jeudi 26 octobre 2017

Éléments – Livre 1 : The Air He Breathes de Brittainy C. Cherry


Éléments – Livre 1 : The Air He Breathes de Brittainy C. Cherry
(Genre : New adult).

Editions : Hugo Roman
Prix : 17€
Date de parution originale : 7 juillet 2016
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Elements, Book 1 : The Air He Breathes.

  Résumé : Tristan et Elizabeth sont voisins, ils n’ont rien en commun à part leur passé douloureux. Elle a choisi de continuer à vivre ne serait-ce que pour sa petite fille Emma. Il a choisi de s’extraire du monde. Mais Elizabeth ne l’entend pas de cette façon. Elle sait qu’ils sont tous les deux en miettes et qu’ensemble ils seront plus forts pour affronter leurs fantômes. C’est sans compter avec toutes les embûches que les habitants de leur petite ville vont mettre sur leur route. Ensemble, ils sauront vaincre les idées reçues.


  Voilà un livre resté assez longtemps dans ma PAL… pourtant, je voyais toujours de superbes avis. Que ce soit sur ce tome 1 ou sur les suivants. Mais j’ai toujours eu des lectures prioritaires. Cet été j’ai donc décidé de sortir l’histoire d’Elizabeth et Tristan. Et grand bien m’en a fait parce que j’ai adoré ! Et puis la couverture est canon il faut l’avouer. Je ne sais pas si pour l’auteur, le M de la couverture reflète son Tristan, mais il est bien choisi. Au final, c’est une histoire que j’ai dévoré !

  L’auteur ne laisse pas son lecteur intact. Dès le début, le drame dans la vie de Tristan surgit… son fils et sa femme sont tragiquement morts dans un accident de voiture. Depuis ce jour, il vit reclus dans une maison, loin de ses parents et des personnes qu’il aime. De l’autre côté il y a Elizabeth qui a aussi perdu un être cher, son mari. Ces deux là vont se rencontrer et se détester dès le 1er échange. C’est pour cette raison que j’ai été curieux. Je voulais savoir comment deux êtres opposés pouvaient au final finir ensemble.

  Oh mon dieu mais ces personnages sont grandioses ! Je les ai adoré autant l’un que l’autre. Elizabeth pour son courage, sa force psychique, son combat pour sa fille et contre ceux qui la dénigrent. Tristan pour sa façon de s’ouvrir de nouveau à la vie, de prendre le temps d’apprécier les choses et de se rattacher petit à petit à quelqu’un. C’est un couple qui va vous faire palpiter. C’est une belle alchimie qui se crée entre eux. Pourtant, comme je le disais plus haut, ce n’était pas gagné ! L’autre personnage qui m’a énormément fait rire c’est Faye, la meilleure amie d’Elizabeth. Elle est franche, entière et adorable derrière la carapace qu’elle s’est construite. Les personnages sont bien creusés, on s’attache à eux et c’est super !

  Le rythme est vraiment excellent ! On passe par plusieurs étapes sans s’en rendre compte. Des étapes de vie mais aussi des étapes dans l’évolution des personnages. Le roman se lit vite parce que les chapitres sont assez courts et qu’il y a une bonne alternance entre dialogues et narration. Ce que j’ai fortement apprécié c’est la narration à double voix. Mais aussi ce cheminement entre le présent et les souvenirs plus tragiques du passé. Ça donne du dynamisme, de l’ampleur à l’histoire et ça permet au lecteur d’être de plus en plus sensible, curieux et emballé !

  J’ai adoré cette histoire et ce qu’en a fait l’auteur. Chaque personnage va tirer des forces et des faiblesses de l’autre pour se reconstruire. La reconstruction est le maître mot ici. Quoi qu’il en soit, Brittainy C. Cherry possède aussi l’effet de surprise. Il y a des événements, des révélations que je n’avais pas du tout vu venir. Et c’est parfait parce que ça a pimenté encore un peu plus ma lecture ! Les 100 dernières pages sont vraiment mes préférés. Toute cette action, ces révélations, l’avancement des personnages dans l’histoire… c’était trop bien.

  Enfin la plume de l’auteur. C’est addictif et assez descriptif dans le sens où on peut aisément imaginer les personnages, la ville et ce qu’il y a autour. Les ambiances sont bien décrites et c’est l’essentiel. Depuis tout à l’heure, je n’arrête pas de vous faire l’éloge de ce roman. Pourquoi n’ai-je pas eu un coup de cœur alors ? Parce qu’il m’a juste manqué la petite étincelle. Quoi dire de plus à part que la fin est superbe et qu’il faut lire ce livre ? Je ne peux que vous le recommander ! Je lirai la suite avec plaisir.

Ma note : 8,5/10.

Chronique : Everything, everything de Nicola Yoon


Everything, everything de Nicola Yoon.
(Genre : Contemporain, YA).

Editions : Bayard
Prix : 16,90€ (Partenariat)
Date de parution : 7 juin 2017 (édition spéciale avec les photos du film)
Année de parution française : 2016
Année de parution originale :2015
Titre version originale : Everything, everything.

  Résumé : Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois.


  Lors de sa sortie l’année dernière, Everything, everything a fait beaucoup parlé de lui. Je l’avais noté dans ma wish list sans franchir le cap de l’achat. Pourtant, il me faisait très envie, encore plus quand j’ai appris la sortie du film ! Je savais d’avance que je n’irai pas au cinéma sans avoir lu le roman avant. Je remercie chaleureusement Dorothée des éditions Bayard et Mathieu ! Je ne m’attendais pas à recevoir cette belle édition. J’ai été ravie de pouvoir découvrir l’auteur avec son premier roman.

  Madeline Whittier souffre d’une maladie rare. Une forme de déficit immunitaire plus connu sous le nom de maladie de l’enfant bulle. C’est ainsi que nous faisons connaissance de la jeune fille de 17 ans. Elle est contrainte de rester chez elle sans jamais pouvoir mettre un pied dehors. L’auteur nous décrit son quotidien plutôt monotone dans sa maison d’un blanc immaculé où même l’air est filtré afin de sauvegarder la santé fragile de Maddy. Puis, un élément perturbateur vient ébranler sa routine. La maison d’à côté, jusqu’alors inhabitée, vient de trouver une nouvelle famille. Parmi eux, il y a ce jeune tout de noir vêtu, Olly !

  J’ai beaucoup aimé faire la connaissance de Maddy. C’est une jeune fille marrante à l’imagination sans borne qu’elle puise dans ses lectures. Elle arrive à transformer son quotidien banal et habituel en inventant ou transformant les règles d’un simple jeu, en se plongeant dans ses lectures ou encore grâce à ses cours par correspondance. Sa lucidité face à sa maladie ne fait pas d’elle quelqu’un d’aigri et malheureux bien au contraire : elle a su s’adapter à sa condition. Elle est joyeuse et pétillante tout en gardant en tête que certains de ses rêves ne pourront jamais se réaliser si elle veut rester en vie.

  Sa façon de penser va cependant évoluer lorsque son infirmière l’autorise, sans que sa mère soit au courant, à rencontrer Olly. Évidemment, ils devront respecter le protocole pour ne prendre aucun risque de contamination. Mais cette rencontre va distiller un tout autre symptôme dans le cœur de Maddy.

  J’ai adoré ma lecture, très bien rythmée par les courts chapitres. Elle est entrecoupée par des notes, des dessins de Madeline ou encore par ses échanges via internet avec Olly. Malgré le train-train quotidien de Maddy, cela nous permet de bien avancer jusqu’au moment qu’on attend : celui où Maddy va prendre un gros risque ! Là, j’ai retenu mon souffle par crainte de ce qui allait se passer. Nicola Yoon en profite pour faire une révélation que je n’ai pas vue arrivée et les évènements s’accélèrent pour atteindre un final trop mignon.

  La plume de Nicola Yoon est agréable et fluide. Elle permet de facilement s’attacher aux protagonistes à défaut de pouvoir s’identifier à eux.

  Maintenant que j’ai lu ce roman et vu les photos du film qui se trouvent dans cette édition, j’irai forcement le voir. J’ai trop envie de découvrir cette adaptation, vérifier si elle est fidèle au livre. Quoiqu’il en soit, je vous recommande Everything, everything. C’est une lecture divertissante et à l’image de son héroïne : pétillante, malgré le sujet de la maladie pas facile.

Ma note : 8/10

Merci à Dorothée et aux éditions Bayard pour ce partenariat !

Chronique : Shadowland - Tomes 2 & 3 de Kate Brian

 

Shadowland – Tome 2 & 3 de Kate Brian
(Genre : Jeunesse).

Editions : Bayard
Prix : 15,90€
Dates de parution française : 9 novembre 2016 (Tome 2) & 21 juin 2017 (Tome 3)
Années de parution originale : 2013 & 2014
Titres versions originales : Shadowland, Book 2 : Hereafter / Shadowland, Book 3 : Endless.

  Résumé du tome 2 : Pour échapper à Steven Nell, redoutable tueur en série, Rory Miller et sa famille trouvent refuge sur Juniper Landing, une île éloignée de tout. Avec son ciel bleu, ses plages de sable blanc et ses aimables habitants, l’endroit ressemble à un petit paradis terrestre. Du moins à première vue… Rory s’aperçoit bientôt que Juniper Landing recèle un terrible secret, et le brouillard tourbillonnant qui y déferle chaque matin se révèle encore plus terrifiant que Steven Nell. Lorsqu’elle découvre la douloureuse vérité, Rory comprend qu’elle ne pourra jamais rentrer chez elle.


  Le tome 1 était passé à un cheveu du coup de cœur. Toute cette tension, ces mystères, cette course poursuite… et surtout cette fin de DIN-GUE ! Du coup, même si j’ai mis un certain temps à me lancer dans la suite, j’avais hâte. J’ai décidé de vous faire deux chroniques en une. La raison est que j’ai lu les tomes 2 & 3 d’affilé. Ce sera plus pratique et je perdrai moins de temps. En plus le tome 2 n’est pas le meilleur. En tout cas, j’avais hâte de retrouver les personnages et de voir ce qui allait leur arriver avec la révélation de fou. Merci à Bayard d’avoir gardé ces magnifiques couvertures VO ! Au final un tome 2 bof et une tome 3 que j’ai bien plus apprécié !

  Je vais aller vite avec le tome 2. S’il est dans la continuité du tome 1, il ne se passe pas grand-chose. J’ai trouvé qu’on tournait en rond et qu’il n’y avait pas tellement d’actions. Tout se fait dans des détails et quand on n’a pas l’œil comme moi, c’est assez long. Du coup, c’est un tome de transition où on nous explique principalement l’univers et le fonctionnement des CAP. Mais le tome 3 est vachement meilleur avec une fin de tome 2 qui donne envie de continuer la suite. Merci Kate Brian ! On démarre en tout cas très vite pour ne pas perdre de temps et j’aime ça !

  Rory est toujours un personnage attachant. Elle s’inquiète sincèrement pour sa famille et ses amis. Elle souhaite qu’ils ne leur arrivent rien de grave avec ce qui se passe sur l’île. Pourtant, son comportement envers Tristan et Joaquin peut être énervant. J’ai souvent eu envie de lui donner des baffes. Un petit triangle amoureux un peu agaçant quand il se présente. Sinon j’ai aimé sa détermination, son envie de trouver LE coupable et ses facultés de déductions. Rory est assurément une fille intelligente. Les ados de l’île sont toujours autant suspects. Il se passe des choses étranges et le fait qu’il y ait beaucoup de personnages rend le lecteur flou sur qui pourrait faire quoi. Ça ne m’a personnellement pas dérangé. C’est juste qu’on suspecte à la longue, presque tout le monde.

  Le rythme de ce tome 3 est plus soutenu que le 2 et donc bien meilleur. Beaucoup d’événements vont avoir lieu, des dérèglements vont se produire tout comme des choses inexplicables. Certains habitants de l’île vont se retourner contre la Maire et les ados. C’est presque une révolution en marche qu’il faut gérer avec en même temps une enquête à régler. Autant vous dire qu’on a la tête de partout. Il y a aussi beaucoup de dialogues, les chapitres sont courts et c’est un bon point pour cette trilogie.

  L’univers est quand même intéressant. J’essaie de ne rien dire pour ceux n’ayant pas lu le tome 1 et c’est un peu dur. Je ne vais pas spoiler mais en tout cas, sachez que l’univers qui entoure Rory dépasse son entendement. Certes il y a toujours le côté thriller mais il faut ajouter à cela un autre aspect qui pourra en ravir plus d’un. En tout cas, l’auteur distille petit à petit des indices, fait des révélations… et ce qui paraissait impossible au début se révèle finalement réalisable. Mais aux risques et périls des protagonistes. Pourtant il faut faire vite puisque toutes les choses fondées depuis des siècles tendent à disparaître pour l’éternité.

  L’écriture de Kate Brian est très simple mais pour la cible visée avec cette trilogie, ce n’est pas plus mal. Je n’ai en tout cas pas eu de difficultés à me projeter dans l’histoire et à m’imaginer les scènes. Bien sûr, je me suis encore une fois trompé sur le ou les potentiels coupables. Quand on a quelqu’un dans sa ligne de mire, il est difficile de la lâcher tant qu’on ne sait pas. C’est en tout cas une belle fin qui permet de montrer une belle évolution de l’histoire. Si le tome 2 a été vraiment transitoire, le tome 3 m’a beaucoup plu. J’ai été berné et Rory m’a surpris par sa détermination ! Une trilogie à lire !

Ma note : 8/10.

Chronique : Photophobia de Tom Becker


Photophobia de Tom Becker
(Genre : Thriller, YA).

Editions : Milan
Prix : 14,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 3 mai 2017
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Dark Room.

  Résumé : Quand ils arrivent dans la ville de Saffron Hills, Darla et son père sont bien décidés à prendre un nouveau départ. Malheureusement, Darla s’intègre difficilement dans son lycée, où tous les élèves sont obsédés par les selfies, les grosses voitures et les concours de beauté. Sa situation ne fait qu’empirer quand elle commence à avoir des visions qui la projettent dans le corps d’un meurtrier s’attaquant à des étudiants de son campus…


  Vous savez que je ne lis pas beaucoup de thrillers. Pourtant la plupart du temps, je les apprécie particulièrement. Ici, c’est un thriller young-adult que les éditions Milan ont édité. J’ai beaucoup aimé cette couverture graphique qui change de ce qu’on peut voir en général. Et puis le résumé a achevé de me conquérir. Est-ce que c’est un thriller-fantastique ou tout simplement un don  d’avoir des visions ? Au final, j’ai beaucoup aimé ma lecture !

  Le début commence assez fort. C’est un prologue racontant une histoire 20 ans auparavant. Celle de Walter West que les habitants de Saffron Hills ont appelé le Preneur d’Anges. Walter était un jeune ado passionné par la photo et par les belles choses. Jusqu’au jour où il se met à tuer les plus belles filles de son quartier… Je n’en dirais pas plus sur son « après ». Le chapitre 1 nous permet de faire la connaissance de Darla et de son père. Tous les deux, pour fuir une vie mouvementée, vont être amenés à s’installer à Saffron Hills. Et à partir de là, Darla va avoir des visions… et des meurtres vont se produire.

  J’ai beaucoup aimé Darla, son intégration difficile au lycée, le fait qu’on la catégorise directement comme l’étrangère. Il est vrai qu’elle est différente des autres filles. Elle n’est pas riche, n’habite pas dans une belle maison, n’a plus sa maman et son père n’est pas parfait. Et puis au niveau de son physique, elle le dit elle-même, ce n’est pas un canon de beauté. Pourtant tous ces éléments pouvant la desservir vont au contraire lui permettre de mener sa propre enquête sur les meurtres. Elle a su s’entourer d’alliés et ses réflexions et raisonnements sont très subtils. D’autres personnages interviennent également : son père Hopper, la vieille Annie et puis tous les ados riches. Et on ne sait pas avec tous ces personnages (y en a-t-il trop au final ?)… qui peut être le Preneur d’Anges !

  Malgré quelques longueurs qui ne gâchent pas le plaisir de la lecture, j’ai adoré ce rythme soutenu. Il se passe presque tout le temps quelque chose. Que ce soit les découvertes de Darla et de ses amis, les meurtres accomplis du tueur ou encore ce lien avec le passé inexplicable. Je me suis creusé la cervelle beaucoup de fois. Essayant de savoir qui pouvait bien être le coupable. On suspecte tout le monde, la tension est là et le stress aussi, plus que jamais. Il y a quand même beaucoup de dialogues qui permettent de fluidifier le récit et de le rendre plus dynamique. Vous n’allez franchement pas vous ennuyer.

  Le côté thriller en lui-même est vraiment bien fait. Il y a des soirs où je me suis couché en ayant un peu peur des bruits alentours (vous me direz qu’il m’en faut peu). Mais il y a des scènes qui glacent le sang et qui ne sont pas belles à voir. L’auteur ne ménage pas ses effets et les visions de Darla sont assez frustrantes parce qu’on sait qu’il va se passer un truc… sans pouvoir jamais arrêter le tueur. Une enquête bien menée même si pour ma part je n’ai pas vu le moindre indice ! Je me suis fait berner en beauté. Et c’est là toute l’efficacité de l’auteur.

  Concernant l’écriture c’est simple et efficace. Ce qu’il m’a manqué c’est peut-être d’autres points de vue. J’aurais tant apprécié avoir celui du tueur ou d’autres personnages. Ça aurait amené encore plus de piquants et de rebondissements. La fin est tip top parce que je ne pensais pas du tout à cette identité pour le tueur. J’admets avoir été surpris même si c’est quand même un peu tiré par les cheveux. Au final, j’ai beaucoup aimé cette histoire ! Il m’a manqué quelque chose en plus pour l’adorer à son extrême. Elle a au moins eu le mérite de me faire frissonner le soir… et ce n’est pas banal !

Ma note : 7,5/10.

Merci à Élodie et aux éditions Milan pour ce partenariat !

Chronique : Diabolic - Tome 1 de S.J. Kincaid


Diabolic – Tome 1 de S.J. Kincaid
(Genre : Science-fiction, YA).

Editions : Bayard
Prix : 17,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 3 mai 2017
Année de parution originale : 2016
Titre version originale : The Diabolic, Book 1.

  Résumé : « Avez-vous déjà observé un tigre ? Il possède une mâchoire assez puissante pour broyer l’homme le plus robuste, des muscles d’acier capables de traquer n’importe quelle créature. Pourtant, lorsqu’il attaque, il donne la mort avec une grâce aérienne. » Un diabolic n’est pas un humain. Un diabolic est programmé pour être fidèle envers une seule personne. Un diabolic n’existe que pour protéger son maître. Quitte à donner sa vie. Quitte à en perdre d’autres.


  Ce livre a beaucoup fait parler de lui à l’étranger. Lors de sa parution en France, les réseaux ont été inondés de photos du roman. En même temps, quand on nous vend un univers comme celui-ci, on ne peut qu’être tenté de le lire. J’apprécie que les éditions Bayard aient gardé une couverture assez similaire. Quand on connait le roman, on sait que ça représente bien ce qu’est une Diabolic. Au final, j’ai passé un agréable moment. Le tome 1 de Diabolic a été une très bonne surprise !

  L’auteur commence son histoire avec un prologue très intéressant. On y voit l’évolution de Némésis (la diabolic), et les expériences que font les scientifiques sur elle. Expériences chimiques lui permettant d’être totalement liée à Sidonia, sa maîtresse. C’est grâce à ça qu’un Diabolic peut donner sa vie pour sauver celle ou celui qu’il sert. Pourtant Sidonia n’est pas une maîtresse comme les autres. Et quand Némésis doit prendre sa place pour se rendre au Chrysanthème tout va s’enchaîner. Pour le plus grand plaisir du lecteur.

  Les personnages sont vraiment excellents ! C’est un vrai point fort pour l’histoire. Suivre Némésis est grisant. C’est une Diabolic qui joue parfaitement son rôle de protectrice. Pourtant, lorsqu’elle va se rendre au Chrysanthème, elle va devoir se faire passer pour une humaine. Le jeu d’acteur est bluffant pour cacher sa véritable nature. Némésis ne se contente pas d’être elle-même, elle en devient une personne réellement touchante, qui éprouve peu à peu des sentiments. Qui découvre des choses qu’un humain devrait savoir, des civilisations, des émotions etc. C’est un réel plaisir d’être à ses côtés et de se battre avec elle pour des choses justes. D’autres personnages interviennent comme Sidonia et sa famille, Tyrus, Rendevald, Cygna etc. Tous sont essentiels dans cette histoire et je vous laisse les découvrir.

  Le rythme est très intéressant. Certes le début est un peu long à se mettre en place. Il faut bien 120 pages pour que Némésis arrive au Chrysanthème. Je ne dis pas que les 100 premières pages ne sont pas intéressantes. On nous fait une présentation de l’univers et des enjeux. Mais là n’est pas le cœur du récit et de l’action. Tout va s’enchaîner lorsque la diabolic entre en scène en tant que Sidonia. On entre dans un jeu politique, un véritable échiquier de conspirations, de manipulations et de coups bas. Beaucoup de révélations et de retournements de situations sont inattendues. L’auteur sait tenir son lecteur en haleine et c’est top ! Quelques longueurs par-ci par-là mais qui n’empêchent pas d’être pris par l’histoire.

  L’univers de science-fiction créé par l’auteur est hallucinant. Il faut une sacré imagination pour inventer un monde (même plusieurs) et qu’il n’y ait pas d’incohérences. J’ai adoré aller à la découverte des peuples, des traditions de chacun. Les plus riches peuvent modeler leur visage, se faire des cures de jouvence pour rester jeune éternellement… plein de petits éléments qui font l’originalité de l’univers. C’est aussi un monde cruel, où les « amis » peuvent vous planter un couteau dans le dos. Il y a aussi des idéologies qui divergent et voir les protagonistes se battre pour les défendre est très intéressant.

  L’écriture de S.J. Kincaid est fluide et très facile d’accès. Il y a des mots inventés pour que ça colle à l’univers et on se familiarise vite avec ça. Le style est aussi assez visuel, je n’ai pas eu de mal à imaginer ce qui se passait au sein du Chrysanthème. Et puis la fin est vraiment excellente. Rebondissement sur rebondissement… l’auteur joue avec nos nerfs. Je ne peux que vous recommander ce 1er tome. Si vous êtes fans de SF vous allez adorer. Pour les moins fans, ça le fait aussi ! Les complots, les idéaux bafoués et les personnages sont autant de points forts qui pourront vous ravir. Vivement le tome 2 !

Ma note : 8,5/10.

Merci à Céleste et aux éditions Bayard pour ce partenariat !

Chronique : T'arracher de Claudine Desmarteau


T’arracher de Claudine Desmarteau
(Genre : Contemporain, Jeunesse).

Editions : Thierry Magnier
Prix : 13,80€ (Partenariat)
Date de parution originale : 23 août 2017.

  Résumé : Je te vois partout. Tout à l’heure dans la rue, de dos c’était Toi ce mec brun aux cheveux un peu trop longs en queue de rat sur le cou. Je me suis grouillée pour te rattraper, je devrais pas cavaler après Toi comme ça je sais, je peux pas m’en empêcher tu m’attires comme un aimant. J’avais envie de te choper par le bras mais quand je me suis approchée c’était un autre. Des autres Toi j’en vois plusieurs par jour. Il suffit d’un infime point commun. Ta façon de marcher nonchalante. Ta couleur de cheveux. Ton dos un peu voûté. Ton blouson à capuche. Tes pompes sans lacets. Un petit quelque chose qui me rappelle Toi et mon cœur se met à battre n’importe comment. C’est n’importe quoi.


  Aussitôt reçu en juin, aussitôt englouti en à peine deux heures. Je ne connaissais pas Claudine Desmarteau et je suis ravi d’avoir découvert sa plume. C’est un roman particulier autant par son thème que dans le choix de la narration. La couverture est très belle et le travail de fabrication est vraiment excellent ! Ce touché soft touch c’est super. Un roman de la rentrée littéraire qui m’a plu malgré quelques défauts.

  On est de suite pris dans l’histoire grâce à cette écriture percutante, limite hachée et brute. On a envie de savoir ce qu’a vécu notre protagoniste et si elle va réussir à s’en sortir. Lou (à voir pour le prénom dans le roman !!) est au début du roman au fond du gouffre. Je pense que c’est sa dépression qui nous permet au départ de s’attacher à elle. Pourtant si on la trouve attachante d’un côté, elle n’est que détestable de l’autre. C’est une jeune fille qui va évoluer mais au départ elle est grossière et irrespectueuse envers ses parents. C’est en fait une façon de se protéger et de mettre des barrières entre son quotidien et ses émotions. Lou est une fleur qui va s’ouvrir et qui par son propre chemin, va faire preuve de résilience et de courage… pour enfin trouver sa voie.

  Le rythme est assurément bon puisque les chapitres sont courts, les petites phrases permettent de lire très vite. Et quand il y a des dialogues, la lecture est encore plus dynamique. Alors oui, tout va très vite et c’est une bonne chose mais justement, j’aurais aimé que l’auteur prenne plus son temps. D’abord pour enclencher l’histoire, ensuite pour nous narrer plus en détails les éléments clés du récit. Je pense qu’il y a du potentiel à exploiter plus les choses. Mais le roman n’en demeure pas moins intéressant et bon !

  Le thème de la reconstruction est bien abordé. Et je pense qu’il doit être plus difficile à mettre en place lorsqu’on a un protagoniste jeune que lorsqu’on a un adulte. Les ados sont souvent plus imprévisibles. En tout cas, on sent au fil du roman ce fil qui ne cesse de monter afin d’aider Lou dans sa vie. Les objectifs sont fixés, elle essaie de les atteindre et c’est le plus important. La passion de Lou pour le dessin est aussi super ! J’ai adoré voir son interprétation des planches qu’elle dessinait.

  Enfin, la plume de Claudine Desmarteau sort de l’ordinaire. Elle est vive, incisive et percutante. Ça fait limite mal au ventre quand on lit ses mots. Certains pourraient ne pas apprécier mais j’ai personnellement aimé cette façon d’écrire. C’est du rentre dedans mais ça a le mérite d’être efficace. La fin m’a aussi beaucoup plu parce qu’elle permet de se rendre compte de l’évolution de Lou. En tout cas, je ne peux que vous conseiller ce petit livre. Il se lit vite et malgré ses défauts, vous allez apprécier sa découverte !

Ma note : 7,5/10.

Merci à Camille et aux éditions Thierry Magnier pour ce partenariat !

samedi 7 octobre 2017

Chronique : lait et miel de Rupi Kaur


lait et miel de Rupi Kaur.
(Genre : Poésie)

Editions : Charleston
Prix : 17€
Date de parution française : 22 septembre 2017
Année de parution originale : 2014
Titre version originale : milk and honey

Résumé : Construit autour de courts poèmes en prose, lait et miel parle de survie. De l'expérience de la violence, des abus sexuels, de l'amour, de la perte et de la féminité. Le recueil comprend quatre chapitres, et chacun obéit à une motivation différente, traite une souffrance différente, guérit une peine différente. lait et miel convie les lecteurs à un voyage à travers les moments les plus amers de l'existence, mais y trouve de la douceur, parce qu'il y a de la douceur partout si l'on sait regarder.


  LIVRE COUP DE CŒUR ! Rupi Kaur, je n’en avais jamais entendu parler avant de travailler chez Charleston… J’avais tellement d’a priori sur ce recueil parce que les poèmes et moi, ce n’est pas trop ça. Pourtant, je me suis lancé un soir, dans le métro, à ne plus pouvoir en décrocher. J’adore le fait que les éditions Charleston aient repris la couverture originale. Surtout, le rappel fait avec le titre VO : très important. Le petit plus, un touché soft touch qui ravira les fans de beaux livres. lait et miel est au final un livre qui m’a détruit autant qu’il m’a reconstruit.

  Cette chronique sera sans doute plus courte et un peu décousue. Il est difficile de parler de poèmes quand on n’est pas un expert. Pourtant je vais essayer de vous expliquer pourquoi j’ai aimé le livre de Rupi Kaur. Le recueil est découpé en 4 parties qui montrent l’évolution de l’auteur dans sa vie : souffrir, aimer, rompre, guérir. Elle nous parle de choses vraies, de perceptions qu’elle a vécues et de moments de sa vie difficiles ou heureux.

  Les poèmes sont tantôt courts, tantôt longs, mais ils racontent tous une histoire. Celle d’une jeune fille qui a souffert, qui a appris à aimer une personne, qui a dû rompre pour réussir à guérir. J’avais peur de ne pas comprendre les poèmes. Pourtant même en étant un garçon, j’ai compris, ressenti et apprécié les mots de l’auteur. Et ce que j’ai trouvé génial, c’est que les poèmes, mis bout à bout forment une seule et même histoire. Les poèmes se répondent, forment un tout, choquent le lecteur et lui fait ressentir un paquet d’émotions.

  Les émotions dans ce recueil de poèmes sont mises en exergue. Je ne pensais pas ressortir à la fois détruit et reconstruit de ma lecture. Je pense même avoir soufflé à la fin tant j’ai été pris dans un tourbillon de ressentis. J’ai failli pleurer tellement certains poèmes sont hard, et j’ai souri de joie lorsqu’enfin tout s’arrange. C’est un livre qui vous met à fleur de peau et qui vous permettra de relativiser sur votre propre vie. Parce que Rupi Kaur, malgré sa belle jeunesse et son entrain sur les réseaux, est une Femme avec un grand « F ». Une Femme courageuse et dynamique que tout le monde devrait admirer. Et je l’admire.

  Que dire de plus à part que les dessins du livre permettent au lecteur d’encore plus prendre conscience de la violence de certains poèmes. Ou bien sûr à l’opposé de leur beauté immense ! C’est un livre que vous devez acheter ! Il se déguste, se lit, se relit et se relira encore. Un recueil de poèmes que tout le monde devrait avoir, qu’on soit une femme ou bien un homme. J’ai maintenant hâte de découvrir le 2e livre de Rupi Kaur.

Ma note : 9,5/10.

Pour découvrir un extrait, cliquez ICI.

mercredi 4 octobre 2017

Chronique : First Love de James Patterson & Emily Raymond


First Love de James Patterson & Emily Raymond.
(Genre : Romance, Jeunesse).

Éditions : Livre de poche
Prix : 7.90€ (Partenariat)
Date de parution poche : 31 mai 2017
Année de parution française : 2016
Année de parution originale : 2001

  Résumé : Axi, seize ans, est une fille bien sage et bonne élève. Surtout pas du genre à s’attirer d’ennuis. Alors, forcément, quand elle propose au beaucoup moins raisonnable Robinson, son meilleur ami, de sécher les cours et fuguer pour traverser les Etats-Unis, il n’en croit pas ses oreilles. Il se laisse finalement convaincre quand il comprend que le projet de son amie est mûrement réfléchi : des étapes sont prévues, elle a rassemblé du matériel et surtout économisé depuis cinq ans en faisant du baby-sitting pour payer les trajets d’autocar et les dépenses courantes. Robinson, secrètement amoureux, accepte… »


  First Love était sur ma wish-list depuis sa sortie grand format l’année dernière. Son résumé, sa couverture et tous les bons avis que j’ai pu voir par la suite me donnaient très envie de découvrir cette histoire. Quand je l’ai vu sur la programmation du Livre de Poche, je n’ai pas pu m’empêcher de le demander. L’agréable petite surprise étant de voir que le livre de poche a conservé la mise en page et les photos du grand format.

  Axi Moore est une jeune fille sage, studieuse et sans histoire, jusqu’au jour où elle décide de s’enfuir avec son meilleur ami Robinson. Ce dernier, bien que surpris par la proposition d’Axi, accepte de bon cœur et décide de mettre un peu de piment à leur road trip en s’enfuyant avec une Harley volée.

  Le livre se partage en deux parties. La première est consacrée à leur road trip. On y découvre les endroits qu’ils visitent. Et on ressent l’évolution des sentiments qui les unissent. On en apprend beaucoup sur Axi durant cette première partie, sa manière de voir son avenir, Robinson ne se révèle que dans la seconde. Après un évènement maquant une transition franche, on découvre le contexte familial dans lequel a grandi ce mystérieux jeune homme. Si j’ai énormément apprécié la première partie du roman qui retrace tout le voyage de Robinson et Axi, je me suis souvent demandé comment deux jeunes de leur âge pouvaient faire tout ça sans être inquiétés par qui que ce soit. C’est vrai, ils ne sont même pas majeur mais rien ni personne ne les arrête.

  La seconde partie qui se voulait un peu plus profonde et émouvante n’a pas su m’atteindre autant que je l’aurais voulu. Je ne dis pas que je n’ai pas été touchée mais je m’attendais peut-être trop à cette fin… Et j’ai trouvé l’épilogue trop survolé. Il aurait mérité quelques pages de plus surtout sur la relation de Axi avec son père.

  La plume des auteurs convient parfaitement au public visé : simple, efficace et fluide. Les photos agrémentent parfaitement l’histoire et aide à visualiser certaines scènes. Si vous avez apprécié Nos étoiles contraires de John Green, je vous recommande First Love ! L’histoire reste touchante, il vous épargnera toutefois les torrents de larmes.

Ma note : 7.5/10

Merci à Myriam et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

lundi 2 octobre 2017

Chronique : Pivot Point – Tome 1 : À la croisée des chemins de Kasie West


Pivot Point – Tome 1 : À la croisée des chemins de Kasie West
(Genre : Fantastique, YA)

Editions : MxM Bookmark
Prix : 17€ (Partenariat)
Date de parution française : 22 février 2017
Année de parution originale : 2013
Titre version originale : Pivot Point, Book 1.

  Résumé : Connaître les retombées de ses choix ne les rendent pas plus faciles… La vie d’Addison Coleman se résume à un grand « Et si ? » En tant que Chercheuse, lorsqu’elle est face à un choix, elle peut regarder dans le futur et en voir toutes les issues, ce qui lui permet immanquablement d’éviter les désastres. Du moins, c’était ce qu’elle pensait. Lorsque ses parents la prenne de court en lui annonçant leur divorce, elle peut soit choisir de vivre avec son père, qui veut quitter le Camp paranormal pour vivre parmi les « Norms » soit avec sa mère, qui compte rester dans le monde qu’Addie a toujours connu. La réponse aurait dû être évidente puisqu’elle aime sa vie telle qu’elle est, mais une Recherche six semaines dans le futur lui prouve que ce n’est pas aussi simple.


  Cette lecture me faisait de l’œil depuis un moment en VO ! Je trouvais le concept original et le fait de pouvoir entrevoir son destin… j’adore ce sujet. Du coup quand les éditions MxM Bookmark ont décidé de le sortir, je n’ai pas hésité une seconde. Surtout qu’ils ont repris la couverture d’origine et c’est juste une pure merveille. Au final que dire… j’ai bien aimé mais je ne m’attendais pas à ce que le récit soit tourné de cette façon.

  Au début on découvre Addison dans sa vie de lycéenne. L’auteur fait une brève présentation des cours donnés à ces gens dotés de capacités hors normes. Puis, on en vient vite au sujet qui va tout déclencher : le divorce des parents d’Addison. C’est à partir de là que sa meilleure amie va lui demander de « chercher ». Cherche entre son futur avec sa mère qui reste dans sa ville d’origine et son père qui quitte la maison familiale… pour une ville de norms. J’ai très vite eu envie de savoir comment Addison pouvait chercher. Pourtant j’ai vite déchanté.

  Les personnages sont sympathiques à suivre. On a les gros clichés des Etats-Unis avec les populaires et ceux qui le sont moins. La pompon girl à succès qui fait du charme au quaterback de l’équipe. Tout ce petit monde essaie de cohabiter dans le meilleur des mondes. Addison est une jeune fille qui va devoir s’adapter à deux potentiels futurs. Pourtant elle reste la même personne. Une fille qui essaie de se faire apprécier, que ce soit avec des gens normaux ou des personnes ayant aussi des pouvoirs. Une fille curieuse, attachante, un peu rêveuse mais qui va au devant des problèmes. J’ai bien aimé au début sa meilleure amie. Tout comme l’ambiance des personnages entre eux. On sent quelque chose de louche… mais on ne parvient pas à mettre le doigt dessus.

  J’ai trouvé le 1er tiers extrêmement lent. C’est comme si du fait d’avoir « cherché », Addison repartait de zéro et qu’elle commençait une nouvelle vie. Le rythme est aussi gâché par le fait que l’auteur raconte deux histoire en une. C’est en avantage pour la suite, mais pas pour le début malheureusement. Pourtant les chapitres sont assez courts, il y a des dialogues et on est quand même pris par les événements bizarres qui s’y passent. On se rend compte peu à peu qu’on rentre dans une petite enquête qui n’était pas prévue. Ce revirement de situation était très appréciable.

  Au niveau de l’univers, j’ai apprécié que ce ne soit qu’une partie du monde qui ait des pouvoirs (autant dire une ville cachée des États-Unis). Pourtant je ne m’attendais pas du tout à ce genre d’histoire. Quand Addison cherche pour la 1ère fois, je ne pensais pas que ça allait durer pendant toue le roman. Je pensais qu’elle allait voir son futur, qu’elle prendrait une décision. Qu’au fur et à mesure de l’histoire, elle chercherait plusieurs fois pour être sûr qu’elle prenne la bonne décision. Au final, on nous narre une double histoire avec un gros truc à la fin et bam, on revient au point de départ. Trop frustrant pour ma part.

  En ce qui concerne l’écriture, c’est sympa à lire et ça va vite. C’est un bon YA efficace et c’est malgré tout assez visuel. Le choix que va devoir faire Addison est assez cruel parce que les deux futurs qu’elle entrevoit ont leurs avantages et leurs inconvénients ! Je pense que je lirai la suite parce que je suis très frustré par cette fin. A vous maintenant de vous faire votre propre avis !

Ma note : 7/10.

Merci à Blandine et aux éditions MxM Bookmark pour ce partenariat !

jeudi 21 septembre 2017

Parier mais pas jouer – Tomes 1 et 2 de Chrys Galia

 

Parier mais pas jouer – Tomes 1 et 2 de Chrys Galia
(Genre : New-Adult) 

Editions : BMR
Prix : 15,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 28 juin 2017 et 9 août 2017

Résumé : Tout réussit à Stephen Atkins. Excellent au travail comme dans sa vie privée, il ne connaît pas l’échec. Jusqu’au sir où Liv, serveuse dans son bar préféré, résiste à ses avances. Cette fille serait-elle hermétique à ses charmes ? Pourtant aucune femme ne dit non à Stephen Atkins… Mis au défi par ses amis, il a trente jours pour la séduire. Facile ! Ou pas… car la jeune femme a un caractère bien trempé. Sans le savoir, Stephen va se trouver pris à son propre piège…


  TOME 1 COUP DE CŒUR ! J’avais très hâte de découvrir Liv et Stephen, les deux protagonistes de Parier mais pas jouer. Chrys Galia, je la connais depuis quelques mois. C’est une auteur avec laquelle j’ai échangé chez Librinova lorsque j’y étais en stage. Elle a parcouru un beau chemin, passant de l’autoédition à l’édition traditionnelle. Pourtant, si j’avais déjà lu un de ses livres, je ne m’étais jamais penché sur LA série qui a fait son succès ! C’est chose faite, je vous en parle et j’ai adoré.

  Dès le début Chrys Galia nous fait rentrer dans le vif du sujet. On arrive très vite au pari de Stephen et de ses acolytes : faire succomber la jeune Liv. Pourtant cette dernière ne se laisse pas faire… J’ai adoré suivre cet échange musclé et j’ai eu envie de savoir comment tout allait se dérouler. Est-ce que Liv allait céder ? Ou était-ce Stephen ? Une histoire sérieuse allait-elle commencer ou Stephen jouerait-il également avec Liv ? La curiosité m’a toujours poussé à en savoir plus dans ce livre.

  J’ai adoré les personnages ! Stephen alors qu’au départ ce n’était pas gagné. Chrys Galia a une manière de raconter l’histoire de ses personnages et je me suis dit : « oh mon dieu ça a l’air d’être un connard prétentieux ce mec ! » Il s’avère que j’ai eu raison au début et que Stephen l’avoue lui-même. Pourtant au fil de l’histoire, on sent qu’il brise les barrières, qu’il devient plus attentionné. Et dans le tome 2, on se rend compte qu’il serait prêt à déplacer des montagnes pour celle qu’il aime. Liv, la fille au fort caractère qui ne se laisse pas faire. J’ai adoré sa répartie, sa façon de remballer Stephen. La curiosité l’emportant, elle a envie de découvrir qui se cache derrière cet homme arrogant… mais pas sans craintes. Ce sont deux personnages bien travaillés et bien fouillés. Qui ont une véritable histoire, un passé parfois douloureux. Ils vont se révéler à eux-mêmes et dans le tome 2, l’auteur ne va pas les épargner. D’autres personnages gravitent autour d’eux mais ce serait trop long de vous les décrire. Il faut aussi garder un effet de surprise !

  Le rythme est totalement dingue. L’histoire est addictive à souhait. J’ai lu le tome 1 en moins de 24h et le tome 2 en deux jours (seulement parce que c’était en semaine). Je n’ai pas vu les pages défilées, il y a beaucoup de rebondissements, de révélations, de retournements de situation inattendus. De plus, si dans le tome 1 on avait seulement le point de vue de Stephen, on a également celui de Liv dans le tome 2 ! Cela amène un plus considérable afin de savoir ce que pensent chacun l’un de l’autre. Les chapitres sont courts, les dialogues rythmés… un sans faute pour moi !

  Pour ce qui est de l’histoire d’amour, j’ai apprécié que tout n’aille pas trop vite. Qu’il y ait des doutes, des questionnements, des remises en question. C’est appréciable de voir des personnages qui ne prennent pas une histoire comme une évidence. Chacun a son passé et sa part de mystère. C’est bien construit, bien amené et je n’ai pas été déçu par tout ce qu’il se passait. En outre, j’ai même été surpris par la capacité de l’auteur à se renouveler. Dans le tome 2, on ne suit pas seulement la suite de l’histoire, c’est carrément un autre récit.

  La plume de Chrys Galia est simple mais addictive. Dans ce genre c’est efficace sans chichi. J’ai ressenti beaucoup d’empathie pour Liv et Stephen. Pour ce qu’ils vivent, pour ce qu’ils subissent. Certes, certains pourraient y voir les clichés d’une bonne romance et c’est vrai qu’il y en a. Mais franchement, on passe au-dessus et c’est tout ce qui compte. J’ai déjà hâte de retrouver les personnages pour savoir ce qu’il va leur arriver. Je me ferai également un plaisir de lire d’autres histoires de Chrys Galia.

Ma note pour le tome 1 : 9/10
Ma note pour le tome 2 : 8,5/10

Merci aux éditions BMR et à Matéïa pour ces partenariats !

mercredi 20 septembre 2017

Chronique : Another Story of Bad Boys - Épisode 2 de Mathilde Aloha


Another story of Bad Boys - Épisode 2 de Mathilde Aloha.
(Genre : Romance, Young Adult).

Éditions : Hachette Romans
Prix : 18€ (Partenariat)
Date de parution : 7 juin 2017

  Résumé : La suite de la série déjà événement "Another Story of bad boys" ! Découvrez les aventures passionnées de Lili, Cameron, Evan, Grace et leurs amis…ou ennemis ?


  Après avoir dévoré le premier tome malgré ses petits défauts (voir ma chronique, ici), j’avais très envie de connaître l’évolution de Lili et Cameron. Il me tardait aussi d’avoir les réponses aux points laissés en suspens. Aussi quand les éditions Hachette nous ont proposé ce second épisode, j’étais ravie de pouvoir le recevoir.

Dès le prologue, nous retrouvons Lili et Cameron. L'auteur replace rapidement toutes les intrigues pour notre plus grand plaisir.

Comme pour le premier tome, je me retrouve mitigée par cette lecture. Si beaucoup de chapitres sont du point de vue de Lili, j’ai apprécié que l’auteur nous offre ponctuellement celui de Cameron. Elle le fait en reprenant certaines scènes depuis le début. Cela nous permet de connaître les sentiments de chacun, leur façon de percevoir les évènements, nous nous attachons davantage à eux.

Nous en apprenons également plus sur les mésaventures qui ont mené Lili à fuir Miami, sur ce qui est arrivé à Rosie. Et toute l’intrigue concernant Jace trouve ses réponses. Ce que je regrette, c’est que cette dernière s’achève trop rapidement. Après nous avoir tenus en haleine durant les 600 pages du premier tome, voir cette trame finir à seulement la moitié de celui-ci m’a surprise.

Je me suis demandée ce qui allait bien pouvoir se passer dans les 260 pages restant. Alors, non pas que la suite est sans intérêt puisque l’auteur choisit de repartir sur l’activité secrète des garçons et le côté « journaliste » de Lili. Mais je crois que ce découpage m’a vraiment gêné. Les différentes intrigues auraient gagné en crédibilité si elles s’entrecroisaient mieux. Je me suis fait la même réflexion pour le personnage principal. À cause de cette séparation trop distincte, j’ai eu l’impression que nous avions 2 différentes Lili : une avec son œil de journaliste, se posant les bonnes questions, soupçonneuse et l’autre naïve, puérile et crédule.

Pour finir, ce qui m’a le plus manqué, c’est le côté bad-boys annoncé dans le titre. Les garçons ont certes une activité nocturne à la limite de la légalité et pour certains, Cameron en tête, un sale caractère, mais je cherche encore. J’aurais aimé qu’ils soient moins… lisses.

Ce tome a manqué de fluidité, il aurait mérité d’être un peu plus travaillé. Malgré tout, l’histoire que nous raconte Matilde Aloha est entrainante. Elle titille suffisamment la curiosité du lecteur pour l’amener à tourner les pages et connaître le fin mot de l’histoire entre Lili et Cameron. Il reste une bonne lecture YA qui ravira le public visé.

Ma note : 7/10

Merci à Myriam et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

jeudi 14 septembre 2017

Chronique : Cinq centièmes de seconde de Lois Lowry


Cinq centièmes de seconde de Lois Lowry
(Genre : Contemporain).

Editions : Casterman
Prix : 12,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 30 août 2017
Année de parution originale : 1977
Titre version originale : A Summer To Die.

  Résumé : Si Molly est une belle fille rieuse, sa petite sœur, Meg, à treize ans, se sent terne et sans intérêt. Durant ses vacances à la campagne avec leurs parents, Meg découvre la photographie avec Will. Bientôt, ce simple divertissement devient sa passion. Mais Molly, elle, semble épuisée, comme éteinte, au moment même où sa sœur prend goût à la vie. L’existence de Meg va changer, comme joue la lumière de l’été dans un sous-bois…


  Quand j’ai reçu ce livre, c’était une surprise totale. Il fait parti de la rentrée littéraire des éditions Casterman. Au départ, je me suis dit qu’il allait passer à la trappe avec ma PAL qui fait trois mètres de hauteur. Finalement, comme il est court et que c’est écrit assez gros, je lui ai laissé sa chance. Il faut aussi dire que j’apprécie particulièrement cette couverture mystérieuse (et avec un touché velouté) ! Le résumé m’a lui aussi convaincu ! Au final, je suis ressorti conquis par ma lecture.

  Ce que j’ai apprécié c’est qu’on attaque le roman directement au début des vacances de Molly et Meg. Cela nous laisse donc tout le récit pour découvrir ce qu’il va se passer. J’ai aimé cette entrée en matière. Cette façon de narrer les choses, de les apporter au lecteur et de les lui faire comprendre. Je me suis vite immergé dans le récit… et en plus avec une facilité déconcertante. Plus j’avançais dans l’histoire et plus je voulais savoir pourquoi une sœur s’éteignais, alors que l’autre commençait à s’ouvrir.

  Meg est un personnage auquel je me suis beaucoup attaché. Elle a beau avoir 13 ans, elle est d’une très grande maturité. En découvrant ses réflexions et son évolution, je me suis étonné à penser qu’en fait elle était presque majeure. Pourtant sa fraîcheur nous fait redescendre les pieds sur terre. C’est fou de découvrir une Meg qui s’ouvre petit à petit. Au contact de Will, et avec sa passion de la photographie, c’est une fleur qui s’épanouie. On la sent plus sereine, plus contente de profiter de la vie et ça fait un bien fou à voir. De l’autre côté il y a Molly, la grande sœur belle et populaire… très ordonnée et un peu psychorigide. A l’inverse de Meg, elle va peu à peu se replier sur elle-même. Au début il y a quelques symptômes puis des choses qu’on ne voit pas forcément arriver. Il faut vraiment les découvrir pour comprendre ces opposés. Ensuite il y a Will, les parents des sœurs et le couple de voisin. Chacun joue un rôle précis dans cette histoire. Les parents sont touchants, le couple amène du renouveau et Will, c’est la connaissance.

  Le rythme de l’histoire est bon. Des dialogues et de l’introspection bien dosés, des chapitres de taille normale et surtout de la curiosité. Parce qu’avec ce livre, il n’y a pas forcément de l’action au 1er sens du terme. On est dans le ressenti, dans les détails, les moments partagés, la passion d’une activité ou encore les souvenirs. Il faut aimer les lectures assez mélancoliques, douces et subtiles… bien que l’histoire au fond soit quand même déchirante. Et pour une raison inconnue, j’ai toujours été sur mes gardes.

  Derrière ce récit, il y a de beaux messages transmis par l’auteur et des valeurs essentielles. Parce que même si ce roman est sorti en 1977 en VO, il est toujours d’actualité. On parle de famille, de liens dans une fratrie, des différences et des ressemblances. Mais aussi des passions qui nous font du bien, de la découverte de l’inconnu et de l’apprentissage d’un vécu. C’est aussi l’espoir qu’on peut porter en nous pour une cause qui nous tient à cœur… et surtout ces choses qui nous échappent lorsqu’on ne sait pas pourquoi elles nous touchent.

  Lois Lowry écrit très bien, on ne peut pas le nier. C’est peut-être pour ça que j’ai eu l’impression d’avoir une Meg plus âgée que ses 13 ans. Mais ça ne m’a pas dérangé. Au contraire j’ai trouvé que ça apportait une profondeur au récit. De plus, c’est un style très visuel que j’ai découvert. Parce que lorsqu’on parle de photo, il y a forcément des poses, des ambiances… et j’ai totalement su ressentir ça. Pas spécialement de défauts pour ce roman. C’est juste que je n’ai pas eu un coup de cœur pour mettre une note encore plus haute. En tout cas, jetez-vous dessus, vous n’allez pas être déçus !

Ma note : 8,5/10.

Merci à Agnès et aux éditions Casterman pour ce partenariat !