Nos dernières chroniques...

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samedi 28 mars 2015

Chronique : Pour toujours. A jamais - Tome 1 : Ce qu'il reste de nous de Charles Delelis


Pour toujours. A Jamais – Tome 1 : Ce qu’il reste de nous de Charles Delelis. (Genre : Fantastique).

Editions : Baudelaire
Prix : 16,50€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2014

  .Résumé : Après la mort accidentelle de sa femme, William Becker, un jeune professeur de philosophie, se voit contraint de poursuivre sa vie sans elle. Face à cette dure réalité, il sombre peu à peu dans un océan de désespoir. Parallèlement, sa femme Elena se réveille dans un monde luminescent où l’accueille Jim, son guide de l’au-delà. Ensemble, ils découvrent les lois et les fondements de cet univers régi par les Arcalis. Mais bien qu’elle ne fasse plus partie des vivants, Elena ne peut se résoudre à laisser son époux et tente par tous les moyens de le sauver de son tourment. Leur lien traversera-t-il la frontière de ces deux mondes opposés ? Tiendront-ils leur promesse autrefois scellée par un serment sacré ? Dans la vie, comme dans la mort : pour toujours, à jamais…


  .Premier partenariat avec les éditions Baudelaire et première belle découverte. Je les remercie au passage pour leur confiance. C’est le livre qui m’a le plus tenté de part sa couverture et par son résumé. Et puis, découvrir un auteur français ça me fait toujours plaisir. Les privilégier est quelque chose que je prends beaucoup à cœur. Couverture attirante et qui reflète bien le contenu du roman. Je n’avais pas du lire le résumé en entier parce que je ne m’attendais pas du tout à lire une telle histoire. En tout cas j’ai passé un très bon moment.

  .Le prologue est accrocheur. On découvre cet homme qui reprend l’enseignement à la fac après un évènement qu’on suppose tragique. Je me suis bien sur, pris d’empathie pour ce gars un peu perdu. Je m’étais dit que si on le suivait le long du bouquin, ça allait être top mais ce n’est pas le cas. Le 1er chapitre m’a un peu bousculé. Je pense que donner des indications dans la temporalité aurait aidé le lecteur à mieux comprendre par où l’auteur commence. Même si le schéma se répète à chaque chapitre, le lecteur n’aurait pas été un peu perdu. Un bon début avec des bémols.

  .Les personnages sont très intéressants. Elena et William forment un couple unis plus que de raison. Ces deux là sont tellement lumineux ensemble que les voir se déchirer fait mal au cœur. William c’est le gars sensible qui ne le montre pas. Le gars qui tombe amoureux sans même savoir ce que cela signifie quand on est gosse. Le gars qui donnerait tout pour sa femme à en mourir. Le gars qui quoi qu’un peu têtu fait son mea culpa quand il sent que c’est nécessaire. Un très bon personnage selon moi. Elana, c’est la nana sur qui l’amour lui est tombé par hasard. La nana qui est fou amoureuse de William. La nana qui cherche des solutions pour son couple malgré un mari borné à ne pas voir les problèmes. Les deux forment une alchimie qui a fait battre mon petit cœur. D’autres personnages interviennent comme Jim ou Arthur mais je vous laisse les découvrir.

  .Le rythme est intéressant. Cependant je l’ai trouvé un peu décousu par moment. Les chapitres sont pour moi trop long. Je pense qu’une autre organisation du récit aurait permis au lecteur de mieux rentrer dans le récit pour le dévorer d’une traite. Cela aurait donné au roman un bel élan et une évolution qui aurait été intéressante. Sinon, il se passe beaucoup de choses dans ce roman. Que ce soit dans les moments passés ou dans les moments présents. Et c’est ce qui fait tenir le lecteur dans l’histoire.

  .L’univers développé par l’auteur est franchement intéressant. Il a su créer un monde de toutes pièces avec des règles originales et nouvelles. Même si d’autres romans peuvent aborder le même thème, Charles Delelis a su se démarquer par ses bonnes idées. Tout est expliqué au fur et à mesure et le lecteur n’est pas une seule fois perdue. Je regrette cependant qu’Elena accepte trop facilement de se retrouver dans cet univers. Pour moi, il aurait fallu un petit temps d’adaptation. Après, je comprends qu’elle accepte pour être auprès de William mais c’est allé trop vite.

  .La plume de l’auteur n’est pas exceptionnelle. Cependant, je soulève un style très descriptif qui m’a bien plu. Grâce à ça, on s’imagine parfaitement les décors, les habits des personnages ainsi que leurs traits distinctifs. Chapeau à lui ! La fin m’a beaucoup plu. C’est une évolution d’Elena qui me plaît absolument. Et l’auteur ne permet pas au récit d’être trop simple ce qui est appréciable au final. J’ai vraiment hâte de lire le tome 2 pour voir comment l’auteur va aborder tout ça. En tout cas, je vous recommande ce petit livre. Des moments émouvants où j’ai eu ma petite larme par la sincérité des sentiments.

.Ma note : 7,5/10.

Merci à Florent et aux éditions Baudelaire pour ce partenariat !

mercredi 25 mars 2015

Chronique : L'enfant papillon de Gabrielle Massat


L’enfant papillon de Gabrielle Massat. (Genre : Dystopie, Jeunesse).

Editions : Hachette
Prix : 16€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2015

  .Résumé : Le monde de Maïa s’écroule quand Dimitri, son mentor, est condamné à la torture par sa faute. Déterminée à le soustraire à sa destinée, elle cherche par tous les moyens à franchir les murs de la Cité. La seule chance de survie pour Dimitri réside à l’extérieur, dans ce monde désertique dont on est sans nouvelles depuis la Grande Epidémie. Maïa entame alors une implacable course contre la montre. En ligne de mire : l’Enfant Papillon, un être légendaire qui détiendrait le moyen de sortir. Elle a un mois, Un mois pour sauver leurs vies et conquérir leur liberté.


  .Les éditions Hachette – Black Moon me permettent avec « L’enfant papillon » de découvrir une auteure française. Qui plus est, ce bouquin est une dystopie, genre que j’apprécie tout particulièrement. Même si on sait tous que les dystopies se ressemblent quasiment toutes. La couverture du bouquin est ce qui m’avait attiré, tout comme le résumé. Et je dois dire que je ne m’attendais pas à ce que j’ai lu. Même si dans l’ensemble j’ai passé un bon moment, je suis un peu déçu et frustré.

  .Dès le début, on est happé par l’univers. Dès les premiers dialogues, j’ai même eu un fou rire c’est pour vous dire. Cependant, j’ai trouvé la première partie trop longue à mon goût. Même si l’auteure dépeint son univers, présente ses personnages et les liens qu’ils ont entre eux… l’action et l’intrigue se font trop attendre. C’est dommage, parce que j’ai eu l’impression de faire du sur place et de lire le résumé en plus détaillé. Heureusement que la deuxième partie arrive au bout de 130 pages.

  .Les personnages ont pour moi été sympa mais c’est en me rapprochant de la fin que j’ai commencé à m’attacher à eux. Je pense que la narration à la 3ème personne n’a pas aidé dans ce bouquin. Notre personnage principal Maïa, m’a beaucoup plu. Elle est forte, limite têtue mais elle prend des risques pour sauver Dimitri, son mentor. Je regrette que Maïa ne soit pas plus famille parce que j’aurai aimé découvrir un peu plus sa mère et son frère. Ensuite il y a donc Dimitri, qui en aidant Maïa se voit contraint à être enfermé pendant 30 jours avant d’être torturé sur ses actes. C’est un personnage qui aurait mérité d’être plus mis en avant je pense. Ou alors qu’il intervienne autrement dans l’histoire. Enfin il y a Zéphyr et Nathanaël qui vont aider Maïa dans sa quête. Deux personnages intéressants qui ont un passé difficile qui les rendent plus attachants.

  .Le rythme est bon malgré la première partie trop longue. Les chapitres sont courts ce qui amène un certain rythme à l’intrigue et à l’histoire. Et puis, nos personnages ne cessent de bouger, d’être poursuivis, de faire des recherches sur l’extérieur et sur l’Enfant Papillon. C’est un livre avec des descriptions bien faites. Ce que j’ai vraiment aimé ce sont toutes les petites révélations qui sont disséminées dans le bouquin. Le plus intéressant ce sont les flash-back qui permettent au lecteur de comprendre pourquoi la Cité en est arrivée là.

.Même si la dystopie de « L’enfant papillon » est intéressante, pour ma part elle ne tient pas ses promesses. Quand on m’annonce dans le résumé que Maïa veut aller à l’extérieur, je m’attendais à ce qu’elle le fasse vite. En fait, j’aurai aimé qu’il y ait une partie confinée au sein de la Cité et une autre à l’extérieur. D’accord, la solution ne pouvait pas être trouvée en un claquement de doigt, mais si certains passages avait été raccourcis… le roman aurait gagné en profondeur. Ce qui nous permet d’avancer ce sont tous les retournements de situations incroyables et l’action très présente.

  .Gabrielle Massat écrit vraiment bien. Ce n’est pas une plume poétique, qui fait de belles phrases mais c’est une plume descriptive. J’ai totalement pu imaginer les décors, les personnages et tout ce qui se passait dans le roman. Je la félicite pour ça. Cependant, j’aurai choisi une narration à la première personne pour amener une certaine proximité entre les personnages et le lecteur. Son choix a cependant le mérite d’amener une forte diversité. Pour la fin… je dois dire que je suis frustré. Je m’attendais déjà à ce que la fin se trouve à la moitié du roman donc imaginez un peu ! Cependant, l’épilogue nous met à la bouche et plein de questions resteront sans réponse.

  .Je pense qu’il faut se faire son propre avis avec ce livre. D’autres blogueurs ont adoré ce roman alors que moi je l’ai apprécié mais sans plus. Même si je reconnais à l’auteure que son univers est intéressant et oppressant, sa dystopie aurait pu être plus aboutie. Les personnages sont sympathiques et en se dévoilant ils deviennent attachants. Après, les choix qu’opèrent Gabrielle Massat ne m’ont pas plu mais c’est purement subjectif. Je vous le recommande, parce que mon avis n’engage que moi.

.Ma note : 7/10.

Merci à Betty et aux éditions Hachette – Black Moon pour ce partenariat !

mardi 17 mars 2015

Chronique journalistique : Ma compagne, mon bourreau de Maxime Gaget


Ma compagne, mon bourreau de Maxime Gaget. (Genre : Témoignage).

Editions : Michalon
Prix : 17€
Année de parution originale : 2015

  .Résumé : Ils sont de grands oubliés, représentent un non-dit au coeur du tabou de la violence conjugale : les hommes battus. Leur parole est souvent tournée en dérision, niée. Maxime Gaget connaît bien cette solitude, ce désarroi face à une brutalité méconnus et ignorée. Un témoignage unique, courageux et poignant qui lève le voile sur l'autre visage de la violence conjugale.


Société
Les hommes battus : les grands oubliés des violences conjugales
Maxime Gaget a sorti son livre le 12 février, en homme victime de coups, il livre son expérience douloureuse.
« J’ai été marqué au fer rouge, choqué par cette violence insensée. La mort a bien failli me rattraper ». Maxime Gaget, 37 ans, auteur du livre « Ma compagne, mon bourreau », n’épargne pas le lecteur dans ses déclarations. Son ouvrage est publié aux éditions Michalon le 12 février 2015. Au sein de ce témoignage, il relate sans crainte sa douloureuse expérience en temps qu’homme battu. Un statut difficile à faire prévaloir quand la société fait le parallèle entre l’homme et la virilité.

Maxime est développeur en informatique et parle pour la première fois à son futur bourreau Nadia, (son nom a été modifié dans le livre), sur un tchat en 2007. Dès la première rencontre, un sentiment interpelle le jeune homme. « Quelque chose m’ordonne de prendre mes jambes à mon cou et de filer loin d’ici, de fuir ». Jusqu’à son emménagement chez elle, la litote reviendra sans cesse : « […] toujours ce même sentiment m’ordonnant de prendre mes jambes à mon cou ! » Il avouera lui-même qu’ « il y a quelque chose d’étrange, de magnétique, d’irrationnel dans cette attirance ». Un béguin qui aurait pu lui coûter la vie.

Pendant 17 mois, pour Maxime, l’appartement de Nadia est « sa prison de souffrance, de rage, de colère, de peines et de douleurs ». Elle sait parfaitement l’isoler de relations amicales et professionnelles. Sa carte bleue personnelle lui est confisquée. Son téléphone portable est brisée contre un mur. A cause de retards répétés, il le confie : « je suis licencié ». « Depuis que je suis avec elle, je ne parviens plus à être lucide », avoue-t-il presque avec honte. En plus de l’emprise psychologique, les coups ne tardent pas à pleuvoir. Des fois sans la moindre raison apparente.

« Pourquoi a-t-elle fait ça ? Qu’est-ce qui, dans son esprit, a justifié d’en venir aux mains ? » Incompréhension, questionnement et introspection. Trois mots qui qualifient Maxime lors des violences de son bourreau. A cause de « verrous psychologiques » et d’une éducation qui l’ « interdit de lever la main sur une femme », il reste sans agir. Nadia repousse sans cesse la faute sur sa victime : « Si tu ne m’avais pas cherchée, je ne t’aurai pas envoyé à l’hosto, tout ça c’est de ta faute ! » Les jours, les mois passent et la vie de Maxime devient une « longue et douloureuse servitude ». A force de se faire battre, il ne réagit plus aux agressions. Ainsi, Nadia redouble de violence à son égard : « […] bien souvent, je finis avec un nombre conséquent d’hématomes aux visages, le nez en sang, des bleus, des cocards dans tous les sens ». Cloison nasale cassée, oreille déchirée, pommette lacérée et crane criblé de coups.

En 2009, le calvaire s’arrête. Après une partielle reconstruction psychologique et des opérations, une instruction s’ouvre. Un procès sera tenu contre Nadia. « Je n’aspire qu’à construire ma vie : avoir un travail, une maison, une femme, des enfants ». Et on lui souhaite sincèrement.

dimanche 15 mars 2015

Chronique : Les amours de Lara Jean - Tome 1 : A tous les garçons que j'ai aimés... de Jenny Han


Les amours de Lara Jean – Tome 1 : A tous les garçons que j’ai aimés… de Jenny Han. (Genre : Jeunesse, Romance).

Editions : Panini
Prix : 16€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2014
Titre version originale : To all the boys I’ve loved before, Book 1.

  .Résumé : Lara Jean écrit des lettres d’amours… mais elle ne les envoie pas. Lorsqu’elle est amoureuse, Lara Jean Song écrit une lettre à celui qu’elle aime, qu’elle cache ensuite dans une boîte à chapeau que sa mère lui a offerte… Un jour, elle découvre que ses lettres ont été envoyées à son insu. Lara va alors devoir faire face à tous ses amours du passé : son premier baiser, son amour de vacances, et même le petit ami de sa sœur, Josh. Malgré la confusion, elle commence à entrevoir qu’elle peut tirer quelque chose de bon dans cette mésaventure…


  .Jenny Han était pour moi une auteure inconnue au bataillon de ma vie de lecteur. J’ai bien entendu parler de ses autres livres, notamment la série qu’elle a écrit avec Siobhan Vivian : « Le Pacte ». J’ai le premier tome dans ma PAL et là… je me dis que j’aurai du l’en sortir plus tôt ! Parce que le premier tome de « Les amours de Lara Jean » a été une très belle découverte. La couverture est identique à celle de la VO et je trouve que les éditions Panini ont bien fait de la garder. Le résumé était alléchant, était du moins original. J’ai passé avec ce roman une excellente lecture !

  .Le début m’a plu dès que j’ai lu les premières lignes. Je me suis senti en adéquation avec le roman, avec ce qu’on me narrait. Il y a eu le petit feeling qui a fait qu’on ne peut pas s’arrêter de lire. L’auteure débute avec une présentation de ses personnages, fait état de la situation familiale de Lara Jean tout en avançant prudemment dans son histoire. Et du commencement à la fin, on va se rendre compte que le début sera totalement remis en question… et cette non linéarité dans le récit m’a plu.

  .Les personnages sont vraiment intéressants. Les trois sœurs Song sont très attachantes tout comme leur papa. Cette petite famille a du faire face à la perte de la maman et je trouve qu’ils s’en sont remarquablement sortie. Margot l’aîné a pris le rôle de la maman tout en apprenant à Lara Jean et à Kitty, la cadette. Les trois sœurs ont des caractères différents qui se complètent assez bien. Margot est le genre de fille qui essaie de tout faire parfaitement. En montrant l’exemple, elle veut être une fille mature et adulte. Lara Jean, notre personnage principal, est plus timorée, plus stressé, plus dans la remise en question aussi. C’est une personne ultra sensible qui se fourrera dans des situations incroyables. Kitty m’a beaucoup plu. C’est le petit personnage peste ou chouchou que l’on adore. Tempérament de feu, elle ne se laissera pas marcher sur les pieds par ses deux sœurs et c’est top ! Il y a enfin les personnages masculins comme Josh ou Peter. Je vous laisse les découvrir.

  .Le rythme est assurément bon. Les chapitres sont courts et puis le roman est écrit super gros ! Donc on tourne les pages sans s’en rendre compte. Il se passe aussi beaucoup de choses. On va en apprendre beaucoup sur les amours passés de Lara Jean et sur ce qu’elle ressent encore pour ces jeunes garçons. Ce qui m’a surtout étonné c’est que sans expérience, elle puisse parler d’amour. Comme si elle avait eu cinq coups de foudre ! C’est marrant mais déstabilisant aussi. Derrière cette histoire de lettre on va se rendre compte que le fond est beaucoup plus creusé qu’il en a l’air.

  .Parce que Jenny Han a décidé d’aborder l’amour certes mais aussi tous les à côtés. On a le volet familial : le problème lorsqu’une sœur par à l’étranger pour les études. Le manque, les secrets, le devoir d’être à la hauteur… Le volet amical du lycée et surtout celui de l’amour. Je l’ai trouvé bien traité. Notamment parce que l’auteure fait intervenir différents acteurs et ne se focalise pas sur les deux personnes du couple. Ainsi, elle met en avant les ragots du lycée lorsqu’un couple se met ensemble. Les jalousies que peut faire naître la relation, le développement de sentiments parfois inattendus, les trahisons ou encore la confiance en l’un et en l’autre. Des thèmes abordés avec subtilité et délicatesse mais avec une réelle profondeur.

  .L’écriture de Jenny Han ne casse pas trois pattes à un canard. Elle est simple, sans prise de tête mais avec ce registre là, on s’y attend et c’est efficace. Je me suis vraiment étonné à me prendre d’affection pour les personnages et à réellement ressentir ce qu’ils pouvaient endurer. J’ai même versé ma petite larme vers la fin. Cependant, je regrette la prévisibilité de l’auteure de celui qui a envoyé les lettres de Lara Jean. L’auteure noie bien le poisson, mais ne l’a pas tué. Une très bonne découverte, un très bon premier tome… j’ai hâte de connaître la suite, parce que l’évolution des sentiments de Lara Jean me rend vraiment curieux de savoir ce qu’il en est.

.Ma note : 8/10.

Merci à Babelio et aux éditions Panini pour ce partenariat !

lundi 9 mars 2015

*Vidéo* : Pourquoi lire... Oniria - Tome 1 : Le Royaume des Rêves de B.F. Parry


Salut tout le monde !

Aujourd'hui une nouvelle vidéo qui est un "Pourquoi lire" ! Cette vidéo date un peu mais c'est un livre que je vous présente maintenant vu qu'on le voit moins sur la blogo :) J'avais beaucoup aimé ce bouquin jeunesse... et détrompez-vous le perso principal n'est pas si jeunesse que ça ! En espérant que la vidéo vous plaira, bon visionnage :D

Enjoy <3

Livre présenté : Oniria - Tome 1 : Le Royaume des Rêves de B.F. Parry publié chez Hachette :

  Résumé : Il existe un monde dont personne ne soupçonne l'existence. Un pays où chacun de nous se rend pourtant chaque nuit. Un univers où tout est possible. Oniria, le Royaume des Rêves. Seul un Envoyé venu de monde des humains peut sauver Oniria des troubles qui le menacent. Il s'appelle Eliott. Et il a douze ans.

  En bref ce que j'en pense : "Un univers bien exploité et bien imaginé, des personnages attachants et notre curiosité est mise à rude épreuve tout au long du récit. Le rythme est aussi très bien mené parce qu'Eliott bouge beaucoup dans l'histoire. Même si la fin est un peu précipité on ne peut que saluer ce 1er tome qui pose de bonnes bases solides pour la suite des événements."

Le lien vers ma chronique si vous êtes tentés : ICI.

Chronique : Un nouveau jour de Sarah Rayner


Un nouveau jour de Sarah Rayner. (Genre : Contemporain).

Editions : Michel Lafon
Prix : 17,95€ (Partenariat)
Année de parution française : 2015
Année de parution originale : 2014
Titre version originale : Another night, another day.

  .Résumé : Karen, veuve depuis peu et mère de deux jeunes enfants, doit surmonter la mort de son père. Abby, épuisée par le quotidien auprès de son fils autiste, est en instance de divorce. Michael, fleuriste, a été contraint de déposer le bilan. Leurs trois destins se croisent quand, à bout de souffle, ils se réfugient derrière les portes d’une clinique psychiatrique de Brighton. Là-bas, grâce aux groupes de pareils et aux liens noués avec d’autres pensionnaires, ils reprennent pied dans l’existence et retrouvent le goût des plaisirs de la vie. Mais comment préserver cet équilibre quand la vie est si imprévisible ?


  .Les éditions Michel Lafon me font parfois découvrir de beaux livres. De part le thème abordé ou par l’originalité qui en ressort, je repousse à chaque fois mes retranchements pour ne pas lire que mes genres de prédilections. Ce fût le cas avec le livre de Sarah Rayner. La couverture est tout à fait attirante pour le lecteur. Et le résumé est assez spécial tout en donnant envie de commencer la lecture. Franchement, j’ai passé un bon moment de lecture.

 .Le livre est divisé en plusieurs parties. Dans la première on va apprendre à connaître nos personnages dans leur vie de tous les jours. Jusqu’à la descente aux enfers pour eux psychologiquement. J’ai trouvé intéressant que l’auteure s’attarde sur l’avant. Cela met en relief les pensées des personnages, ce qui leur fait peur et ce qui les empêche d’avancer. Un bon début pour que le lecteur reste accrocher.

  .Les personnages sont l’élément essentiel du roman. Les trois personnes que l’on va suivre sont à eux seuls très singulier tout en étant des personnes tout à fait ordinaire. Karen est la jeune femme qui m’a le plus touché. C’est comme si j’avais ressenti un certain feeling pour elle. Combattante et à la fois mère aimante, elle se rendra compte que deux disparitions peuvent se ressembler bien qu’elles soient très différentes. Abby est une personne qu’on a envie de prendre dans nos bras pour la sécuriser et la réconforter. Les problèmes avec son enfant et son couple font qu’on est sincèrement désolé pour elle. C’est une femme qui donne tout à son fils, jusqu’à s’oublier elle-même. Enfin Michael est celui qui tombera dans la dépression, sans vraiment penser qu’il l’est vraiment. C’est un homme qui a toujours su faire tourner son commerce. Cependant, les choses changent et la vie fera qu’il devra mettre la clef sous la porte. Ce sont des personnages très bien travaillés et creusé. On est au cœur de leurs pensées et de leurs introspections. On sait tout d’eux, de leurs peurs, de leurs doutes et de leurs problèmes. Le lecteur est derrière eux à les encourager pour avancer.

  .Le rythme est sans aucun doute très bon. Les parties permettent au lecteur de s’identifier dans le récit. Et les chapitres ne sont pas longs ce qui permet de rendre le bouquin plus incisif. Ce qui est intéressant c’est que dans chaque chapitre, Karen, Abby et Michael parleront. Du coup on est intéressé de voir comment ils vivent chacun de leurs côtés puis après comment ils réagissent ensemble. Ce qui m’a parfois dérangé, c’est que d’une partie à l’autre, l’auteure zappe quelques évènements qui auraient permis de mieux comprendre certains de ses choix.

  .Le thème abordé est quelque chose de difficile à traiter. La maladie psychologique des personnes, c’est quelque chose de délicat quand on ne la pas vécu soi-même. Cependant, Sarah Rayner a été elle-même dépressive. Elle est donc la mieux placé pour en parler. Cela se ressent dans la construction de ses phrases. Elle a choisi ses mots, les sentiments sont expliqués, on comprend pourquoi tel ou tel personnage éprouve une émotion ou une autre. J’ai trouvé que le sujet était bien abordé, bien décrit. Surtout, le livre n’est pas dépressif ou triste. Il y a deux ou trois moments où j’ai explosé de rire en le lisant. On est au cœur d’un sujet important que les auteurs commencent à développer et c’est vraiment intéressant.

  .La plume de l’auteure est assez recherchée. Le fait qu’elle écrive à la troisième personne permet au lecteur d’être presque omniscient avec les personnages. On sait ce qu’ils ressentent, on sait comment ils perçoivent telle ou telle situation. On est presque intime avec eux tellement on se sent proche d’eux. Il y a aussi quelques retournements de situations qui permettent au récit de ne pas être plat. Pour mériter une note plus haute, il aurait fallu que je perçoive ce petit plus. Même si j’ai apprécié ma lecture, la petite lueur en plus n’a pas été là. Je vous recommande vraiment de lire ce bouquin, parce qu’il parle d’un sujet important et délicat. Cependant, il est traité avec beaucoup de tact et de sincérité.

.Ma note : 8/10.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

dimanche 1 mars 2015

Chronique : Ce qui nous lie de Samantha Bailly


Ce qui nous lie de Samantha Bailly. (Genre : Romance, Fantastique).

Editions : Milady
Prix : 8,20€
Année de parution originale : 2013

  .Résumé : Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu’elle met à profit pour démasquer les hommes infidèles. Mais au fond, Alice n’aspire qu’à retrouver une vie « normale », celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau poste dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore. Parmi les personnalités qui cohabitent dans l’open space, elle rencontre l’inaccessible Raphaël qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n’arrive pas à percevoir les liens.


  . « Ce qui nous lie » est un petit bonbon qu’il faut prendre le temps de déguster. Voilà ce que j’ai ressenti quand j’ai terminé ma lecture. Un livre avec lequel on s’embarque sans demi-mesure. Je voulais découvrir la plume de Samantha Bailly, c’est chose faite et je l’ai adoré. Autant dire que la couverture est ce qui attire le lecteur pour ce bouquin. Et le résumé donne aussi très envie. Je dois vous dire que j’ai passé une excellente lecture. A un cheveu du coup de cœur.

  .Dès le début, je me suis senti happé par l’histoire et par le style d’écriture de l’auteure. On se retrouve vite au moment où Alice va rencontrer Raphaël et c’est une bonne chose. Cela permet au lecteur de découvrir plus l’intrigue dépeinte entre les lignes. Et puis cette alternance entre le passé et le présent permet à ce qu’on s’accroche au récit. Samantha Bailly titille son lecteur et le rend curieux, c’est très judicieux. Un très bon début !

  .Les personnages m’ont beaucoup plu. Alice surtout de par sa personnalité, son caractère, son don, ses émotions et ce qu’elle va entreprendre. C’est une jeune fille qui dans l’histoire va évoluer d’une manière importante. On va comprendre ses peurs et ses doutes. Elle est un personnage qui réfléchit beaucoup et j’ai apprécié ça. J’ai trouvé que tout au long de l’histoire, elle s’est ouverte pour ne plus avoir peur, et pour s’épanouir pleinement. Raphaël quant à lui est assez spécial. Il m’a plu mais son comportement m’a plein de fois énervé. Et comme Alice, je me suis senti perdu face à cet homme qui n’a pas de lien avec les autres personnes. Etrange, mystérieux, énigmatique… leur relation est électrique. Vient ensuite les personnages secondaires qui aideront à la compréhension du don d’Alice, de ses peurs et de ses tourments. Ils sont secondaires mais restent tout de même importants.

  .Le rythme de l’histoire est… incroyable. Ca se lit tout seul, vite, trop vite. Les chapitres sont de taille normale mais le fait que l’auteure alterne entre le présent et le passé, puis avec le présent et le futur, cela rend l’histoire hyper prenante et forte. On veut comprendre, on veut aider Alice, on veut savoir pourquoi Raphaël n’a pas de lien. Pourquoi ce don fait à Alice ou cette malédiction ? Le rythme est un tout et cette histoire est bien construite. Certains diront qu’on peut se perdre dans les voyages dans le temps, mais je ne pense pas.

  .L’histoire en elle-même est originale. Cette histoire de don, de fils lumineux que voit Alice entre les personnes. Je trouve cela extraordinaire. C’est une intrigue fantastique très subtile que j’adore dans les romans contemporains. Ce pouvoir est très bien développé, bien décrit et bien construit. On n’en connaît peut-être pas l’origine à 100% mais on sait comment le don fonctionne. Je me suis imaginé voyant tout ces fils blancs lumineux, et je crois que j’aurai paniqué autant qu’Alice en découvrant ça. L’auteure a créé une histoire originale et je la félicite pour ça.

  .Le style d’écriture de Samantha Bailly est vraiment très recherché. Je l’ai trouvé doux, tout en subtilité et en fragilité. C’était poétique, frais et même fort en émotion. On ressent tout ce que les personnages perçoivent et c’est ce qui fait la force du roman. La fin quant à elle m’a plu dans le sens où Alice a bien évolué et grandi. Mais je l’ai peut-être trouvée expédiée sur certains aspects. Ce n’est qu’un petit bémol qui n’entache pas la singularité et la qualité du roman. Je vous recommande vraiment de vous faire votre propre avis sur cette histoire. Personnellement je l’ai adoré.

.Ma note : 8/10.