mardi 26 mars 2013

Chronique : Le Syndrome Copernic de Henri Loevenbruck


Le Syndrome Copernic de Henri Loevenbruck. (Genre : Thriller).

Editions : J’ai Lu
Prix : 8€
Année de parution originale : 2007

  .Résumé : Un matin d’été ordinaire, trois bombes explosent dans une haute tour du quartier de la Défense. Toutes les personnes qui étaient entrées dans le gratte-ciel périssent dans l’effondrement. Toutes, sauf une. Vigo Ravel, quelques minutes avant l’attentat, a entendu des voix dans sa tête qui lui ordonnaient de fuir. Et il a survécu. Il comprend alors qu’il détient un secret qui pourrait changer la face du monde. Encore faut-il en comprendre l’origine. Qui sont ces hommes qui le traquent ? Quelle énigme se cache derrière le Protocole 88 ? Il y a des mystères qui valent tous les sacrifices. Même celui de l’âme.


  .Ce livre m’a été offert par Amazon et les éditions J’ai Lu, que je remercie encore. Vous savez l’offre deux livres J’ai Lu achetés, un livre J’ai Lu offert ? Et bien Le Syndrome Copernic était un livre offert et j’ai eu de la chance de le recevoir, parce qu’on ne choisit pas le livre offert. Je serai alors passé à côté d’un thriller psychologique, avec lequel j’ai accroché du début à la fin. La couverture est vraiment bizarre mais, une fois qu’on est plongé dans la lecture, on comprend sa signification.

  .Je ne vous parlerez pas de l’histoire, parce que le résumé en fait assez je pense, pour vous donner envie. Mais on se retrouve donc dans la tête de Vigo Ravel, qui a échappé de justesse aux attentats de la Tour SEAM. Pourquoi me direz-vous ? Parce que sa schizophrénie entraine des hallucinations auditives, et c’est ça qui l’a sauvé. Le déclenchement de l’histoire se trouve ici et à partir de là, tout va commencer. Henri Loevenbruck ne nous laisse pas respirer dans son récit. Il alterne l’intrigue en elle-même avec l’histoire de Vigo, puis avec ce qu’il appelle « Les notes dans le carnet Moleskine » où on rentre plus en profondeur dans la tête de Vigo Ravel, pour connaitre ses pensées les plus sombres. Le récit est très rythmé, notre personnage principal vit une véritable course contre la montre et ne cesse de bouger dans l’histoire.

  .Ce qui est un gros point positif c’est que la narration est à la première personne. On est alors au plus proche de Vigo Ravel, de ses pensées, de ses remises en questions, de ses introspections sur lui et sur les hommes qui l’entourent. C’est un personnage qui ne cesse de se poser des questions quant à sa situation dans le monde, à sa schizophrénie et à la vie qu’il a perdu. Et nous en temps que lecteur on est forcément happé par toutes ces questions. L’écriture de l’auteur, fait qu’il nous retourne le cerveau et on doute, tout comme Vigo doute, on devient schizophrène, tout comme Vigo est schizophrène. Ses sentiments et ses faiblesses nous parviennent avec une facilité déocncertante.

  .On se rend bien compte qu’Henri Loevenbruck a fait un travail de malade sur ce roman. Il a du faire des recherches et s’être fait aider pour nous expliquer ce qu’est la schizophrénie, le syndrome Copernic. Puis tout ce qui est attrait aux neurosciences, au cerveau comme les neurones et le champ électromagnétique qu’elles dégagent. Un travail de recherche sur les souterrains de Paris ainsi que sur ses rues, sur Copernic et Galilée. Sur l’histoire des hommes et sur notre potentielle évolution. On se rend compte que notre auteur déborde d’imagination et de folie, pour nous entrainer dans un monde où les hommes sont fous et où la folie fait avancer leurs recherches.

  .Henri Loevenbruck réussi très bien à nous imprégner de l’ambiance de Paris, de ses ruelles, de ses avenues, de ses monuments. Il a réussi à me faire voyager dans notre belle capitale mais aussi à Nice, grâce à des descriptions concises mais précises, qui permettent de se rendre compte de l’atmosphère et de la conscience ou pas de notre personnage principal. Les révélations le concernant, nous poussent à vouloir en savoir davantage mais ses incessantes introspections nous font reculer.

  .Le style d’écriture de l’auteur est vraiment génial, parce qu’il arrive à nous immerger dans son personnage qu’il a créé de toute pièce. Ce que je peux reprocher, c’est que son roman est très dense et qu’il faut être concentré pour le lire. Sinon on pourrait passer à côté d’informations cruciales dans notre lecture. Ce qui m’a aussi gêné, c’est qu’il n’y a pas de chapitre à proprement parlé mais ce n’est qu’un point de détail. S’il ne fallait retenir qu’un mot pour ce roman, je choisirai le mot « espoir », parce que Vigo Ravel ne cesse de croire en lui malgré les révélations négatives qu’il fait à son encontre. Et le mot « espoir » est en parfait accord avec notre auteur… mais pour cela il vous faut acheter son livre, le lire, et lire les remerciements pour comprendre cela. En tout cas si vous voulez une lecture riche, qui vous triture les méninges et vous retourne le cerveau, ce livre est fait pour vous !

.Ma note : 8/10 sur Livraddict.

4 commentaires:

  1. Malgré ton avis assez positif, je ne suis pas trop tentée par ce genre d'histoire,car les attentats et la schizophrénie ne sont pas des sujets qui m'intéressent. De plus j'ai assez de mal avec les lectures denses qui me prennent vite la tête !

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    1. C'est dommage mais on ne peut pas tout aimer ^^

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