vendredi 7 juillet 2017

Chronique : ADN Vampire - Tome 1 : Carmine d'Élodie Loch-Béatrix


ADN Vampire – Tome 1 : Carmine d’Élodie Loch-Béatrix.
(Genre : Fantastique, Jeunesse).

Editions : Le Gâteau sur la Cerise
Prix : 16,50€ (Partenariat)
Date de parution originale : 7 juin 2017.

  Résumé : Carmine n’est pas une adolescente comme les autres, elle est une V1. Après un incident à New-York, sa famille s’installe à Inverness, en Écosse, et Carmine entre au prestigieux Saint Andrew College où elle compte bien s’amuser avec ses nouveaux pouvoirs et défier l’autorité de ses parents pro-humains. Elle va cependant devoir apprendre à cerner ses propres limites : est-elle prête à blesser ses amis humains ? Se laissera-t-elle entraîner par Arthur, lui aussi un V1 ? Comment gérer pulsions amoureuses et soif de sang ? Sa curiosité et son goût des polars vont aussi l’engager dans une enquête dangereuse qui pourrait bien réveiller des démons du passé.


  Il y a très longtemps que je ne m’étais pas lancé dans un récit avec des vampires. A vrai dire, j’ai fait une overdose du genre après Twilight et la mode de la bit-lit. Du coup, j’hésite toujours à me replonger dans cet univers. Pourtant ici, j’ai donné sa chance au roman. Vous allez me dire : pourquoi ? Parce que c’est une nouvelle maison d’édition avec des gens passionnés qui se lancent dans l’aventure. Et il faut les soutenir. Ensuite parce que je connais l’auteur (coucou Élodie). Et surtout parce qu’on me promettait un univers vampirique original. Au final, j’ai passé un agréable moment avec ADN Vampire. Je ne regrette pas d’avoir dit oui !

  Chaque partie débute par un chapitre dans le passé en 1746. C’est une manière originale d’accrocher le lecteur alors qu’il s’attend à lire une histoire en 2017. Personnellement, ça m’a rendu curieux de savoir quel était le lien entre ces deux époques. Et puis on découvre Carmine, nostalgique de son déménagement. L’auteur place son histoire, renseigne le lecteur sur l’univers des vampires. Elodie Loch-Béatrix explique en quoi Carmine est différente des autres : elle est une V1. La première génération de vampires nés sans être transformés.

  Carmine est une jeune fille attachante que j’ai apprécié suivre. Elle est peut-être un peu trop téméraire ou parfois trop naïve. Mais c’est ce qui la rend charmante. J’ai aimé sa façon de réfléchir, sa façon de prendre des initiatives et de se tromper. Carmine va évoluer au fil du récit et c’est appréciable de la voir grandir. C’est comme si elle sortait de l’adolescence au début du roman et qu’elle commençait à la fin à être adulte. Le petit truc en plus : elle est intelligente. Carmine est entourée d’autres personnages. Des vampires mais aussi des humains : Gary, Arthur, Lila… Chacun va se dévoiler, on se méfie de certains et pas d’autres. Tous vont jouer un rôle auprès de la jeune fille afin que l’enquête sur le tueur aboutisse. Ce sont en tout cas des personnages intéressants et profonds qui m’ont ému et parfois fait rire.

  Le rythme est bon ! Déjà on a le chapitre dans le passé qui pimente un peu l’intrigue. Puis les chapitres dans le présent qui ne sont pas spécialement longs. Du coup, cela apporte une belle fluidité au récit avec des dialogues pour donner du dynamisme ! Ce qui est aussi top c’est qu’il y a un côté thriller original en plus du genre fantastique. On a au final une double intrigue entre l’adaptation de Carmine à sa condition de V1 et la recherche du tueur. Perso ça m’a rendu curieux et attentif des moindres détails.

  Je trouve qu’Élodie Loch-Béatrix a su renouveler le genre vampirique. Donner un coup de peps avec cette originalité, c’est bien trouvé. Carmine doit s’adapter, contrôler sa soif, contrôler ses crocs, ses aptitudes surnaturels et les développer. J’attends personnellement encore plus de détails dans le prochain tome ! Bien mais pas assez à mon goût. Le côté thriller est aussi bien mené. Je me suis totalement fait berner par l’identité du tueur. Mais c’est aussi ça qui est bien !

  L’écriture de l’auteur est simple mais efficace. Il n’y a pas de fioriture, on va droit au but et c’est important pour la cible des lecteurs. Si jamais il y a trop de descriptions, on s’ennuie vite. J’ai aussi adoré le dépaysement en Ecosse, rares sont les histoires qui se déroulent dans ce pays. Et puis l’épilogue… mais c’est quoi cette révélation. Je me souviens encore que je lisais en marchant et que j’ai juste été choqué ! J’ai hâte de voir comment tout ça va s’organiser. Ça promet de belles choses pour la suite. Je ne peux que vous recommander cette 1ère parution du Gâteau sur la Cerise. Je suis agréablement surpris et je lirai d’autres parutions de cette nouvelle maison d’édition.

Ma note : 8/10.

Merci à Élodie et aux éditions Le Gâteau sur la Cerise pour ce partenariat !

mardi 4 juillet 2017

Chronique : Tu as promis que tu vivrais pour moi de Carène Ponte


Tu as promis que tu vivrais pour moi de Carène Ponte.
(Genre : Contemporain).

Editions : Michel Lafon
Prix : 18,95€ (Partenariat)
Date de parution originale : 1er juin 2017.

  Résumé : Quand on a trente ans, on n’est jamais préparer à perdre sa meilleure amie. C’est pourtant le drame que Molly doit affronter quand Marie est emportée par la maladie. Juste avant de mourir, celle-ci demande à Molly de lui faire une promesse : vivre sa vie pleinement, pour elles deux. Elle y tient, alors Molly accepte. Mais par où commencer ? Lâcher son travail de serveuse ? Rompre avec Germain ? Certes, il est comptable et porte des chaussons, mais il est gentil. Lorsque Molly reçoit quelques jours après l’enterrement un mystérieux paquet contenant douze lettres de Marie, elle comprend que son engagement va l’entraîner bien plus loin que ce qu’elle imaginait…


  Carène Ponte est une auteur que je suis de près depuis Un merci de trop, son 1er roman. Succès de l’autoédition numérique grâce à Librinova, elle se fait de plus en plus remarquer grâce à ses histoires. Il faut dire que Carène est une personne sympathique en plus d’être une auteur de talent. Du coup, je ne pouvais pas passer à côté de son nouveau roman : Tu as promis que tu vivrais pour moi. La couverture est top canon, le résumé m’avait directement accroché. Je savais que j’allais passer un bon moment… et ça a été le cas, j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

  Le début m’a déchiré le cœur. On fait la rencontre de Molly, notre protagoniste ayant perdu sa meilleure amie Marie. Il y a beaucoup d’émotions dès le 1er chapitre et ensuite lors de la scène de l’enterrement. Ces quelques feuillets de pages m’ont mis la boule au ventre et j’ai presque failli pleurer. L’histoire commence donc brutalement, mais c’est ce qui m’a donné envie de poursuivra ma lecture. Je voulais voir comment Molly allait s’en sortir… et j’étais impatient qu’elle reçoive les lettres de Marie.

  On ne peut que s’attacher à Molly et à ce qu’elle vit. C’est une jeune trentenaire pleine de vie qui n’a pas pris conscience de sa routine quotidienne. C’est grâce à Marie et à ses lettres qu’elle va enfin prendre des risques pour commencer à être heureuse. Molly est une femme altruiste, à l’écoute des autres et toujours dans le don de soi. Il lui manquait juste un petit coup de pied dans le derrière pour la faire ouvrir les yeux : penser à soi n’est pas un acte égoïste, c’est souvent nécessaire. C’est un personnage qui va évoluer, déployer ses ailes et faire acte de résilience. Je l’ai juste adoré. D’autres personnages interviennent dans l’histoire : Viviane, Sacha, John, Nadège etc. Je pense qu’il n’est pas nécessaire de vous les présenter. Il faut les découvrir par soi-même. C’est leurs interactions qui font que l’histoire marche si bien.

  Le rythme est intéressant parce que les chapitres sont courts et il y a beaucoup de dialogues. Du coup grâce à cette fluidité, on lit vite le livre. On est toujours curieux de voir quels sont les « défis » que Marie va demander de faire à Molly. Que ce soit de l’achat d’un sapin de Noël à vivre sa passion pour la danse… il va falloir que Molly fasse preuve de courage pour réaliser ces actes. Je trouve cependant dommage qu’il n’y ait pas douze lettres pour tous les mois de l’année. Je m’attendais franchement à ce que ce soit le cas. Et je ne pense pas que cela soit trop répétitif. L’exemple qui me vient en tête est le roman Love letters to the dead fait entièrement de lettres et qui est excellent !

  J’ai bien aimé tous les messages derrière cette histoire. Qu’il faut parfois prendre des risques pour être un peu plus heureux dans notre vie. Que les choix que nous faisons sont importants. Que les sentiments qu’on éprouve ne doivent pas être enfouis à cause d’actes qu’on considère préjudiciables. C’est un roman feel-good comme on les aime. Il m’a juste manqué une palette d’émotions que j’aurais aimé ressentir. Alors oui j’ai ri et j’ai aimé être au contact de Molly. Mais avec ce que j’ai vécu au début du roman, je m’attendais à ce que ce soit comme ça tout du long. C’est pour moi le petit point faible du roman.

  La plume de Carène Ponte est très intéressante : fluide, descriptive, simple et efficace. J’ai adoré son humour bête mais qui marche sur moi à tous les coups. J’ai apprécié suivre le côté danse qui contrebalance avec les autres côtés cupcakes et histoire de cœur. Cela prouve que l’on peut s’épanouir dans plein de domaines si on le veut vraiment. Que vous dire à part lisez-le ? Malgré quelques défauts, Carène vous offre une histoire parfaite pour cet été. A mettre dans votre PAL estivale !

Ma note : 7,5/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

samedi 1 juillet 2017

Chronique : Les Els - Tome 1 d'H. Roy


Les Els – Tome 1 de H. Roy.
(Genre : Romance, YA).

Editions : J’ai Lu
Prix : 13€ (Partenariat)
Date de parution originale : 11 janvier 2017.

  Résumé : Connor a 18 ans, elle vit avec son père à Eden Lake, une petite ville des Adirondacks et, en dehors du fait que son meilleur ami a subitement pris ses distances, elle mène une existence plutôt tranquille. Le jour où sa tante débarque, les choses se compliquent. Car les cauchemars qui assaillent Connor depuis quelques temps pourraient bien devenir réalité…


  Après avoir beaucoup tardé à sortir ce livre, je me suis enfin décidé grâce à Emilie ! Il faut dire que j’avais un peu peur de commencer cette briquette de 450 pages… Pourtant, les avis sur la toile sont extrêmement positifs. Du coup, toujours grâce à Emilie, on en a fait une lecture commune. J’aime beaucoup la couverture. Ces tons violets, ces papillons et le regard de cette fille… très mystérieux. J’avais parcouru le résumé sans vouloir vraiment savoir de quoi cela parlait. Au final, j’ai passé un très bon moment de lecture.

  H. Roy commence son récit avec un rêve plus vrai que nature. Un rêve dont Connor sort in extremis. C’est une bonne manière pour le lecteur de s’immerger directement dans le récit. Suite à ce rêve, on retrouve notre protagoniste en classe. Et l’auteur commence à cadrer son récit en nous présentant les personnages et la vie de Connor. Très vite, un événement arrive… c’est la bascule qu’on attendait pour que l’histoire débute enfin. Et j’ai été très curieux de poursuivre l’aventure.

  Les personnages sont très intéressants à suivre. Connor est une jeune adulte de 16 ans qui voit sa vie basculer du jour au lendemain. Une fille forte avec un caractère de feu. J’ai adoré son tempérament, sa manière de se rebeller, de ne pas se laisser faire. C’est signe d’un fort mental et on ne peut qu’apprécier ces héroïnes qui tiennent tête aux mecs. Son évolution au fil du roman est très intéressante tout comme les découvertes qu’elle va faire. Vient ensuite Meyer dit M, Evann et Juliette. Des personnages proches de Connor qui vont l’aider, parfois la desservir… mais il faut les découvrir par soi-même. Si on apprécie vite Juliette, on ne sait pas trop sur quel pied danser avec Meyer et Evann.

  Le rythme du roman est bon malgré quelques petites longueurs par ci par là. Quelques descriptions à raccourcir ou quelques états d’âmes à abréger. Mais sinon, on a toujours envie de tourner les pages. On est curieux d’en savoir plus sur Connor, sur les Els, sur cet univers et sur les dangers qui rôdent. Il y a tout de même beaucoup de dialogues, ce qui aide à apporter de la fluidité au récit. C’est un 1er tome introducteur qui donne assez de matière au lecteur pour qu’il soit satisfait.

  L’univers est très intéressant et surtout, il est inédit ! Je n’ai jamais entendu parler de mythologie Els dans aucun autre bouquin. C’est ce qui m’a plu avec cette histoire. Dommage que ce ne soit pas plus exploité. Qu’on n’ait pas davantage de point sur cette fabuleuse invention d’H. Roy. En même temps, le livre est classé en romance. Du coup, le roman est fortement tourné vers cet axe. On a un petit triangle amoureux (bien fait, ne partez pas en courant) qui se forme. Je trouve qu’il ne prend pas le pas sur le récit et ça c’est bien joué.

  Enfin, le style de l’auteur est très agréable. Elle possède une plume assez dynamique, insère de l’action dans son histoire. J’ai parfaitement pu visualiser les scènes narrées sur le papier. Et puis elle arrive à faire monter la pression ! Ce final est vraiment horrible. H. Roy est une auteur sadique… vivement 2018 et la suite des Els. Parce qu’après ça, on a très envie de savoir ce qu’il va advenir d’un personnage. En tout cas, je ne peux que vous conseiller ce 1er tome. Quelques défauts, mais un bon livre fantastique comme on les aime !

Ma note : 8/10.

Merci aux éditions J'ai Lu pour ce partenariat !

La chronique d’Emilie pour cette lecture commune : ICI.

lundi 26 juin 2017

Chronique : Textrovert de Lindsey Summers


Textrovert de Lindsey Summers.
(Genre : Romance, Young Adult).

Éditions Michel Lafon
Prix : 15,95€ (Partenariat)
Date de parution française : 11 mai 2017
Année de parution originale : 2017
Titre version originale : Textrovert

  Résumé : Non seulement Keeley a échangé par accident son téléphone avec celui d’un autre, mais en plus elle va devoir attendre une semaine avant de pouvoir le récupérer car Tavin, le garçon qui a pris son portable, a quitté la ville ! Les deux lycéens vont coopérer pour se transférer leurs messages et, à force d’appels et de textos, apprendre à se connaître. Jusqu’à leur rencontre fatidique où Tavin n’a d’autre choix que de révéler son identité. Maintenant qu’elle connaît la vérité, Keeley peut-elle encore lui faire confiance ?


  Avec sa couverture aux couleurs chaudes et son résumé, Textrovert a attiré mon attention. Je recherchais une lecture légère, sans prise de tête pour commencer l’été... et j’ai fait bonne pioche. Je remercie Camille et les éditons Michel Lafon pour l’envoi de ce roman.

  Tout commence un soir à la fin de l’été. Keeley accompagnée de sa meilleure amie Nicky est à la fête foraine pour leur traditionnel tour de grande roue. Alors qu’elles sont dans la file pour grimper dans le manège, Kelley n’arrive pas à mettre la main sur son portable. Résolue à le retrouver absolument, elle s’élance vers le dernier endroit où elle se souvient s’en être servie. Le retrouver lui permettrait d’échapper à une énième leçon de morale de ses parents et de son frère Zach. Par chance elle le retrouve et réussit à rejoindre Nicky. Sauf que plus tard dans la nuit, Keeley reçoit un appel étrange. Son interlocuteur prétend qu’elle n’a pas le bon téléphone. Forcés de constater qu’ils ont bel et bien intervertis leur portable, et qu’ils ne pourront pas les échanger avant une semaine, ils commencent à discuter et à se lier d’amitié.

  Le roman possède quelques petites incohérences et souffre d’un peu de prévisibilité. Cependant, je me suis vite prise à l’histoire de Keeley et du mystérieux Tavin. Les chapitres sont courts, parfois ponctués par les échanges de textos de nos deux héros : cela donne un bon rythme à l’histoire. Ainsi le lecteur ne peut plus lâcher le livre avant de connaitre le dénouement. Ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, c’est l’évolution de Keeley. L’histoire se déroule pendant leur dernière année au lycée, une année où ils doivent prendre des décisions qui influenceront leur avenir. Au début Keeley est indécise et introvertie, elle ne sait pas dire non. Son frère la fait tourner en bourrique, la fait culpabiliser et elle finit par céder à tous ses désirs. C’est au contact de Tavin qu’elle va s’affirmer et se révéler plus sûre d’elle. Leur rencontre due au hasard se révèlera finalement déterminante pour Keeley.

« Pas la peine. J’ai déjà établi mon diagnostic. Tu souffres d’une encéphalopathie gravement odieuse. Aussi connue sous le nom d’EGO. Tu as tous les symptômes caractéristiques : délire mégalo, carence neuronale et hypertrophie de la confiance en soi »

  Je ne veux pas trop en dire car le roman est assez court : seulement 267 pages. J’aurais d’ailleurs apprécié que certains passages soient un peu plus approfondis. En revanche, le style de Lindsey Summer est agréable, frais et léger, ce qui fait de Textrovert une petite romance parfaite pour les amateurs du genre cet été. Je le conseille donc à tous les adolescents qui cherchent une lecture détente pour la période estivale.

Ma note : 7.5/10

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

samedi 17 juin 2017

Chronique : L'amour à pleines dents ! de Cali Keys


L’amour à pleines dents ! de Cali Keys.
(Genre : Romance, Contemporain).

Editions : Diva
Prix : 14,90€
Date de parution originale : 7 juin 2017.

  Résumé : À vingt-quatre ans, Mélissa Müller, compositrice-interprète, quitte la Suisse (et donc la fondue au fromage et le chocolat), direction le Québec (et donc la poutine et le smoked-meat) ! Mais ce qu'elle n'avait pas prévu (mais pas du tout du tout), c'était que son chéri la plaquerait en pleine balade romantique sur le Mont-Royal. Seulement Mélissa ne peut pas retourner en Suisse. Pas tout de suite, du moins. Car ce qu'elle n’a dit à personne, c'est qu'elle s'est inscrite au concours Best Singer, et qu'elle compte bien le gagner.


  Cali Keys était pour moi une auteur inconnue jusqu’à ce que j’entame mon stage chez Charleston. Avec leur collection Diva, ils ont lancé l’année dernière le premier prix de la meilleure romance. Et vous vous en doutez, Cali Keys l’a emporté avec L’amour à pleines dents ! Franchement, c’est amplement mérité : une couverture aguicheuse, un résumé que j’avais survolé mais qui m’avait intrigué. Et puis le contenu de l’histoire est archi top ! Avec cette lecture, je suis passé à un cheveu du coup de cœur !

  Dès le début j’ai senti que j’allais être embarqué vite dans l’histoire. J’ai vu le potentiel d’écriture, ces descriptions, ces ressentis et l’humour qui se dégage de Mélissa. Parce que oui, même au 1er chapitre, je me souviens avoir rigolé grâce à cette protagoniste un peu gauche et naïve. Cali Keys place son histoire, nous donne un aperçu de la vie de Mélissa et de ses rêves. Et nous voilà, quittant la Suisse pour nous envoler… direction le Québec.

  J’ai adoré suivre Mélissa… et j’ai adoré suivre Diane. Deux personnages qui semblent au départ aux antipodes l’une de l’autre (sauf sur la gourmandise ;)) mais qui se ressemblent beaucoup. Mélissa a toujours voulu vivre de sa musique et de ses compositions. C’est pour cela qu’elle s’est lancée dans la compétition de Best Singer. Femme talentueuse (mais qui ne le sait pas), touchante, à un tournant de sa vie et qui va beaucoup évoluer. Au contact de Diane, Mélissa va se révéler et prendre peu à peu confiance en elle. Elle est aussi altruiste et très sincère. Diane vit de sa passion pour la pâtisserie grâce à son marie. Mais derrière cette travailleuse acharnée, se cache une infinie sensibilité et des blessures profondes. C’est en tout cas un duo qui fonctionne à merveille ! Je prends le parti de ne pas parler de Matthew. Vous devez le découvrir, l’apprivoiser et le connaître… jusqu’à ce qu’il se révèle.

  Ce roman est un bonbon sucré et acidulé qui se dévore du début à la fin ! Je n’ai pas pu m’empêcher de tourner les pages et d’alterner entre le point de vue de Mélissa et celui de Diane. Cette alternance apporte une dynamique et une bonne fluidité au récit (et aussi de la curiosité). Comme l’histoire se passe au Québec, il y a les expressions qui vont avec… et j’avoue avoir parfois rigolé parce que je ne comprenais strictement rien (comme Mélissa). J’ai adoré quand Diane appelait Mélissa « Ma Pitoune » : je trouve ça tellement mignon ! Vous dévorer le livre jusqu’à la dernière page et vous en redemandez encore.

  Le sujet de l’histoire c’est la romance. Mais cela va au-delà d’une simple intrigue amoureuse. Il y a la relation d’amitié qui se noue entre Diane et Mélissa et que j’ai trouvée attendrissante. L’accomplissement professionnel de Mélissa avec le concours Best Singer. Diane et sa reprise en main pour se « remettre en scelle ». C’est un roman avec beaucoup d’humour mais qui aborde en même temps des sujets profonds : la reconstruction, le deuil, l’estime de soi ou encore le pardon. Et Cali Keys arrive à nous propulser dans son récit avec une facilité déconcertante !

  Enfin, sa plume qui est légère, douce, très visuelle aussi ! J’ai tellement eu envie de goûter les cupcakes, les cookies et les autres pâtisseries de Diane. C’est un roman gourmand qui se veut doux et délicat. On sent à travers le style de Cali Keys que c’est une femme généreuse et aimant la vie… et je ne pense pas être à côté en disant cela. Le seul petit bémol pour moi : j’aurais aimé que Matthew soit davantage mis sur le devant de la scène. Ou qu’il fasse plus vite le 1er pas. A part ça, je ne peux que vous recommander ce livre ! C’est frais, dynamique, attrayant et délicieux. Il nous fait prendre conscience à quel point vivre ses rêves et s’en donner les moyens est très important !

Ma note : 8,5/10.

vendredi 16 juin 2017

Graines de sable de Sibylle Delacroix


Graines de sable de Sibylle Delacroix
(Genre : Album, Jeunesse).

Éditions : Bayard Jeunesse
Prix : 11.90€ (Partenariat)
Date de parution : 7 juin 2017

  Résumé : À partir d’une poignée de grains de sable retrouvés au fond d’une chaussure, c’est tout un monde qui renaît : un monde de vent et de soleil, d’éclaboussures et de parfums. Un monde qui file entre les doigts comme le sable : le monde des vacances et de l’enfance.


  Avec cette couverture, Graines de sable m’a immédiatement fait de l’œil. Et le résumé m’a conforté dans l’idée de découvrir cet album jeunesse.

  Lorsque je l’ai reçu, je n’ai pas pu me retenir de le feuilleter. Finalement, je me suis surprise à détailler chaque page. Cet album est splendide, les dessins magnifiques et l'histoire toute douce et poétique. J’ai été totalement conquise par le coup de crayon et la plume de Sibylle Delacroix. Ce livre est idéal pour la lecture du soir !!


  Le soir où ma nièce m’a réclamé de lui lire une histoire, c’est tout naturellement que j’ai pioché Graines de sable. Pour voir comment elle réagissait, avec ses yeux d’enfant. Comme moi, elle a beaucoup aimé les dessins et a de suite posé beaucoup de questions. Ce qui m’a fait rire, c’est que sa principale préoccupation était de savoir comment s’appeler la petite fille. Sur certaines planches, elle a rigolé et elle voulait elle aussi, essayer de semer des graines de sable…

  Avec ses 32 pages, comme je le dit plus haut, cet album est vraiment parfait pour la lecture au plus petit avant d’aller au dodo. Je le recommande à tous ceux qui ont des enfants (à partir de 3 ans) pour leur apporter un peu de rêves avant de s’endormir.

Ma note : 9/10.

Merci à Céleste et aux éditions Bayard pour ce partenariat !

mercredi 7 juin 2017

Chronique : Entre chiens et loups - Tome 1 de Malorie Blackman


Entre chiens et loups – Tome 1 de Malorie Blackman.
(Genre : Dystopie, Jeunesse).

Éditions : Livre de poche jeunesse
Prix : 7.90€ (Partenariat)
Date de parution poche : 19 avril 2017
Année de parution française : 2005
Année de parution originale : 2001
Titre version originale : Noughts & Crosses, Book 1.

  Résumé : Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s'affrontent à coups de lois racistes et de bombes.C'est un monde où Callum et Sephy n'ont pas le droit de s'aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d'un rebelle clandestin... Et s'ils changeaient ce monde ?


  Lorsque nous avons reçu le programme de la maison d’éditions, Mathieu m’a fortement conseillé cette lecture. Il savait d’avance qu’elle me plairait. Et comme souvent (pour ne pas dire à chaque fois), Mathieu avait raison !! Je remercie le livre de poche pour l’envoi de « Entre chiens et loups ».

  Dans ce roman, nous nous retrouvons dans un univers dystopique. Un récit qui fait non seulement échos à l’Histoire des Etats-Unis, mais malheureusement aussi à des faits encore d’actualité. Callum et Sephy se connaissent depuis qu’ils sont enfants. Au fil des ans leur attachement est de plus en plus fort, si bien qu’à l’adolescence, ils se rendent compte qu’ils sont amoureux l’un de l’autre. Le problème, c’est qu’ils n’ont pas la même couleur de peau. Sephy est « noire », elle fait partie de la classe supérieure de la société, les « Primas ». Callum est blanc, il fait partie des « Nihils », qui jusqu’à récemment, étaient encore considérés comme des esclaves. Voulant faire évoluer les choses, chacun va se heurter aux réticences des deux castes.

  Ce que j'ai vraiment apprécié dans ce livre, c'est l’utilisation d’un concept universel que Malorie Blackman réussit à rendre unique dans son genre. Elle nous immerge totalement dans son univers et le roman pourrait très bien se passer à l'heure actuelle. Lorsque nous commençons cette histoire, l'abolition de l'esclavage ne date pas de si longtemps. Les Nihils subissent toujours une sévère discrimination et viennent seulement d’être autorisés à poursuivre leurs études et fréquenter les mêmes établissements que les Primas. Il y a encore des exécutions publiques et il est encore inadmissible pour les gens qu’un couple mixte puisse exister.

  L’alternance de point de vue, entre Callum et Sephy, renforce les sentiments que le lecteur ressent pour les personnages. Il est aisé de s’identifier à l’un comme à l’autre. Comme eux, nous espérons qu’ils pourront changer les mœurs et faire évoluer les choses vers un monde meilleur. C’est à un rythme soutenu que les chapitres s’enchaînent. L’auteur nous prend par surprise à plusieurs reprises et les rebondissements vont de mal en pis. La fin m’a totalement bouleversée. Je ne m’y attendais tellement pas (ou plutôt, j’espérais autre chose), c’est là que réside aussi toute la force de l’auteur. Son univers est très bien construit, et elle ose torturer ses personnages et ses lecteurs par la même occasion. Le sujet traité n’est pas facile, voir carrément révoltant. Le racisme, la discrimination, l’exclusion, Malorie Blackman en fait une ode à la tolérance et nous délivre une leçon d'histoire vraiment intelligente sous le couvert d'un roman jeunesse.

  Une chose est certaine : l'histoire de Sephy et Callum me restera en mémoire pendant longtemps. Ce roman est remarquable, brillamment écrit, avec des personnages complexes et intelligents. Il fait ressentir au lecteur toutes sortes d’émotions. Je l'ai beaucoup aimé et j'ai hâte de lire le reste de la série. Je recommande fortement ce livre !

Ma note : 9/10.

Merci à Myriam et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

jeudi 1 juin 2017

Chronique : Stage Dive - Tome 1 : Rock de Kylie Scott


Stage Dive – Tome 1 : Rock de Kylie Scott.
(Genre : Contemporain, Romance).

Editons : JC Lattès
Prix : 12,50€
Date de parution française : 25 février 2015
Année de parution originale : 2013
Titre version originale : Stage Dive, Book 1 : Lick.

  Résumé : Après une nuit de fête à Las Vegas, Evie se réveille avec un terrible mal de tête, une bague au doigt et un bel inconnu à côté d’elle, sans aucun souvenir de la veille. Et elle n’est pas au bout de ses surprises en découvrant des hordes de paparazzis devant chez elle… A-t-elle vraiment épousé David, le guitariste du fameux groupe de rock Stage Dive ?


  Je dois remercier Simi pour ce cadeau qui date de mon anniversaire en octobre dernier. Sans elle je n’aurais pas découvert cette série et la plume de Kylie Scott. La collection &moi a une véritable charte éditoriale. Soit on aime, soit on déteste. Pour ma part, je trouve ces couvertures originales. En librairie il est facile de les identifier et c’est un véritable plus. Celle de Rock est en tout cas réussie. En commençant ma lecture, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. J’ai au final passé un bon moment.

  Le début m’a énormément plu ! Qu’est-ce que j’ai ri punaise. Evie se réveille la tête dans le pâté, ne se souvenant rien de la veille au soir. Et là elle voit David, sans savoir qui il est ni ce qu’ils ont pu faire ou pas. Une chose m’a fait mourir de rire tellement c’était poussé de la part de l’auteur (je ne vous dirai rien). Bref, un début qui promettait plein de belles choses pour la suite.

  Pourtant, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages. David m’est vite « presque » apparu comme un connard de première. J’ai eu du mal à lui faire confiance. Il m’a énervé avec son côté mal dominant. J’ai appris à le connaître et à l’apprivoiser au fil du roman. C’est lorsqu’il se livre qu’il est le plus touchant. Lorsqu’il se dévoile comme un mec sensible et protecteur, on ne peut qu’approuver le choix d’Evie. La concernant, je l’ai vite un peu plus apprécié que David. Sa jeunesse, son innocence, son manque d’expérience. L’ensemble me l’a rendu plus vulnérable. Pourtant, il y a certaines choses qui m’ont un peu surpris venant de sa part : surtout au niveau du sexe. Mais j’ai aimé sa franchise, son altruisme et son instinct de survie. David et Evie forment dans tous les cas un couple électrique intéressant à suivre.

  Le rythme est bon. Le livre fait 300 pages et les chapitres ne sont pas très longs. L’auteur a su bien doser entre la narration et les dialogues. Ça amène une dynamique au récit qui n’est pas négligeable. J’ai aussi apprécié le fait que l’auteur rebondisse lorsqu’on commence juste à s’ennuyer. Comme si elle savait à qu’elle moment il fallait jouer pour ne pas perdre son lecteur. Sans aller dans tous les sens, les rebondissements sont bien mis en place et on est parfois surpris par les comportements des personnages.

  J’ai aimé l’univers de la musique, ce monde des célébrités où le moindre fait et geste peut être espionné par des paparazzis. J’ai apprécié l’humour de certains personnages comme Mal. J’ai adoré le couple Evie et David : que ce soit compliqué du début à la fin et que l’auteur ne les rabibochent pas trop vite. Parfois, l’attente a du bon. Je regrette cependant les conflits qui se règlent sur l’oreiller, le tempérament brut de David et le fait qu’il croit que ce qu’il a ne pourrait jamais ne plus lui appartenir. Les 100 dernières pages sont vraiment celles que j’ai préférées. On est plus dans la réflexion, dans l’introspection, dans les choix difficiles mais libérateur et dans l’amour avec un grand A.

  Le style de Kylie Scott est assez visuel. Elle décrit beaucoup l’environnement de nos protagonistes. C’est une manière pour le lecteur de bien se représenter les scènes. Je trouve que c’est bien fait et on arrive plus facilement à se projeter. Après je n’ai pas eu de grandes émotions pendant tout le roman. Et je ne pense pas que ce livre permette cela. C’est une histoire d’amour sans prétention dans le genre qui ravira les adeptes. Je suis en tout cas content d’avoir découvert cette série. Je pense que je donnerai sa chance au tome 2. Certaines groupies m’ont dit que le 2ème livre sur Mal était le meilleur ! A voir ce que me réserve cette suite.

Ma note : 7,5/10.

mardi 30 mai 2017

Chronique : Quelques pas de plus d'Agnès Marot


Quelques pas de plus d'Agnès Marot.
(Genre : Contemporain).

Editions : Scrinéo
Prix : 16,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 6 avril 2017.

  Résumé : Sora vient d'apprendre qu'elle doit passer le reste de sa vie à béquilles. Son quotidien se résumera désormais aux cours au lycée et aux séances de kiné. Elle pourrait s'y faire si Kay, la grande sœur qui l'a quasiment élevée, tenait le coup ; mais cette dernière, qui a toujours été la plus forte des deux, est en pleine descente aux enfers. Alors Sora décide de prendre les choses en main et d'enfiler la cape de ces super-héros qu'elle aime tant. Objectif : changer sa vie. Son meilleur atout : l'héritage navajo laissé par sa mère. Un ancien pouvoir de guérison qui pourrait les sauver, elle et sa sœur. Le problème, c'est qu'elles ne sont pas les seules à le chercher… et que leur rival est prêt à les suivre au bout du monde pour parvenir à ses fins.


  Je ne connaissais pas du tout la plume d'Agnès Marot et j'étais bien décidé à la découvrir avec ce roman. Je remercie donc la Masse Critique Babelio de m’avoir sélectionné pour ce livre. La couverture est magnifique, les éditions Scrinéo ont fait un très beau travail éditorial. Quant au résumé, je ne l’avais pas spécialement lu. Ce sont les avis sur la toile qui m’ont donné envie de tenter l’aventure. Au final, Quelques pas de plus est une excellente découverte YA qui saura ravir les plus jeunes comme les plus grands.

  J'ai de suite accroché au début avec cette alternance entre la vie de Sora à Paris et son voyage avec sa sœur sur les traces de son histoire familiale. Cela apporte une curiosité au récit qui ne laisse pas le lecteur indifférent. On se pose beaucoup de questions sur Marc et sur ses réactions un peu bizarres. L’auteur a bien su intriguer son lecteur pour qu’il continue sa lecture.

  Je me suis beaucoup attaché à Sora et à sa sœur Kay. Toutes les deux vont braver les difficultés et les étapes avec beaucoup de courage. Tout au long de l'histoire, elles sont plus déterminées que jamais à soigner le mal de l'autre et c'est un acte altruiste révélateur de leur personnalité. Ce sont des sœurs soudées, qui s'ouvrent un petit peu plus au monde et à leur héritage maternel. Il y a un lien filial très fort entre elles. Sora et Kay ne sont pas que sœurs, elles sont aussi les meilleurs amies du monde. Bien qu’elles soient têtues, elles sont tout de même attachantes. Marc par contre, est un personnage exécrable… mais peut-être aurait-il fallu le voir sous son vrai jour pour apprendre à mieux le connaitre ?

  J'étais loin de penser que j'allais lire un roman de cette sorte. Je m'attendais à une lecture purement contemporaine avec une Sora handicapée. Mais Agnès Marot va au-delà de ça. On part dans la recherche de ses origines et de l'histoire des Navajo. Et ce côté limite mystique m'a fasciné autant que Sora et Kay. J'ai été friand de détails et de tout ce qui se passait dans cette culture. Cela aura été une lecture riche en apprentissage de ce point de vue là. Il y a aussi beaucoup de violences à certains moments. Une violence presque choquante qui vous fera fermer les yeux (quoi que, c’est difficile pour lire). En tout cas, le roman possède un rythme fluide avec cette dualité présent passé.

  La plume d'Agnès Marot est simple à lire et il y a en même temps beaucoup de relief. Des sentiments, des introspections, des dialogues et de la narration bien maîtrisés. Le style de l'auteur est assez visuel et je me suis totalement imaginé ce road-trip. Je regrette peut-être la fin un peu précipitée. Mais je dois dire que l'auteur aime laisser son lecteur avec du suspense à la fin des chapitres. C'est en tout cas une très bonne lecture que je conseille à tous. Dommage qu'il a fallu que je lise ce livre de manière hachée. Je pense que je l'aurais encore plus apprécié !

Ma note : 8/10.

Merci à Babelio et aux éditions Scrinéo pour ce partenariat !

lundi 22 mai 2017

Chronique : Tour B2 mon amour de Pierre Bottero


Tour B2 mon Amour de Pierre Bottero.
(Genre : Contemporain, Jeunesse).

Éditions : Flammarion Jeunesse
Prix : 10€ (Partenariat)
Date de parution française : 24 mai 2017.

  Résumé : « Un coup frappé à la porte. Un surveillant entra. Je vous amène la nouvelle élève, elle s'était égarée dans les couloirs... La fille pénétra dans la classe. C'était elle, bien sûr, pensa Tristan. Comme si tout était écrit à l'avance. Je le crois pas ! tonitrua Said. Tristan a flashé sur cette meuf ! Un silence total s'abattit sur la classe. Tristan avait une drôle de boule nouée à l'intérieur du ventre. Une boule faite d'un sentiment étrange qu'il n'avait pas envie d'analyser. Pas encore. » Dans la rue de Vienne où se dresse la tour B2, un premier amour s'écrit sur le béton.


  Cette nouvelle édition m’a donné très envie dès que je l’ai vue ! La couverture déjà m’attirait et puis ce titre… il était dans ma wish-list depuis tellement longtemps !!! Et, ne me jetez pas la pierre, mais je n’avais encore jamais lu de Pierre Bottero… Découvrir sa plume avec ce livre a été un pur plaisir !!

  Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore l’histoire, ici nous suivons Tristan, un adolescent de 16 ans qui habite avec sa mère dans la tour B2 d’une citée. Il essaye tant bien que mal de ne pas se laisser influencer par ses amis qui commencent à mal tourner. Sa vie va être bouleversée avec l’arrivée de Clélia. Cette jeune fille du même âge vient de quitter la campagne pour s’installer avec son père écrivain dans une tour voisine. De leur rencontre va naître un premier Amour.

« La vérité est amour, le reste est illusion ! »

  Pierre Bottero aborde de façon douce et poétique plusieurs thèmes : le regard des autres, la vie dans les quartiers difficiles, la différence, le rapport à la scolarité et aussi la naissance d’un premier Amour. Il les approche sans les enjoliver, ni les dramatiser. Tout est incroyablement juste. Les sentiments et les émotions sont particulièrement bien représentés. J’ai ressenti cette tendresse unique et spéciale que chacun de nous garde au fond de lui en repensant à son premier Amour. J’ai adoré les références à certains livres. Notamment l’avis que donne Tristan au sujet d’un grand classique de Stendhal. Surtout que par la suite, il se rend compte qu’il agit comme le personnage qu’il a tant critiqué.

  J’ai beaucoup aimé les courts chapitres du point de vue de Clélia. Dans ceux-ci, nous avons des extraits des pensées qu’elle couche dans son cahier. Elle s’y exprime avec un langage soutenu, comme une personne d’un autre âge, d’une autre époque. Elle aurait très bien pu évoluer au XIXème siècle. Cela peut paraître incohérent, puisqu’il est vrai que de nos jours plus personne ne parle comme ça. Mais tout s’explique avec la passion qu’elle partage avec son père pour la littérature. En fait, elle m’a beaucoup fait penser à une certaine Hermione ^^

  Si je devais faire un reproche à ce roman, c’est qu’il est trop court. L’histoire nous transporte tant qu’on aimerait le prolonger un peu plus. Ce livre est enrichissant, tendre, romantique, court mais incroyablement efficace. Pierre Bottero arrive à retranscrire parfaitement un contexte, une sensation, un sentiment. Un roman jeunesse si beau que je le relirai avec plaisir. Je le conseille à tous ! Jeunes et moins jeunes devraient l’apprécier autant que moi.

Ma note : 9,5/10

Merci à Brigitte et aux éditions Flammarion Jeunesse pour ce partenariat !

samedi 20 mai 2017

Chronique, La loi du cœur - Tome 2 : Le chant du cœur d'Amy Harmon


La loi du cœur – Tome 2 : Le chant du cœur d’Amy Harmon.
(Genre : Contemporain).

Editions : Robert Laffont
Prix : 17,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 13 avril 2017
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : The Law of Moses, Book 2 : The Song of David.

  Résumé : « Pour moi, le paradis, c’est la cloche qui annonce le début d’un match de free fight, l’adrénaline qui monte, la sueur qui me brûle les yeux et le feu qui coule dans mes veines. C’est la foule indistincte qui scande mon nom et l’adversaire du jour qui veut verser mon sang. Pour moi, le paradis se résumait au ring octogonal. Jusqu’à ce que je rencontre Millie. Jusqu’à ce que je change. Si l’octogone était mon paradis, alors Millie était l’ange en son centre, la fille pour laquelle je voulais me battre, celle qui m’a appris que les batailles les plus importantes sont parfois celles que l’on ne pense pas gagner. »


  La loi du cœur avait été pour moi une bonne lecture malgré quelques défauts. Cependant j’étais curieux de découvrir l’histoire de David, dit Tag. Surtout que tout le monde disait que ce 2nd tome était bien supérieur au 1er. Et je ne peux qu’approuver en ce sens. La couverture est sublime, le résumé accrocheur… Au final, je suis ressorti conquis de ma lecture ! Pas un coup de cœur, mais presque.

  Au début j’avoue avoir été un peu perdu. J’étais censé trouver l’histoire de David et finalement, je me retrouvais avec le point de vue de Moïse, le personnage du 1er livre. Du coup, j’ai continué perplexe ma lecture sans vraiment comprendre. Et à la fin du 1er chapitre, j’ai compris. J’ai compris que l’auteur allait instaurer une narration particulière entre le présent et le passé. Pour le coup, c’est quelque chose que j’adore et j’ai eu envie de continuer à lire pour découvrir.

  Découvrir David dans ce livre a pour moi été un immense plaisir. Je ne pense pas avoir autant été touché par un personnage masculin depuis longtemps. Sous ses airs de brute, il se cache un mec avec un cœur énorme. Et c’est pour ça qu’on l’apprécie. Certes il a des défauts, se la joue bad boys et prétentieux… mais c’est une carapace que Millie a su creuser pour faire ressortir le meilleur. David a juste de vieux démons qui l’empêchent de se sentir aimé. Emilie, dit Millie, m’a aussi beaucoup touché. Même avec son handicap, elle ne baisse pas les bras. Elle s’occupe de son petit frère toute seule, se démène pour lui en travaillant. C’est une mère/sœur courage que j’ai admiré pendant tout le roman. Sa force et ses sentiments pour David m’ont totalement bouleversé. J’ai aussi pris plaisir à retrouver Moïse et Georgie. C’était sympa de voir là où ils en sont.

  Comme tous les romans d’Amy Harmon, celui-ci ne fait pas exception à la règle. Une fois que vous l’avez commencé, vous ne pourrez plus vous arrêter. L’alternance des points de vue, le jeu entre le présent et le passé, les chapitres courts et les respirations dans le récit : tout ça le rend très dynamique. Il y a une bonne maîtrise des dialogues et de la narration. Rien ne prend le dessus, tout est bien équilibré. On avale ces 386 pages avec curiosité, envie, mystère et avec la boule au ventre.

  A travers le passé de David (en soit le passé de quelques semaines), on se rend compte de l’évolution de sa relation avec Millie. De ses remarques, de ses doutes, de ses peurs et de sa protection envers elle. C’est une relation qui prend son temps, qui évolue petit à petit. Je dois avouer que cela fait du bien de voir deux personnages qui ne se jettent pas dessus dès le départ. Même si l’alchimie entre les deux est palpable très vite. Ce que j’ai adoré (bien que ce soit contradictoire) c’est que l’handicap de Millie permet au lecteur d’amplifier ses sens. On imagine tout d’une puissance X10 et c’est extraordinaire. Les émotions sont aussi au centre de ce livre. J’ai failli chialer dans le métro tellement David m’a touché. Les révélations que nous fait l’auteur à son sujet sont fortes. Et en connaissant son passé, tout comme celui de Millie, on se dit que la vie est parfois trop injuste.

  La plume d’Amy Harmon est incroyable et je crois que la traduction a magnifiquement été faite ! « Notre cœur chante » avec les personnages et il bat à l’unisson avec eux. On aimerait que tout aille bien pour eux et que leurs obstacles ne les séparent pas. Le chant du cœur est une lecture belle mais douloureuse. Vous allez prendre conscience à quel point vous aimez vos proches et surtout qu’il est important de leur dire. La fin m’a beaucoup plu, l’épilogue encore plus. J’en ai même eu des frissons c’est pour vous dire… Je m’arrête ici pour cette chronique. Je ne peux que vous recommander ce livre. Très peu de choses à redire dessus. Moïse, et surtout David, sont des mecs avec un passé difficile mais qu’il est important de découvrir.

Ma note : 8,5/10.

Merci à Margaux et à la Collection R pour ce partenariat !

jeudi 18 mai 2017

Chronique : Un peu plus que des amis de Michael Kun & Susan Mullen


Un peu plus que des amis de Michael Kun & Susan Mullen.
(Genre : Historique, Épistolaire).

Editions : Casterman
Prix : 16€ (Partenariat)
Date de parution française : 12 avril 2017
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : We Are Still Tornadoes.

  Résumé : Si vous êtes romantique, plein d’humour et d’espoir, si vous adorez l’idée d’un garçon et d’une fille qui s’écrivent des lettres en vrai, si vous aimez les grandes disputes et les belles réconciliations, si vous êtes fan de votre meilleur ami et qu’il est fan de vous… Alors jetez-vous sur ce roman, il a été écrit pour vous.


  Je vous le dis d’entrée ce roman est une pure merveille. J’ai tout adoré dans cette histoire que j’ai dégustée avec tellement de plaisir. Le résumé m’a attiré parce qu’il ne dit rien mais en même temps, il révèle les points forts du livre. Et c’est tout ce que j’aime en fait. La couverture est pas mal, c’est ce côté rétro qui m’a enchanté, si représentatif de l’histoire. Au final, je me suis régalé à suivre Scott et Catherine. Je suis passé à un cheveu du coup de cœur.

  Le ton est donné dès le départ. On sent l’humour dans les échanges épistolaires et la très grande amitié qui lie nos deux protagonistes. Cath part à l’université, laissant Scott dans leur ville natale, à travailler avec son père dans leur magasin. J’ai été curieux de voir leurs échanges. Les réactions de chacun lorsque l’un ou l’autre allait faire telle ou telle chose. On se prend très vite au jeu des lettres et je dois dire que ça rend le roman parfaitement addictif.

  Autant vous dire que j’ai adoré Cath et Scott de la même manière. Cath est une brillante élève, un peu naïve peut-être, qui va découvrir l’université et tout ce qu’elle comporte. J’ai aimé sa manière de penser et de voir les choses, son attachement à Scott et à sa vie. C’est une jeune femme sincère et franche mais qui en même temps a une très forte sensibilité. C’est une amie que j’aurais aimé avoir. Scott a vraiment de la chance de l’avoir : elle le soutient, lui remonte le moral et se livre en toute amitié. Scott, c’est le mec qui fait le pitre à l’école pour amuser la galerie. Le mec qui se cache derrière son humour pour faire le rigolo. Pourtant, c’est un jeune homme intelligent, travailleur, humble et d’une très grande loyauté. Cath a aussi beaucoup de chance de l’avoir comme ami. Leur relation m’a touché, leurs échanges m’ont captivé et cette complicité m’a fait beaucoup de bien.

  Le rythme de l’histoire est hyper dynamique. Les lettres sont parfois courtes, parfois longues (5 pages environ), mais le format épistolaire rend le tout très fluide. On tourne les pages, toujours curieux de connaitre les réponses de l’autre. Le fait est que oui, c’est leur vie qu’ils se racontent, mais des vies mouvementés aussi bien pour Cath que pour Scott. Le roman fait 345 pages mais j’avais déjà lu plus de la moitié (si ne n’est pas les 2/3) en 4 heures de temps. Vous allez le dévorer, vous laisser emporter et la magie va opérer.

  Les auteurs abordent des sujets qui m’ont personnellement beaucoup plu. Le changement de vie lorsqu’on va à l’université ou qu’on travaille pour de vrai. Les premiers vrais amours et dans le cadre d’une si belle amitié, la jalousie ou la peur de ne plus voir l’autre autant qu’avant. Les familles des protagonistes vont en prendre un coup (je ne vous dirai pas quoi) et chacun va devoir être là pour soutenir l’autre. C’est un roman plein de sensibilité, de complicité, de confiance et de seconde chance. Et surtout, un roman sur les choix qu’on prend dans sa vie. Des thèmes importants aussi bien en 1982 que de nos jours.

  Les écritures des auteurs sont bonnes. C’est cette amitié dans la vie des auteurs qu’on ressent aussi sur le papier. Cette complicité, ces moments de taquinerie et cette profonde reconnaissance envers l’autre. Le seul regret que j’ai, c’est que la fin soit un peu précipitée. J’aurais aimé avoir des lettres plutôt que des petits mots de quelques lignes. Mais en soi, la fin est belle, tout comme le reste du roman. Un peu plus que des amis est MA belle découverte de ce mois de mai. Un roman que j’ai dévoré en une journée. Des personnages attachants, une histoire épistolaire bien faite et une amitié indéfectible. Je vous le recommande fortement !

Ma note : 9/10.

Merci à Agnès et aux éditions Casterman pour ce partenariat !