Nos dernières chroniques...

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jeudi 9 mai 2019

Chronique : Le bonheur n'a pas de rides d'Anne-Gaëlle Huon

Le bonheur n'a pas de rides
Anne-Gaëlle Huon

Éditions : Le Livre de Poche
Prix : 7,90 (Partenariat)
Date de parution française : 3 avril 2019

Résumé : Le plan de Paulette, quatre-vingt-cinq ans, semblait parfait : jouer à la vieille bique qui perd la tête et se faire payer par son fils la maison de retraite de ses rêves dans le sud de la France. Manque de chance, elle échoue dans une auberge de campagne, au milieu de nulle part. La nouvelle pensionnaire n’a qu’une idée en tête : quitter ce trou, le plus vite possible ! Mais c’est compter sans sa nature curieuse et la fascination que les autres résidants, et surtout leurs secrets, ne tardent pas à exercer sur elle. Que contiennent en effet les mystérieuses lettres trouvées dans la chambre de monsieur Georges ? Et qui est l'auteur de l’étrange carnet trouvé dans la bibliothèque ? Une chose est certaine : Paulette est loin d’imaginer que ces rencontres vont changer sa vie et peut-être, enfin, lui donner un sens.


Quelle est votre définition du bonheur ? C'est la question qu'on se pose dans le roman d'Anne-Gaëlle Huon publié chez Le Livre de Poche 😊

J'ai été touché par la protagoniste Paulette. Paulette, c'est le nom de mon arrière grand-mère, on allait la voir toute les semaines. Je mesure la chance que j'ai eu de pouvoir connaître mes 4 arrières grands-parents, dont Paulette. Un petit bonheur et des souvenirs encore bien ancrés dans ma mémoire 🤗

La protagoniste m'a donc fait penser à elle et c'est sûrement pour ça que je me suis tant attaché à elle ! Il y a aussi Juliette, Marceline, Yvon, Nour, Georges et Hippolyte. Une sacré bande que l'auteure nous fait découvrir avec délicatesse et sincérité 😍 On les aime, les déteste parfois. On aimerait leur mettre un coup de pied au cul pour les bouger, leur dire de se livrer un peu plus... Mais on les aime comme eux ils s'aiment et c'est l'essentiel.

Ce roman choral nous permet d'aller fouiller dans les vies de chacun. De connaître le passé de certains, les aspirations d'autres et de mettre un pied dans la vie en communauté... pas toujours si simple 😉 Surtout pour des personnes d'un certain âge. Quand on a nos habitudes de vie, il est parfois difficile de s'adapter à un autre mode de fonctionnement.

C'est aussi toute une réflexion sur le bonheur bien sûr, mais aussi sur l'amitié, les grandes histoires d'amour et le plus important : la famille. Que serait-on sans notre famille ? Perso : rien ! Je lui dois tout. De mon éducation à l'homme que je suis aujourd'hui. Avec mes défauts et mes qualités, de mon hypersensibilité à mon humour un peu douteuse. Je les aime fort 😍

J'aurais peut-être fait d'autres choix que le fils de Paulette... quoi que, je ne pourrais pas le savoir ! J'ai beaucoup aimé la plume de l'auteure, le dynamisme des chapitres et la joie qui se dégage de ce roman... comme Anne-Gaëlle a dû en avoir lors de l'écriture 😃

➡️ Un très bon roman que j'ai adoré découvrir. Pour les amateurs de secrets, de gourmandises et de joie de vivre, ce roman est fait pour vous 😁

Ma note : 8,5/10

Merci à William et au Livre de Poche pour ce partenariat !

dimanche 24 juin 2018

Chronique : Les Silences d'Amélie Antoine

Les Silences 
Amélie Antoine

Editions : Le livre de poche
Prix : 7,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 7 mars 2018

Résumé : Édouard Bresson est l’humoriste préféré des Français. Le moindre de ses spectacles se joue à guichets fermés. Mais, à chaque tournée, au premier rang, une place reste désespérément vide. Et, à chaque fois, son cœur se déchire un peu plus. La France entière l’adule et l’envie. La France entière, sauf son fils, qui ne vient jamais l’applaudir, parce qu’il le déteste de l’avoir négligé toute son enfance. Que faire quand on réalise qu’il est peut-être désormais trop tard pour rattraper ses erreurs ? Imaginez un homme qui a tout, absolument tout pour être heureux. Sauf l’essentiel.


  Je tiens à remercier Amélie Antoine de m’avoir contacté pour l’envoi de ce livre. Je n’avais jamais lu ses histoires même si j’ai entendu parler de son 1er roman à succès Fidèle au poste. Ici, je ne savais pas trop à quoi m’attendre à part un récit assez triste. C’est donc sans appréhension et avec une certaine curiosité que j’ai entamé le livre ! Au final, je suis ressorti surpris, déboussolé et content de ma lecture.

  Le récit s’ouvre sur le dernier spectacle d’Edouard Bresson, humoriste de renom. C’est une personne qui a su s’imposer dans ce monde et Edouard est la personnalité la plus adulée des français. Pourtant, il se passe un événement tragique qui va changer la donne… la disparition de cet humoriste. Coup monté ou vérité vraie… c’est à travers les yeux de son fils que nous allons le découvrir.

  Edouard et son fils Arthur ne se sont jamais trouvé. Un père trop absent, un fils qui n’avait pas plus d’intérêt que ça pour la scène. Arthur en est venu à détester Edouard et son métier… au point de ne plus se parler, ou si peu. Cette relation m’a bouleversé et déchiré. Je me mettais à la place d’Arthur, ressentais sa haine et son antipathie pour son père. D’un autre côté, la voix d’Edouard qui nous murmure qu’il a essayé de renouer… mais qu’il est trop tard. Deux personnages attachants à leur manière. On essaie de les appréhender et de les comprendre. Ce que j’ai aimé, c’est cette quête d’identité du père d’Arthur. Ce dernier va découvrir LE vrai Edouard.

  C’est un roman qui se lit très bien, avec une belle fluidité grâce aux événements narrés. Il se passe toujours quelque chose, on fait toujours une découverte sur la vie d’Edouard, à travers les yeux d’Arthur. Je n’ai pas cessé de me poser cette question : Edouard est-il réellement parti ? Parce qu’à force de mettre tout en scène comme le dit son fils… peut-être a-t-il mis en scène sa disparition. Et que son fils est là, pour le retrouver à la fin, en ayant appris à le connaître. Tout ce passé, enterré par Edouard, va refaire surface. On ne sait pas si c’est pour le bien d’Arthur, mais en tout cas, cela aura le mérite d’éclaircir les choses. Et peut-être que le fils qui pensait être dans l’oubli, changera d’avis sur son père qui avait une vie torturée.

  Amélie Antoine écrit vraiment bien. Elle réussit à transmettre des émotions à son lecteur et ce n’est pas facile. On finit le roman avec un sentiment de boucle bouclée et c’est très salvateur. N’hésitez donc pas à vous le procurer. Vous passerez un bon moment malgré des thèmes assez durs et des événements difficiles pour les personnages.

Ma note : 8/10

Merci à Amélie Antoine et aux éditions Le livre de poche pour ce partenariat !

dimanche 6 mai 2018

Chronique : Hier encore, c'était l'été de Julie de Lestrange

Hier encore, c’était l’été 
Julie de Lestrange

Editions : Le Livre de Poche
Prix : 7,90€ (Partenariat)
Date de parution originale : 10 mai 2017

Résumé : Alexandre, Marco, Sophie et les autres se connaissent depuis l’enfance. Ensemble, ils ont grandi, en toute insouciance et en toute innocence. Mais, lorsqu’à vingt ans, la vie les prend, la chute est brutale. En une décennie, cette jeunesse perdue mais pas désillusionnée va devoir se battre pour exister. A travers les drames subsistent alors l’amitié, les fous rires et les joies. Et l’amour, qui les sauvera.


  La lecture de Hier encore, c’était l’été, c’est d’abord celle d’une rencontre sur les réseaux sociaux. Julie de Lestrange m’a contacté sur Instagram pour me proposer la lecture de son roman. J’ai accepté avec plaisir parce que j’avais déjà vu passé de nombreux bon avis sur son livre. Et j’ai trouvé la démarche de Julie sincère et amicale, sans pression. J’adore la couverture, encore plus que celle du grand format sortie chez Mazarine. Je me suis donc lancé dans cette lecture… et j’ai adoré !

  Dès le début, on fait la rencontre de cette bande d’amis, que l’on va suivre par la suite lorsqu’ils auront 20 ans. C’est l’histoire du grand livre de la majorité, d’une farce entre eux pour rigoler… et puis l’auteur revient dans le passé pour nous présenter la genèse des deux familles que l’on va suivre. J’ai beaucoup aimé ce chapitre introductif. Même si j’ai eu peur de partir au final dans un roman historique. Mais il n’en est rien. Le récit est résolument contemporain, pour mon plus grand bonheur.

  Il y a beaucoup de personnages et j’ai appréhendé de ne pas savoir au fil de ma lecture qui pouvait être qui. Pourtant, Julie de Lestrange nous met à l’aise. Elle prend le temps de faire des rappels pour voir les différents liens et j’ai fortement apprécié cette attention. Je me suis beaucoup attaché à Alexandre, le personnage qu’on va le plus suivre. Amoureux, paumé, en transition, heureux, triste ou encore en phase avec sa vie… c’est un personnage complet que j’ai apprécié suivre. Un peu facétieux aussi, j’ai eu l’impression qu’il était le pivot de l’histoire et qu’avant de regarder son propre nombril, il voulait le bien des autres avant tout. Je ne pourrais pas m’arrêter sur tous les personnages mais je les ai tous apprécié. Un peu plus, un peu moins mais ce groupe d’amis m’a touché. Par la bienveillance qu’ils ont envers les autres et par les liens soudés qui les unissent depuis des années.

  Le roman se lit bien. Je trouve qu’il est bien équilibré entre les dialogues et les passages de narration. On a toujours envie de savoir comment les personnages vont évoluer et s’ils vont évoluer. J’ai trouvé le récit dynamique, bien construit et aussi touchant par moment. Quelques petites longueurs n’ont pas gâché mon plaisir lors de la lecture. J’ai aussi apprécié que l’histoire se déroule sur plusieurs années. Cela apporte une certaine profondeur et les personnages peuvent faire des pas plus grands.

  Julie de Lestrange ne raconte pas qu’une belle histoire d’amitié. C’est tout une fresque familiale, intergénérationnelle et sociale. Ça parle d’amour, de remises en question, de maladie, de mal être et de paraitre… les sujets sont traités avec justesse et j’ai aimé m’y plonger. L’auteur écrit aussi très bien. C’est fluide, on se laisse emporter par la vie de cette bande d’amis. J’ai maintenant hâte que le 2nd tome, Danser encore, sorte en poche pour le lire. Parce que oui, j’ai eu l’impression de faire partie de cette bande d’amis.

Ma note : 8/10.

Merci à Julie de Lestrange pour ce partenariat !



mercredi 7 février 2018

Chronique : Absences de Lauren Oliver

Absences 
Lauren Oliver.
(Genre : Romance, Jeunesse).

Éditions : Livre de poche jeunesse
Prix : 6.90€ (Partenariat)
Date de parution poche : 14 juin 2017
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Vanishing Girls

  Résumé : Dara et Nick étaient inséparables. Mais depuis l'accident de voiture qui a défiguré la belle Dara, les deux sœurs se sont sensiblement éloignées. La vie de Nick bascule définitivement quand sa sœur disparaît, laissant derrière elle un message énigmatique. En fouillant dans sa mémoire et dans le passé de sa sœur, Nick décide de mener l'enquête.


  J’ai été immédiatement attirée par le résumé de ce livre. Pour moi l’occasion parfaite de découvrir la plume de Lauren Oliver que je ne connais pas encore. Pourtant dans ma PAL m’attends bien sagement Délirium… Ne me jetez pas la pierre… Je crois qu’il fallait que je commence avec Absences, parce que j’ai adoré ma lecture !!

  Ce que j’ai particulièrement aimé avec Absences, c’est le côté enquête donné au récit. Ici, nous suivons l’histoire de Nick et Dara, deux sœurs déchirées par un évènement tragique. Chacune a sa propre personnalité, l’une est sage, l’autre beaucoup plus délurée.

  Je ne vous en dirais pas plus volontairement. Lorsque je me suis lancée dans cette lecture, je n’avais plus en tête les avis qu’avait suscités la sortie en grand format. J’ai pu découvrir l’histoire de Dara et Nick sans préjugé, ni attente particulière. C’est ce qui a contribué à mon plaisir de lecture et je n’ai pas pu refermer le livre avant de l’avoir terminé.

  L’alternance de point de vue entre Dara et Nick et toutes ces ellipses temporelles donnent au roman un rythme de dingue. Rajoutez-y les extraits des journaux intimes des deux sœurs et vous avez un combo génialissime. Lauren Oliver est très forte car même si la disparition de Dara n’intervient que tard dans le récit, elle prend le temps de nous conter l’histoire de ces deux sœurs. Leur complicité, leur rivalité (oui, c’est contradictoire mais ceux/celles qui ont une sœur comprendront que c’est une réalité) et y dissémine méticuleusement des indices. Et puis il y a la disparition d’une petite fille, Madeline, qui vient semer le trouble et se mêle à l’intrigue principale. Plus le lecteur avance plus il se pose des questions sur ce qui a bien pu se passer.

  Je dois vous avouer que j’ai senti arrivé la révélation, mais c’est certainement dû à toutes mes lectures de romans policier. Et cela n’a rien enlevé à mon plaisir, au contraire, je voulais avoir raison et je voulais savoir comment tout cela allait bien pouvoir se terminer.

  Avec Abscences, je découvrais la plume de Lauren Oliver et j’ai adoré ! Avec une histoire déjà très prenante, elle parvient avec ses mots et la construction de son récit à rendre encore plus addictive notre lecture. Je ne peux que vous conseiller ce roman.

Ma note : 8,5/10

Merci à Myriam et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

mercredi 4 octobre 2017

Chronique : First Love de James Patterson & Emily Raymond


First Love de James Patterson & Emily Raymond.
(Genre : Romance, Jeunesse).

Éditions : Livre de poche
Prix : 7.90€ (Partenariat)
Date de parution poche : 31 mai 2017
Année de parution française : 2016
Année de parution originale : 2001

  Résumé : Axi, seize ans, est une fille bien sage et bonne élève. Surtout pas du genre à s’attirer d’ennuis. Alors, forcément, quand elle propose au beaucoup moins raisonnable Robinson, son meilleur ami, de sécher les cours et fuguer pour traverser les Etats-Unis, il n’en croit pas ses oreilles. Il se laisse finalement convaincre quand il comprend que le projet de son amie est mûrement réfléchi : des étapes sont prévues, elle a rassemblé du matériel et surtout économisé depuis cinq ans en faisant du baby-sitting pour payer les trajets d’autocar et les dépenses courantes. Robinson, secrètement amoureux, accepte… »


  First Love était sur ma wish-list depuis sa sortie grand format l’année dernière. Son résumé, sa couverture et tous les bons avis que j’ai pu voir par la suite me donnaient très envie de découvrir cette histoire. Quand je l’ai vu sur la programmation du Livre de Poche, je n’ai pas pu m’empêcher de le demander. L’agréable petite surprise étant de voir que le livre de poche a conservé la mise en page et les photos du grand format.

  Axi Moore est une jeune fille sage, studieuse et sans histoire, jusqu’au jour où elle décide de s’enfuir avec son meilleur ami Robinson. Ce dernier, bien que surpris par la proposition d’Axi, accepte de bon cœur et décide de mettre un peu de piment à leur road trip en s’enfuyant avec une Harley volée.

  Le livre se partage en deux parties. La première est consacrée à leur road trip. On y découvre les endroits qu’ils visitent. Et on ressent l’évolution des sentiments qui les unissent. On en apprend beaucoup sur Axi durant cette première partie, sa manière de voir son avenir, Robinson ne se révèle que dans la seconde. Après un évènement maquant une transition franche, on découvre le contexte familial dans lequel a grandi ce mystérieux jeune homme. Si j’ai énormément apprécié la première partie du roman qui retrace tout le voyage de Robinson et Axi, je me suis souvent demandé comment deux jeunes de leur âge pouvaient faire tout ça sans être inquiétés par qui que ce soit. C’est vrai, ils ne sont même pas majeur mais rien ni personne ne les arrête.

  La seconde partie qui se voulait un peu plus profonde et émouvante n’a pas su m’atteindre autant que je l’aurais voulu. Je ne dis pas que je n’ai pas été touchée mais je m’attendais peut-être trop à cette fin… Et j’ai trouvé l’épilogue trop survolé. Il aurait mérité quelques pages de plus surtout sur la relation de Axi avec son père.

  La plume des auteurs convient parfaitement au public visé : simple, efficace et fluide. Les photos agrémentent parfaitement l’histoire et aide à visualiser certaines scènes. Si vous avez apprécié Nos étoiles contraires de John Green, je vous recommande First Love ! L’histoire reste touchante, il vous épargnera toutefois les torrents de larmes.

Ma note : 7.5/10

Merci à Myriam et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

mardi 11 octobre 2016

Chronique : Moka de Tatiana de Rosnay


Moka de Tatiana de Rosnay.
(Genre : Contemporain, Drame).

Editions : Le livre de poche
Prix : 6,90€
Date de parution originale : 1er avril 2009

  Résumé : Justine mène une petite vie tranquille entre son mari, ses deux enfants et son boulot de traductrice free-lance. Mais un mercredi après-midi, tout bascule. Un chauffard renverse son fils en plein Paris, et prend la fuite à bord d’une berline couleur moka. Malcolm sombre dans le coma, l’enquête piétine… Seule contre tous – ou presque –, Justine veut découvrir la vérité. Jusqu’au bout. Et à n’importe quel prix.


  Tatiana de Rosnay n’est pas une auteure inconnue pour moi. J’avais lu d’elle « Elle s’appelait Sarah », que j’avais adoré… qui m’avait ému et dont l’adaptation cinématographique est excellente ! Du coup, lors de ma virée librairie au mois de septembre, je suis tombé sur « Moka ». J’ai d’abord hésité et je me suis laissé tenter par la couverture du film. Le résumé m’a accroché et je savais que la plume de l’auteure me conviendrait. Mon instinct de lecteur ne m’a pas trompé puisqu’au final, j’ai adoré cette lecture.

  L’auteure n’y va pas avec le dos de la cuillère. Elle plonge directement son lecteur au cœur du sujet, au cœur de l’accident de Malcolm… on se sent touché par les réactions de son entourage. Surtout par ses parents Justine et Andrew. Encore plus par Justine, personnage principal. Très vite les choses se mettent en place (une soixantaine de pages environs). La tristesse laisse place à la détermination. J’ai vraiment été curieux de savoir qui avait pu commettre cet accident tragique. L’enquête sur la vérité pouvait alors commencer.

  Justine est un personnage très attachant et touchant. On comprend cette mère qui voit sa vie rangée, basculée du jour au lendemain. C’est une femme forte qui essaie de gérer les événements tant bien que mal. Son évolution dans le roman est remarquable. On sent au départ sa tristesse, son désarroi face à la situation. Puis au fil de l’enquête policière et de sa faible avancée, elle devient obsédée par la découverte de la vérité. Justine est un personnage bien travaillé et réaliste. J’aurais aimé avoir son courage pour affronter ces situations si difficiles. Son mari, Andrew, reste au second plan mais il a une place importante. Il réagit d’une autre manière que Justine. Triste lui aussi mais laissant faire le travail des enquêteurs. Ce qui m’a également attristé c’est la relation de couple qui se dégrade. Comme si l’accident de Malcolm avait arrêté le temps, comme s’il rendait les gestes du quotidien plus difficiles. Je vous laisse découvrir les autres personnages secondaires.

  Le rythme est assurément bon. Les événements s’enchaînent bien, les chapitres ne sont pas longs. La narration ainsi que les dialogues sont maîtrisés par Tatiana de Rosnay. Une fluidité s’installe naturellement dans la lecture tout comme la curiosité que peut éprouver le lecteur. On est derrière Justine, derrière sa recherche de vérité et son envie d’accélérer les choses. On aimerait que Malcolm sorte du coma, que le coupable soit retrouvé. C’est un roman avec lequel on ne peut pas s’ennuyer. Entre les émotions, le parcours de Justine et l’enquête en parallèle… l’intrigue est bien ficelée et l’histoire bien mise en place.

  Je connaissais Tatiana de Rosnay dans le genre historique… c’est maintenant chose faite pour le policier. Je trouve que l’auteure s’en sort à merveille. Avec très peu d’éléments elle arrive à construire une belle histoire. Justine chipe des indices par-ci par-là pour mener sa propre enquête. L’intrigue est bien menée, on se pose beaucoup de questions… et jusqu’à la fin, on ne se doute pas une seule seconde de qui cela peut être. J’ai également beaucoup aimé le fait qu’on aborde également la famille dans son intégralité lorsqu’un drame survient. Ce n’est pas cliché, c’est assez réaliste et ça m’a bien plu. J’ai aussi adoré les touches anglaises disséminées dans le roman. C’est un plaisir de découvrir les origines de l’auteure.

  La plume de Tatiana de Rosnay m’a énormément plu. Un style assez brut qui vous percute. Les phrases de l’auteure sont courtes, mettant une cadence excellente au récit. J’ai trouvé que cela amplifiait les ressentis et c’était vraiment super. J’ai adoré la fin… je ne vous dirai rien bien sûr. Je ne peux que vous conseiller de lire « Moka ». Il m’a manqué ce petit quelque chose pour que ce soit un coup de cœur. Mais il s’en est rapproché, vraiment. Si vous aimez les enquêtes, les relations familiales et le « franglish »… alors n’hésitez surtout pas à lire ce bouquin !

Ma note : 8,5/10.

lundi 3 octobre 2016

Chronique : Camille, mon envolée de Sophie Daull


Camille, mon envolée de Sophie Daull.
(Genre : Témoignage).

Editions : Le livre de poche
Prix : 6,60€
Date de parution originale : 24 août 2016

  Résumé : Camille, 16 ans, a été emportée en quatre jours par une fièvre foudroyante. Dans les semaines qui ont suivi la mort de sa fille, Sophie Daull a commencé à écrire. Ecrire pour ne pas oublier Camille, son regard « franc, droit, lumineux », les moments de complicité ; l’après, le vide, l’organisation des adieux, les ados qu’il faut consoler, les autres dont les gestes apaisent. Ecrire pour rester debout, vivre quelques heures chaque jour en compagnie de l’enfant disparue, endiguer le raz de marée des pensées menaçantes. Loin de l’épanchement d’une mère endeuillée, Camille, mon envolée est le récit d’une résistance à l’insupportable, où l’agencement des mots tient lieu de programme de survie.


  Cette chronique va être difficile à faire. J’ai acheté ce livre il y a un peu plus d’une semaine sur un coup de tête. J’ai lu le résumé et le 1er chapitre, les mots de cette mère m’ont embarqué… et j’ai voulu en découvrir plus sur son histoire familiale. J’avoue aussi que la couverture m’a happée et qu’elle représente bien le roman. Je ne lis pas souvent de témoignage. Pourtant ici, cela m’a paru être une évidence. Une lecture bouleversante que je ne regrette pas d’avoir fait.

  Sophie Daull, la mère de Camille, attaque son récit et vous retourne directement le cœur. L’auteure ne mâche pas ses mots et rentre dans le vif du sujet. C’est ce que j’ai apprécié avec ce récit. On dit les choses et on les dit franchement. Pas de besoin de broder, d’ajouter du superflu… de toute façon les témoignages n’en ont pas besoin. Malgré cette brutalité de départ, j’ai eu envie de savoir comment, pourquoi, Camille est décédée. Cela peut paraitre déplacé voir malsain, mais on ne peut qu’être curieux de connaître la suite des événements.

  Comment ne pas s’attacher aux personnages de ce récit réaliste. Bien que Camille ne soit pas présente physiquement dans le récit, on ne peut que s’attacher à cet ange parti trop tôt. Une adolescente qui n’a pas eu le temps de vivre pleinement sa vie, ses amours, ses amitiés et de profiter comme il se doit de ses proches. On s’attache forcément à la maman, narratrice de l’histoire. Mais aussi au papa et aux personnes présentes pour les soutenir. On ne peut pas imaginer à quel point la perte d’un enfant peut faire souffrir. Surtout de cette manière brutale et soudaine. Le lecteur se place de manière extérieure et en même temps, il est au cœur du récit. Se plaçant derrière les parents de Camille, comme une main qu’il tendrait en signe de réconfort.

  Comme je l’ai dit plus haut, l’auteure n’y va pas par 4 chemins et retrace la vie de Camille avant son décès. Quelques jours avant sa mort et une dizaine de jours après. Sophie Daull alterne également entre le présent et le passé : le moment où elle écrit pour se souvenir puis, le passé avec sa fille. C’est un choix narratif intelligent qui permet de lire vite… tout comme les chapitres courts. Le lecteur se pose évidemment plein de questions sur le décès de Camille. Il voit également l’évolution de ses parents lors des phases dans le présent.

  Le livre est un concentré d’émotions brutes, incisives, percutantes. Le lecteur est en colère, triste, dubitatif, choqué, plein de doutes et d’espoir. La lecture ne sera pas facile, soyez en sûr. Sophie Daull aborde le thème du deuil d’une bonne manière en faisant de ce livre quelque chose de non larmoyant. On aimerait refaire le monde, on se pose inévitablement des questions qui commencent par « et si ? »… mais on compatie, sans vraiment savoir si on fond de nous, on aurait réagit avec autant de force et de sagesse. En tout cas c’est un livre qui fait réfléchir sur nos propres comportements.


  Le style d’écriture de Sophie Daull vous prend à la gorge, vous fait tomber dans un tourbillon de sentiments qui vous perturbe. C’est tellement fort qu’on est obligé à un moment donné de se protéger contre cette tristesse. L’auteure n’hésite pas à insister sur des points, à faire des phrases courtes et percutantes. Le style peut paraître décousu et dérangeant mais c’est ce qui fait la force du roman. En tout cas si vous avez l’habitude de lire des témoignages, celui-ci saura vous donner ce qu’il a dans son cœur… de la colère, de l’espoir et même beaucoup d’amour.

mercredi 25 novembre 2015

Chronique : Barbe bleue d'Amélie Nothomb


Barbe Bleue d’Amélie Nothomb. (Genre : Contemporain).

Editions : Le livre de poche
Prix : 5,10€
Année de parution originale : 2012

  Résumé : « La colocataire est la femme idéale », Amélie Nothomb.


  Quand mon binôme Guillaume a décidé de me faire sortir de ma PAL un Amélie Nothomb, j’avoue que j’ai été sceptique. J’ai toujours eu peur de tenter les livres de cette auteure. Peur du style, des histoires peut-être un peu folles. Peur de ne pas apprécier tout simplement. Si j’ai bien compris, soit on aime, soit on déteste. La couverture du livre est très spéciale, comme tous les livres d’Amélie Nothomb en soit. Bon, le résumé ne dit rien de l’histoire mais je savais que c’était un remake du conte « Barbe bleue ». Du coup je me suis lancé et j’ai apprécié… mais sans plus.

  Quand on débute l’histoire, on rentre très vite dans le vif du sujet. Des femmes qui se pressent à un entretien pour décrocher une colocation avec un homme mystérieux. Un homme qui selon les rumeurs a fait disparaître les femmes avec qui il a partagé son appartement. Mais Saturnine, petite belge travaillant à Paris n’a pas peur des rumeurs… et encore moins de l’homme en question. Bien sur, elle va décrocher la colocation et la relation avec Don Elemirio va commencer.

  Si les personnages sont sympathiques, le manque d’approfondissement les concernant ne permet pas au lecteur de s’y identifier. Saturnine est une personne ayant un caractère fort, prête à découvrir ce que sont devenues les précédentes colocataires de son hôte. Elle se laisse aller avec Don Elemirio mais dans la limite du raisonnable. Elle n’a pas peur de lui et de sa réputation. C’est d’ailleurs grâce à ça qu’elle résiste à l’attraction d’un homme aux qualités multiples. Parce que Don Elemirio est une personne assez bizarre. Il n’est pas sorti de chez lui depuis 20 ans, il voue une passion incommensurable à l’or et au jaune, et dès qu’une femme à un point commun avec lui il en tombe fou amoureux. Et avec Saturnine dès le 2ème soir, l’amour se présente à sa porte. La relation qu’ils vont entretenir est assez malsaine et bizarre. Saturnine sait que Don Elemirio a éliminé ses anciennes colocataires mais elle reste pour mener l’enquête.

  Le rythme est très bon. En même temps, le livre fait 125 pages. On a toujours cette curiosité, ce plaisir un peu malsain à vouloir connaître comment et pourquoi les femmes ont disparu. Beaucoup de dialogues, le rythme est incisif et percutant. Amélie Nothomb sait donner de l’allure et une cadence à son roman. Et puis ce mystère qui plane, on échafaude toutes les hypothèses possibles et inimaginables. Bref, on se prend au jeu de se glisser dans la tête de Saturnine pour voir sa vision des choses. Je pense cependant que le point de vue de Don Elemirio aurait été un plus pour le roman. La vision du « meurtrier » est toujours indispensable dans ces romans là.

  Le remake du conte « Barbe bleue » est vraiment sympathique. Est pris celui qui croyait prendre indique le dicton qui pourrait coller parfaitement au roman. Malgré cette réécriture, je pense que l’auteure aurait pu largement développer son roman. Étoffer un peu la relation entre les deux personnages, enfoncer le clou dans les explications. Bref, en faire quelque chose d’encore plus grandiose. Au-delà ce de remake, Amélie Nothomb propose une très belle réflexion sur l’autre et sur l’amour. Sur le respect, la confiance mutuelle ou encore sur la protection du jardin secret. Deux visions s’opposent, à nous de prendre partie pour l’une ou l’autre.

  La plume d’Amélie Nothomb m’a au final bien plu. Les dialogues mis en place apportent au récit une fluidité intéressante tout comme les chapitres assez courts. Je pense que c’est un style provoquant, assez incisif comme je l’ai dit plus haut. Je pense que je retenterai l’expérience. D’après certains, ce n’est pas son meilleur récit, mais si j’ai déjà pu apprécier celui-là, j’espère aimer un autre roman. Pour vous lancer avec cette auteure, je pense que c’est le bouquin idéal pour tâter le terrain et découvrir sa plume.

Ma note : 7/10.

samedi 20 juin 2015

Chronique : Joyeux noël, merry christmas de Mary Higgins Clark


Joyeux noël, merry christmas de Mary Higgins Clark. (Genre : Policier)

Editions : Le livre de poche
Prix : 5,50€
Année de parution française : 1996
Année de parution originale : 1996
Titre version originale : My gal Sunday.

  .Résumé : Après huit ans passés à la présidence des Etats-Unis, Henry Parker Britland coule des jours heureux auprès de Sandra, dite « Sunday », son épouse, jeune et brillante femme politique. Mais on n’est pas impunément le couple le plus vue des médias. Lorsque Tommy, le plus vieil ami d’Henry, est accusé d’avoir assassiné sa maîtresse, lorsque Sunday est enlevée par un réseau terroriste, Henry comprend qu’il lui faut se battre pour défendre son bonheur…


  .Mary Higgins Clark où la reine du policier anglo-saxon. Je n’avais encore jamais lu un livre d’elle pour découvrir son style et ses personnages. Ce fût donc chose faite avec ce bouquin. Franchement, je ne regrette absolument pas de m’être lancé dans l’aventure. C’est un roman qui s’est lu très facilement et vite. La couverture est sympathique mais n’offre pas une réelle représentation de l’histoire. Je n’avais pas lu le résumé pour découvrir pleinement les aventures de nos protagonistes. Au final j’ai passé un bon moment de lecture.

  .Le point fort de cette auteure c’est qu’avec chaque nouvelle, on rentre directement dans le vif du sujet. On en arrive vite à qui a fait quoi ? Qui est accusé de tel meurtre ? C’est vraiment un bon point pour permettre au lecteur de rentrer dans l’enquête. Dès la première histoire on s’acclimate vite aux protagonistes. Et on est curieux de savoir comment ils vont réussir à gérer tout ça. En tout cas, une bonne entrée en matière.

 .Pour les personnages je les ai trouvés intéressants à suivre. Cependant je ne me suis pas spécialement attaché à eux. Henry et Sandra forme un joli couple depuis qu’ils se sont rencontrés. On voit qu’ils sont très amoureux. Mais l’auteure aurait pu s’attarder un peu plus sur le passé. Comment se sont-ils rencontrés ? Dans quelles circonstances ? Avoir des flash-back aurait peut être pu m’aider à m’identifier à eux et à m’attacher davantage. Cependant, je dois reconnaître que chacun a un bon caractère. Sandra comme ancienne avocate a de l’intuition et sait faire fonctionner ses neurones. C’est aussi le cas d’Henry et de son côté protecteur. Leur duo marche bien ce qui apporte un petit plus aux enquêtes décrites par l’auteure.

  .Le rythme de l’histoire est bon. Il n’y a pas de chapitres mais des aérations pour faire des pauses souvent et les nouvelles ne sont pas longues. C’est le propre des nouvelles vous me direz. Mais si tout se lit vite, ça va justement trop vite. Ce sont des affaires qui se règlent en deux temps trois mouvements. Comme déjà dit au dessus, l’auteure aurait pu creuser plus les personnages. On a ce côté addictif du policier/thriller parce qu’on a envie de connaître qui a fait quoi. Mais les enquêtes manquent de suspense et de punch.

  .En ce qui concerne les enquêtes en elles-mêmes, la reine du policier m’a un peu déçu de ce côté-là. Les enquêtes sont bien construites mais je m’attendais à dix fois mieux. Que ce soit plus stressant, oppressant. Qu’on nous mène en bateau de long, en large et en travers. Je n’ai pas tellement ressenti de choses en lisant ces histoires. Je passais un bon moment certes… mais que ce soit court n’a surement pas aidé à m’imprégner totalement du bouquin. J’ai lu des policier/thriller dix fois meilleur que ça.

  .Concernant sa plume, je l’ai bien aimé. Elle écrit à la troisième personne ce qui amène à l’histoire un côté intéressant par les points de vue qu’on peut avoir. C’est comme si on prenait de la hauteur. Les intrigues sont prenantes et les fins sont bien maîtrisées. Je ne regrette pas d’avoir suivie ces personnages. Lire du Mary Higgins Clark est une très bonne expérience. Je n’hésiterai pas à retenter ma chance pour sa voir si ses autres bouquins sont différents ou dans la même veine sur la construction du récit. En tout cas, je ne peux que vous inciter à essayer… il ne faut jamais dire jamais.

.Ma note : 7/10.