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mercredi 5 octobre 2016

La Kube : Une box littéraire pas comme les autres !


Il y a maintenant 3 semaines, j'ai été contacté par les créateurs de la Kube. Ils m'ont gentiment proposé un partenariat afin de tester la box pour vous la présenter. J'ai accepté parce que je trouvais le concept novateur. De plus dans mon expérience de lecteur, je n'avais jamais reçu de box... l'occasion était donc toute trouvée !

Ce que j'ai trouvé excellent avec la Kube, c'est qu'on peut choisir quel genre de livre on aimerait lire. Que ce soit de la romance, de la littérature classique, du young-adult, de l'historique... tous les genres possibles et imaginables. On peut même mettre une petite phrase pour préciser un contexte. Ou bien ajouter des livres qu'on a déjà lu sur le thème choisi. La rigueur est importante pour que le libraire puisse par derrière choisir LE livre parfait.

Ce qui m'a paru intéressant, c'est que lorsqu'on a fait le choix d'un genre, on est sûr d'être guidé. On peut choisir de confier son envie à un libraire en particulier. Ou alors de laisser le hasard décider. Une fois que le libraire en question a choisi notre livre, on est libre ou pas de confirmer son choix. Et ça c'est TOP pour éviter les doublons ! Surtout pour les gros lecteurs comme moi !!


Personnellement, j'ai orienté mon choix sur un genre particulier : l'historique. J'ai toutefois précisé que je voulais un roman se déroulant pendant la 1ère ou la 2nde Guerre Mondiale. Et en pointilleux que je suis, je voulais une histoire avec une alternance entre le présent et le passé. Vous savez, quand un personnage du présent découvre un objet ou autre et qu'il va entreprendre une quête le ramenant des années auparavant. Le livre que j'avais cité comme exemple est "Elle s'appelait Sarah" de Tatiana de Rosnay. Alors, est-ce que le libraire a bien choisi selon vous ?


Et bien oui et en plus du premier coup ! Voilà le résumé du livre "Le violoniste" de Mechtild Borrmann : "Moscou, 1948. Alors que le célèbre violoniste Ilia Grenko quitte la salle de concert sous un tonnerre d'applaudissements, son Stradivarius à la main, il est arrêté par le KGB, sans comprendre ce qu'on lui reproche. Après des jours de privations, d'humiliations et d'interrogatoires, Ilia signe des aveux absurdes qui le condamnent à vingt ans de goulag. Sa famille est envoyée en exil. Et son violon, d'une valeur inestimable, disparaît à jamais. Deux générations plus tard, Sacha, le petit-fils d'Ilia, se met en quête du Stradivarius et découvre l'histoire de sa famille, broyée par le régime totalitaire et ses hommes de main, indifférents à toute dignité humaine."

Même si l'histoire ne se passe pas vraiment dans la 1ère ou 2nde Guerre Mondiale, l'alternance des temporalités est présente. De plus, le régime soviétique est intéressant d'un point de vue historique. Du coup j'ai vraiment hâte de le lire ! Comme vous le voyez sur la photo, le livre est accompagné d'un marque-page à l'effigie de la Kube... magnifique !

Mais dans la box, d'autres surprises m'attendaient bien sagement ;)

  

Tout d'abord un très bel agenda avec un effet livre relié accompagné de son crayon. Puis un carnet d'émotions afin "d'exprimer, conserver ou simplement partager des sensations. Leur vocation d'origine est d'être glissée dans un livre pour y repérer les moments les plus forts, mais leur usage peut être détourné." Un thé à la cannelle, à l'amande et aux écorces d'orange était présent dans la box... je l'ai déjà bientôt fini tellement il est bon ! Surtout que c'est un véritable thé, pas un vulgaire sachet. Enfin une petite carte avec la préface Kube et un extrait d'un livre sur le bois. Les deux derniers objets ne m'intéressent pas vraiment... je crois que c'est le seul point négatif de cette box.

Au final pour 15€ par mois, je trouve que le contenu est très rentable niveau qualité-prix. Je remercie encore les fondateurs de la Kube (Samuel, Aurore et Anthony). Merci de votre confiance et merci d'avoir créé un concept assez original pour donner envie de lire ! Parce que cette box est aussi un moyen de promouvoir la culture.

Pour plus de renseignements, direction le site : www.lakube.com

dimanche 10 mai 2015

Chronique : Dix minutes par jour de Chiara Gamberale


Dix minutes par jour de Chiara Gamberale. (Genre : Contemporain).

Editions : Michel Lafon
Prix : 16,95€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2013
Titre version originale : Per dieci minuti.

  .Résumé : Chiara, la trentaine pétillante, a tout pour être heureuse : un mari parfait, une chronique qu’elle adore dans un hebdo branché, plusieurs best-sellers à son actif. Bref, une vie de rêve jusqu’au jour où… elle perd tout : adieu mari (volage et immature), chronique, romans et certitudes. Pour l’aider à remonter la pente et à sortir de ses idées noires, sa psy lui propose un petit jeu : chaque jour pendant un mois, elle devra faire, dix minutes durant, quelque chose d’anodin ou d’un peu fou… Entourée de sa bande d’amis, Chiara accepte de relever le défi et de consigner l’expérience dans un journal. Et si une nouvelle vie surgissait de ce grand saut dans l’inconnu ?


  .Ce roman me tentait de par sa couverture totalement colorée. Et aussi par son résumé que j’avais juste regardé vite fait ! Je savais que le personnage principal allait devoir faire pendant dix minutes, quelque chose de nouveau. Pas plus… et je m’attendais pour être sincère, à lire une autre histoire. Au final, je ne regrette pas d’avoir lu ce bouquin. Il est une belle surprise, comme les sont les livres des éditions Michel Lafon en général. Une très bonne lecture !

  .Comme je vous l’ai dit, je ne pensais pas lire ce genre de bouquin. J’ai d’abord été étonné par le style et par l’agencement du roman. De part l’histoire qu’on allait me raconter. Pour tout vous dire, ça m’a paru extrêmement fou et décalé. Mais ce sont ces points là qui par la suite m’ont plu. Ils m’ont permis de plus m’immerger dans l’histoire de Chiara, qui je pense est aussi l’auteure du roman ^^ Son histoire à elle, personnelle, sensible et sentimentale.

  .Parlons justement de Chiara. C’est une femme de tout ce qu’il y a de plus banal. Elle consulte un psychologue après la malchance qui s’abat dans sa vie. Son mari est parti, sa chronique dans un journal a été remplacée et l’écriture de son nouveau bouquin est au point mort. Je l’ai senti s’épanouir de jour en jour à travers ces dix minutes quotidiennes. Comme si c’était une petite fleur qui s’ouvrait petit à petit pour éclore. Du début où elle est renfermée sur elle-même, elle arrive à regarder à travers son malheur et à relativiser. Elle s’ouvre au monde, à ses amis, à sa famille, aux personnes de son quartier. C’est juste une évolution remarquable. Vient ensuite d’autres personnages qui vont permettre son évolution. La relation qu’elle entretient désormais avec sa maman m’a juste fait fondre. De bons personnages mais j’aurai aimé cependant qu’ils soient plus exploités. On ne connait presque rien de son passé, de ses souvenirs et de ses proches. C’est fort dommage.

  .Le rythme est prenant sans aucun doute. Les chapitres sont extrêmement courts. Un chapitre, un jour, une nouvelle série de dix minutes. On est curieux de connaître ce qu’elle va faire à chaque fois. Si ce sont des défis banals ou au contraire quelque chose de plus loufoque ou compliqué. Beaucoup de dialogues permettent de fluidifier encore plus le roman. L’intrigue est bien menée, une reconstruction de soi-même assurée d’un bout à l’autre. Une intrigue simple mais qui marche par l’envie qu’on a d’aider Chiara.

  .L’histoire en elle-même m’a paru cependant répétitive. On revient toujours aux mêmes points, comme si Chiara se plaignait tout le temps des mêmes choses. Surtout de son mari d’ailleurs. Après je peux comprendre l’auteure, c’est ce qui la perturbe essentiellement. Je ne dis pas qu’on fait du sur place, loin de là. Mais le roman aurait gagné en profondeur et en oxygène si on était moins centré sur les mêmes problèmes. Heureusement que les personnages secondaires permettent de s’écarter de cette spirale. Et puis je ne sais pas, la traduction m’a parfois semblé fouillis à des endroits. Il y a des phrases que j’ai du relire 2-3 fois pour comprendre ce que cela voulait dire.

  .L’écriture de Chiara Gamberale n’est pas exceptionnelle. Elle fait des phrases parfois longues, parfois courtes. Mais on s’y retrouve, c’est simple mais efficace comme j’ai coutume de dire. Au final, on passe un bon moment de lecture. Chiara pourrait être vous… ou vous, une personne totalement normale. La fin donne au bouquin un petit message d’espoir excellent qui permet d’insuffler au roman une note positive en plus. Si vous êtes intrigués, n’hésitez pas ! Vous serez tout bonnement surpris par cette histoire.

.Ma note : 8/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

dimanche 15 mars 2015

Chronique : Les amours de Lara Jean - Tome 1 : A tous les garçons que j'ai aimés... de Jenny Han


Les amours de Lara Jean – Tome 1 : A tous les garçons que j’ai aimés… de Jenny Han. (Genre : Jeunesse, Romance).

Editions : Panini
Prix : 16€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2014
Titre version originale : To all the boys I’ve loved before, Book 1.

  .Résumé : Lara Jean écrit des lettres d’amours… mais elle ne les envoie pas. Lorsqu’elle est amoureuse, Lara Jean Song écrit une lettre à celui qu’elle aime, qu’elle cache ensuite dans une boîte à chapeau que sa mère lui a offerte… Un jour, elle découvre que ses lettres ont été envoyées à son insu. Lara va alors devoir faire face à tous ses amours du passé : son premier baiser, son amour de vacances, et même le petit ami de sa sœur, Josh. Malgré la confusion, elle commence à entrevoir qu’elle peut tirer quelque chose de bon dans cette mésaventure…


  .Jenny Han était pour moi une auteure inconnue au bataillon de ma vie de lecteur. J’ai bien entendu parler de ses autres livres, notamment la série qu’elle a écrit avec Siobhan Vivian : « Le Pacte ». J’ai le premier tome dans ma PAL et là… je me dis que j’aurai du l’en sortir plus tôt ! Parce que le premier tome de « Les amours de Lara Jean » a été une très belle découverte. La couverture est identique à celle de la VO et je trouve que les éditions Panini ont bien fait de la garder. Le résumé était alléchant, était du moins original. J’ai passé avec ce roman une excellente lecture !

  .Le début m’a plu dès que j’ai lu les premières lignes. Je me suis senti en adéquation avec le roman, avec ce qu’on me narrait. Il y a eu le petit feeling qui a fait qu’on ne peut pas s’arrêter de lire. L’auteure débute avec une présentation de ses personnages, fait état de la situation familiale de Lara Jean tout en avançant prudemment dans son histoire. Et du commencement à la fin, on va se rendre compte que le début sera totalement remis en question… et cette non linéarité dans le récit m’a plu.

  .Les personnages sont vraiment intéressants. Les trois sœurs Song sont très attachantes tout comme leur papa. Cette petite famille a du faire face à la perte de la maman et je trouve qu’ils s’en sont remarquablement sortie. Margot l’aîné a pris le rôle de la maman tout en apprenant à Lara Jean et à Kitty, la cadette. Les trois sœurs ont des caractères différents qui se complètent assez bien. Margot est le genre de fille qui essaie de tout faire parfaitement. En montrant l’exemple, elle veut être une fille mature et adulte. Lara Jean, notre personnage principal, est plus timorée, plus stressé, plus dans la remise en question aussi. C’est une personne ultra sensible qui se fourrera dans des situations incroyables. Kitty m’a beaucoup plu. C’est le petit personnage peste ou chouchou que l’on adore. Tempérament de feu, elle ne se laissera pas marcher sur les pieds par ses deux sœurs et c’est top ! Il y a enfin les personnages masculins comme Josh ou Peter. Je vous laisse les découvrir.

  .Le rythme est assurément bon. Les chapitres sont courts et puis le roman est écrit super gros ! Donc on tourne les pages sans s’en rendre compte. Il se passe aussi beaucoup de choses. On va en apprendre beaucoup sur les amours passés de Lara Jean et sur ce qu’elle ressent encore pour ces jeunes garçons. Ce qui m’a surtout étonné c’est que sans expérience, elle puisse parler d’amour. Comme si elle avait eu cinq coups de foudre ! C’est marrant mais déstabilisant aussi. Derrière cette histoire de lettre on va se rendre compte que le fond est beaucoup plus creusé qu’il en a l’air.

  .Parce que Jenny Han a décidé d’aborder l’amour certes mais aussi tous les à côtés. On a le volet familial : le problème lorsqu’une sœur par à l’étranger pour les études. Le manque, les secrets, le devoir d’être à la hauteur… Le volet amical du lycée et surtout celui de l’amour. Je l’ai trouvé bien traité. Notamment parce que l’auteure fait intervenir différents acteurs et ne se focalise pas sur les deux personnes du couple. Ainsi, elle met en avant les ragots du lycée lorsqu’un couple se met ensemble. Les jalousies que peut faire naître la relation, le développement de sentiments parfois inattendus, les trahisons ou encore la confiance en l’un et en l’autre. Des thèmes abordés avec subtilité et délicatesse mais avec une réelle profondeur.

  .L’écriture de Jenny Han ne casse pas trois pattes à un canard. Elle est simple, sans prise de tête mais avec ce registre là, on s’y attend et c’est efficace. Je me suis vraiment étonné à me prendre d’affection pour les personnages et à réellement ressentir ce qu’ils pouvaient endurer. J’ai même versé ma petite larme vers la fin. Cependant, je regrette la prévisibilité de l’auteure de celui qui a envoyé les lettres de Lara Jean. L’auteure noie bien le poisson, mais ne l’a pas tué. Une très bonne découverte, un très bon premier tome… j’ai hâte de connaître la suite, parce que l’évolution des sentiments de Lara Jean me rend vraiment curieux de savoir ce qu’il en est.

.Ma note : 8/10.

Merci à Babelio et aux éditions Panini pour ce partenariat !

mardi 30 décembre 2014

Chronique : Rosemary Beach - Tome 1 : Dangerous Perfection d'Abbi Glines


Rosemary Beach – Tome 1 : Dangerous Perfection d’Abbi Glines. (Genre : Romance, New-adult).

Editions : JC Lattès
Prix : 12,50€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015 (Sortie le 14 janvier)
Année de parution originale : 2013
Titre version originale : Perfection, Book 1 : Twisted Perfection.

  .Résumé : Décidée à se libérer de son douloureux passé et à découvrir le monde, Della entreprend un road trip en solitaire. De passage à Rosemary Beach, en Floride, elle croise sur sa route le beau Woods. S’ensuit une nuit passionnée, qu’ils avaient prévue sans lendemain. Mais c’était sans compter sur un nouveau coup du destin qui les réunit quelques mois plus tard…


 .Je remercie Babelio de m’avoir proposé cette nouveauté. J’avais déjà vu quelques coups de projecteur sur l’auteure sans vraiment en savoir davantage. J’ai donc voulu me faire mon propre avis sur ses écrits. Mais en sachant que ce tome là était en fait un spin-off d’une autre série… j’ai vite déchanté. Si « Dangerous Perfection » est en fait un tome 4, cela ne m’a pas empêché d’apprécier grandement l’histoire de Della et Woods. La couverture est très sensuelle et attirante. Il restait à savoir ce que valait l’histoire, que j’ai apprécié au final.

  .Le début m’a plu, notamment grâce au personnage de Della qu’on sent tourmenté. L’auteure nous propose le début d’un road trip en solitaire qui invite à savoir pourquoi Della part. J’ai cependant vite été refroidi par la scène de sexe au bout de 25 pages. Même si le principe était « le coup d’un soir, sans lendemain », je n’arrive pas à me faire aux personnages qui couchent au bout d’une heure de relation. Ou alors qui sont excités en trente secondes… Cependant, j’avais envie de voir l’après et l’évolution de la relation. Et j’ai bien fait, vraiment bien fait de continuer.

  .Della est un personnage qui m’a beaucoup touché. Tant par sa faiblesse qu’elle tire de sa propre famille que par la force qu’elle tire en la découverte de la vie. C’est une jeune fille tourmentée, au passé affligeant qui la hante. C’est le genre de personnage qu’on a envie de protéger et de prendre dans nos bras. De lui dire que tout ira bien et que la vie n’est pas si catastrophique. Della va évoluer, elle est une jeune fille altruiste qui va s’ouvrir aux autres et notamment à Woods (sans mauvais jeu de mots). Woods est la réplique parfaite du mec possessif, beau et intelligent que je déteste dans les romans. Cependant, il y a un côté chez lui qui m’a plu. L’auteure a réussi à le rendre intéressant par ses réflexions et par sa remise en question. Son évolution m’a beaucoup touché et sa persévérance envers Della est très mignonne.

  .Le rythme est excellent. Les chapitres sont cours, l’auteure a pris le parti d’alterner les points de vue entre Della et Woods. La narration à la première personne permet au lecteur de s’attacher à eux et d’en savoir plus. Dans le roman il se passe beaucoup de choses. Des évènements majeurs vont permettre à l’histoire d’évoluer. D’autres personnages permettent aussi de faire avancer le récit. Ce roman est marqué par les choix. Les choix d’une vie, les choix d’un amour, les choix liés au renoncement de carrière. Peser le pour et le contre et voir que quelque soit le choix, on fera du mal à quelqu’un. Mais avant tout profiter de sa vie.

  .La relation entre Della et Woods m’a beaucoup plu et touché. C’est grâce à l’évolution de leur personnage qu’elle a su réveiller ma curiosité. Au départ, ce n’est que physique entre ces deux là. Au fur et à mesure, les sentiments vont se mêler au reste ce qui en fait une belle romance. J’ai adoré les suivre et découvrir leurs pensées. Quand enfin, ils se rendent compte que l’amour est là, les carapaces vont se briser et j’ai failli verser ma petite larme. Cependant, je regrette que le personnage de Woods ne soit pas plus creusé rétrospectivement.

  .L’écriture d’Abbi Glines n’est pas compliquée mais elle offre au lecteur un savoureux mélange d’émotions. Entre les scènes de sexe qui vont vous donner chaud et les sentiments qui vont vous toucher, vous n’allez pas être déçus. La fin m’a beaucoup plu parce que les personnages se rendent compte de certaines choses. Mais l’auteure a voulu enfoncer le clou sur un point et cela m’a déçu. Je ne suis pas resté sur une fin qui aurait pu être mignonne et c’est dommage. En tout cas, si vous voulez tenter le coup avec ce roman, n’hésitez pas !

.Ma note : 8/10


Merci à Babelio et aux éditions JC Lattès pour ce partenariat !

dimanche 28 décembre 2014

Chronique : Les mensonges ne meurent jamais de Séverine de la Croix


Les mensonges ne meurent jamais de Séverine de la Croix. (Genre : Contemporain).

Editions : Michel Lafon
Prix : 14,95€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2014

.Résumé :
Une femme qui disparaît.
Un couple en danger.
Les terribles secrets d’une famille.
Un compte à rebours implacable.


  .Grâce aux éditions Michel Lafon, je fais de véritables découvertes. Je découvre souvent des auteurs français qui écrivent des pépites. Séverine de la Croix, ne fait pas exception à la règle. Son livre m’avait d’abord tenté par sa couverture qui représente parfaitement une scène du roman. Je n’avais pas lu le résumé, mais rien que la phrase présente sur la 1ère de couverture m’avait attiré. Ce bouquin n’est pas un coup de cœur mais il s’en rapproche ! J’ai passé un excellent moment de lecture.

  .Dès le début c’est le prologue qui m’a rendu curieux et qui n’a pas cessé de me hanter durant le récit. Il est mystérieux, emprunt d’ombres et d’incompréhensions. Ensuite, l’auteure alternera entre le moment de la disparition de Manon et ce pour quoi elle s’est mise en quête de vérité. Si au début, cela peut paraître déroutant et dérangeant, on prend vite le coup. Le livre en devient alors subtilement addictif.

  .Les personnages sont le ciment de ce récit de secrets de famille. Manon en est le point central et le moteur. C’est une femme à laquelle je me suis attaché avec une force incroyable. Elle est déterminée et courageuse dans ce qu’elle va entreprendre. Mais elle se révèlera aussi torturée psychologiquement par les faits qu’elle va découvrir. Parce que les secrets sont au cœur de sa famille depuis des générations. Je pourrais encore vous parler d’Adèle sa mère, ou de Louise sa grand-mère mais je ne veux pas en dire trop. Je peux juste dévoiler que derrière les apparences il y a parfois des cicatrices enfouies encore plus profondément. Ce sont des personnages qui vous révulsent, que vous aimez, que vous détestez ou que vous admirez. Mais ils sont bien travaillés et permettent à l’histoire d’avancer.

  .Le rythme est quelque chose d’intéressant dans ce récit. Même si les chapitres sont longs, c’est la curiosité qui nous pousse toujours à lire plus. Je ne saurai comment dire, mais il y avait un truc dans l’écriture qui m’a plu. Ce petit truc a rendu le roman complètement addictif. Pour vous dire, je l’ai commencé un soir à 22h15 et je me suis arrêté à 1h du matin en ayant lu 173 pages ! Ca se lit tellement vite qu’on ne s’en rend même pas compte. L’alternance des points de vue, le jeu entre le présent et le passé font qu’on est sans cesse avide d’être informé sur l’après. Et ce prologue qui m’obsédait depuis le départ… comment ne pas finir sa lecture au plus vite pour comprendre !

  .Ce qui est aussi exceptionnel c’est l’histoire de famille que l’auteure a développé. Franchement, j’aurai cru que ce récit s’était réellement passé. Que Manon était un personnage réel et qui existait dans la vraie vie. Les secrets (il n’y en a pas qu’un), sont toujours plus poussés. Plus on en apprend et plus on a envie d’en apprendre. Plus on en apprend et plus on est dégouté ou choqué par ce qu’on nous révèle. C’est une histoire de dingue je vous le dit. Mais une histoire qui fait tout de même réfléchir sur les nobles familles. La quête de la préservation du patrimoine et de la reconnaissance sera poussée à son obsession !

  .Enfin, l’écriture de l’auteure est ce qui fait le charme du récit. Cette auteure va droit au but et possède un style sincère qui vous charmera à coup sur. C’est un style réaliste, simple et qui touche. On se prend dans l’histoire, on s’éprend de ces personnages et ça marche tout simplement. La fin est une belle leçon de vie et permet au lecteur d’être rassasié par tout ce qu’il a découvert. Je dirai même que la tension est présente pendant la quasi-totalité du roman. En tout cas je vous le recommande vraiment. Séverine de la Croix est à surveiller de près. Ce sont de ces auteurs français qui vous surprennent. N’hésitez pas et foncez lire « Les mensonges ne meurent jamais » !

.Ma note : 9/10


Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

vendredi 26 décembre 2014

Chronique : Fuir la citadelle de Ryan Graudin


Fuir la citadelle de Ryan Graudin. (Genre : Jeunesse, Aventure).

Editions : Editions du Masque
Prix : 17€ (Partenariat)
Année de parution française : 2014
Année de parution originale : 2014
Titre version originale : The walled city.

.Résumé :
Dai
730. C’est le nombre de jours que j’ai passés coincé dans ce cloaque de l’humanité. 18. C’est le nombre de jours qu’il me reste pour trouver une issue.
Jin Ling
Déjà deux ans que les Faucheurs m’ont pris ma sœur. Deux ans déjà que je les ai suivis jusqu’à la Citadelle pour la retrouver. Pendant tout ce temps, j’ai appris à me déplacer comme un fantôme. C’est la seule façon de survivre ici.
Mei Yee
Je ferme les yeux, m’efforçant de ne pas regarder ma compagne d’infortune brisée sur le sol, d’oublier les mots que le maître a prononcés il y a si longtemps. « Tu ne peux pas t’enfuir. »


  .Je remercie Babelio et les éditions du Masque pour l’envoie de ce bouquin. C’est une histoire qui me tentait par toutes les bonnes critiques que j’en ai entendu. Lire un récit sur le « huis clos » est quelque chose qui m’intéresse. Je n’ai donc pas hésité une seule seconde à postuler pour ce livre. La couverture représente bien l’ensemble du récit. Le résumé quant à lui, m’avait tenté et promettait une lecture forte. Je n’ai pas été déçu, j’ai passé un excellent moment.

  .Dès le début, l’auteure nous met dans l’ambiance et dans l’action. C’est une sensation particulière, un ressenti extraordinaire de lire du Ryan Graudin. Je ne sais pas si cette auteure a écrit d’autres livres, mais je m’y pencherai. L’alternance des points de vue dès le départ apporte une richesse au récit. L’auteure pose ses bases et fait connaître à son lecteur ses personnages. De l’action et un apprentissage des trois protagonistes qui font de ce début un bon point.

  .Les personnages sont ici le point fort du récit. Dai, le personnage masculin, va être sans le savoir la clef de tout. Il est torturé, en recherche de rédemption et ne cessera de penser à sa famille… loin de lui. Jin est la fille qui m’a le plus touché. Elle est forte, combattante et à la fois sensible psychologiquement. La recherche de sa sœur est son leitmotiv et on est derrière elle, prêt à tout pour la retrouver. Mei est une personne plus en retrait. Elle ne comprend pas vraiment comment sortir de sa prison dorée. Elle sera prise entre deux feux et une rencontre chamboulera tout sur son chemin. L’évolution des personnages est impressionnante. Dai se montrera persévérant tandis que Jin et Mei auront des rôles inversés. Ce sont des protagonistes bien travaillés, auxquels on s’attache. Il m’a cependant manqué le petit quelque chose qui rendrait le récit encore plus touchant.

  .Le rythme est aussi un point important qui a été manié à la perfection par Ryan Graudin. Une alternance des points de vue permet de rendre le récit dynamique… parfait ! Le décompte des jours avant une catastrophe contre la Citadelle permet de renforcer notre addiction à ce roman. Tout est fait pour qu’on ne le lâche pas, pour qu’on soit toujours curieux de le découvrir. La relation entre les personnages renforce cette impression. On ne sait pas à qui faire confiance, on ne sait pas si on va être arrêté. On est dans l’expectative et sur le qui vive.

  .Ce que je regrette cependant, c’est l’univers de la Citadelle. On saura à la fin, que l’auteure s’est inspirée d’une vraie Citadelle, d’un endroit barricadé entre quatre murs. Mais j’aurais aimé qu’on ait davantage d’explication. Que Ryan Graudin, explique la naissance de cette Citadelle, qu’elle s’y attarde plus et qu’elle développe son univers. Il m’a manqué cette richesse dans le récit et comme je suis un lecteur pointilleux… Mais cette impression de huis clos, d’enfermement m’a beaucoup plu et impressionné. Je me suis senti oppressé, tout le temps sur la défensive et pris dans l’histoire de ces personnages.

  .L’écriture est un point fort indéniable de l’auteure. Son style est direct, incisif, percutant et droit au but. Elle fait souvent des phrases courtes pour accélérer encore le rythme. On se prend tout en pleine face et ses descriptions sont très bien faites. Les cents dernières pages ouvrent sur des surprises et des retournements de situations inattendues. Après, il m’a manqué le côté plus émouvant, sensationnel que j’aurai souhaité. Et j’aurai aussi aimé moins de linéarité.

  .Pour un premier essaie avec cette auteure, je ne regrette pas de m’y être penché ! Les personnages, le rythme et l’écriture de l’auteure permettent un récit détaillé et mouvementé. L’histoire est en elle-même bien écrite et bien menée. L’action est au rendez-vous et le côté oppressant ne vous lâchera pas d’une semelle. Franchement n’hésitez pas si vous souhaitez vous lancer !

.Ma note : 8/10


Merci à Babelio et aux éditions du Masque pour ce partenariat !