Nos dernières chroniques...

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samedi 9 janvier 2016

Chronique : Multiversum - Tome 1 de Leonardo Patrignani


Multiversum – Tome 1 de Leonardo Patrignani.
(Genre : Jeunesse, Fantastique).

Editions : Gallimard Jeunesse
Prix : 15€
Date de parution française : 7 mai 2013
Année de parution originale : 2012
Titre version originale : Multiversum, Libro 1.

  Résumé (NE PAS LIRE POUR PLUS DE SURPRISES A LA LECTURE !) : Alex vit en Italie, Jenny en Australie. Ils ne se sont jamais vus pourtant ils se connaissent depuis toujours, unis par un lien télépathique très fort. Le jour où ils cherchent à se rencontrer, ils découvrent qu’il existe une infinité d’univers parallèles et que la réalité qui les entoure n’est qu’une de ces multitudes dimensions. Parviendront-ils à se rejoindre tandis que leur destin semble lié à celui, inéluctable, de la Terre ? Existe-t-il un monde où vivre leur amour ?


  Jusqu’à ce qu’on m’offre ce livre, j’avais toujours hésité à l’acheter. Les avis sur la blogo ont été bons… puis plus mitigés, voir mauvais. Si j’ai sorti ce livre de ma PAL ce mois-ci, c’est grâce à mon binôme Guillaume (son blog). Je te remercie parce qu’il serait resté un bon moment non lu. Ce qui est magnifique, c’est la couverture du roman. Une vraie planche de dessin, avec des couleurs lumineuses et vives. On en prend plein les yeux. Je n’avais pas lu le résumé parce que je connaissais déjà le 1er retournement de situation. Et j’ai bien fait parce qu’il en dit trop. Au final, j’ai passé un très bon moment avec ce 1er tome introductif.

  L’auteur rentre directement dans le vif du sujet. Tout en nous présentant ses personnages il les met en relation. Par cette faculté particulière qu’ils ont de se parler à distance, dans un pays différent. Du coup, le lecteur est intrigué par ce lien si spécial. Comment font-ils après leur évanouissement pour communiquer ? Leonardo Patrignani nous rend curieux et nous pousse à lire son récit. Un début nous laissant songeur pour la suite.

  « Multiversum » tourne autour de deux personnages : Alex et Jenny. Ce sont deux personnages sympathiques, mais ils n’ont pas su me toucher davantage. Pourtant ils sont bien construits et l’auteur aborde sur certains points leur passé respectif. Il m’a manqué ce petit quelque chose en plus qui aurait allumé la petite étincelle. De mon point de vue ils ne sont qu’un support pour l’auteur afin qu’il puisse développer correctement son univers. On est pris avec eux dans leur folle histoire mais on en reste là. Alex c’est la tête brûlé, le gars curieux qui n’hésite pas à aller au bout de ses idées. Il est courageux, entreprenant et intelligent. Jenny est plus sur la réserve. Avec les révélations que lui apporte Alex, elle est désemparée. Bien qu’elle soit aussi intelligente, elle est plus timide et en retrait. Marco, le meilleur ami d’Alex, jouera un rôle déterminant dans cette histoire.

  Le rythme de l’histoire s’intensifie au fil de l’intrigue. Après le 1er retournement de situation, on va crescendo. L’auteur nous rend curieux par le monde qu’il a imaginé et par sa complexité. Du coup le lecteur est à l’affût de la moindre information pour comprendre. Pour décrypter cet univers un peu fou et très passionnant. On se demande si ça pourrait exister dans notre monde. Les chapitres ne sont pas longs et apportent de la fluidité au récit. L’alternance des points de vue, parfois dans un même chapitre, permet une richesse narrative. On voit ce qu’il se passe d’un côté comme de l’autre. Un bouquin qui se lit très vite.

  L’univers est pour moi le gros point fort du livre. Franchement je n’avais pas du tout imaginé cette hypothèse de départ. Quand Marco explique ce qu’il pense à Alex par rapport à la révélation du début… je me suis dit que ce n’était pas possible. Pourtant on se rend compte que si. L’univers est complexe et il m’a fallu un petit moment pour bien l’assimiler. Au-delà, l’auteur l’explique avec des mots simples et prend son temps pour nous laisser l’ingurgiter. Je n’imagine pas le travail que Leonardo Patrignani a dû fournir pour inventer ce monde. Cependant, il reste un paquet de questions sans réponses. C’est pour cela que ce tome 1 est introductif. Ce n’est que la première partie d’une quête qui commence. Mais j’ai été soufflé par ce compte à rebours très prenant au fil des pages.

  Le style de Leonardo Patrignani est très imagé. Et il vaut mieux avec le monde qu’il décrit. Il fait beaucoup de figures de style pour que ses descriptions éclatent dans notre imagination. Son écriture est simple, mais dans ce genre de livre, c’est efficace. La fin m’a vraiment étonné. On se dit que tout est terminé, que les problèmes sont derrière nos personnages. Et bam, prends toi ça dans la tête, ça recommence. Je suis très curieux de découvrir la suite. D’avoir des réponses à mes questions. De connaître l’origine de cet univers, comment il est apparu. Et surtout j’aimerai que l’univers prenne moins de place par rapport aux protagonistes. Je pense de toute façon qu’ils seront davantage mis en avant, c’est obligé.

Ma note : 7,5/10.

vendredi 8 janvier 2016

Chronique : Le Pacte - Tome 1 : Vengeance de Jenny Han & Siobhan Vivian


Le Pacte – Tome 1 : Vengeance de Jenny Han & Siobhan Vivian.
(Genre : YA, Suspense).

Editions : Panini Books
Prix : 16€
Date de parution française : 18 septembre 2013
Année de parution originale : 2012
Titre version originale : Burn for Burn, Book 1.

  Résumé : La vengeance est un plat qui se mange à trois. Jar Island est un endroit idyllique, un lieu où l’on n’a pas besoin de verrouiller les portes le soir, où les parents sont sereins en sachant que leurs filles dorment sagement dans leur lit. Mais parfois, des malheurs arrivent à des filles bien, et la seule manière d’y remédier consiste à faire des choses peu recommandables… […] Ces trois filles très différentes souhaitent toutes la même chose : se venger. Et elles ne renonceront pas tant qu’elles ne seront pas toutes parvenues à leurs fins.


  Cette série m’a fortement été recommandée par Robin (sa chaîne). Cela doit faire 2 ans que j’ai le livre dans ma PAL puisque je l’ai acheté à sa sortie. En ce début d’année 2016, j’ai vraiment envie de taper dans ma PAL personnelle, autre que les SP. Du coup, je me suis décidé à le sortir et j’ai vraiment bien fait. Les couvertures de cette série sont vraiment top. Elles attirent le regard : trois belles filles, avec des yeux forts et scrutateurs… et ce titre en gros plan ! J’adore. Le résumé je l’avais vite survolé mais je voulais garder un maximum de surprises. Au final, ce roman est passé à un cheveu du coup de cœur, une vraie bombe !

  Je dois vous avouer qu’au début j’ai eu un peu de mal avec tous ces personnages. On suit trois protagonistes à travers des points de vue différents. Et autour il y en a encore pas mal d’autres. Je me suis parfois perdu avec les noms. Il m’a bien fallu 50 pages pour m’acclimater aux groupes de chacun, à l’histoire de chacune des protagonistes. Et de voir qui était qui par rapport à qui. Après tout a roulé, mais je voulais vraiment vous prévenir qu’il m’a fallu un petit temps d’adaptation. A part ça, les auteures font leur boulot. Elles mettent en scène l’histoire pour arriver au moment où le pacte sera conclut entre Mary, Lillia et Kat.

  Ce que j’ai apprécié avec ces personnages, ce sont leurs différences. Chacune a une histoire mais les filles vont se retrouver pour un point commun : la vengeance. Lillia c’est la jeune fille qui habite dans le quartier huppé de Jar Island. Elle fait partie des populaires, est cheerleadeuse et a un grand groupe d’amis. Cependant tout n’est pas rose dans la vie de Lillia et elle va avoir envie de se venger. Mary revient sur l’île pour revoir une personne et lui dire ses quatre vérités. Pourtant elle se retrouve terrifiée et paniquée en face de cette dernière. Kat est peut-être le personnage le plus fort des trois. Elle est déterminée, prête à tout pour assouvir sa vengeance. Kat est à l’origine du pacte. Tandis que Lillia est une personne qui se construit un masque avec son groupe d’amis, Mary est une personne fragile qui s’effondre. Trois filles différentes mais qui ont en fait un passé commun. Du moins des histoires qui s’entremêlent. Ce sont des personnages bien construit, on a des phases de leur passé pour comprendre le but de leur vengeance. Les auteures ont bien manié ce côté-là. Même les personnages secondaires sont intéressants. En tout cas, les protagonistes sont le pilier du roman.

  J’ai trouvé le rythme en demi-teinte. Attention je ne dis pas que c’est lent, mais j’aurai aimé que le pacte soit scellé plus vite. Après je me dis aussi que Jenny Han et Siobhan Vivian n’auraient peut-être pas pu développer autant leurs personnages. Pendant près de 140 pages c’est ce qu’elles font. On s’acclimate aux filles, à ce qu’elles ressentent, à leur passé et aux souvenirs qui nous sont délivrés. On assiste en fait au déclic que vont avoir Lillia, Kat et Mary. Pendant ces 140 premières pages je me suis dit : « comment les auteures vont faire pour que les protagonistes se rencontrent à trois pour conclure ce pacte ? » Et je dois dire que c’est rudement bien fait. A partir de là, l’histoire débute vraiment, on est curieux de savoir si elles vont aller jusqu’au bout. Le rythme s’accélère, on tourne les pages à une allure folle et on ne voit pas qu’on dévore le livre… je l’ai lu en une journée ! Un excellent rythme.

  Le thème de la vengeance est vraiment bien exploité. Excusez moi d’être vulgaire mais putain que c’était bon ! C’est allé au-delà des mes espérances, parce que les protagonistes vont vraiment loin avec les moyens qu’elles ont. C’est vicieux, sombre, noir, intense et bien réglé. On espère qu’elles vont y arriver parce qu’on connaît les raisons de leurs actes. Attention je tiens à préciser que leur intention n’est pas de faire du mal physiquement ! On se prend au jeu du : « qu’est ce que je vais bien pouvoir lui faire ? » C’est vraiment sadique comme livre. Et d’un autre côté, les auteures arrivent à nous faire culpabiliser pour les victimes. On ne sait pas sur quel pied danser et c’est là où le roman est intéressant.

  Le style des auteures mélangés est top ! C’est extrêmement fluide, les chapitres sont très courts. On est sans cesse avec les trois points de vue et on est toujours curieux de savoir ce que font les autres personnages. Une écriture simple mais efficace. On se prend les sentiments en pleine face. On est pris dans l’intrigue et dans la vengeance. On est happé par toute cette folie et par ce tourbillon d’actes limites malsains. La fin est vraiment top, j’ai halluciné ! J’ai vraiment hâte de lire la suite que j’ai dans ma PAL… je l’ai acheté il y a quelques jours. Je pense qu’en février je vais m’enchaîner les deux derniers tomes. Je suis trop curieux et je vous recommande ce 1er opus, un vrai page-turner !

Ma note : 8,5/10.

mercredi 6 janvier 2016

Chronique : Nos âmes jumelles - Tome 1 de Samantha Bailly


Nos âmes jumelles – Tome 1 de Samantha Bailly.
(Genre : YA, Contemporain).

Editions : Rageot
Prix : 12,90€
Date de parution originale : 27 mai 2015

  Résumé : Sonia est la plume, Lou le crayon. Ensemble, elles inventent, osent, racontent, décrivent… Y seraient-elles parvenues l’une sans l’autre ? De virtuel sur un forum, leur duo peut-il faire vivre une amitié réelle ?


  LIVRE COUP DE CŒUR ! Tout en simplicité, Samantha Bailly a su me séduire avec « Nos âmes jumelles ». J’avais déjà beaucoup aimé « Ce qui nous lie », mais ici on est largement au dessus ! Il transcende les genres, fait passer des messages sur à peu près tout dans notre société. Un must read à lire avant que le tome 2 sorte début février ! La couverture est vraiment originale et accrocheuse. Le résumé est intéressant, en dit peu et c’est tant mieux. Comme vous l’avez deviné, j’ai passé un excellent moment avec Sonia et Lou.

  Dès le début, j’ai senti qu’il allait se passer quelque chose avec ce roman. Lorsqu’elle commence ses chapitres, l’auteure insère une petite pensée de chaque narratrice (Lou et Sonia). Je trouve que ça rend le chapitre plus intimiste et plus convivial. Un dialogue ininterrompu au fil des chapitres qui donne envie au lecteur d’en apprendre davantage sur les liens qui les unissent. Les premiers chapitres servent à introduire les personnages. A connaitre leur famille, leurs passions, leurs amis et à savoir comment elles vont se parler. Samantha Bailly le fait habilement, sans laisser le lecteur sur la touche. On s’implique dans l’histoire et c’est original.

  Lou et Sonia sont les protagonistes. Ce sont deux jeunes filles différentes mais qui au final se complètent en tant que personne. Sonia est la jeune fille un peu populaire, bien dans ses baskets, avec une famille aimante et unie. Sa passion c’est l’écriture. Devenir écrivain est son rêve. Sentir toute l’envie en elle pour réaliser ce rêve est exaltant. Sonia est un boute-en-train, la jeune fille solaire et dynamique qu’on aimerait avoir pour amie. Sa faiblesse, ne pas avoir trouvé l’amour avec un grand A. Ce qui la rend sur ce terrain peu sur d’elle et en retrait. La passion de Lou c’est le dessin. On sent chez elle aussi l’envie de faire sa passion son métier. Lou est une jeune fille timide, qui n’a pas d’ami au lycée. Cataloguée comme intello, je me suis un peu retrouvé en elle. Comme si elle était mon moi féminin. Du coup je me suis encore plus attaché à elle. Sa famille est déchirée, son père les a quittés pour une autre femme et sa mère galère pour trouver un travail. Deux jeunes filles complémentaires que l’auteure rend attachante et passionnante à suivre et à découvrir.

  Le rythme est très bon ! L’auteure prend le partie d’établir une narration alternée entre Sonia et Lou. Du coup quand on est avec l’une ou se demande ce que peut bien faire l’autre. Même si bien sur il y a des échanges entre elle. Cela amène la pointe de curiosité nécessaire pour dévorer le livre. Les chapitres sont assez courts ce qui apporte de la fluidité. Et puis il y a dans le roman des textos, des petits mots, des messages à travers le forum. Ça rend le tout original et ultra moderne. Samantha Bailly a aussi choisi d’écrire sur un évènement qui se passe chaque mois. Du coup même si on reste longtemps avec nos protagonistes, peut-être qu’on ne reste pas justement assez longtemps sur tel ou tel évènement. Franchement je cherche la petite bête, mais j’aurai apprécié que certains points soient plus développés pour garder encore plus de magie.

  Le gros point fort du livre ce sont les différents messages que l’auteure envoie. On parle de famille, d’amitiés, d’amour de toutes les sortes, d’écriture, de dessin et surtout d’internet. On voit que l’auteure n’a pas hésité à prendre internet comme un pilier et à faire graviter autour ses personnages. On voit ainsi les bons et les mauvais côté d’internet. Peut-on faire confiance à la personne qu’il y a de l’autre côté de l’écran ? Une amitié peut-elle se nouer virtuellement et perdurer dans la réalité ? L’auteure aborde des questions essentielles qu’un ado pourrait se poser. La recherche de soi, sa quête du moi intérieur. Ce qui forge l’adolescent pour le faire grandir et le propulser vers l’âge adulte. On est aussi pris par les sentiments des personnages. J’ai ri, j’ai eu ma larme à l’œil et j’ai été touché aussi bien par Lou que par Sonia mais par d’autres personnages plus secondaires. Je regrette juste que nos protagonistes ne soient pas plus creusés au niveau de leur passé.

  Le style de Samatha Bailly est simple mais il se dégage une telle fraîcheur. C’est moderne, novateur, original et ça marche. Le roman vous happe et vous prend dans ses filets. Vous le lâcherez certes, mais seulement après l’avoir fini totalement. J’ai adoré la fin, on sent la petite suite et j’ai vraiment hâte de la lire. Ça présage encore une année riche en émotions et en découvertes aux côtés de Lou et Sonia. Comme vous le voyez, c’est un coup de cœur mais qui m’a surpris parce qu’il n’était pas attendu. Foncez sur ce roman et bien sur, laissez vous séduire par sa simplicité.

Ma note : 9/10.

mardi 5 janvier 2016

Chronique : Captive - Tome 1 : Les nuits de Shéhérazade de Renée Ahdieh


Captive – Tome 1 : Les nuits de Shéhérazade de Renée Ahdieh.
(Genre : Jeunesse).

Editions : Hachette
Prix : 18€ (Partenariat)
Date de parution française : 30 septembre 2015
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : The Wrath and the Dawn, Book 1.

  Résumé : Chaque soir, le jeune calife du Khorassan prend une nouvelle épouse ; chaque matin, il la fait assassiner. Consciente du terrible sort qui l’attend, Shéhérazade se porte pourtant volontaire : elle est prête à tout pour venger les récentes épousées, et en particulier son amie d’enfance Shiva. Chaque aube est une menace de mort mais la jeune fille échappe jour après jour à l’exécution en narrant des contes à rallonge au calife. Chaque jour Shéhérazade tisse une stratégie pour tuer celui qui est désormais son époux. Mais ce qui se trame aussi, c’est l’amour qu’elle se met peu à peu à éprouver pour lui…


  J’ai effectué cette lecture avec Momoko (son blog) et Simi (son blog). C’est un livre que j’ai reçu il y a un moment mais je n’avais pas pu le lire de suite. J’étais déjà intrigué par cette réécriture du conte des « Mille et une nuits ». Pourtant j’avais aussi peur de me lancer parce que je ne savais pas si l’auteure avait réussi son remake. La couverture est aussi ce qui m’a attiré. Cette ambiance orientale, cette femme cachée derrière une sorte de paravent. Tout est fait pour que le futur lecteur s’arrête sur le bouquin. Au final, j’ai passé un très bon moment de lecture !

  Franchement dès le début on est plongé au cœur de la vengeance de Shéhérazade. Si on ressent le côté tristesse du sacrifice, la hargne qu’elle possède prend le dessus. On est de suite au cœur du palais, dans ce qui doit être une journée unique et qui devrait s’éteindre à l’aube. Je dois quand même souligner que l’auteure utilise des mots totalement orientaux et qu’elle les explique. Si au départ on a du mal à les intégrer, ça en devient une force. Le lecteur sera forcément curieux de poursuivre sa lecture et de voir comment Shéhérazade va s’en sortir !

  Venons-en aux personnages. Shéhérazade est une héroïne qui m’a beaucoup plu. D’une part par la vengeance qu’elle veut opérer pour la mémoire de sa meilleure amie. Je l’ai senti directement impliquée, forte psychologiquement. Elle est curieuse de trouver la faille qui fera tomber le calife pour le tuer. Je regrette un peu qu’il n’y ait pas plus de souvenirs de son passé. Elle aurait été doublement attachante. Je suis pointilleux mais dans ce 1er tome cela n’empêche pas le lecteur de s’attacher à elle et de l’apprécier. Une femme avec un caractère fort, de l’envie, de la curiosité et de l’intelligence mais qui a aussi ses faiblesses… on adore ! Pour le Calife, c’est un personnage très complexe et je vous laisse le découvrir. Chacun doit se faire une idée de lui. Il y aussi Rahim et Tariq dont les intentions sont ultra positives pour aller au secours de Shéhérazade. Il y a tout un maelstrom de personnages qui rend le roman intéressant et complémentaire niveau acteurs.

  Le rythme est très intéressant. Les chapitres sont assez courts, cela insuffle de la fluidité et du dynamisme au récit. On ne cesse d’être sur ses gardes, de savoir si Shéhérazade va se faire tuer ou non. Certes elle échappe à sa sentence la première nuit mais en sera-t-il de même pour la suivante ? On se pose des questions sur le fait de savoir si elle va réussir sa vengeance. L’auteure prend aussi le partie de suivre d’autres personnages ce qui permet d’avoir une vue globale de l’histoire. Petit à petit, l’auteure fait évoluer son roman, le rend plus poussé, plus travaillé. On se rend compte que derrière cette réécriture de conte, il y a bien plus qu’une histoire entre Shéhérazade et le calife. Une pointe de fantastique peut-être ? On est vraiment subjugué par la tournure du récit et par l’abondance d’informations… top !

  Ce que j’ai vraiment adoré c’est le dépaysement total que j’ai eu avec ce livre. Je suis parti en orient, dans l’immense palais, les pièces décorées avec les instruments orientaux, les coutumes, les habits typiques ainsi que les armes traditionnelles. Renée Ahdieh a totalement réussi à m’immerger dans son histoire pour que le charme opère du début à la fin. Après, je suis sur qu’elle a encore de quoi étoffer son univers. Mais pour ce qui nous est servi dans le tome 1, c’est déjà bien suffisant à mon goût.

  L’écriture de l’auteure permet aussi ce dépaysement total. Elle joue sur les sentiments de ses personnages. Que ce soient des sentiments amoureux, amicaux ou bien encore de rébellion ou d’animosité. C’est une écriture simple, fluide, mais aussi travaillé pour la rendre plus enchanteresse. La fin est assez bizarre, je l’ai apprécié mais j’ai été surpris à vrai dire. J’ai plus été scotché par l’extrait laissé en fin de roman. C’est l’extrait qui me donne encore plus envie de lire le tome 2 ! Si l’auteure a bien joué avec ses personnages, les non-dit, son histoire d’amour et sur la pseudo guerre… je sens qu’on n’est pas au bout de nos surprises. Le côté fantastique va sûrement être plus mis en avant et là, je vais surkiffer !

Ma note : 8/10.

Merci à Cécile et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

Les chroniques de mes partenaires pour cette lecture commune : ICI & ICI.

lundi 28 décembre 2015

Chronique : Demain, une oasis d'Ayerdhal


Demain, une oasis d’Ayerdhal.
(Genre : Thriller, Science-fiction).

Editions : Au Diable Vauvert
Prix : 15€ (Partenariat)
Année de parution originale : 1992

  Résumé : Médecin doté d’une vie tranquille à Genève, que pouvait-il craindre ? Deux limousines, un coup de frein, des portières qui claquent, un pistolet-mitrailleur, deux beignes, une cagoule et des jours dans une cave sous perfusion et somnifères… Un kidnapping. À son réveil, il se retrouve quelque part dans un village africain dont un commando humanitaire lui confie la responsabilité. Sécheresse, famine, terrorisme : dans une Afrique qui se meurt, c’est en cherchant le sens du mot justice qu’il trouvera celui de sa vie.


  Cette chronique va être courte je le pense. « Demain, une oasis » est un roman que j’ai reçu de la part des éditions Au Diable Vauvert. Je les remercie pour l’envoie. Cependant, je ne pense pas que le livre soit mon genre. En effet, même s’il est catégorisé thriller, je n’ai pas retrouvé ce que j’aime dans ce genre. La couverture est très bof… ce n’est pas ce qui m’attirerait dans une librairie. A la lecture du résumé j’étais curieux mais sans plus. Au final, j’ai abandonné ma lecture parce que ça ne me plaisait pas.

  Au début on arrive vite dans ce qu’il y a d’écrit dans le résumé. Du coup je me suis dit que l’auteur allait bien développer son histoire. Le fait est qu’il reste trop peu de temps focalisé sur l’enlèvement et sur le travail du personnage principal en Afrique. C’est dommage que ce côté-là ne soit pas plus développé puisque ça aurait renforcé l’image du thriller que j’avais. Un bon début même s’il est rapide et court.

  Bon pour les personnages je vais aussi aller vite. Je n’ai pas aimé le personnage principal qu’on surnomme « l’Interne ». Ce n’est pas qu’il ne m’a pas plu, c’est juste que je me suis senti extérieur à sa façon de penser et de voir les choses. C’est un adulte médecin qui a une vision totalement différente du monde par rapport au mien. Et sa vision est tellement complexe que je lisais sans vraiment faire attention à lui. Je me laissais porter par ses réflexions sans prendre le temps de les analyser. Après ce n’est pas un personnage assez développé et creusé pour le rendre attachant. Même après son enlèvement on n’a pas pitié de lui. Les autres personnages sont bof, rien de bien significatif.

  Le rythme est très sympathique. Je pense d’ailleurs que l’écriture d’Ayerdhal y est pour quelque chose. Ça se lit vite et bien, les paragraphes sont bien construits et les chapitres sont très courts. Du coup, même si on n’aime pas trop l’histoire (comme moi), on peut aller au bout sans souci. D’ailleurs c’est ce que j’aurai fait si l’histoire avait été autrement développée. Je n’ai pas continué parce que le thème du livre ne me bottait pas. J’avais l’impression de lire un cours d’histoire et d’économie en même temps. Trop de techniques, trop de mécanismes qui ne m’intéressent pas. Je lis pour prendre du bon temps et m’évader et là mon cerveau a fumé.

  Comme je l’ai dit précédemment, l’écriture de l’auteur est addictive. L’histoire se lit super bien et son style est étonnamment fluide. Le bouquin n’est juste pas en adéquation avec mes attentes. Peut-être qu’il vous plaira si vous aimez décortiquer les mécanismes économiques, les politiques et les stratagèmes sociaux. Personnellement ce n’est pas ce genre de lecture qui me tente. A vous de voir si vous voulez tenter l’expérience.

Ma note : Abandon.

Merci aux éditions AuDiable Vauvert pour ce partenariat !

dimanche 27 décembre 2015

*Vidéo* : Pourquoi lire... Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers de Benjamin Alire Sáenz ?


Hey la compagnie livresque !

Aujourd'hui je reviens avec une vidéo que j'ai tourné il y a quelques temps :D Il s'agit d'un rendez-vous du "Pourquoi lire ?" !! Je vous présente ici le roman de Benjamin Alire Sáenz qui a fait beaucoup de bruits autant en VO qu'en VF ;) Si vous ne l'avez pas encore lu, je vous conseille de regarder la vidéo, d'aller l'acheter et de vous laisser imprégner par l'histoire !

Enjoy <3

Livre présenté : Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers de Benjamin Alire Sáenz publié chez Pocket Jeunesse :

  Résumé : A 15 ans, Ari Mendoza est un jeune garçon en colère et solitaire avec un frère en prison. Mais quand il rencontre Dante ils deviennent amis. Ari commence à se poser des questions sur lui-même, ses parents et sa famille, qu'il ne s'était jamais posé avant.

  En bref ce que j'en pense : "La plume de l'auteur est juste magistrale. J'ai parfois eu l'impression de saigner de l'intérieur tellement j'avais mal au ventre par les émotions que je ressentais. Une écriture simple, fluide, mais qui prend une ampleur incroyable quand les sentiments sont développés. Ça en devient du coup plus fort. [...] Aristote et Dante sont vraiment les personnages centraux du récit. Tout se construit autour de leur vie, autour des secrets de l'univers qu'ils vont découvrir."

Le lien vers ma chronique complète : ICI.

Chronique : Traqué - Tome 1 d'Andrew Fukuda


Traqué – Tome 1 d’Andrew Fukuda.
(Genre : Jeunesse, Science-fiction).

Editions : Michel Lafon
Prix : 15,95€ (Lecture commune)
Année de parution française : 2013
Année de parution originale : 2012
Titre version originale : The Hunt, Book 1.

  Résumé : Gene est l’un des derniers humains sur Terre. Son seul moyen de survie : se faire passer pour l’un de ses prédateurs. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu’il est un « homiféré ». Cela fait dix-sept ans qu’il se fond parmi ceux qui n’hésiteraient pas à le tuer s’ils découvraient sa véritable nature. Chaque décennie, le gouvernement organise un immense jeu où une poignée de privilégiés peuvent pister et dévorer les rares humains retenus en captivité pour l’événement. Sélectionné pour traquer les siens, Gene ne peut commettre le moindre faux pas. D’autant qu’une mystérieuse fille éveille en lui des sentiments qu’il n’a pas le droit d’avoir. Des sentiments qui pourraient le trahir. Gene a la rage de vivre… mais vaut-elle le prix de son humanité ?


  Lors de sa sortie française en 2013, « Traqué » avait eu de bons avis. C’est principalement ce qui m’avait incité à l’acheter et puis ce livre m’attirait. Rien que la phrase d’accroche : « Cessez d’être la proie, devenez le chasseur », ça m’avait rendu super curieux. Acheté en 2013, c’est aujourd’hui grâce à mon binôme Guillaume que je le sors. J’ai lu ce livre en lecture commune avec lui. La couverture je l’adore, on sent la traque, la chasse, la course poursuite. Cependant, elle est très trompeuse sur l’histoire. Je m’étais imaginé une histoire tellement différente de ce qu’Andrew Fukuda a écrit. Du coup j’ai été déçu par ce que j’ai lu. Une lecture en demi-teinte pour ce tome 1.

  Pourtant le prologue m’avait bien plu. L’auteur aborde l’histoire de Gene et de sa famille. Comment il est arrivé à se retrouver tout seul. Comment il fait pour survivre et dans quel monde il vit. Je me suis dit que si les explications allaient crescendos ça devrait le faire. Même le début du roman, j’ai senti que ça allait être long à démarrer. J’était intrigué, mais l’auteur restait trop en surface et ne creusait pas assez la vie de Gene. On est quand même poussé à continuer à lire parce qu’on veut vraiment que l’action arrive. Bref un début sympa mais sans plus.

  En ce qui concerne les personnages, je ne les ai pas trouvés exceptionnels. D’une part, si on ne lit pas le résumé, il faut attendre plus de la moitié du roman pour savoir comment s’appelle Gene. Et puis je ne sais pas, sa façon d’agir, de réfléchir et de penser ne me l’ont pas rendu attachant. Je l’ai trouvé très terne, effacé, en retrait. Alors je conçois qu’il faut qu’il cache sa nature humaine… mais il est vraiment (presque) sans émotion. J’aurai aussi aimé qu’on en sache davantage sur sa famille. Andrew Fukuda aurait dû développer des souvenirs, des moments de joie lorsqu’ils sont en paix. Rien ne m’a permis de m’identifier à lui et j’en suis le premier désolé. Je peux aussi vous parler d’Ashley June. Très mystérieuse comme « zombie », on est fatalement attiré par elle. On est curieux de la connaître et de savoir ce qu’elle pense de Gene, qu’elle inspecte toujours du coin de l’œil. Pour les autres « zombies », on n’en sait pas davantage du coup, ils passent un peu à la trappe. Les personnages restent trop en retrait et c’est dommage !

  Je crois qu’on arrive maintenant aux choses qui fâchent. Le rythme est vraiment, vraiment lent. En fait, je m’étais imaginé une tout autre histoire dès le début du roman. La faute à la couverture malheureusement. Du coup, l’action se fait attendre et quand elle survient… dans le dernier quart du livre, ce n’est pas vraiment de l’action. Je ne dirai pas que je me suis ennuyé, parce que j’ai fini le livre. Mais j’ai trouvé le temps très long. En plus les chapitres sont super longs : pour 345 pages, il y a 7 chapitres. Il n’y a pratiquement que des descriptions et très peu de dialogues, ce qui ne met pas vraiment le lecteur en confiance. On perçoit vraiment peu d’émotion pour être totalement emballé par l’intrigue.

  L’univers conçu aurait pu être extra. Cependant, Andrew Fukuda ne transmet pas au lecteur les éléments de l’élaboration de son livre. Il n’y a presque pas d’explication sur la venue des « zombies ». Est-ce qu’ils ont toujours été là ? Sont-ils le fruit d’une maladie ? On connaît à peine le quotidien, les coutumes de ce peuple assez bizarre. Expression des sentiments différente du nôtre, nourriture différente, mode de vie différent. Dans les 1ers tomes, on est souvent immergé par les informations. Ici, il y en a peu à notre plus grande peine. Je trouve ça dommage parce que l’idée de départ était bonne.

  La plume de l’auteur ne permet pas tellement au lecteur de ressentir des émotions variées. On éprouve seulement de la peur, du stress et de la méfiance à une très petite dose. Après, le côté narratif de l’histoire, les descriptions ne jouent pas en la faveur du roman. On aimerait que Gene ouvre sa bouche et parle. Trop de choses sont gardées en lui et il ne peut pas extérioriser. Les 100 dernières pages sont celles qui sont les plus intéressantes. Un peu d’action, des révélations, une course poursuite. Cependant, elles ne m’ont pas rendu assez curieux pour lire la suite. Tentez si vous le voulez mais pour moi cette dystopie ne sort pas des sentiers battus.

Ma note : 6/10.

La chronique de Guillaume pour cette lecture commune : ICI.