Nos dernières chroniques...

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dimanche 22 novembre 2015

Chronique : Le pacte des menteurs de Rebecca Whitney


Le pacte des menteurs de Rebecca Whitney. (Genre : Thriller, Suspense).

Editions : Denoël
Prix : 20,50€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : The Liar’s Chair.

  Résumé : Rachel et David sont l’image même du jeune couple heureux et comblé. Une belle maison à Brighton, une société de production florissante… Jusqu’à cette nuit où Rachel, au volant de sa voiture, cause la mort d’un homme. Un pacte terrible va alors lier les époux à jamais, et les apparences si bien préservées commencent à se fissurer. David et Rachel tentent de reprendre le cours normal de leur existence, mais Rachel, rongée par la culpabilité, se laisse happer par une spirale autodestructrice qui attise les obsessions les plus sombres de David, manipulateur et possessif, et fait remonter en elle des souvenirs d’enfance longtemps refoulés. Rachel parviendra-t-elle à affronter son douloureux passé et à trouver l’absolution pour son crime ?


  Lorsqu’on m’a proposé de lire ce livre, j’ai été fort intéressé. Un thriller à suspense avec des mensonges et des secrets… ce sont des livres qui en général retournent le cerveau. Cela me permettait aussi de découvrir une parution des éditions Denoël. Cette maison d’édition à la réputation de publier des livres intéressants. La couverture du roman est vraiment originale. Même si ça reste un énième visage, le côté puzzle est intriguant. Le titre m’a attiré, tout comme le résumé que j’avais vite fait parcouru. Tout était réuni pour que je passe un bon moment, mais « Le pacte des menteurs » n’a pas tenu ses promesses.

  Pourtant dès les 2 premiers chapitres, on arrive vite à la mise en place du résumé. Rachel va percuter avec sa voiture un sans abri et va le tuer. La construction de l’histoire est intéressante et on apprend petit à petit à s’immiscer dans le couple David-Rachel. La descente aux enfers de cette dernière va arriver progressivement. Cependant, j’ai vite compris que le roman allait être difficile à lire. Beaucoup de choses m’ont dérangé et je ne sais pas si je retenterai un roman de Rebecca Whitney. Je vous explique pourquoi.

  Le premier souci c’est que je ne me suis pas attaché à Rachel. Si vers la fin j’ai quand même eu de la compassion pour ce qui lui arrivait, ça ne l’a pas fait avec moi. Déjà, l’auteure aurait dû prendre plus de temps à la présenter : son couple, son histoire, ses passions, son travail et ses aspirations. J’ai trouvé que l’auteure n’en faisait pas assez et qu’elle disséminait les pièces du puzzle partout dans le roman. Une stratégie qui rend l’histoire un peu fouillis et mal construite. Et puis Rachel a parfois fait des choses qui m’ont dépassé. David n’est clairement pas le personnage le plus cool du roman… bien au contraire. Je pense qu’il y avait un potentiel incroyable à le développer plus. J’aurai préféré que l’auteure se concentre sur le couple, en faisant voir à son lecteur les faiblesses et les vices dont il dispose. En faisant intervenir plusieurs autres personnages, cela a rend le tout moins net et on perd en intensité. Quant à Will, pauvre homme rejeté par tous, roue de secours de Rachel, je ne me suis pas attaché à lui. Les personnages étaient là, les bases étaient présentes. Rebecca Whitney n’a pas à mon sens réussi à les faire interagir et à les rendre attachants, dommage.

  Le rythme du roman n’est quant à lui pas fameux. C’est le gros souci que j’ai eu avec l’intrigue. Si l’accident de Rachel arrive vite, l’intrigue met un temps fou à démarrer. D’ailleurs je me demande même si j’ai bien compris le sens de ce roman. L’auteure prend le parti de minimiser au maximum les dialogues pour miser sur la narration. Elle a voulu mettre une ambiance huis clos autour du couple et confronter le lecteur aux problèmes psychologiques de Rachel. Cependant même si c’était une bonne idée, la narration tue le roman. Avoir des flopés et des flopés de textes sans vie ça rend l’intrigue hyper lente. Du coup, je me suis ennuyé la plupart du temps.

  Les thèmes développés dans le roman sont malgré tout intéressant. L’homicide involontaire de Rachel, la prostitution, la drogue, l’intimité d’un couple dominant-dominé. Ce sont des éléments qui auraient pu tirer le roman vers le haut. Je pense que Rebecca Whitney n’a tout simplement pas tiré les bonnes ficelles. Je suis loin du roman thriller suspense qu’on m’avait promis. Et je suis loin du « pacte » cité dans le titre. A part vers la fin, je n’ai pas ressenti d’émotions dans ce livre. Sinon la plume de l’auteure est sympathique sans être vraiment addictive. La lenteur de l’intrigue dessert vraiment l’histoire et rend le style lourd quelque fois. Je vais m’arrêter là. Je rappelle que lorsque j’ai des avis négatifs, d’autres blogueurs ont peut-être des avis contradictoires. C’est le propre de la culture, aimer ou ne pas aimer, tout est subjectif. A vous de voir maintenant si vous voulez tenter l’expérience.

Ma note : 5,5/10.

Merci à Clélia et aux éditions Denoël pour ce partenariat !

vendredi 20 novembre 2015

Chronique : La folle rencontre de Flora et Max de Martin Page & Coline Pierré


La folle rencontre de Flora et Max de Martin Page & Coline Pierré. (Genre : Jeunesse, Epistolaire).

Editions : L’école des loisirs
Prix : 14,50€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2015 (Sortie le 11 novembre).

  Résumé : Lorsqu’elle découvre la lettre de Max, Flora est à la fois heureuse et troublée, elle reçoit si peu de courrier depuis qu’elle est en prison… Que peut bien lui vouloir ce garçon qu’elle ne connaît pas et qui semble persuadé qu’ils ont tous les deux des points communs ? Que peut-il partager avec une mineure condamnée à six mois ferme pour avoir violemment frappé une fille de sa classe ?


  Un bouquin épistolaire, cela fait longtemps que je n’en ai pas lu. Ce sont des livres qui en général me plaisent. Du coup, j’ai été intrigué par l’histoire de Flora et Max. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Allais-je trouver une romance, une histoire d’amitié ou encore autre chose ? Ma curiosité m’a donc poussé à accepter de lire ce récit. La couverture est toute jolie, toute mignonne. Elle est aérienne et sincère. Avec un œil d’adulte, je relèverai que le bouquin a de petits défauts. Mais dans sa globalité il plaira aux plus jeunes, comme aux adultes, j’en suis sur.

  Dès le début, on attaque avec une première lettre que Max envoie à Flora. Les auteurs posent vite leurs bases pour développer leur histoire. On va voir à travers ces missives que Flora est en prison pour une raison précise. Max lui est un garçon replié sur lui-même qui a peur de sortir pour affronter les autres : il est agoraphobe. Ce sont deux personnes que j’ai pris plaisir à découvrir. Qui lors du roman, ne vont cesser de se poser des questions sur eux-mêmes mais aussi sur l’autre et le monde qui les entoure. C’est comme si Max et Flora étaient fait pour se rencontrer dans la vraie vie… mais qu’il a fallu ces lettres pour qu’ils s’adressent la parole. Les deux vont se lier d’amitié, vont faire des projets ensemble. Chacun va aider l’autre à exorciser ses démons. Max va être là pour Flora afin de l’aider à supporter la prison. Flora va être là pour Max afin de l’aider à prendre sur lui, pour sortir hors de chez lui. Une très belle amitié avec deux adolescents attachants.

  C’est un livre qui se lit très vite. Les lettres sont courtes et le point de vue alterne sans cesse. On sent que c’est un roman bien construit, bien écrit et sincère dans la manière d’aborder les choses. Cependant, j’aurai aimé en savoir plus sur le passé de Flora et Max. Tout comme j’aurai aimé les suivre simplement chacun de leur côté sans lettre. Peut-être que les auteurs vont parfois trop vite, c’est peut-être mon œil d’adulte qui parle et qui critique. Mais j’ai ressenti un besoin d’en connaître davantage sur eux… c’est quand même positif dans un sens, si on a envie de creuser.

  Les thèmes abordés sont quand même assez difficiles. Mais à travers les missives, à travers le regard de deux adolescents, à travers un regard innocent sur l’autre… tout passe mieux. Les auteurs abordent donc l’agoraphobie, le stress que peut ressentir Max tout comme ses crises de panique. Et pour Flora, c’est le thème du harcèlement scolaire puisqu’elle en est victime… jusqu’au point de non retour pour la jeune fille. C’est bien traité, c’est sincère et c’est touchant. C’est comme si les lettres étaient en quelque sorte une thérapie psychologiques pour nos personnages.

  L’écriture à quatre mains est bien réalisée. Je ne sais pas comment les auteurs ont travaillé mais les lettres se répondent et se complètent. Le style est fluide, accessible aux jeunes. Les mots compliqués sont immédiatement expliqués pour éviter les frustrations du lecteur. Ce que je regrette c’est que j’aurai aimé à la fin qu’il y ait quelque chose qui se passe. J’ai espéré jusqu’à la dernière missive mais je reste dans l’expectative. Une cinquantaine de pages en plus ne m’aurait pas déplu. La fin est bien mais je reste un peu déçu. Voilà un roman que je vous recommande, surtout aux adolescents pour leur montrer ce qu’est la prison. Tout comme l’agoraphobie, pour comprendre ce que peut ressentir un jeune dans ce cas. Mais c’est une histoire qui saura toucher plus largement un public adulte, j’en suis convaincu.

Ma note : 8/10.

Merci à Coline et aux éditions L’école des loisirs pour ce partenariat !

mercredi 18 novembre 2015

*Vidéo* : Mon Carnet Livresque #51 : Apéro Time !


Bonjour tout le monde !

Vous vous demandez pourquoi le point lecture a comme sous-titre "apéro time" ? Les attentats ont sévi contre des jeunes gens qui étaient en terrasse de café, qui profitaient et qui sortaient pour oublier leurs petits soucis quotidien. Les terroristes ne nous empêcherons pas de prendre un apéritif en terrasse, ça c'est sur ! Et puis dans le sud, l'apéro c'est sacré :D
Pour ce "Carnet Livresque" j'ai quelques lectures passées à vous présenter ainsi que ma lecture en cours et deux futures lectures. Comme d'habitude, les genres sont variés ;) Je vous souhaite un bon visionnage en espérant que la vidéo vous plaira !

Enjoy <3

Mes lectures passées :
     

Ma lecture en cours :

Mes futures lectures :
 

samedi 14 novembre 2015

Chronique : Le Joyau - Tome 2 : La rose blanche d'Amy Ewing


Le Joyau – Tome 2 : La rose blanche d’Amy Ewing. (Genre : Jeunesse, Dystopie).

Editions : Robert Laffont
Prix : 17,90€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : The Lone City, Book 2 : The White Rose.

  Résumé (SPOILERS SUR LE TOME 1 !) : Le Joyau, haut lieu et cœur de la Cité solitaire, représente la vanité, la cruauté, la servitude. Après que la Duchesse du Lac l’a surprise avec Ash, le compagnon qu’elle avait loué pour sa nièce, Violet n’a plus le choix, elle doit s’enfuir sous peine d’être exécutée. Accompagnée de sa meilleure amie, Raven, et d’Ash, Violet laisse donc derrière elle cette vie d’esclave. Mais personne n’a dit que sortir du Joyau serait une partie de plaisir : les régimentaires les traquent sans pitié à travers les anneaux de la Cité solitaire. Violet, pourtant, va découvrir que ses pouvoirs sont bien plus puissants qu’elle ne l’avait imaginé…


  Le tome 1 de la trilogie « Le Joyau » avait été une très bonne lecture. J’avais adoré cet univers YA assez sombre traitant d’un thème d’actualité. J’avais donc hâte de lire le tome 2 puisque la fin du 1er livre m’avait surpris par la tournure que prenait l’histoire. Autant dire que la couverture est vraiment magnifique. La Collection R ayant repris l’image originale, c’est vraiment sublime ! Avant de me lancer dans le récit, je n’avais pas relu le résumé. J’avais par contre vu des avis mitigés… donc je suis parti perplexe. Au final, j’ai passé un excellent moment de lecture. Je dirai même que ce tome 2 est un peu au dessus de son prédécesseur !

  Dès le début l’auteure nous replonge directement dans l’histoire. Le chapitre 1 commence là où le dernier chapitre du 1er livre s’est arrêté. Du coup on est dans l’action et sur tous les fronts. La violence est au rendez-vous. Dès ce 1er chapitre, une personne va mourir : l’auteure ne fait pas dans la dentelle. C’est donc un début qui incite le lecteur à continuer sa lecture. J’ai de suite été pris par cette intrigue. Je me suis posé beaucoup de questions sur la potentielle survie de Violet. C’est vraiment un chapitre 1 qui donne le ton.

  Si Violet reste le personnage central du récit, ceux secondaires vont avoir plus d’importance dans ce 2nd tome. C’est d’ailleurs ce qui m’a ravi. Violet va fortement évoluer dans « La rose blanche ». Si elle est toujours avide de liberté, elle va prendre conscience de beaucoup de choses dans la Cité solitaire. C’est une jeune fille qui n’hésite pas à protéger les autres au détriment de sa vie. Violet est altruiste, forte, téméraire et parfois têtue. C’est une héroïne avec un tempérament d’acier. Elle a aussi ses petites faiblesses, comme les sentiments qu’elle éprouve pour les personnes qu’elle aime. Son évolution va être remarquable à partir de la moitié du bouquin. Elle va devenir encore plus forte psychologiquement et elle va se révéler à elle-même. Je l’adore ! Ash, Garnet et Raven vont aussi jouer un rôle indispensable dans le récit. Chacun va porter l’histoire. L’auteure creuse l’histoire d’Ash. Et on a des éléments sur l’histoire de Raven lorsqu’elle était dans la maison de la Pierre. De bons personnages, avec leurs tempéraments, leurs qualités et leurs défauts.

  Le rythme m’a vraiment paru excellent. Même si les 200 premières pages sont consacrées à une course poursuite dans la Cité solitaire, ce n’en est pas moins intéressant. On peut reprocher à l’auteure d’avoir fait dans la longueur mais les différents points abordés au cours de cette course permettent de mieux connaître les personnages et l’univers. Une fois passé ces 200 pages, tout s’accélère, on a des révélations, des retournements de situation. L’auteure place ses idées, fait émerger un plan pour ses personnages. Les chapitres sont parfois longs mais on est tellement avide de curiosité qu’on ne peut s’empêcher de lire. Amy Ewing rend l’intrigue addictive par la construction de son récit. Le tome 2 de transition se révèle être un tome de base pour le 3ème tome !

  L’univers du Joyau et de la Cité solitaire est plus étoffé pour notre plus grand bonheur. L’auteure développe le petit côté fantastique qu’on apercevait dans le tome 1. Elle nous en apprend plus sur l’histoire de la Cité, sur sa construction ainsi que sur les cercles. D’ailleurs la course poursuite fait se rendre compte au lecteur de l’ampleur de la Cité et de la différence entre les cercles. C’est un univers qui m’a vraiment fasciné par la tournure qu’il prenait. Je n’aurais jamais pensé que l’auteure partirait dans cette direction. Personnellement j’ai adoré et j’ai vraiment hâte d’en savoir encore plus.

  La plume d’Amy Ewing est très simple mais elle est fortement addictive. Je n’ai pas cessé de tourner les pages et en deux jours, les 400 pages du bouquin étaient avalées. Elle a une façon de décrire les scènes et de les narrer qui rend l’intrigue percutante et simple à se représenter. D’ailleurs, les sentiments des personnages sont bien retranscris. J’ai été parfois peiné et parfois heureux lorsque Violet éprouvait ces ressentis. Les 100 dernières pages sont incroyables. Par l’évolution de l’univers mais aussi par les retournements de situation. D’ailleurs, la fin m’a scotché. Je n’ai pas pu m’empêcher de frissonner tellement je ne m’y attendais pas. J’ai hâte de lire le dernier tome de cette trilogie. Amy Ewing a développé un monde qui se complexifie et où la révolution est en passe d’être menée par une héroïne forte et dynamique. Le Joyau est une série à lire, je vous la recommande !

Ma note : 8,5/10

Merci à Lauriane et à la Collection R pour ce partenariat !

jeudi 12 novembre 2015

*Vidéo* : Mon Carnet Livresque #50 : Fin octobre !


Salut les lecteurs addicts !

Je vous retrouve aujourd'hui avec un update sur ce que j'ai lu à la fin du mois d'octobre :D Du bon et du moins bon... ça arrive de ne pas accrocher à certaines lectures malheureusement :/ J'espère en tout cas que cette vidéo vous plaira ! Il y en a comme d'habitude pour tous les goûts :) Bon visionnage !

Enjoy <3

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Chronique : La mort est une femme comme les autres de Marie Pavlenko


La mort est une femme comme les autres de Marie Pavlenko. (Genre : Fantastique, Contemporain).

Editions : Pygmalion
Prix : 16€ (Lecture commune)
Année de parution originale : 2015.

  Résumé : Imaginez un monde où personne ne s’éteint. Imaginez un service de soins palliatifs où personne ne succombe. Imaginez un univers où la mort en a ras la faux et fait un burn out. Emm n’en peut plus. Un matin, elle s’arrête et s’assoit. Ses bras sont de plomb, elle pèse une tonne, elle ne peut plus se lever. En se laissant aller à son spleen, elle rencontre Suzie, une jeune femme dont la gentillesse va l’émouvoir. Commence alors un périple extraordinaire au cours duquel Emm va découvrir la richesse de la nature humaine.


  Si la mort décidait de faire un burn out, comment le monde réagirait-il ? Le nouveau livre de Marie Pavlenko est complètement différent de ce qu’elle a pu écrire avant. Avec « Le livre de Saskia » et « Marjane » on était dans du fantastique. Avec « La mort est une femme comme les autres », on tombe dans un registre plus adulte. Le fantastique est mis de côté et c’est l’humour qui prend le dessus. La couverture réalisée par Pygmalion est très sympathique. Le seul bémol de l’objet livre, c’est son prix… Au final j’ai passé un agréable moment de lecture !

  Dans le prologue, on suit une famille à l’hôpital qui assiste aux derniers moments d’un être cher. Le couac c’est qu’on injecte une forte dose de morphine pour laisser partir la personne… mais son cœur ne s’arrête pas ! Comment est-ce possible ? Dès le chapitre 1, on va faire la rencontre d’Emm et là, on va comprendre pourquoi. Les premiers échangent avec sa Faux vont donner le ton. Le lecteur ne peut être que curieux de continuer à lire. Je me suis moi-même demandé comment le monde allait faire si personne ne mourrait…

 Le personnage le plus charismatique de ce roman c’est Emm, la mort en personne. J’ai complètement adoré son caractère et sa façon d’agir. Elle est complètement barrée, sans gêne et franche. D’ailleurs sa franchise amènera les autres à se demander si elle ne débarque pas d’une autre planète. Ça se comprend parfaitement vu son manque d’expérience en tout ! Mais Emm est une femme (oui, oui la mort est une vraie femme : avec une poitrine et une tenue sexy), qui va évoluer dans ce roman. Si au départ on la trouve déprimée, au contact de Suzie et Anatole elle va avoir des déclics qui vont la faire grandir. Suzie et Anatole sont donc deux personnages aussi importants dans l’histoire. Tout comme la mère d’Anatole d’ailleurs. Vous allez vous pisser de rire tellement sa chère maman est envahissante ! Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir par vous-même cette histoire avec ce trio hors du commun.

  Bon soyons clair, ça se lit beaucoup trop vite ! Le bouquin se finit alors qu’on aurait envie de rester encore avec Emm et ses acolytes. Marie Pavlenko a pris le parti d’écrire à la troisième personne. Personnellement ça a fonctionné alors que je préfère les narrations en « je ». Ces points de vue différents apportent une richesse importante au récit. On sait comment les autres se perçoivent, on sait ce qu’ils pensent chacun d’eux. Ce sont trois visions qui ne forment qu’un tout et ça se complète super bien. Les chapitres sont aussi courts et puis l’humour que dégage Emm est vraiment hilarant. On veut toujours plus de blagues, de situations cocasses, de franchise malvenue. On veut surtout plus d’innocence et de naïveté de la mort malgré son boulot qui existe depuis le commencement. Ce maelstrom matche parfaitement !

  Maintenant que je vous ai dit ça, vous allez me répondre que c’est un livre pour rire, point final. Mes amis détrompez-vous, c’est mal connaître Marie Pavlenko de dire ça. A travers les yeux d’Emm, on perçoit la société comme le verrait un nouveau-né. L’auteure dénonce une société qui en veut toujours trop. Des citoyens qui ne sont jamais content et qui beugle pour 5€. Des personnes égoïstes, nombrilistes, qui ne pensent qu’au profit et à leur petit bien être. Et tout d’un coup, il suffit de tomber sur la bonne personne. Celle qui nous porte un peu d’attention, celle qui nous offre un kebab à 5€, celle qui rend notre vie un peu plus intéressante et palpitante. En fait, LA personne qui malgré sa santé ou ses conditions de vie va être derrière l’autre pour l’aider et le réconforter. J’ai trouvé ce message très beau, subtil et délicat. A travers les « premières fois » d’Emm, l’auteure nous fait réfléchir. Comment peut-on améliorer notre monde en étant moins tourné sur soi-même ?

  Le point fort des romans de Marie Pavlenko c’est son écriture : simple, fluide, efficace. Je n’ai pas cessé de penser en lisant qu’elle avait dû s’éclater à l’écrire. Parce qu’elle s’est lâchée, elle n’a pas lésiné sur les blagues, les mots grossiers ou les métaphores à deux balles. C’est un livre complètement loufoque qui vous fera passer un agréable moment. Et puis cette fin avec cet épilogue. Tellement bien trouvé ! Dans les livres de Marie, il n’y a jamais de coïncidence, tout est lié. Et la fin se termine par une scène qui donne le smile… Que vous dire à part qu’il faut lire ce bouquin. Si vous ne voulez pas l’acheter à cause du prix, faites-vous le offrir ! Le seul bémol en fait… c’est que c’est trop court. Je chipote, je chipote !

Ma note : 9/10.

La chronique de Momoko pour cette lecture commune : ICI.

mardi 10 novembre 2015

Chronique : Endgame - Tome 2 : La clé du ciel de James Frey & Nils Johnson-Shelton


Endgame – Tome 2 : La clé du ciel de James Frey & Nils Johnson-Shelton. (Genre : Jeunesse, Science-fiction).

Editions : Gallimard Jeunesse
Prix : 19,90€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Endgame, Book 2 : Sky Key.

  Résumé (SPOILERS SUR LE TOME 1 !) : Il reste neuf joueurs. Et les règles ont changé. La première clé a été trouvée et le chaos est déclenché. Partout, manifestations pacifiques ou guerres civiles agitent les populations, les médias se déchaînent… Et les Joueurs continuent de Jouer. Jouer, agir, se battre, c’est aussi s’oublier… Tandis que les neuf jeunes héros sillonnent furieusement le globe à la recherche de la deuxième clé, la révolte germe dans leurs esprits.


  Le tome 2 de la trilogie « Endgame » est sorti en France le 15 octobre dernier. Je vais être franche avec vous, le tome 1 ne m’avait pas plus emballé que ça. Trop de personnages, un univers dense et complexe… il n’y avait que le style de l’auteur qui m’avait poussé à continuer (Chronique du tome 1). Comme je veux toujours laisser une chance aux séries, je lis en général le tome 2 à chaque fois, même si le 1 a été mitigé. La couverture de ce tome 2 illustre bien la chasse mondiale pour retrouver la clé du ciel. Et le relief apposé sur le logo est intéressant. Au final, je ressors de cette lecture assez mitigé, je vous explique pourquoi.

  Le début nous replonge dans cet univers si particulier. Même si j’ai pris plaisir à m’immerger de nouveau dans cette histoire sombre et sanglante… le temps m’a paru long. Comme on ne suit plus que 9 personnages, je m’étais dit que ça irait pour plus m’attacher à eux. Du coup quand j’ai commencé le roman, je me suis concentré sur les protagonistes. Au fil des pages cependant, j’ai vite déchanté puisque comme dans le tome 1, on ne reste pas focaliser assez sur untel ou untel. Je trouve ça tellement dommage de ne pas en connaître davantage sur Sarah, An ou encore Hilal. Que l’on s’arrête sur les spécificités de chacun, sur leur lignée… tout cela aurait permis un attachement plus prononcé. Et du coup, j’aurais peut-être eu moins d’appréhension à les retrouver de nouveau. Les auteurs ne prennent pas assez de temps pour approfondir leurs personnages. Tout est focalisé sur le jeu, uniquement le jeu et je trouve ça tellement dommage. Après, je ne dis pas que certains ne sont pas sympathiques. On en aime, on en déteste, c’est le propre d’un roman… mais nous les rendre plus réels, pas comme dans un jeu vidéo, j’aurai préféré !

  Le rythme du bouquin m’est apparu assez déséquilibré. En fait, durant toute la première moitié, les auteurs remettent en place le jeu. Par leurs personnages ils replacent les pions, ils leurs font se poser des questions… du coup l’action peine beaucoup et j’ai trouvé le temps long. Une fois passé la moitié et la révélation sur la clé du ciel tout s’est enchaîné ! L’action est revenue, les personnages se sont montrés plus redoutables et ils n’ont cessé de bouger ou d’élaborer des plans pour accéder à la clé du ciel. D’un pays à l’autre, d’un caractère à l’autre le lecteur va prendre plaisir à voir les alliances se former. Tout comme les personnages se ressembler ou s’éloigner. Parce qu’avec cette lecture on est toujours sur nos gardes. Comme si le méchant pouvait être celui avec lequel on s’est allié. C’est ce qui rend la lecture intense et prenante !

  L’univers m’a quant à lui laissé dubitatif. Comme dans le tome 1 je l’ai trouvé peu approfondi. On ne sait rien sur le commencement de cet Endgame, qui sont les potentiels « Dieux ». Quand on crée une mythologie dense, il faut essayer d’expliquer un  minimum ce que l’on a conçu pour intéresser le lecteur. Toutes les énigmes sur la clé du ciel, telle ou telle civilisation, les spécificités etc. ça m’a fortement plu. Après on en reste à ce stade et je le regrette sincèrement. J’ai encore plein de questions en tête et je ne sais pas si à l’issue du tome 3, elles seront résolues.

  Le style de James Frey et Nils Johnson-Shelton est vraiment addictif. C’est ce qui m’a poussé à continuer cette lecture. C’est un style vif, percutant, provocateur et très rythmé dans les mots posés sur le papier. J’ai vraiment adoré cette écriture hachuré qui correspond bien à l’histoire. Outre le fait que le roman soit plus prenant à partir de la moitié, les 100 dernières pages sont vraiment prenantes et ouffissimes ! On est dans l’action, dans la guerre, dans le sang, la bataille et le mélange de ces points de vue rend le tout magnifique. Il est dommage d’attendre la fin pour ressentir tout ça. En tout cas, les auteurs m’ont quand même donné envie de lire la suite. J’ai quelques réserves et je verrai si cette envie est toujours là à la sortie du 3ème et dernier tome.

Ma note : 6,5/10.

Merci aux éditions Gallimard Jeunesse pour ce partenariat !