jeudi 14 septembre 2017

Chronique : Cinq centièmes de seconde de Lois Lowry


Cinq centièmes de seconde de Lois Lowry
(Genre : Contemporain).

Editions : Casterman
Prix : 12,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 30 août 2017
Année de parution originale : 1977
Titre version originale : A Summer To Die.

  Résumé : Si Molly est une belle fille rieuse, sa petite sœur, Meg, à treize ans, se sent terne et sans intérêt. Durant ses vacances à la campagne avec leurs parents, Meg découvre la photographie avec Will. Bientôt, ce simple divertissement devient sa passion. Mais Molly, elle, semble épuisée, comme éteinte, au moment même où sa sœur prend goût à la vie. L’existence de Meg va changer, comme joue la lumière de l’été dans un sous-bois…


  Quand j’ai reçu ce livre, c’était une surprise totale. Il fait parti de la rentrée littéraire des éditions Casterman. Au départ, je me suis dit qu’il allait passer à la trappe avec ma PAL qui fait trois mètres de hauteur. Finalement, comme il est court et que c’est écrit assez gros, je lui ai laissé sa chance. Il faut aussi dire que j’apprécie particulièrement cette couverture mystérieuse (et avec un touché velouté) ! Le résumé m’a lui aussi convaincu ! Au final, je suis ressorti conquis par ma lecture.

  Ce que j’ai apprécié c’est qu’on attaque le roman directement au début des vacances de Molly et Meg. Cela nous laisse donc tout le récit pour découvrir ce qu’il va se passer. J’ai aimé cette entrée en matière. Cette façon de narrer les choses, de les apporter au lecteur et de les lui faire comprendre. Je me suis vite immergé dans le récit… et en plus avec une facilité déconcertante. Plus j’avançais dans l’histoire et plus je voulais savoir pourquoi une sœur s’éteignais, alors que l’autre commençait à s’ouvrir.

  Meg est un personnage auquel je me suis beaucoup attaché. Elle a beau avoir 13 ans, elle est d’une très grande maturité. En découvrant ses réflexions et son évolution, je me suis étonné à penser qu’en fait elle était presque majeure. Pourtant sa fraîcheur nous fait redescendre les pieds sur terre. C’est fou de découvrir une Meg qui s’ouvre petit à petit. Au contact de Will, et avec sa passion de la photographie, c’est une fleur qui s’épanouie. On la sent plus sereine, plus contente de profiter de la vie et ça fait un bien fou à voir. De l’autre côté il y a Molly, la grande sœur belle et populaire… très ordonnée et un peu psychorigide. A l’inverse de Meg, elle va peu à peu se replier sur elle-même. Au début il y a quelques symptômes puis des choses qu’on ne voit pas forcément arriver. Il faut vraiment les découvrir pour comprendre ces opposés. Ensuite il y a Will, les parents des sœurs et le couple de voisin. Chacun joue un rôle précis dans cette histoire. Les parents sont touchants, le couple amène du renouveau et Will, c’est la connaissance.

  Le rythme de l’histoire est bon. Des dialogues et de l’introspection bien dosés, des chapitres de taille normale et surtout de la curiosité. Parce qu’avec ce livre, il n’y a pas forcément de l’action au 1er sens du terme. On est dans le ressenti, dans les détails, les moments partagés, la passion d’une activité ou encore les souvenirs. Il faut aimer les lectures assez mélancoliques, douces et subtiles… bien que l’histoire au fond soit quand même déchirante. Et pour une raison inconnue, j’ai toujours été sur mes gardes.

  Derrière ce récit, il y a de beaux messages transmis par l’auteur et des valeurs essentielles. Parce que même si ce roman est sorti en 1977 en VO, il est toujours d’actualité. On parle de famille, de liens dans une fratrie, des différences et des ressemblances. Mais aussi des passions qui nous font du bien, de la découverte de l’inconnu et de l’apprentissage d’un vécu. C’est aussi l’espoir qu’on peut porter en nous pour une cause qui nous tient à cœur… et surtout ces choses qui nous échappent lorsqu’on ne sait pas pourquoi elles nous touchent.

  Lois Lowry écrit très bien, on ne peut pas le nier. C’est peut-être pour ça que j’ai eu l’impression d’avoir une Meg plus âgée que ses 13 ans. Mais ça ne m’a pas dérangé. Au contraire j’ai trouvé que ça apportait une profondeur au récit. De plus, c’est un style très visuel que j’ai découvert. Parce que lorsqu’on parle de photo, il y a forcément des poses, des ambiances… et j’ai totalement su ressentir ça. Pas spécialement de défauts pour ce roman. C’est juste que je n’ai pas eu un coup de cœur pour mettre une note encore plus haute. En tout cas, jetez-vous dessus, vous n’allez pas être déçus !

Ma note : 8,5/10.

Merci à Agnès et aux éditions Casterman pour ce partenariat !

mercredi 6 septembre 2017

Chronique : Follow Me Back - Tome 1 d'A.V. Geiger


Follow Me Back – Tome 1 d’A.V. Geiger
(Genre : Contemporain, YA).

Editions : Robert Laffont
Prix : 16,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 8 juin 2017
Année de parution originale : 2017
Titre version originale : Follow Me Back, Book 1.

  Résumé : Follow me. Love me. Hate me. #EricThornObsessed. Agoraphobe, Tessa Hart ne parle presque plus à personne au quotidien, exception faite des réseaux sociaux où elle nourrit sa passion pour Eric Thorn, le prodige pop-rock de sa génération. Prenez-la pour une folle si vous voulez, mais il est le seul qui semble la comprendre, alors même qu’ils ne se sont jamais rencontrés… Pris au piège entre son contrat et des fans envahissants au point de lui faire craindre pour sa vie, Eric se crée un faux compte Twitter pour troller l’un de ses plus gros followers, @Tessa<3Eric. Au lieu de ça, la relation qu’ils tissent sur Twitter dépasse vite tout ce qu’ils auraient pu imaginer…


  Et dire que j’ai failli ne pas lire ce livre… je pense que je serais passé à côté de quelque chose ! Je remercie la Collection R de me l’avoir recommandé, sans eux je serais resté sur mes positions. Follow Me Back est un livre issu de la plateforme en ligne Wattpad. C’est pour ça que j’avais des a priori. Pourtant, je me suis laissé porter par l’enthousiasme, par la couverture et par le pitch qui donne vraiment envie. Au final, je suis passé à un cheveu du coup de cœur. J’ai adoré ma lecture !

  Dès le début, l’auteur plante vite son histoire. Elle nous présente Tessa, son addiction pour les réseaux et son trouble d’agoraphobie. Puis elle switch grâce à un point de vue alterné sur Eric, le beau gosse chanteur que toutes les fans voudraient s’arracher. J’ai adoré cette première immersion, ce début de l’histoire où on suit chacun des protagonistes dans leur vie… jusqu’au moment du 1er échange sur Twitter.

  Je me suis très vite attaché aux personnages et notamment à Tessa. C’est une jeune fille dont on ne sait rien de son passé, mais qui a dû subir un gros choc pour devenir agoraphobe. Cette maladie la rend d’autant plus touchante. Elle fait des efforts, des exercices avec sa psy et on sent que ça ne doit pas être facile tous les jours. Il y a des fois où on aimerait qu’elle se bouge et qu’elle sorte, mais on ne peut pas savoir ce qu’elle ressent vraiment au fond d’elle. J’ai apprécié également le côté caché de Tessa. La fille sur les réseaux qui ne se démonte pas malgré une timidité apparente. Une fille qu’on pourrait secouer mais qui dans ce contexte en devient attachante. Il y aussi Éric, qui lui aussi a deux facettes. Celle du chanteur à succès que tout le monde adore. Et l’Éric qui en a marre de ses fans et pour qui tout va trop vite : sa carrière tout comme sa notoriété. On pourrait facilement penser que ce mec est hautain. Mais au final, c’est quelqu’un de presque mal dans sa peau qui veut juste souffler un peu. Entre les deux ça match, mais Tessa sa plus grande fan, ne sait pas que c’est avec la star qu’elle va parler… puis sympathiser.

  Le rythme est dingue, dingue, dingue ! L’alternance de point de vue permet vraiment d’aller en profondeur dans l’histoire. On sait vraiment ce que ressentent Tessa et Éric quand les scènes se passent. C’est un plus non négligeable. Ensuite s’il y a des dialogues, il y a en plus toutes les conversations en privé sur Twitter qui apportent un sacré dynamisme au récit. Et comme on dit dans le sud : la sauce a pris ! J’ai toujours eu envie de savoir ce qu’il allait se passer. Surtout qu’avec les moments présents, on a des scènes dans le futur où Tessa et Éric sont en garde à vue !!! Et je ne spoile rien, c’est le 1er chapitre de l’histoire.

  Je suis personnellement réfractaire à Twitter. Le texte m’aura permis notamment d’apprendre pas mal de choses sur le comportement des followers. Il y a des termes que je ne connaissais pas et c’est toujours agréable de s’instruire en même temps qu’on lit. Cette histoire avec Twitter, l’agression d’Éric au début de sa carrière, l’agoraphobie de Tessa… tous ces éléments font de ce livre un véritable page-turner. On en devient addict et le roman se révèle être un véritable thriller tant on est pris par l’histoire. Parce qu’il est indéniable qu’on sent le drame arriver… mais la question est quand !

  La plume de l’auteur joue aussi beaucoup sur cette addiction. C’est un style simple mais percutant qui plaira aux jeunes et aux moins jeunes. Pas de fioritures, beaucoup de dialogues avec des passages d’introspection pas trop longs. C’est tout ce qu’il faut pour rendre accro le lecteur. Et puis cette fin de DIN-GUE ! Non mais, j’ai dû la relire deux fois pour comprendre… bien que je n’ai pas encore compris comment c’est possible ! J’ai hâte de lire la suite. Il faut absolument que je mette mes idées au clair et que l’auteur m’explique. En tout cas, je ne peux que vous recommander ce 1er tome. Vous allez adorer !!

Ma note : 9/10.

Merci à Margaux et à la Collection R pour ce partenariat !

dimanche 3 septembre 2017

La sublime communauté - Tome 1 : Les affamés d'Emmanuelle Han


La sublime communauté - Tome 1 : Les affamés d'Emmanuelle Han
(Genre : Dystopie, Yount Adult).

Éditions : Actes Sud Junior
Prix : 16,00€ (Partenariat)
Date de parution : 4 octobre 2017

  Résumé : C'est la fin de notre ère. Aux quatre coins d'une planète surpeuplée et en pleine dévastation, six mystérieuses Portes apparaissent, ouvrant des brèches vers des mondes inconnus. En quête d'une terre promise, fuyant la misère et la mort, des flux d'hommes, de femmes et d'enfants désespérés, les « Affamés », se pressent aveuglément vers ces Six Mondes, ignorant tout à leur sujet. Quels secrets renferment ces Portes ? Quel mal ronge les Affamés ? Quelle est la nature des Six Mondes ? En ces temps de détresse où la violence et le chacun-pour-soi font rage, seuls trois enfants pourront le découvrir. Ashoka, Ekian et Tupà ne se connaissent pas, vivent à des milliers kilomètres de distance. Pourtant, leurs destins sont liés. De leur union dépendra le sort de la Sublime Communauté.


  Lorsque Mathieu m’a proposé cette lecture, le résumé m’a immédiatement intrigué. Cette dystopie me paraissait sortir des sentiers battus et je ne pouvais pas passer à côté. Je remercie Babelio et les éditions Actes Sud Junior pour cette avant-première qui m’a beaucoup plu.

  Dans ce premier tome de La sublime communauté, nous suivons tour à tour 3 jeunes adolescents d’horizons différents qui, sans le savoir, ont énormément en commun. Le monde tel que nous le connaissons, ils ne l’ont jamais connu. Ils évoluent tous les trois sur une Terre qui est arrivée au bout de ses ressources et seules ses Portes mystérieusement apparues semblent être l’ultime espoir d’un monde meilleur pour les Affamés.

  Tout d’abord, il y a Tuppa. Aujourd’hui âgé de 14 ans, il a été élevé par le chef d’une tribu d’Amérique latine. Pour réussir à vivre et aider comme il peut sa tribu, il s’éclipse souvent en ville pour y faire quelques « courses ». 

  Vient ensuite Ekian, à peu près du même âge que Tuppa, cette jeune fille appartient aux Touaregs, un peuple nomade que l’on trouve dans des régions désertiques d’Afrique du Nord. Elle vivait avec un « maître » dans l’Himalaya, jusqu’à ce qu’il lui demande de retourner dans le désert.

  Enfin, il y a Ashoka. Il est le plus jeune des trois puisqu’il a seulement 10 ans. Il a été recueilli par le « Roi de la Flamme » à Gange sur les bords du fleuve du même nom, en Inde. Il sert de porte-bonheur au roi et à la nuit tombée apporte la flamme sacrée qui sert aux rites funéraires hindous.

  Ce premier opus a tout d’un tome d’introduction. Mais, une fois n’est pas coutume, j’ai énormément apprécié la longue mais minutieuse mise en place de l’histoire. Ce fut un vrai plaisir de découvrir les us et coutumes de chacun de nos protagonistes et de les voir évoluer. L’auteur maîtrise parfaitement chacune des traditions de ces pays pourtant totalement différentes. Les détails et les descriptions emportent facilement le lecteur. Pour ma part, j’ai eu l’impression de voyager à travers le globe à chaque chapitre.

  Certaines libertés ont été prises pour le développement de l’univers, mais l’ensemble est vraiment habilement lié. C’est là que réside toute la force de ce roman. Là, et dans le juste dosage entre révélations et questions en suspens. Le tout donne au lecteur l’envie de découvrir la suite pour avoir les réponses et le fin mot de l’histoire. D’autant que la plume d’Emmanuelle Han est vraiment agréable.

  Volontairement, je prends le parti de ne rien vous révéler sur l’intrigue et son déroulement. J’ai tellement aimé découvrir au fil des pages ce nouvel univers, pas si éloigné de notre réalité, et me poser des questions autant sur l’histoire que sur notre propre futur. C’est pourquoi, je préfère vous laisser à vous aussi ce plaisir.

  J’ai également beaucoup apprécié avoir un court extrait du prochain tome qui s’intitulera « Les six Mondes ». Je n’ai plus qu’à faire preuve de patience, le premier semestre 2018, ce n’est pas si loin. ^^ Une chose est sûre, je lirai cette suite car j’ai trop envie d’y trouver des réponses !

Ma note : 8,5/10

Merci à Babelio et François Martin des éditions Actes Sud Junior

dimanche 27 août 2017

Chronique : La délicatesse du homard de Laure Manel


La délicatesse du homard de Laure Manel
(Genre : Contemporain).

Editions : Michel Lafon
Prix : 18,95€ (Partenariat)
Date de parution originale : 18 mai 2017

  Résumé : François, directeur d’un centre équestre en Bretagne, découvre, lors d’une promenade à cheval sur la plage, une jeune femme inconsciente au pied d’un rocher. Plutôt que d’appeler les secours, il décide sans trop savoir pourquoi de la ramener chez lui pour la soigner. À son réveil, l’inconnue paraît en bonne santé, mais peu encline à parler. Elle dit s’appeler Elsa mais refuse de répondre à ses questions. Commence alors entre le célibataire endurci et cette âme à vif une étrange cohabitation, où chacun se dévoile peu à peu à l’autre sans pour autant totalement révéler les secrets qui le rongent. Et même si le duo en s’apprivoisant s’apaise, leur carapace peine à se fendre… Qui est Elsa et quelle vie est-elle en train de fuir ?


  Succès de l’autoédition numérique, La délicatesse du homard a été repéré par les éditions Michel Lafon pour être édité en version papier. Bien que le titre soit le même, la couverture a été changée et je la trouve sublime. Tout en délicatesse, dans la mélancolie et la poésie… j’avais hâte de voir ce que ce livre avait dans le ventre. Surtout que l’auteur est française et qu’elle est adorable. Au final, j’ai beaucoup apprécié cette histoire malgré quelques défauts.

  Laure Manel commence son récit avec François et sa découverte d’Elsa allongée près d’un rocher dans la forêt bretonne. Le plus surprenant c’est qu’il ne décide pas d’appeler la police mais de la recueillir chez lui. C’est une réflexion qui pourrait paraître bizarre pour certain. Amener une étrangère dans sa propre maison sans vraiment savoir qui elle est pourrait inquiéter. Pourtant, il faut un début d’histoire et c’est à partir de là qu’on va se rendre compte des secrets qui pèsent sur Elsa. Surtout quand on sait qu’elle s’appelle en fait Axelle…

  Les personnages sont intéressants à suivre. François est un homme célibataire que la vie n’a pas épargné. Il est gentil, un peu bourru et maladroit mais c’est ce qui fait son charme. Son amour pour les chevaux est très agréable à voir tout comme le fait de s’intéresser à Elsa. Je me suis beaucoup retrouvé en lui et dans sa façon de penser. C’est un personnage qu’on arrive bien à cerner et avec lequel on peut facilement s’identifier. J’ai eu un peu plus de mal avec Elsa au début. Peut-être à cause de tous ces secrets qu’elle garde au fond d’elle. On se demande si elle va un jour briser cette carapace pour se dévoiler… ne serait-ce qu’un peu. Et quand elle le fait, c’est à ce moment qu’on la trouve plus attachante. Laure Manel réussit le pari de créer une belle alchimie entre deux personnages secoués par la vie.

  Le rythme de l’histoire est bon. L’auteur choisit d’alterner les points de vue entre Elsa et François afin de créer une belle dynamique. Je pense qu’il n’y a au final pas beaucoup de dialogue (la moitié du roman ou un peu moins), mais ça n’empêche pas à l’histoire d’être intéressante. On est content que les personnages réfléchissent et avancent. Les chapitres sont courts et les 350 pages se lisent très vite parce qu’on est plongé dans l’histoire. Peut-être aurait-il fallu qu’Elsa se livre un peu plus vite ? Mais si elle l’avait fait, peut-être aurait-on reproché à l’auteur un manque de crédibilité dans son récit ?

  J’ai beaucoup aimé cette histoire contemporaine remplie de secrets. Si François cache des choses à Elsa pour se protéger. Cette dernière en fait autant mais avec des secrets encore plus grands. Son histoire est bien racontée, comme celle de François. On a envie d’être derrière eux, de voir que leur couple va fonctionner et qu’ils se libèrent. C’est une chose de repartir de zéro, ça en est une autre de pouvoir y arriver et d’accéder au bonheur. Parce que La délicatesse du homard c’est ça, une histoire avec deux personnages (et d’autres bien sûr) qui tentent de se relever l’un avec l’autre afin de prendre le risque d’être heureux. Et la présence des chevaux comme thérapie ne peut être qu’un plus pour ce récit.

  L’écriture de Laure Manel est simple, sans fioritures et fluide. J’aurais aimé ressentir davantage de choses en lisant son histoire. Je ne dis pas être resté insensible (parce que je ne le suis pas moi-même). Cependant, il m’a manqué ce petit truc en plus qui me permet d’être en totale osmose avec les personnages. Par ailleurs, j’ai beaucoup apprécié la fin, que je trouve très belle et qui permet de repartir sur de bonnes bases. Au final, je ne peux que vous recommander cette histoire. Vous allez être curieux et apprécier Elsa et François. Deux êtres à la recherche d’eux-mêmes ainsi que du bonheur.

Ma note : 7,5/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

mercredi 23 août 2017

Chronique : Moon - Tome 2 : L'exil de la Colombe de Karen Bao


Moon – Tome 2 : L’exil de la Colombe de Karen Bao.
(Genre : Dystopie, Jeunesse).

Editions : Milan
Prix : 15,20€ (Partenariat)
Date de parution française : 19 avril 2017
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : Moon, book 2 : Dove Exiled.

  Résumé : Phaet vit désormais sur Terre, incognito. Exilée. Personne ne sait qu’elle vient de la Line, qu’elle est une rebelle, qu’elle a fui la dictature pour échapper à la mort. Elle se cache chez Wes et découvre avec lui les immenses cités flottantes dans lesquelles les Terriens vivent en paix. Quand elle apprend que son jeune frère a été arrêté et torturé par le Comité, Phaet envisage de rentrer sur la Lune pour combattre. Mais un jour, les armées lunaires attaquent la Terre. Elles recherchent Phaet.


  Après plus de 2 ans d’attente… le tome 2 de Moon est enfin sorti chez les éditions Milan. Je ne sais pas pourquoi la sortie a sans cesse été repoussée. Mais il est bel est bien là ! Du coup, je ne pense pas que cette sortie tardive joue en la faveur du bouquin. Rien que de mon expérience de lecteur, j’avais oublié la plupart des choses du tome 1. Me replonger dans l’histoire a été difficile. Je crois que mon appréciation va un peu refléter ça. La couverture reste dans le même univers graphique que le tome 1. Et ce n’est pas plus mal. Au final, j’ai bien aimé ma lecture, mais je n’ai pas retrouvé (je crois), tout ce que j’avais aimé dans La révolte de la Colombe (1er tome).

  Il m’a fallu un petit moment pour me remettre les idées en place. Que ce soit au niveau des personnages (secondaires) ou de l’intrigue en elle-même. J’avoue avoir été perdu avec les noms (qui ont en plus des consonances étrangères) et sur le but de Phaet (prononcé « Fate ») dans tout ça. Pourtant Karen Bao a réussi à piquer ma curiosité puisque j’ai continué ma lecture. Je voulais essayer de retrouver ce que j’avais tant aimé dans le 1er tome. Est-ce que j’y suis parvenu ?

  Phaet est un personnage que j’ai apprécié retrouver. Je ne sais pas cependant si je me suis autant attaché à elle. Pourtant on ne peut pas lui reprocher ses qualités et ses capacités. Tournée vers sa famille et ses amis, revendiquant une soif de liberté insatiable et prête à tout pour mettre à l’abri tous les gens qu’elle aime. C’est aussi une fille un peu têtue qui veut parfois aller au devant des choses sans toutefois réfléchir. Je l’ai trouvé quelque peu en retrait dans ce tome. Ce qui est normal comme elle ne peut pas agir à sa guise. Mais ici ça m’a un peu gêné. Wes est un personnage intéressant à suivre avec lequel j’ai une totale confiance. Ils forment un bon duo qui met parfois le feu aux poudres et c’est super à voir.

  Je ne peux pas dire que le livre est mal construit ou que le rythme n’est pas bon. Je dirai plutôt que l’histoire manque d’action. C’est là que je me suis rendu compte que c’était un tome 2 de transition. Tout se joue dans les coulisses, on tire les ficelles et ça en devient même plus psychologique. Je ne sais pas si au final j’ai apprécié cet aspect là. Quand je me rappelle que le tome 1 était bourré de dynamisme avec les entraînements de Phaet dans la milice… C’est un aspect qui peut en convenir à certains, je pense que pour ma part ça ne l’a pas vraiment fait. Dommage que tout bouge dans les 100 dernières pages.

  L’univers est par contre excellent. Tout ce contraste entre la Lune et la Terre. Les revendications de chacun des peuples pour une civilisation plus juste et plus libre. Je dois dire que de ce côté-là Karen Bao a su me surprendre. C’est tout un échiquier qui se met en place et qui bascule pour qu’un nouveau soit mis sur pied. Il y tout un travail de politique et de rébellion tout à fait crédible que j’ai adoré. C’est vraiment un univers riche qui ne demande qu’à être exploité encore plus.

  La plume de l’auteur est assez descriptive dans ce 2e tome. C’est peut-être pour ça qu’il m’a paru plus lent que le précédent. Mais le style est assez simple malgré les mots inventés pour coller à l’univers dystopique créé. Que vous dire de plus à part qu’il est probable à 90% que je lise la suite. Je pense que l’auteur a plu d’un tour dans son sac pour encore nous surprendre. J’espère juste que le tome 3 sera explosif d’actions et que Phaet va m’éblouir dans les tâches qu’elle a à accomplir. En tout cas, c’est une série qu’il faut tester pour savoir si on accroche ou pas.

Ma note : 7/10.

Merci à Elodie et aux éditions Milan pour ce partenariat !

vendredi 7 juillet 2017

Chronique : ADN Vampire - Tome 1 : Carmine d'Élodie Loch-Béatrix


ADN Vampire – Tome 1 : Carmine d’Élodie Loch-Béatrix.
(Genre : Fantastique, Jeunesse).

Editions : Le Gâteau sur la Cerise
Prix : 16,50€ (Partenariat)
Date de parution originale : 7 juin 2017.

  Résumé : Carmine n’est pas une adolescente comme les autres, elle est une V1. Après un incident à New-York, sa famille s’installe à Inverness, en Écosse, et Carmine entre au prestigieux Saint Andrew College où elle compte bien s’amuser avec ses nouveaux pouvoirs et défier l’autorité de ses parents pro-humains. Elle va cependant devoir apprendre à cerner ses propres limites : est-elle prête à blesser ses amis humains ? Se laissera-t-elle entraîner par Arthur, lui aussi un V1 ? Comment gérer pulsions amoureuses et soif de sang ? Sa curiosité et son goût des polars vont aussi l’engager dans une enquête dangereuse qui pourrait bien réveiller des démons du passé.


  Il y a très longtemps que je ne m’étais pas lancé dans un récit avec des vampires. A vrai dire, j’ai fait une overdose du genre après Twilight et la mode de la bit-lit. Du coup, j’hésite toujours à me replonger dans cet univers. Pourtant ici, j’ai donné sa chance au roman. Vous allez me dire : pourquoi ? Parce que c’est une nouvelle maison d’édition avec des gens passionnés qui se lancent dans l’aventure. Et il faut les soutenir. Ensuite parce que je connais l’auteur (coucou Élodie). Et surtout parce qu’on me promettait un univers vampirique original. Au final, j’ai passé un agréable moment avec ADN Vampire. Je ne regrette pas d’avoir dit oui !

  Chaque partie débute par un chapitre dans le passé en 1746. C’est une manière originale d’accrocher le lecteur alors qu’il s’attend à lire une histoire en 2017. Personnellement, ça m’a rendu curieux de savoir quel était le lien entre ces deux époques. Et puis on découvre Carmine, nostalgique de son déménagement. L’auteur place son histoire, renseigne le lecteur sur l’univers des vampires. Elodie Loch-Béatrix explique en quoi Carmine est différente des autres : elle est une V1. La première génération de vampires nés sans être transformés.

  Carmine est une jeune fille attachante que j’ai apprécié suivre. Elle est peut-être un peu trop téméraire ou parfois trop naïve. Mais c’est ce qui la rend charmante. J’ai aimé sa façon de réfléchir, sa façon de prendre des initiatives et de se tromper. Carmine va évoluer au fil du récit et c’est appréciable de la voir grandir. C’est comme si elle sortait de l’adolescence au début du roman et qu’elle commençait à la fin à être adulte. Le petit truc en plus : elle est intelligente. Carmine est entourée d’autres personnages. Des vampires mais aussi des humains : Gary, Arthur, Lila… Chacun va se dévoiler, on se méfie de certains et pas d’autres. Tous vont jouer un rôle auprès de la jeune fille afin que l’enquête sur le tueur aboutisse. Ce sont en tout cas des personnages intéressants et profonds qui m’ont ému et parfois fait rire.

  Le rythme est bon ! Déjà on a le chapitre dans le passé qui pimente un peu l’intrigue. Puis les chapitres dans le présent qui ne sont pas spécialement longs. Du coup, cela apporte une belle fluidité au récit avec des dialogues pour donner du dynamisme ! Ce qui est aussi top c’est qu’il y a un côté thriller original en plus du genre fantastique. On a au final une double intrigue entre l’adaptation de Carmine à sa condition de V1 et la recherche du tueur. Perso ça m’a rendu curieux et attentif des moindres détails.

  Je trouve qu’Élodie Loch-Béatrix a su renouveler le genre vampirique. Donner un coup de peps avec cette originalité, c’est bien trouvé. Carmine doit s’adapter, contrôler sa soif, contrôler ses crocs, ses aptitudes surnaturels et les développer. J’attends personnellement encore plus de détails dans le prochain tome ! Bien mais pas assez à mon goût. Le côté thriller est aussi bien mené. Je me suis totalement fait berner par l’identité du tueur. Mais c’est aussi ça qui est bien !

  L’écriture de l’auteur est simple mais efficace. Il n’y a pas de fioriture, on va droit au but et c’est important pour la cible des lecteurs. Si jamais il y a trop de descriptions, on s’ennuie vite. J’ai aussi adoré le dépaysement en Ecosse, rares sont les histoires qui se déroulent dans ce pays. Et puis l’épilogue… mais c’est quoi cette révélation. Je me souviens encore que je lisais en marchant et que j’ai juste été choqué ! J’ai hâte de voir comment tout ça va s’organiser. Ça promet de belles choses pour la suite. Je ne peux que vous recommander cette 1ère parution du Gâteau sur la Cerise. Je suis agréablement surpris et je lirai d’autres parutions de cette nouvelle maison d’édition.

Ma note : 8/10.

Merci à Élodie et aux éditions Le Gâteau sur la Cerise pour ce partenariat !

mardi 4 juillet 2017

Chronique : Tu as promis que tu vivrais pour moi de Carène Ponte


Tu as promis que tu vivrais pour moi de Carène Ponte.
(Genre : Contemporain).

Editions : Michel Lafon
Prix : 18,95€ (Partenariat)
Date de parution originale : 1er juin 2017.

  Résumé : Quand on a trente ans, on n’est jamais préparer à perdre sa meilleure amie. C’est pourtant le drame que Molly doit affronter quand Marie est emportée par la maladie. Juste avant de mourir, celle-ci demande à Molly de lui faire une promesse : vivre sa vie pleinement, pour elles deux. Elle y tient, alors Molly accepte. Mais par où commencer ? Lâcher son travail de serveuse ? Rompre avec Germain ? Certes, il est comptable et porte des chaussons, mais il est gentil. Lorsque Molly reçoit quelques jours après l’enterrement un mystérieux paquet contenant douze lettres de Marie, elle comprend que son engagement va l’entraîner bien plus loin que ce qu’elle imaginait…


  Carène Ponte est une auteur que je suis de près depuis Un merci de trop, son 1er roman. Succès de l’autoédition numérique grâce à Librinova, elle se fait de plus en plus remarquer grâce à ses histoires. Il faut dire que Carène est une personne sympathique en plus d’être une auteur de talent. Du coup, je ne pouvais pas passer à côté de son nouveau roman : Tu as promis que tu vivrais pour moi. La couverture est top canon, le résumé m’avait directement accroché. Je savais que j’allais passer un bon moment… et ça a été le cas, j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

  Le début m’a déchiré le cœur. On fait la rencontre de Molly, notre protagoniste ayant perdu sa meilleure amie Marie. Il y a beaucoup d’émotions dès le 1er chapitre et ensuite lors de la scène de l’enterrement. Ces quelques feuillets de pages m’ont mis la boule au ventre et j’ai presque failli pleurer. L’histoire commence donc brutalement, mais c’est ce qui m’a donné envie de poursuivra ma lecture. Je voulais voir comment Molly allait s’en sortir… et j’étais impatient qu’elle reçoive les lettres de Marie.

  On ne peut que s’attacher à Molly et à ce qu’elle vit. C’est une jeune trentenaire pleine de vie qui n’a pas pris conscience de sa routine quotidienne. C’est grâce à Marie et à ses lettres qu’elle va enfin prendre des risques pour commencer à être heureuse. Molly est une femme altruiste, à l’écoute des autres et toujours dans le don de soi. Il lui manquait juste un petit coup de pied dans le derrière pour la faire ouvrir les yeux : penser à soi n’est pas un acte égoïste, c’est souvent nécessaire. C’est un personnage qui va évoluer, déployer ses ailes et faire acte de résilience. Je l’ai juste adoré. D’autres personnages interviennent dans l’histoire : Viviane, Sacha, John, Nadège etc. Je pense qu’il n’est pas nécessaire de vous les présenter. Il faut les découvrir par soi-même. C’est leurs interactions qui font que l’histoire marche si bien.

  Le rythme est intéressant parce que les chapitres sont courts et il y a beaucoup de dialogues. Du coup grâce à cette fluidité, on lit vite le livre. On est toujours curieux de voir quels sont les « défis » que Marie va demander de faire à Molly. Que ce soit de l’achat d’un sapin de Noël à vivre sa passion pour la danse… il va falloir que Molly fasse preuve de courage pour réaliser ces actes. Je trouve cependant dommage qu’il n’y ait pas douze lettres pour tous les mois de l’année. Je m’attendais franchement à ce que ce soit le cas. Et je ne pense pas que cela soit trop répétitif. L’exemple qui me vient en tête est le roman Love letters to the dead fait entièrement de lettres et qui est excellent !

  J’ai bien aimé tous les messages derrière cette histoire. Qu’il faut parfois prendre des risques pour être un peu plus heureux dans notre vie. Que les choix que nous faisons sont importants. Que les sentiments qu’on éprouve ne doivent pas être enfouis à cause d’actes qu’on considère préjudiciables. C’est un roman feel-good comme on les aime. Il m’a juste manqué une palette d’émotions que j’aurais aimé ressentir. Alors oui j’ai ri et j’ai aimé être au contact de Molly. Mais avec ce que j’ai vécu au début du roman, je m’attendais à ce que ce soit comme ça tout du long. C’est pour moi le petit point faible du roman.

  La plume de Carène Ponte est très intéressante : fluide, descriptive, simple et efficace. J’ai adoré son humour bête mais qui marche sur moi à tous les coups. J’ai apprécié suivre le côté danse qui contrebalance avec les autres côtés cupcakes et histoire de cœur. Cela prouve que l’on peut s’épanouir dans plein de domaines si on le veut vraiment. Que vous dire à part lisez-le ? Malgré quelques défauts, Carène vous offre une histoire parfaite pour cet été. A mettre dans votre PAL estivale !

Ma note : 7,5/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

samedi 1 juillet 2017

Chronique : Les Els - Tome 1 d'H. Roy


Les Els – Tome 1 de H. Roy.
(Genre : Romance, YA).

Editions : J’ai Lu
Prix : 13€ (Partenariat)
Date de parution originale : 11 janvier 2017.

  Résumé : Connor a 18 ans, elle vit avec son père à Eden Lake, une petite ville des Adirondacks et, en dehors du fait que son meilleur ami a subitement pris ses distances, elle mène une existence plutôt tranquille. Le jour où sa tante débarque, les choses se compliquent. Car les cauchemars qui assaillent Connor depuis quelques temps pourraient bien devenir réalité…


  Après avoir beaucoup tardé à sortir ce livre, je me suis enfin décidé grâce à Emilie ! Il faut dire que j’avais un peu peur de commencer cette briquette de 450 pages… Pourtant, les avis sur la toile sont extrêmement positifs. Du coup, toujours grâce à Emilie, on en a fait une lecture commune. J’aime beaucoup la couverture. Ces tons violets, ces papillons et le regard de cette fille… très mystérieux. J’avais parcouru le résumé sans vouloir vraiment savoir de quoi cela parlait. Au final, j’ai passé un très bon moment de lecture.

  H. Roy commence son récit avec un rêve plus vrai que nature. Un rêve dont Connor sort in extremis. C’est une bonne manière pour le lecteur de s’immerger directement dans le récit. Suite à ce rêve, on retrouve notre protagoniste en classe. Et l’auteur commence à cadrer son récit en nous présentant les personnages et la vie de Connor. Très vite, un événement arrive… c’est la bascule qu’on attendait pour que l’histoire débute enfin. Et j’ai été très curieux de poursuivre l’aventure.

  Les personnages sont très intéressants à suivre. Connor est une jeune adulte de 16 ans qui voit sa vie basculer du jour au lendemain. Une fille forte avec un caractère de feu. J’ai adoré son tempérament, sa manière de se rebeller, de ne pas se laisser faire. C’est signe d’un fort mental et on ne peut qu’apprécier ces héroïnes qui tiennent tête aux mecs. Son évolution au fil du roman est très intéressante tout comme les découvertes qu’elle va faire. Vient ensuite Meyer dit M, Evann et Juliette. Des personnages proches de Connor qui vont l’aider, parfois la desservir… mais il faut les découvrir par soi-même. Si on apprécie vite Juliette, on ne sait pas trop sur quel pied danser avec Meyer et Evann.

  Le rythme du roman est bon malgré quelques petites longueurs par ci par là. Quelques descriptions à raccourcir ou quelques états d’âmes à abréger. Mais sinon, on a toujours envie de tourner les pages. On est curieux d’en savoir plus sur Connor, sur les Els, sur cet univers et sur les dangers qui rôdent. Il y a tout de même beaucoup de dialogues, ce qui aide à apporter de la fluidité au récit. C’est un 1er tome introducteur qui donne assez de matière au lecteur pour qu’il soit satisfait.

  L’univers est très intéressant et surtout, il est inédit ! Je n’ai jamais entendu parler de mythologie Els dans aucun autre bouquin. C’est ce qui m’a plu avec cette histoire. Dommage que ce ne soit pas plus exploité. Qu’on n’ait pas davantage de point sur cette fabuleuse invention d’H. Roy. En même temps, le livre est classé en romance. Du coup, le roman est fortement tourné vers cet axe. On a un petit triangle amoureux (bien fait, ne partez pas en courant) qui se forme. Je trouve qu’il ne prend pas le pas sur le récit et ça c’est bien joué.

  Enfin, le style de l’auteur est très agréable. Elle possède une plume assez dynamique, insère de l’action dans son histoire. J’ai parfaitement pu visualiser les scènes narrées sur le papier. Et puis elle arrive à faire monter la pression ! Ce final est vraiment horrible. H. Roy est une auteur sadique… vivement 2018 et la suite des Els. Parce qu’après ça, on a très envie de savoir ce qu’il va advenir d’un personnage. En tout cas, je ne peux que vous conseiller ce 1er tome. Quelques défauts, mais un bon livre fantastique comme on les aime !

Ma note : 8/10.

Merci aux éditions J'ai Lu pour ce partenariat !

La chronique d’Emilie pour cette lecture commune : ICI.

lundi 26 juin 2017

Chronique : Textrovert de Lindsey Summers


Textrovert de Lindsey Summers.
(Genre : Romance, Young Adult).

Éditions Michel Lafon
Prix : 15,95€ (Partenariat)
Date de parution française : 11 mai 2017
Année de parution originale : 2017
Titre version originale : Textrovert

  Résumé : Non seulement Keeley a échangé par accident son téléphone avec celui d’un autre, mais en plus elle va devoir attendre une semaine avant de pouvoir le récupérer car Tavin, le garçon qui a pris son portable, a quitté la ville ! Les deux lycéens vont coopérer pour se transférer leurs messages et, à force d’appels et de textos, apprendre à se connaître. Jusqu’à leur rencontre fatidique où Tavin n’a d’autre choix que de révéler son identité. Maintenant qu’elle connaît la vérité, Keeley peut-elle encore lui faire confiance ?


  Avec sa couverture aux couleurs chaudes et son résumé, Textrovert a attiré mon attention. Je recherchais une lecture légère, sans prise de tête pour commencer l’été... et j’ai fait bonne pioche. Je remercie Camille et les éditons Michel Lafon pour l’envoi de ce roman.

  Tout commence un soir à la fin de l’été. Keeley accompagnée de sa meilleure amie Nicky est à la fête foraine pour leur traditionnel tour de grande roue. Alors qu’elles sont dans la file pour grimper dans le manège, Kelley n’arrive pas à mettre la main sur son portable. Résolue à le retrouver absolument, elle s’élance vers le dernier endroit où elle se souvient s’en être servie. Le retrouver lui permettrait d’échapper à une énième leçon de morale de ses parents et de son frère Zach. Par chance elle le retrouve et réussit à rejoindre Nicky. Sauf que plus tard dans la nuit, Keeley reçoit un appel étrange. Son interlocuteur prétend qu’elle n’a pas le bon téléphone. Forcés de constater qu’ils ont bel et bien intervertis leur portable, et qu’ils ne pourront pas les échanger avant une semaine, ils commencent à discuter et à se lier d’amitié.

  Le roman possède quelques petites incohérences et souffre d’un peu de prévisibilité. Cependant, je me suis vite prise à l’histoire de Keeley et du mystérieux Tavin. Les chapitres sont courts, parfois ponctués par les échanges de textos de nos deux héros : cela donne un bon rythme à l’histoire. Ainsi le lecteur ne peut plus lâcher le livre avant de connaitre le dénouement. Ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, c’est l’évolution de Keeley. L’histoire se déroule pendant leur dernière année au lycée, une année où ils doivent prendre des décisions qui influenceront leur avenir. Au début Keeley est indécise et introvertie, elle ne sait pas dire non. Son frère la fait tourner en bourrique, la fait culpabiliser et elle finit par céder à tous ses désirs. C’est au contact de Tavin qu’elle va s’affirmer et se révéler plus sûre d’elle. Leur rencontre due au hasard se révèlera finalement déterminante pour Keeley.

« Pas la peine. J’ai déjà établi mon diagnostic. Tu souffres d’une encéphalopathie gravement odieuse. Aussi connue sous le nom d’EGO. Tu as tous les symptômes caractéristiques : délire mégalo, carence neuronale et hypertrophie de la confiance en soi »

  Je ne veux pas trop en dire car le roman est assez court : seulement 267 pages. J’aurais d’ailleurs apprécié que certains passages soient un peu plus approfondis. En revanche, le style de Lindsey Summer est agréable, frais et léger, ce qui fait de Textrovert une petite romance parfaite pour les amateurs du genre cet été. Je le conseille donc à tous les adolescents qui cherchent une lecture détente pour la période estivale.

Ma note : 7.5/10

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

samedi 17 juin 2017

Chronique : L'amour à pleines dents ! de Cali Keys


L’amour à pleines dents ! de Cali Keys.
(Genre : Romance, Contemporain).

Editions : Diva
Prix : 14,90€
Date de parution originale : 7 juin 2017.

  Résumé : À vingt-quatre ans, Mélissa Müller, compositrice-interprète, quitte la Suisse (et donc la fondue au fromage et le chocolat), direction le Québec (et donc la poutine et le smoked-meat) ! Mais ce qu'elle n'avait pas prévu (mais pas du tout du tout), c'était que son chéri la plaquerait en pleine balade romantique sur le Mont-Royal. Seulement Mélissa ne peut pas retourner en Suisse. Pas tout de suite, du moins. Car ce qu'elle n’a dit à personne, c'est qu'elle s'est inscrite au concours Best Singer, et qu'elle compte bien le gagner.


  Cali Keys était pour moi une auteur inconnue jusqu’à ce que j’entame mon stage chez Charleston. Avec leur collection Diva, ils ont lancé l’année dernière le premier prix de la meilleure romance. Et vous vous en doutez, Cali Keys l’a emporté avec L’amour à pleines dents ! Franchement, c’est amplement mérité : une couverture aguicheuse, un résumé que j’avais survolé mais qui m’avait intrigué. Et puis le contenu de l’histoire est archi top ! Avec cette lecture, je suis passé à un cheveu du coup de cœur !

  Dès le début j’ai senti que j’allais être embarqué vite dans l’histoire. J’ai vu le potentiel d’écriture, ces descriptions, ces ressentis et l’humour qui se dégage de Mélissa. Parce que oui, même au 1er chapitre, je me souviens avoir rigolé grâce à cette protagoniste un peu gauche et naïve. Cali Keys place son histoire, nous donne un aperçu de la vie de Mélissa et de ses rêves. Et nous voilà, quittant la Suisse pour nous envoler… direction le Québec.

  J’ai adoré suivre Mélissa… et j’ai adoré suivre Diane. Deux personnages qui semblent au départ aux antipodes l’une de l’autre (sauf sur la gourmandise ;)) mais qui se ressemblent beaucoup. Mélissa a toujours voulu vivre de sa musique et de ses compositions. C’est pour cela qu’elle s’est lancée dans la compétition de Best Singer. Femme talentueuse (mais qui ne le sait pas), touchante, à un tournant de sa vie et qui va beaucoup évoluer. Au contact de Diane, Mélissa va se révéler et prendre peu à peu confiance en elle. Elle est aussi altruiste et très sincère. Diane vit de sa passion pour la pâtisserie grâce à son marie. Mais derrière cette travailleuse acharnée, se cache une infinie sensibilité et des blessures profondes. C’est en tout cas un duo qui fonctionne à merveille ! Je prends le parti de ne pas parler de Matthew. Vous devez le découvrir, l’apprivoiser et le connaître… jusqu’à ce qu’il se révèle.

  Ce roman est un bonbon sucré et acidulé qui se dévore du début à la fin ! Je n’ai pas pu m’empêcher de tourner les pages et d’alterner entre le point de vue de Mélissa et celui de Diane. Cette alternance apporte une dynamique et une bonne fluidité au récit (et aussi de la curiosité). Comme l’histoire se passe au Québec, il y a les expressions qui vont avec… et j’avoue avoir parfois rigolé parce que je ne comprenais strictement rien (comme Mélissa). J’ai adoré quand Diane appelait Mélissa « Ma Pitoune » : je trouve ça tellement mignon ! Vous dévorer le livre jusqu’à la dernière page et vous en redemandez encore.

  Le sujet de l’histoire c’est la romance. Mais cela va au-delà d’une simple intrigue amoureuse. Il y a la relation d’amitié qui se noue entre Diane et Mélissa et que j’ai trouvée attendrissante. L’accomplissement professionnel de Mélissa avec le concours Best Singer. Diane et sa reprise en main pour se « remettre en scelle ». C’est un roman avec beaucoup d’humour mais qui aborde en même temps des sujets profonds : la reconstruction, le deuil, l’estime de soi ou encore le pardon. Et Cali Keys arrive à nous propulser dans son récit avec une facilité déconcertante !

  Enfin, sa plume qui est légère, douce, très visuelle aussi ! J’ai tellement eu envie de goûter les cupcakes, les cookies et les autres pâtisseries de Diane. C’est un roman gourmand qui se veut doux et délicat. On sent à travers le style de Cali Keys que c’est une femme généreuse et aimant la vie… et je ne pense pas être à côté en disant cela. Le seul petit bémol pour moi : j’aurais aimé que Matthew soit davantage mis sur le devant de la scène. Ou qu’il fasse plus vite le 1er pas. A part ça, je ne peux que vous recommander ce livre ! C’est frais, dynamique, attrayant et délicieux. Il nous fait prendre conscience à quel point vivre ses rêves et s’en donner les moyens est très important !

Ma note : 8,5/10.

vendredi 16 juin 2017

Chronique : Graines de sable de Sibylle Delacroix


Graines de sable de Sibylle Delacroix
(Genre : Album, Jeunesse).

Éditions : Bayard Jeunesse
Prix : 11.90€ (Partenariat)
Date de parution : 7 juin 2017

  Résumé : À partir d’une poignée de grains de sable retrouvés au fond d’une chaussure, c’est tout un monde qui renaît : un monde de vent et de soleil, d’éclaboussures et de parfums. Un monde qui file entre les doigts comme le sable : le monde des vacances et de l’enfance.


  Avec cette couverture, Graines de sable m’a immédiatement fait de l’œil. Et le résumé m’a conforté dans l’idée de découvrir cet album jeunesse.

  Lorsque je l’ai reçu, je n’ai pas pu me retenir de le feuilleter. Finalement, je me suis surprise à détailler chaque page. Cet album est splendide, les dessins magnifiques et l'histoire toute douce et poétique. J’ai été totalement conquise par le coup de crayon et la plume de Sibylle Delacroix. Ce livre est idéal pour la lecture du soir !!


  Le soir où ma nièce m’a réclamé de lui lire une histoire, c’est tout naturellement que j’ai pioché Graines de sable. Pour voir comment elle réagissait, avec ses yeux d’enfant. Comme moi, elle a beaucoup aimé les dessins et a de suite posé beaucoup de questions. Ce qui m’a fait rire, c’est que sa principale préoccupation était de savoir comment s’appeler la petite fille. Sur certaines planches, elle a rigolé et elle voulait elle aussi, essayer de semer des graines de sable…

  Avec ses 32 pages, comme je le dit plus haut, cet album est vraiment parfait pour la lecture au plus petit avant d’aller au dodo. Je le recommande à tous ceux qui ont des enfants (à partir de 3 ans) pour leur apporter un peu de rêves avant de s’endormir.

Ma note : 9/10.

Merci à Céleste et aux éditions Bayard pour ce partenariat !

mercredi 7 juin 2017

Chronique : Entre chiens et loups - Tome 1 de Malorie Blackman


Entre chiens et loups – Tome 1 de Malorie Blackman.
(Genre : Dystopie, Jeunesse).

Éditions : Livre de poche jeunesse
Prix : 7.90€ (Partenariat)
Date de parution poche : 19 avril 2017
Année de parution française : 2005
Année de parution originale : 2001
Titre version originale : Noughts & Crosses, Book 1.

  Résumé : Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s'affrontent à coups de lois racistes et de bombes.C'est un monde où Callum et Sephy n'ont pas le droit de s'aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d'un rebelle clandestin... Et s'ils changeaient ce monde ?


  Lorsque nous avons reçu le programme de la maison d’éditions, Mathieu m’a fortement conseillé cette lecture. Il savait d’avance qu’elle me plairait. Et comme souvent (pour ne pas dire à chaque fois), Mathieu avait raison !! Je remercie le livre de poche pour l’envoi de « Entre chiens et loups ».

  Dans ce roman, nous nous retrouvons dans un univers dystopique. Un récit qui fait non seulement échos à l’Histoire des Etats-Unis, mais malheureusement aussi à des faits encore d’actualité. Callum et Sephy se connaissent depuis qu’ils sont enfants. Au fil des ans leur attachement est de plus en plus fort, si bien qu’à l’adolescence, ils se rendent compte qu’ils sont amoureux l’un de l’autre. Le problème, c’est qu’ils n’ont pas la même couleur de peau. Sephy est « noire », elle fait partie de la classe supérieure de la société, les « Primas ». Callum est blanc, il fait partie des « Nihils », qui jusqu’à récemment, étaient encore considérés comme des esclaves. Voulant faire évoluer les choses, chacun va se heurter aux réticences des deux castes.

  Ce que j'ai vraiment apprécié dans ce livre, c'est l’utilisation d’un concept universel que Malorie Blackman réussit à rendre unique dans son genre. Elle nous immerge totalement dans son univers et le roman pourrait très bien se passer à l'heure actuelle. Lorsque nous commençons cette histoire, l'abolition de l'esclavage ne date pas de si longtemps. Les Nihils subissent toujours une sévère discrimination et viennent seulement d’être autorisés à poursuivre leurs études et fréquenter les mêmes établissements que les Primas. Il y a encore des exécutions publiques et il est encore inadmissible pour les gens qu’un couple mixte puisse exister.

  L’alternance de point de vue, entre Callum et Sephy, renforce les sentiments que le lecteur ressent pour les personnages. Il est aisé de s’identifier à l’un comme à l’autre. Comme eux, nous espérons qu’ils pourront changer les mœurs et faire évoluer les choses vers un monde meilleur. C’est à un rythme soutenu que les chapitres s’enchaînent. L’auteur nous prend par surprise à plusieurs reprises et les rebondissements vont de mal en pis. La fin m’a totalement bouleversée. Je ne m’y attendais tellement pas (ou plutôt, j’espérais autre chose), c’est là que réside aussi toute la force de l’auteur. Son univers est très bien construit, et elle ose torturer ses personnages et ses lecteurs par la même occasion. Le sujet traité n’est pas facile, voir carrément révoltant. Le racisme, la discrimination, l’exclusion, Malorie Blackman en fait une ode à la tolérance et nous délivre une leçon d'histoire vraiment intelligente sous le couvert d'un roman jeunesse.

  Une chose est certaine : l'histoire de Sephy et Callum me restera en mémoire pendant longtemps. Ce roman est remarquable, brillamment écrit, avec des personnages complexes et intelligents. Il fait ressentir au lecteur toutes sortes d’émotions. Je l'ai beaucoup aimé et j'ai hâte de lire le reste de la série. Je recommande fortement ce livre !

Ma note : 9/10.

Merci à Myriam et aux éditions Hachette pour ce partenariat !