dimanche 24 juin 2018

Chronique : Les Silences d'Amélie Antoine

Les Silences 
Amélie Antoine

Editions : Le livre de poche
Prix : 7,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 7 mars 2018

Résumé : Édouard Bresson est l’humoriste préféré des Français. Le moindre de ses spectacles se joue à guichets fermés. Mais, à chaque tournée, au premier rang, une place reste désespérément vide. Et, à chaque fois, son cœur se déchire un peu plus. La France entière l’adule et l’envie. La France entière, sauf son fils, qui ne vient jamais l’applaudir, parce qu’il le déteste de l’avoir négligé toute son enfance. Que faire quand on réalise qu’il est peut-être désormais trop tard pour rattraper ses erreurs ? Imaginez un homme qui a tout, absolument tout pour être heureux. Sauf l’essentiel.


  Je tiens à remercier Amélie Antoine de m’avoir contacté pour l’envoi de ce livre. Je n’avais jamais lu ses histoires même si j’ai entendu parler de son 1er roman à succès Fidèle au poste. Ici, je ne savais pas trop à quoi m’attendre à part un récit assez triste. C’est donc sans appréhension et avec une certaine curiosité que j’ai entamé le livre ! Au final, je suis ressorti surpris, déboussolé et content de ma lecture.

  Le récit s’ouvre sur le dernier spectacle d’Edouard Bresson, humoriste de renom. C’est une personne qui a su s’imposer dans ce monde et Edouard est la personnalité la plus adulée des français. Pourtant, il se passe un événement tragique qui va changer la donne… la disparition de cet humoriste. Coup monté ou vérité vraie… c’est à travers les yeux de son fils que nous allons le découvrir.

  Edouard et son fils Arthur ne se sont jamais trouvé. Un père trop absent, un fils qui n’avait pas plus d’intérêt que ça pour la scène. Arthur en est venu à détester Edouard et son métier… au point de ne plus se parler, ou si peu. Cette relation m’a bouleversé et déchiré. Je me mettais à la place d’Arthur, ressentais sa haine et son antipathie pour son père. D’un autre côté, la voix d’Edouard qui nous murmure qu’il a essayé de renouer… mais qu’il est trop tard. Deux personnages attachants à leur manière. On essaie de les appréhender et de les comprendre. Ce que j’ai aimé, c’est cette quête d’identité du père d’Arthur. Ce dernier va découvrir LE vrai Edouard.

  C’est un roman qui se lit très bien, avec une belle fluidité grâce aux événements narrés. Il se passe toujours quelque chose, on fait toujours une découverte sur la vie d’Edouard, à travers les yeux d’Arthur. Je n’ai pas cessé de me poser cette question : Edouard est-il réellement parti ? Parce qu’à force de mettre tout en scène comme le dit son fils… peut-être a-t-il mis en scène sa disparition. Et que son fils est là, pour le retrouver à la fin, en ayant appris à le connaître. Tout ce passé, enterré par Edouard, va refaire surface. On ne sait pas si c’est pour le bien d’Arthur, mais en tout cas, cela aura le mérite d’éclaircir les choses. Et peut-être que le fils qui pensait être dans l’oubli, changera d’avis sur son père qui avait une vie torturée.

  Amélie Antoine écrit vraiment bien. Elle réussit à transmettre des émotions à son lecteur et ce n’est pas facile. On finit le roman avec un sentiment de boucle bouclée et c’est très salvateur. N’hésitez donc pas à vous le procurer. Vous passerez un bon moment malgré des thèmes assez durs et des événements difficiles pour les personnages.

Ma note : 8/10

Merci à Amélie Antoine et aux éditions Le livre de poche pour ce partenariat !

dimanche 17 juin 2018

Là où l'on s'aime, il ne fait jamais nuit de Séverine de la Croix

Là où l’on s’aime, il ne fait jamais nuit
Séverine de la Croix

Editions : Editions du Rocher
Prix : 17,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 23 mai 2018

Résumé : Dans la vie de Félicité, tout est allé de travers. Elle rêvait d'amour et de poésie, mais se retrouve seule avec ses deux enfants, Corentin et Manon, nés de pères différents.
Mathilde, sa sœur aînée, a de son côté planifié chaque aspect de son existence. Pour être comblée, il ne lui manque qu'un bébé, qui refuse d'arriver. Félicité et Mathilde, que les épreuves ont séparées, vont-elles se rapprocher ? L'anniversaire de Corentin va faire basculer le destin.


LIVRE COUP DE CŒUR ! J’ai lu ce livre en lecture commune avec Clara du blog Croqueuse-Livres (sa chronique). Je tiens tout d’abord à remercier l’auteure et la maison d’édition pour l’envoi de ce roman. Séverine de la Croix, je l’ai découvert avec son roman Les mensonges ne meurent jamais que j’avais adoré ! J’ai donc été très touché qu’elle m’ait contacté pour lire sa nouvelle histoire. Et d’autant plus qu’elle se souvienne de mon petit blog. Comme vous l’avez vu, j’ai eu un coup de cœur pour ce récit. Qui est beaucoup plus profond que ce que laisse présager le résumé et la couverture.

Le roman s’ouvre sur deux premiers chapitres très émouvants. L’un sur le personnage de Mathilde et l’autre sur celui de Félicité. Ils donnent le ton de l’histoire et de ses enjeux. J’ai de suite senti que j’allais être bousculé mais que j’allais ressortir serein du récit. Et je ne me suis pas trompé ! Séverine de la Croix change de genre et assure avec ce roman choral.

D’un côté on a Mathilde, qui a toujours voulu avoir un enfant avec son compagnon Germain, mais ils n’y arrivent pas. De l’autre sa sœur Félicité, qui a promis de révéler à son fils Corentin, l’identité de son père lors de son 10e anniversaire. Ce sont deux personnages très différents mais qui au fond se ressemblent. Des envies différentes mais un but commun : le désir de s’épanouir dans sa vie et d’être au mieux avec les siens. Des personnages attachants avec lesquels on vit à 100%. J’ai aimé suivre leurs chemins, leurs échecs et leurs espoirs : magnifique. Les personnages secondaires sont aussi importants car chacun a sa voix dans le roman : Germain, Loïc, Eliane, Corentin et Manon.

L’histoire se lit très bien. Les chapitres ne sont pas très longs et le fait qu’il y ait plusieurs points de vue… ça rend le récit passionnant. On veut toujours en savoir plus sur les vies des uns et des autres. Savoir comment tout va s’entrecroiser. Parce qu’au final, c’est un énorme puzzle qui ne demande qu’à être assemblé. Et Séverine de la Croix utilise les différentes pièces avec brio !

Des thèmes de société très actuels sont abordés par l’auteure : la famille, les amis, l’amour avec un grand A, la PMA, les relations intergénérationnelles, la quête d’identité et bien d’autres choses encore. Les différents thèmes sont traités avec délicatesse et subtilité. On sent également les recherches effectuées par Séverine de la Croix. C’est un roman très complet qui nous permet de passer un très bon moment.

Et plus encore avec la très belle plume de l’auteure. On se laisse emporter dans l’histoire avec une telle facilité. J’admire également le fait de s’être mise à la place des nombreux personnages. Cela ne doit pas être facile de jongler entre les différents points de vue, et c’est très bien effectué ! La fin m’a beaucoup plu… comme un moment de sérénité et de bienveillance. L’histoire s’achève, le puzzle est terminé et nous, on ressort de cette histoire avec un cœur rempli d’amour. J’ai eu raison d’attendre Séverine de la Croix tout ce temps. Elle revient en force et se hisse pour moi au même niveau qu’Agnès Martin-Lugand : mon auteure préférée. Un seul conseil : foncez lire cette histoire chorale, vous allez l’adorer !

Ma note : 9/10

Merci à Séverine de la Croix et aux éditions du Rocher pour ce partenariat !

dimanche 6 mai 2018

Chronique : Hier encore, c'était l'été de Julie de Lestrange

Hier encore, c’était l’été 
Julie de Lestrange

Editions : Le Livre de Poche
Prix : 7,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 10 mai 2017

Résumé : Alexandre, Marco, Sophie et les autres se connaissent depuis l’enfance. Ensemble, ils ont grandi, en toute insouciance et en toute innocence. Mais, lorsqu’à vingt ans, la vie les prend, la chute est brutale. En une décennie, cette jeunesse perdue mais pas désillusionnée va devoir se battre pour exister. A travers les drames subsistent alors l’amitié, les fous rires et les joies. Et l’amour, qui les sauvera.


  La lecture de Hier encore, c’était l’été, c’est d’abord celle d’une rencontre sur les réseaux sociaux. Julie de Lestrange m’a contacté sur Instagram pour me proposer la lecture de son roman. J’ai accepté avec plaisir parce que j’avais déjà vu passé de nombreux bon avis sur son livre. Et j’ai trouvé la démarche de Julie sincère et amicale, sans pression. J’adore la couverture, encore plus que celle du grand format sortie chez Mazarine. Je me suis donc lancé dans cette lecture… et j’ai adoré !

  Dès le début, on fait la rencontre de cette bande d’amis, que l’on va suivre par la suite lorsqu’ils auront 20 ans. C’est l’histoire du grand livre de la majorité, d’une farce entre eux pour rigoler… et puis l’auteur revient dans le passé pour nous présenter la genèse des deux familles que l’on va suivre. J’ai beaucoup aimé ce chapitre introductif. Même si j’ai eu peur de partir au final dans un roman historique. Mais il n’en est rien. Le récit est résolument contemporain, pour mon plus grand bonheur.

  Il y a beaucoup de personnages et j’ai appréhendé de ne pas savoir au fil de ma lecture qui pouvait être qui. Pourtant, Julie de Lestrange nous met à l’aise. Elle prend le temps de faire des rappels pour voir les différents liens et j’ai fortement apprécié cette attention. Je me suis beaucoup attaché à Alexandre, le personnage qu’on va le plus suivre. Amoureux, paumé, en transition, heureux, triste ou encore en phase avec sa vie… c’est un personnage complet que j’ai apprécié suivre. Un peu facétieux aussi, j’ai eu l’impression qu’il était le pivot de l’histoire et qu’avant de regarder son propre nombril, il voulait le bien des autres avant tout. Je ne pourrais pas m’arrêter sur tous les personnages mais je les ai tous apprécié. Un peu plus, un peu moins mais ce groupe d’amis m’a touché. Par la bienveillance qu’ils ont envers les autres et par les liens soudés qui les unissent depuis des années.

  Le roman se lit bien. Je trouve qu’il est bien équilibré entre les dialogues et les passages de narration. On a toujours envie de savoir comment les personnages vont évoluer et s’ils vont évoluer. J’ai trouvé le récit dynamique, bien construit et aussi touchant par moment. Quelques petites longueurs n’ont pas gâché mon plaisir lors de la lecture. J’ai aussi apprécié que l’histoire se déroule sur plusieurs années. Cela apporte une certaine profondeur et les personnages peuvent faire des pas plus grands.

  Julie de Lestrange ne raconte pas qu’une belle histoire d’amitié. C’est tout une fresque familiale, intergénérationnelle et sociale. Ça parle d’amour, de remises en question, de maladie, de mal être et de paraitre… les sujets sont traités avec justesse et j’ai aimé m’y plonger. L’auteur écrit aussi très bien. C’est fluide, on se laisse emporter par la vie de cette bande d’amis. J’ai maintenant hâte que le 2nd tome, Danser encore, sorte en poche pour le lire. Parce que oui, j’ai eu l’impression de faire partie de cette bande d’amis.

Ma note : 8/10.

Merci à Julie de Lestrange pour ce partenariat !



Chronique : The Rain - Tome 2 : Après l'apocalypse de Virginia Bergin

The Rain - Tome 2 : Après l’apocalypse
Virginia Bergin

Editions : Bayard
Prix : 15,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 14 mars 2018
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : The Rain, Book 2 : The Storm

Résumé : Je m’appelle Ruby Morris. Je déteste la pluie. Je vais vous dire un truc étrange au sujet des apocalypses, un truc que je ne savais pas avant d’en vivre une. Ça a l’air assez horrible, hein ? Faites-moi confiance… Ça peut toujours être pire. C’est ce qui arrive quand vous êtes seul, qu’il y a eu une apocalypse mondiale et que vous espérez l’arrivée de votre père comme il l’avait promis, mais qu’il ne se pointe pas. Alors qu’est-ce que vous allez devenir ? Et chaque jour, vous essayez de ne pas vous poser la question… Tout va bien se passer. Ou pas…


  J’avais beaucoup aimé le 1er tome. Je l’avais trouvé original tant par son univers que par le fait de suivre un seul personnage. L’humour inséré dans le livre le rendait moins dramatique pour mon plus grand plaisir. J’apprécie la couverture du tome 2. Elle retranscrit bien l’ambiance du roman. Je ne vais pas y aller par quatre chemins : j’ai lu ce 2nd tome sans vraiment l’aimer. Je trouve qu’il y a beaucoup de défauts, et c’est dommage.

  Ruby m’est apparue moins attachante que dans le tome 1. J’ai trouvé que l’auteur la mettait trop dans l’introspection et pas assez dans l’action. Elle se regarde le nombril et c’est vraiment dommage. Auparavant je la trouvais courageuse, battante, prête à tout affronter… ici, c’est comme si elle avait régressé, qu’elle réfléchissait trop et ça m’a dérangé. D’autres personnages interviennent également. Mais déjà que je me suis détaché de Ruby, je ne les ai pas trouvé hyper intéressants. Heureusement qu’ils ont des personnalités différentes et que ça crée des échanges coriaces. Sinon, je pense que je me serais ennuyé.

  Le rythme de l’histoire est cependant pas mal ! C’est assez dynamique, Ruby bouge beaucoup dans le récit en essayant de retrouver son père. Il se passe des choses intéressantes et parfois assez cruelles. Les chapitres ne sont pas longs ce qui permet d’amplifier davantage la fluidité apportée par la plume de l’auteur. J’aime également beaucoup l’univers original. Cette pluie mortelle, les gens essayant de la fuir par tous les moyens. Je n’ai cependant pas apprécié le traitement et les conséquences de cette pluie dans ce tome 2. Pour moi, l’apocalypse n’était pas là.

  Comme je l’ai dit plus haut, la plume de l’auteur est vraiment cool. C’est fluide, entrainant et dynamique. Malgré les grosses introspections de Ruby, il y a beaucoup de dialogues pour rendre l’histoire plus vivante. La fin est assez bizarre même si ça conclut ce diptyque d’une belle manière. Je pense que je retiendrai plus de choses du tome 1 que du 2. Peut-être n’ai-je pas été dans le mood pour lire cette suite. C’est en tout cas une série à découvrir si vous êtes fans de récit apocalyptique.

Ma note : 6,5/10.

Merci à Sara et aux éditions Bayard pour ce partenariat !

Chronique : Ready Player One d'Ernest Cline

Ready Player One 
Ernest Cline
(Genre : Science-Fiction, Young Adult)

Éditions : Michel Lafon
Prix : 17.95€ (Partenariat)
Date de parution : 5 Juillet 2017
Année de première parution française : 2013
Année de parution originale : 2011

Résumé : 2044. Sur une Terre surpeuplée, les ressources manquent et les conditions climatiques sont catastrophiques. Comme la majeure partie de l’humanité, Wade Watts passe son temps dans l’OASIS, un monde virtuel où chacun peut être tout ce qui lui chante. Et comme la majeure partie de l’humanité, Wade rêve de devenir l’héritier de James Halliday, le créateur de l’OASIS. Mort sans laisser de successeur, ce dernier a créé une véritable chasse au trésor qui guidera les plus doués vers le butin. Des millions de concurrents s’y sont cassé les dents. Mais quand Wade résout la première énigme, la partie reprend… Car les autres joueurs ne reculeront devant rien pour obtenir la victoire. Wade n’a plus le choix : pour survivre, il doit gagner.


  Je n’avais pas entendu parler de ce roman avant l’annonce de la sortie du film. Pourtant, initialement publié sous le titre Player One aux Éditions Michel Lafon en 2013, puis en 2015 aux Éditions Pocket, il aurait déjà atterri dans ma PAL depuis longtemps. Je ne pouvais donc pas passer à côté de cette nouvelle édition de Michel Lafon. Dès que je l’ai reçu, impossible d’attendre : je me suis plongée dedans !! Avec son univers basé sur la réalité virtuelle et les années 80, je m’attendais à beaucoup aimer ma lecture et je la termine avec un beau coup de cœur !

  Avec son titre en néon sur la couverture, j’ai immédiatement pensé à Tron, le film de Steven Lisberger sorti en 1982, mais aussi à Stranger Things, la série phénomène de Netflix. Aucune référence au premier (petite déception) mais beaucoup de clins d’œil faits par la série se retrouvent dans le roman (ou inversement ^^) pour le plus grand plaisir des nostalgiques des 80’s.

  Le roman débute lorsque James Halliday, sans héritiers, meurt soudainement et laisse un testament vidéo aux utilisateurs d'OASIS : celui qui dénichera le premier l’Œuf de Pâques qu’il a soigneusement dissimulé dans l’OASIS, héritera de toute sa fortune. S’en suit les explications de Wade Watts, notre narrateur et personnage principal. Il nous décrit un monde dans lequel virtualité, technologie et réalité sont entrelacées de manière quasiment inextricable et exagérée. Le monde est en ruine et une grande récession a pris le pas sur l’économie mondiale. Internet et la culture du jeu ont évolué avec la création révolutionnaire de James Halliday : l’OASIS, un jeu de simulation en ligne multi-joueurs massif. Peu onéreux et facile d’accès, tout le monde s’y connecte avec son avatar. Si bien que beaucoup perdent toutes notions de réalité.

  Je dois avouer que le début peut paraître un peu longuet, mais cette mise en place de la situation économique, réelle et virtuelle, est essentielle à l’histoire. Il faut attendre la centaine de pages passées pour que l’action soit véritablement lancée. Et à partir de là, vous ne pourrez plus lâcher le livre avant de connaître le dénouement final. C’est exactement ce qu’il m’est arrivé : imaginez ma tête de déterrée le lundi matin au travail, un vrai zombi.

« Trois clefs cachées ouvrent trois mystérieux portails
Où l'errant valeureux sera jugé de taille
Et tous ceux qui sauront surmonter ces dangers
Atteindront la Fin pour s’emparer du Trophée. »

  Au fil des péripéties virtuelles de Wade, nous rencontrons les amis qu’il a pu se faire au sein de l’OASIS. Ainsi, nous le voyons évoluer avec Aech, son meilleur ami, mais aussi Art3mis blogueuse dont il est complétement gaga. Quand la chasse à l’Œuf commence, ils rencontrent des « chassœufs » et tous n’ont pas l’esprit fair-play, à l’instar des « Sisxers » et notamment Sorrento. De par son histoire personnelle, je me suis très vite attaché à Wade. J’ai beaucoup aimé les raisons qui le pousse à connaître la culture Geek des 80’s qu’il n’a pas pu connaître. Aech est le boute-en-train qui ajoute une touche d’humour et de légèreté au récit. Art3mis apporte une pointe de rigueur à la quête et un poil de romance. Mais rassurez-vous, elle ne prend pas le pas sur l’intrigue. Quant aux méchants, on aime les détester et on attend qu’une seule chose : les voir mordre la poussière.

  Un petit bémol, j’ai trouvé que par moment, Ernest Cline nous balançait certains noms de jeux, ou de films, juste pour les placer là… sans qu’ils n’aient vraiment d’impact sur le déroulement de l’intrigue. Mais pour le reste, j’ai adoré toutes les références dont le livre est truffé, certaines explications n’étaient pas de trop, parce que je ne les connaissais pas toutes. Ernest Cline aborde avec subtilité le problème du jeu en ligne et conclut son roman avec une belle morale.

  J’ai été totalement fascinée par l’univers et saisie par les aventures de Wade ! Une chasse au trésor épique captivante et totalement addictive !! Et vous ? Êtes-vous prêts ?

Ma note : 9.5/10

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

mardi 1 mai 2018

Chronique : Sauveur & Fils - Saison 4 de Marie-Aude Murail

Sauveur & Fils - Saison 4 
Marie-Aude Murail

Editions : L’école des loisirs
Prix : 17€ (Partenariat)
Date de parution originale : 17 janvier 2018

Résumé : Comment résoudre tous nos problèmes ? On peut, comme Jean-Jacques, s’enfermer dans sa chambre et ne plus penser à rien en dégommant des terroristes sur son ordinateur. On peut, comme Gabin, s’enfoncer des écouteurs dans les oreilles et passer ses nuits en compagnie des zombis de The Walking Dead. On peut aussi, comme Frédérique, demander à une voyante de lire l’avenir, ou bien, comme Jérôme, s’enfuir en abandonnant femme et enfants. Mais on peut également consulter monsieur Sauveur Saint-Yves, psychologue clinicien, comme Solo, comme Margaux, comme Samuel, comme Ella, et regarder la vie en face. Le bonheur sera peut-être au rendez-vous.


  Je ne pense pas que ma chronique sera super longue. C’est un tome 4 et je ne vais pas en dire beaucoup. Pour ceux qui me connaissent, vous savez que j’apprécie cette série. Les tomes 1, 2 et 3 ont été des lectures fraiches qui m’ont fait un bien fou ! Marie-Aude Murail reprend tout ce qui a fait le succès de ses précédents ouvrages… et réussi à faire aussi bien, voir mieux ! Cette saison 4 a tenu toutes ses promesses.

  J’apprécie toujours autant les personnages. Qu’ils soient du côté médical de Sauveur ou du côté de sa vie privée. Toutes les personnes que l’on rencontre apportent ce petit quelque chose en plus qui rend le récit fascinant. On s’attache à eux, on les déteste parfois… mais ce qui est sûr c’est qu’on espère le meilleur pour chacun. Qu’ils aient des problèmes avec leurs enfants, dans leur couple ou de manière solitaire : je voulais qu’ils ressortent du cabinet de consultation un peu plus fort. Parce que Marie-Aude Murail a cette capacité à rendre empathique son lecteur. On l’est aussi avec la famille recomposée de Sauveur : Lazare son fils, Louise sa compagne et ses enfants Paul et Alice. C’est comme si l’auteur avait créé une énorme famille avec tous ses personnages. Et ça met du baume au cœur !

  L’histoire se lit vite… voir trop vite peut-être (à prendre comme une qualité !) Il y a beaucoup de dialogues ce qui permet de fluidifier l’ensemble du récit. On est constamment dans l’échange, dans l’introspection, la recherche de solutions. C’est une histoire avec laquelle on se sent bien. Avec laquelle on a toujours envie de revenir. Le gros point fort également c’est le rire. Que ce soient les enfants ou les adultes, certains personnages ont une sacrée répartie !! Et quand on me fait rire, c’est que je suis à fond dans l’histoire. Donc au final, c’est qu’elle me plait.

  Ce que j’apprécie aussi dans cette série, ce sont les divers thèmes abordés. La famille recomposée, l’identité familiale, la scarification, les problèmes d’école etc. Chaque adulte ou adolescent peut s’y reconnaître et avoir un questionnement sur un sujet particulier. La plume de l’auteur est super. L’histoire se lit hyper bien. Il n’y a pas de temps mort, ni de longues descriptions. On ne lâche pas le texte et c’est super dynamique. Bref vous l’aurez compris, j’adore cette série. N’hésitez pas à commencer par le 1er tome qui j’en suis sûr, saura vous convaincre !

Ma note : 8/10.

Merci à L’école des loisirs pour ce partenariat !

dimanche 29 avril 2018

Chronique : A la lumière du petit matin d'Agnès Martin-Lugand

À la lumière du petit matin
Agnès Martin-Lugand

Editions : Michel Lafon
Prix : 18,95€
Date de parution originale : 29 mars 2018

Résumé : À l’approche de la quarantaine, Hortense se partage entre son métier de professeur de danse et sa liaison avec un homme marié. Elle se dit heureuse, pourtant elle est peu à peu gagnée par un indicible vague à l’âme qu’elle refuse d’affronter jusqu’au jour où le destin la fait trébucher. Mais ce coup du sort n’est-il pas l’occasion de raviver la flamme intérieure qu’elle avait laissée s’éteindre ?


LIVRE COUP DE CŒUR ! À chaque printemps, j’ai rendez-vous avec Agnès Martin-Lugand. Pas personnellement bien sûr, mais avec ses romans et grâce aux éditions Michel Lafon. Cette année ne fait donc pas exception à la règle. J’ai attendu d’être en vacances pour déguster son roman. D’être au calme pour apprécier chaque page, chaque phrase, chaque mot. Comme vous l’avez-vu c’est un coup de cœur. Comme ses romans précédents, je ne peux que vous les conseiller !

Le roman s’ouvre sur une scène touchante et triste : Hortense en recueillement au pied d’un arbre dans le sud de la France… là où reposent ses parents, partis 4 ans plus tôt. Notre protagoniste remonte après à Paris pour retrouver sa routine : son métier de professeur de danse ainsi que sa relation avec Aymeric, marié et père. On se doute donc qu’Agnès Martin-Lugand va aborder certains thèmes. Et qu’on n’en ressortira pas indemne.

Les personnages ont tous un côté qu’on aime… ou qu’on déteste. Hortense est une femme aimée mais pas de la bonne manière. Elle est empêtrée dans son quotidien de professeur de danse et de maitresse avec Aymeric. Je me suis attaché à elle et à sa situation. J’avais envie de la guider dans ses choix et de lui murmurer que La vie est facile ne t’inquiète pas. A la suite d’une blessure, elle va retourner dans le sud pour peu à peu se (re)découvrir. Aymeric n’a pas un capital sympathie élevé. Je l’ai vraiment détesté pour la relation qu’il entretient avec Hortense. De ne pas penser à elle, ni à sa femme et ses enfants. J’ai toujours été sur mes gardes avec lui, j’avais dans la tête qu’une relation comme celle-ci ne pouvait être que néfaste pour les deux protagonistes. Elias est également de la partie… mais je vous laisse le soin de découvrir cet homme. Un homme blessé par la vie, par ses proches, son métier et qui lui aussi souhaite se (re)trouver. Ces trois personnages sont secondés par Bertille, Sandro, Catie et Mathieu. Des personnages essentiels à l’histoire.

Le récit est entraînant : une partie sur Paris, l’autre dans le sud dans la maison familiale d’Hortense, la Bastide. On se plait à découvrir Hortense lorsqu’elle danse, puis lorsqu’elle fait maison d’hôte. Des dialogues intéressants et des introspections bien amenées. Très vite, on se rend compte que le roman est tourné sur les choix. Pour Hortense, faire des choix est nécessaire si elle ne veut pas qu’Entre ses mains le bonheur se faufile. On se sent de mieux en mieux à ses côtés, une renaissance est enclenchée… mais il faut franchir le cap de qui effraie : se l’avouer.

Il est également intéressant d’être du côté de la maîtresse et non de la femme trompée. L’auteur a je crois bien compris le paradoxe entre la femme qui espère quelque chose de cette relation… et celui qui, malgré ses sentiments, ne peut s’y engager. Une relation qu’on pourrait traduire par : Désolé, je suis attendu. J’ai aussi adoré le fait qu’Hortense soit danseuse. C’est un univers peu exploité dans la littérature pour adulte. Le roman aborde également le thème des secrets, de deux êtres déchirés par la vie et de la reconstruction progressive. Des thèmes qui m’ont beaucoup plu et qui sont abordés avec subtilité.

La subtilité, on la retrouve dans la plume d’Agnès Martin-Lugand. On sent que les mots sont choisis, qu’il n’y a pas de place à l’erreur et que tout est délicat : comme la personnalité de l’auteur. On se laisse embarquer par les personnages, par leur histoire et par les conséquences de leurs choix. Sans cesse, j’avais envie d’ouvrir à nouveau mon livre pour les retrouver. Pour retrouver Hortense et la réconforter, pour dire à Elias d’enfin s’exprimer ou pour dire à Aymeric de laisser Hortense vivre sa vie. Le seul point négatif, c’est que je n’ai pas été surpris sur le cheminement de l’histoire. J’ai su dès le début ce qu’il allait advenir. Mais ça ne m’a pas empêché d’adorer cette histoire. Agnès Martin-Lugand reste pour moi la Reine du roman contemporain. Par sa manière de raconter ses histoires, de les porter avec son cœur, de les transmettre avec délicatesse et subtilité. Et surtout, avec l’authenticité qui la caractérise. Vivement le prochain !

Ma note : 9,5/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !