mardi 3 mai 2016

Chronique : Everything, everything de Nicola Yoon


Everything, everything de Nicola Yoon.
(Genre : Contemporain, YA).

Editions : Bayard
Prix : 16,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 6 avril 2016
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : Everything, everything.

  Résumé : Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois.


  Repéré d’abord en VO avec sa couverture, j’ai été content de voir ce livre traduit en français chez Bayard. Vous imaginez donc bien que j’ai voulu le lire. La sublime couverture a été reprise et c’est parfait. Elle est belle, colorée, évocatrice et c’est le mari de l’auteure qui a fait les dessins ! Je vous avoue que je ne m’étais pas penché plus que ça sur le résumé. Je savais juste que ça allait parler d’une fille ayant une maladie rare. Au final j’ai bien aimé le livre mais mon avis va vous paraître totalement contradictoire.

  J’ai bien aimé le début. Nicola Yoon (ne faites pas comme moi en pensant que c’est un homme, l’auteure est bien une femme), nous plonge directement dans la vie de Madeline, notre protagoniste. Une vie aseptisée, entourée du blanc des pièces de sa maison, de ses bouquins décontaminés, de sa maman et de son infirmière. Une bonne immersion dans son quotidien. On la voit comment elle gère son temps, ses études et la vie avec sa maman. Une entame intéressante.

  Madeline est une jeune fille joyeuse malgré sa maladie. Elle possède une imagination débordante. Et il vaut mieux quand on ne peut pas sortir de chez soi. Elle invente des jeux avec sa maman, se fait des soirées mère-fille, lit beaucoup et tout ça avec les contrôles santé de l’infirmière. Madeline est pleine de rêves et d’envies mais elle est réfléchie avec sa maladie. Elle sait qu’elle ne doit pas sortir sous risque d’être malade et de mourir. Pourtant la jeune fille honnête va peu à peu changer de comportement… au contact d’Olivier (Olly pour les intimes). Leurs échanges sur internet vont peu à peu lui faire prendre conscience de certaines choses. Madeline aimerait connaître le monde mais sa maladie et la surveillance de sa maman l’en empêche. Comment faire ? Et bien Madeline va prendre des risques au péril de sa santé. J’ai bien aimé Olly et Madeline. Je ne me suis peut-être pas autant attaché à eux par rapport à ce que j’avais imaginé. Cependant leur histoire est touchante, entraînante et sympathique. Madeline va s’ouvrir au contact d’Olly et lui va faire des choix dans sa difficile vie de famille.

  Le rythme est excellent. Les chapitres sont hyper courts, l’auteure parsème le roman de post-it, de conversations internet, de dessins… du coup les pages se tournent très vite. Les 360 pages sont vite avalées. J’ai trouvé que les 85 premières sont un peu lentes. Mais à partir de là, le roman monte crescendo. Madeline prendra des décisions qui vont peiner sa mère mais comme elle le dit si bien « c’est pour vivre sa vie ». Quand on y réfléchit, il ne se passe pas grand-chose dans le livre. Il y a beaucoup de réflexions, on tourne en rond en ce qui concerne la maladie de Madeline. Ça manque un peu de punch. Il faut attendre le dernier tiers pour que Madeline prenne enfin un gros risque.

  Ce que je m’apprête à vous dire va être totalement contradictoire. Ce qui me paraissait bizarre au début du roman c’est qu’on abordait très peu la maladie de Madeline. On sait qu’il faut qu’elle reste cloisonnée chez elle, que l’air soit pur et que personne ne la touche (sauf sa mère et son infirmière après décontamination). Mais pour un roman sur la maladie, j’ai trouvé ça peu crédible. Ça manque cruellement de détails, d’aspect médical. Je n’arrêtais pas de me dire lors de ma lecture que les diagnostiques sont fait à la va vite. C’est le principal défaut du roman. Et puis dans le dernier tiers, l’auteure nous fait une révélation… et mon avis sur la question a totalement changé. C’est là qu’elle m’a surpris parce que ça remet tout en question. C’est comme si on changeait de camps. A part ça, la relation entre Madeline et Olivier est bien abordée. Elle est compliquée et ils font face à des choix. Si les ressentis sont bien abordés je m’attendais à plus d’émotion. J’ai été touché mais sans plus. En fait, ce qui est fort c’est que tout le long du livre on se dit : Madeline a une épée de Damoclès au dessus de la tête, pourvu qu’elle ne prenne pas de risques insensés ! Mais quand on a goûté à une petite part de liberté…

  La plume de l’auteure est sympathique mais sans plus. Son style est abordable à tout âge et c’est efficace quand on lit. Comme je l’ai dit précédemment, je regrette que la plume de m’ait pas fait ressentir plus de choses. L’histoire a le mérite de mettre en avant des thèmes importants : la maladie, l’amitié, l’amour, la famille, la reconstruction et les choix. Le dernier tiers ainsi que la fin sont mes parties préférées. Tout s’accélère, les révélations sont faites et on ne peut qu’être heureux pour Madeline et Olivier. Je vous recommande ce livre. Je pense qu’il faut se faire son propre avis sur la question. Malgré les défauts importants j’ai passé un bon moment de lecture. Il m’a juste manqué le truc en plus pour que ma lecture soit exceptionnelle.

Ma note : 7,5/10.

Merci à Mathilde et aux éditions Bayard pour ce partenariat !

6 commentaires:

  1. En effet malgré les défauts que tu cites, je me laisserai quand même bien tenter par cette histoire qui me semble profonde et intéressante. Il ne me reste plus qu'à me faire mon avis! :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je pense que ça peut plaire à pas mal de monde :)
      J'espère en tout cas que l'histoire saura te toucher !

      Supprimer
  2. Je le lirais bien en VO =) Merci pour la découverte

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. De rien, j'espère qu'il te plaira :D

      Supprimer
  3. La couverture VO m'avait aussi tapé dans l'oeil et j'étais bien contente qu'il sorte en VF (même si me remettre à lire en VO ne me ferait pas de mal ^^). Je pense que je le lirai mais me voilà prévenue avec ta chronique, je sais à quoi m'attendre :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Content de t'avoir prévenu ^^ J'espère qu'il te plaira :)

      Supprimer