Imaginez un homme qui a tout, absolument tout pour être heureux. Sauf l’essentiel.


  Je tiens à remercier Amélie Antoine de m’avoir contacté pour l’envoi de ce livre. Je n’avais jamais lu ses histoires même si j’ai entendu parler de son 1er roman à succès Fidèle au poste. Ici, je ne savais pas trop à quoi m’attendre à part un récit assez triste. C’est donc sans appréhension et avec une certaine curiosité que j’ai entamé le livre ! Au final, je suis ressorti surpris, déboussolé et content de ma lecture.

  Le récit s’ouvre sur le dernier spectacle d’Edouard Bresson, humoriste de renom. C’est une personne qui a su s’imposer dans ce monde et Edouard est la personnalité la plus adulée des français. Pourtant, il se passe un événement tragique qui va changer la donne… la disparition de cet humoriste. Coup monté ou vérité vraie… c’est à travers les yeux de son fils que nous allons le découvrir.

  Edouard et son fils Arthur ne se sont jamais trouvé. Un père trop absent, un fils qui n’avait pas plus d’intérêt que ça pour la scène. Arthur en est venu à détester Edouard et son métier… au point de ne plus se parler, ou si peu. Cette relation m’a bouleversé et déchiré. Je me mettais à la place d’Arthur, ressentais sa haine et son antipathie pour son père. D’un autre côté, la voix d’Edouard qui nous murmure qu’il a essayé de renouer… mais qu’il est trop tard. Deux personnages attachants à leur manière. On essaie de les appréhender et de les comprendre. Ce que j’ai aimé, c’est cette quête d’identité du père d’Arthur. Ce dernier va découvrir LE vrai Edouard.

  C’est un roman qui se lit très bien, avec une belle fluidité grâce aux événements narrés. Il se passe toujours quelque chose, on fait toujours une découverte sur la vie d’Edouard, à travers les yeux d’Arthur. Je n’ai pas cessé de me poser cette question : Edouard est-il réellement parti ? Parce qu’à force de mettre tout en scène comme le dit son fils… peut-être a-t-il mis en scène sa disparition. Et que son fils est là, pour le retrouver à la fin, en ayant appris à le connaître. Tout ce passé, enterré par Edouard, va refaire surface. On ne sait pas si c’est pour le bien d’Arthur, mais en tout cas, cela aura le mérite d’éclaircir les choses. Et peut-être que le fils qui pensait être dans l’oubli, changera d’avis sur son père qui avait une vie torturée.

  Amélie Antoine écrit vraiment bien. Elle réussit à transmettre des émotions à son lecteur et ce n’est pas facile. On finit le roman avec un sentiment de boucle bouclée et c’est très salvateur. N’hésitez donc pas à vous le procurer. Vous passerez un bon moment malgré des thèmes assez durs et des événements difficiles pour les personnages.

Ma note : 8/10

Merci à Amélie Antoine et aux éditions Le livre de poche pour ce partenariat !

dimanche 17 juin 2018

Là où l'on s'aime, il ne fait jamais nuit de Séverine de la Croix

Là où l’on s’aime, il ne fait jamais nuit
Séverine de la Croix

Editions : Editions du Rocher
Prix : 17,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 23 mai 2018

Résumé : Dans la vie de Félicité, tout est allé de travers. Elle rêvait d'amour et de poésie, mais se retrouve seule avec ses deux enfants, Corentin et Manon, nés de pères différents.
Mathilde, sa sœur aînée, a de son côté planifié chaque aspect de son existence. Pour être comblée, il ne lui manque qu'un bébé, qui refuse d'arriver. Félicité et Mathilde, que les épreuves ont séparées, vont-elles se rapprocher ? L'anniversaire de Corentin va faire basculer le destin.


LIVRE COUP DE CŒUR ! J’ai lu ce livre en lecture commune avec Clara du blog Croqueuse-Livres (sa chronique). Je tiens tout d’abord à remercier l’auteure et la maison d’édition pour l’envoi de ce roman. Séverine de la Croix, je l’ai découvert avec son roman Les mensonges ne meurent jamais que j’avais adoré ! J’ai donc été très touché qu’elle m’ait contacté pour lire sa nouvelle histoire. Et d’autant plus qu’elle se souvienne de mon petit blog. Comme vous l’avez vu, j’ai eu un coup de cœur pour ce récit. Qui est beaucoup plus profond que ce que laisse présager le résumé et la couverture.

Le roman s’ouvre sur deux premiers chapitres très émouvants. L’un sur le personnage de Mathilde et l’autre sur celui de Félicité. Ils donnent le ton de l’histoire et de ses enjeux. J’ai de suite senti que j’allais être bousculé mais que j’allais ressortir serein du récit. Et je ne me suis pas trompé ! Séverine de la Croix change de genre et assure avec ce roman choral.

D’un côté on a Mathilde, qui a toujours voulu avoir un enfant avec son compagnon Germain, mais ils n’y arrivent pas. De l’autre sa sœur Félicité, qui a promis de révéler à son fils Corentin, l’identité de son père lors de son 10e anniversaire. Ce sont deux personnages très différents mais qui au fond se ressemblent. Des envies différentes mais un but commun : le désir de s’épanouir dans sa vie et d’être au mieux avec les siens. Des personnages attachants avec lesquels on vit à 100%. J’ai aimé suivre leurs chemins, leurs échecs et leurs espoirs : magnifique. Les personnages secondaires sont aussi importants car chacun a sa voix dans le roman : Germain, Loïc, Eliane, Corentin et Manon.

L’histoire se lit très bien. Les chapitres ne sont pas très longs et le fait qu’il y ait plusieurs points de vue… ça rend le récit passionnant. On veut toujours en savoir plus sur les vies des uns et des autres. Savoir comment tout va s’entrecroiser. Parce qu’au final, c’est un énorme puzzle qui ne demande qu’à être assemblé. Et Séverine de la Croix utilise les différentes pièces avec brio !

Des thèmes de société très actuels sont abordés par l’auteure : la famille, les amis, l’amour avec un grand A, la PMA, les relations intergénérationnelles, la quête d’identité et bien d’autres choses encore. Les différents thèmes sont traités avec délicatesse et subtilité. On sent également les recherches effectuées par Séverine de la Croix. C’est un roman très complet qui nous permet de passer un très bon moment.

Et plus encore avec la très belle plume de l’auteure. On se laisse emporter dans l’histoire avec une telle facilité. J’admire également le fait de s’être mise à la place des nombreux personnages. Cela ne doit pas être facile de jongler entre les différents points de vue, et c’est très bien effectué ! La fin m’a beaucoup plu… comme un moment de sérénité et de bienveillance. L’histoire s’achève, le puzzle est terminé et nous, on ressort de cette histoire avec un cœur rempli d’amour. J’ai eu raison d’attendre Séverine de la Croix tout ce temps. Elle revient en force et se hisse pour moi au même niveau qu’Agnès Martin-Lugand : mon auteure préférée. Un seul conseil : foncez lire cette histoire chorale, vous allez l’adorer !

Ma note : 9/10

Merci à Séverine de la Croix et aux éditions du Rocher pour ce partenariat !

dimanche 6 mai 2018

Chronique : Hier encore, c'était l'été de Julie de Lestrange

Hier encore, c’était l’été 
Julie de Lestrange

Editions : Le Livre de Poche
Prix : 7,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 10 mai 2017

Résumé : Alexandre, Marco, Sophie et les autres se connaissent depuis l’enfance. Ensemble, ils ont grandi, en toute insouciance et en toute innocence. Mais, lorsqu’à vingt ans, la vie les prend, la chute est brutale. En une décennie, cette jeunesse perdue mais pas désillusionnée va devoir se battre pour exister. A travers les drames subsistent alors l’amitié, les fous rires et les joies. Et l’amour, qui les sauvera.


  La lecture de Hier encore, c’était l’été, c’est d’abord celle d’une rencontre sur les réseaux sociaux. Julie de Lestrange m’a contacté sur Instagram pour me proposer la lecture de son roman. J’ai accepté avec plaisir parce que j’avais déjà vu passé de nombreux bon avis sur son livre. Et j’ai trouvé la démarche de Julie sincère et amicale, sans pression. J’adore la couverture, encore plus que celle du grand format sortie chez Mazarine. Je me suis donc lancé dans cette lecture… et j’ai adoré !

  Dès le début, on fait la rencontre de cette bande d’amis, que l’on va suivre par la suite lorsqu’ils auront 20 ans. C’est l’histoire du grand livre de la majorité, d’une farce entre eux pour rigoler… et puis l’auteur revient dans le passé pour nous présenter la genèse des deux familles que l’on va suivre. J’ai beaucoup aimé ce chapitre introductif. Même si j’ai eu peur de partir au final dans un roman historique. Mais il n’en est rien. Le récit est résolument contemporain, pour mon plus grand bonheur.

  Il y a beaucoup de personnages et j’ai appréhendé de ne pas savoir au fil de ma lecture qui pouvait être qui. Pourtant, Julie de Lestrange nous met à l’aise. Elle prend le temps de faire des rappels pour voir les différents liens et j’ai fortement apprécié cette attention. Je me suis beaucoup attaché à Alexandre, le personnage qu’on va le plus suivre. Amoureux, paumé, en transition, heureux, triste ou encore en phase avec sa vie… c’est un personnage complet que j’ai apprécié suivre. Un peu facétieux aussi, j’ai eu l’impression qu’il était le pivot de l’histoire et qu’avant de regarder son propre nombril, il voulait le bien des autres avant tout. Je ne pourrais pas m’arrêter sur tous les personnages mais je les ai tous apprécié. Un peu plus, un peu moins mais ce groupe d’amis m’a touché. Par la bienveillance qu’ils ont envers les autres et par les liens soudés qui les unissent depuis des années.

  Le roman se lit bien. Je trouve qu’il est bien équilibré entre les dialogues et les passages de narration. On a toujours envie de savoir comment les personnages vont évoluer et s’ils vont évoluer. J’ai trouvé le récit dynamique, bien construit et aussi touchant par moment. Quelques petites longueurs n’ont pas gâché mon plaisir lors de la lecture. J’ai aussi apprécié que l’histoire se déroule sur plusieurs années. Cela apporte une certaine profondeur et les personnages peuvent faire des pas plus grands.

  Julie de Lestrange ne raconte pas qu’une belle histoire d’amitié. C’est tout une fresque familiale, intergénérationnelle et sociale. Ça parle d’amour, de remises en question, de maladie, de mal être et de paraitre… les sujets sont traités avec justesse et j’ai aimé m’y plonger. L’auteur écrit aussi très bien. C’est fluide, on se laisse emporter par la vie de cette bande d’amis. J’ai maintenant hâte que le 2nd tome, Danser encore, sorte en poche pour le lire. Parce que oui, j’ai eu l’impression de faire partie de cette bande d’amis.

Ma note : 8/10.

Merci à Julie de Lestrange pour ce partenariat !



Chronique : The Rain - Tome 2 : Après l'apocalypse de Virginia Bergin

The Rain - Tome 2 : Après l’apocalypse
Virginia Bergin

Editions : Bayard
Prix : 15,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 14 mars 2018
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : The Rain, Book 2 : The Storm

Résumé : Je m’appelle Ruby Morris. Je déteste la pluie. Je vais vous dire un truc étrange au sujet des apocalypses, un truc que je ne savais pas avant d’en vivre une. Ça a l’air assez horrible, hein ? Faites-moi confiance… Ça peut toujours être pire. C’est ce qui arrive quand vous êtes seul, qu’il y a eu une apocalypse mondiale et que vous espérez l’arrivée de votre père comme il l’avait promis, mais qu’il ne se pointe pas. Alors qu’est-ce que vous allez devenir ? Et chaque jour, vous essayez de ne pas vous poser la question… Tout va bien se passer. Ou pas…


  J’avais beaucoup aimé le 1er tome. Je l’avais trouvé original tant par son univers que par le fait de suivre un seul personnage. L’humour inséré dans le livre le rendait moins dramatique pour mon plus grand plaisir. J’apprécie la couverture du tome 2. Elle retranscrit bien l’ambiance du roman. Je ne vais pas y aller par quatre chemins : j’ai lu ce 2nd tome sans vraiment l’aimer. Je trouve qu’il y a beaucoup de défauts, et c’est dommage.

  Ruby m’est apparue moins attachante que dans le tome 1. J’ai trouvé que l’auteur la mettait trop dans l’introspection et pas assez dans l’action. Elle se regarde le nombril et c’est vraiment dommage. Auparavant je la trouvais courageuse, battante, prête à tout affronter… ici, c’est comme si elle avait régressé, qu’elle réfléchissait trop et ça m’a dérangé. D’autres personnages interviennent également. Mais déjà que je me suis détaché de Ruby, je ne les ai pas trouvé hyper intéressants. Heureusement qu’ils ont des personnalités différentes et que ça crée des échanges coriaces. Sinon, je pense que je me serais ennuyé.

  Le rythme de l’histoire est cependant pas mal ! C’est assez dynamique, Ruby bouge beaucoup dans le récit en essayant de retrouver son père. Il se passe des choses intéressantes et parfois assez cruelles. Les chapitres ne sont pas longs ce qui permet d’amplifier davantage la fluidité apportée par la plume de l’auteur. J’aime également beaucoup l’univers original. Cette pluie mortelle, les gens essayant de la fuir par tous les moyens. Je n’ai cependant pas apprécié le traitement et les conséquences de cette pluie dans ce tome 2. Pour moi, l’apocalypse n’était pas là.

  Comme je l’ai dit plus haut, la plume de l’auteur est vraiment cool. C’est fluide, entrainant et dynamique. Malgré les grosses introspections de Ruby, il y a beaucoup de dialogues pour rendre l’histoire plus vivante. La fin est assez bizarre même si ça conclut ce diptyque d’une belle manière. Je pense que je retiendrai plus de choses du tome 1 que du 2. Peut-être n’ai-je pas été dans le mood pour lire cette suite. C’est en tout cas une série à découvrir si vous êtes fans de récit apocalyptique.

Ma note : 6,5/10.

Merci à Sara et aux éditions Bayard pour ce partenariat !

Chronique : Ready Player One d'Ernest Cline

Ready Player One 
Ernest Cline
(Genre : Science-Fiction, Young Adult)

Éditions : Michel Lafon
Prix : 17.95€ (Partenariat)
Date de parution : 5 Juillet 2017
Année de première parution française : 2013
Année de parution originale : 2011

Résumé : 2044. Sur une Terre surpeuplée, les ressources manquent et les conditions climatiques sont catastrophiques. Comme la majeure partie de l’humanité, Wade Watts passe son temps dans l’OASIS, un monde virtuel où chacun peut être tout ce qui lui chante. Et comme la majeure partie de l’humanité, Wade rêve de devenir l’héritier de James Halliday, le créateur de l’OASIS. Mort sans laisser de successeur, ce dernier a créé une véritable chasse au trésor qui guidera les plus doués vers le butin. Des millions de concurrents s’y sont cassé les dents. Mais quand Wade résout la première énigme, la partie reprend… Car les autres joueurs ne reculeront devant rien pour obtenir la victoire. Wade n’a plus le choix : pour survivre, il doit gagner.


  Je n’avais pas entendu parler de ce roman avant l’annonce de la sortie du film. Pourtant, initialement publié sous le titre Player One aux Éditions Michel Lafon en 2013, puis en 2015 aux Éditions Pocket, il aurait déjà atterri dans ma PAL depuis longtemps. Je ne pouvais donc pas passer à côté de cette nouvelle édition de Michel Lafon. Dès que je l’ai reçu, impossible d’attendre : je me suis plongée dedans !! Avec son univers basé sur la réalité virtuelle et les années 80, je m’attendais à beaucoup aimer ma lecture et je la termine avec un beau coup de cœur !

  Avec son titre en néon sur la couverture, j’ai immédiatement pensé à Tron, le film de Steven Lisberger sorti en 1982, mais aussi à Stranger Things, la série phénomène de Netflix. Aucune référence au premier (petite déception) mais beaucoup de clins d’œil faits par la série se retrouvent dans le roman (ou inversement ^^) pour le plus grand plaisir des nostalgiques des 80’s.

  Le roman débute lorsque James Halliday, sans héritiers, meurt soudainement et laisse un testament vidéo aux utilisateurs d'OASIS : celui qui dénichera le premier l’Œuf de Pâques qu’il a soigneusement dissimulé dans l’OASIS, héritera de toute sa fortune. S’en suit les explications de Wade Watts, notre narrateur et personnage principal. Il nous décrit un monde dans lequel virtualité, technologie et réalité sont entrelacées de manière quasiment inextricable et exagérée. Le monde est en ruine et une grande récession a pris le pas sur l’économie mondiale. Internet et la culture du jeu ont évolué avec la création révolutionnaire de James Halliday : l’OASIS, un jeu de simulation en ligne multi-joueurs massif. Peu onéreux et facile d’accès, tout le monde s’y connecte avec son avatar. Si bien que beaucoup perdent toutes notions de réalité.

  Je dois avouer que le début peut paraître un peu longuet, mais cette mise en place de la situation économique, réelle et virtuelle, est essentielle à l’histoire. Il faut attendre la centaine de pages passées pour que l’action soit véritablement lancée. Et à partir de là, vous ne pourrez plus lâcher le livre avant de connaître le dénouement final. C’est exactement ce qu’il m’est arrivé : imaginez ma tête de déterrée le lundi matin au travail, un vrai zombi.

« Trois clefs cachées ouvrent trois mystérieux portails
Où l'errant valeureux sera jugé de taille
Et tous ceux qui sauront surmonter ces dangers
Atteindront la Fin pour s’emparer du Trophée. »

  Au fil des péripéties virtuelles de Wade, nous rencontrons les amis qu’il a pu se faire au sein de l’OASIS. Ainsi, nous le voyons évoluer avec Aech, son meilleur ami, mais aussi Art3mis blogueuse dont il est complétement gaga. Quand la chasse à l’Œuf commence, ils rencontrent des « chassœufs » et tous n’ont pas l’esprit fair-play, à l’instar des « Sisxers » et notamment Sorrento. De par son histoire personnelle, je me suis très vite attaché à Wade. J’ai beaucoup aimé les raisons qui le pousse à connaître la culture Geek des 80’s qu’il n’a pas pu connaître. Aech est le boute-en-train qui ajoute une touche d’humour et de légèreté au récit. Art3mis apporte une pointe de rigueur à la quête et un poil de romance. Mais rassurez-vous, elle ne prend pas le pas sur l’intrigue. Quant aux méchants, on aime les détester et on attend qu’une seule chose : les voir mordre la poussière.

  Un petit bémol, j’ai trouvé que par moment, Ernest Cline nous balançait certains noms de jeux, ou de films, juste pour les placer là… sans qu’ils n’aient vraiment d’impact sur le déroulement de l’intrigue. Mais pour le reste, j’ai adoré toutes les références dont le livre est truffé, certaines explications n’étaient pas de trop, parce que je ne les connaissais pas toutes. Ernest Cline aborde avec subtilité le problème du jeu en ligne et conclut son roman avec une belle morale.

  J’ai été totalement fascinée par l’univers et saisie par les aventures de Wade ! Une chasse au trésor épique captivante et totalement addictive !! Et vous ? Êtes-vous prêts ?

Ma note : 9.5/10

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !