jeudi 2 juin 2016

Chronique : Point final de William Lafleur


Point final de William Lafleur.
(Genre : Contemporain).

Editions : Michel Lafon
Prix : 14,95€ (Partenariat)
Date de parution originale : 9 juin 2016

  Résumé : L’homme mort est le journal de bord d’un père de famille ayant mis en scène son propre décès pour observer les réactions de sa famille. Reclus derrière son ordinateur, il les regarde vivre au travers de ses écrans, grâce aux caméras et micros dont il a truffé son domicile avant de disparaître.


  Le roman est arrivé dans ma boîte aux lettres en totale surprise le dernier jour d’avril. Avec un petit mot de l’attachée de presse me disant que l’histoire allait me plaire. C’est ce genre d’attention qui fait plaisir quand on tient un blog. Quand on sait que notre passion est perçue par le partage et non par la publicité qu’on peut faire aux livres. Après ça, j’ai laissé un moment avant de le lire (3 semaines), mais j’étais allé voir le résumé. J’ai de suite été séduit par le synopsis. Ça promettait d’être original. La couverture je vous avoue que même après ma lecture, je ne sais pas ce que ça représente ^^ Au final j’ai beaucoup aimé ma lecture… et je vous dis pourquoi.

  On est de suite mis au pli par l’auteur. Directement convié à ce canular qui n’en est pas un pour la famille. Faire croire à ses proches qu’on est mort alors que ce n’est pas vrai… j’ai trouvé ça culotté et vraiment original. C’est surtout l’aspect « voyeurisme » qui m’intéressait. Je ne savais pas comment l’auteur allait l’aborder. Je ne voulais pas que ça fasse trop pervers. Un bon début, qui pousse à continuer et qui m’a de suite touché. Si je vous dis que les enfants (Thomas et Sophie) ainsi que la maman (Patricia) m’ont ému aux larmes… et tout ça en 30 pages ! Bravo à William Lafleur pour ça.

  On fait vite le tour des personnages et on s’attache davantage à ceux qu’on regarde qu’au père censé être décédé. Je crois d’ailleurs qu’aucun nom n’est donné pour lui. Je me suis vite attaché à cette famille qui perd un père, un mari. Chacun réagit à sa façon, essaie de faire face ou alors sombre un peu. Ce sont des réactions que chacun aurait pu avoir, il est donc facile de s’identifier à eux. C’est pour cela que j’ai versé ma larme dès le début. En ce qui concerne le papa décédé… on s’y attache mais plus progressivement. Il nous paraît froid au départ, on peut vite le juger sur ses actes. Mais il y a une évolution intéressante. Une réflexion, des questionnements autour de ce qu’aurait été sa famille avec lui et sans lui. Et le côté voyeurisme est bien maîtrisé. On regarde simplement des tranches de vie.

  Le rythme est phénoménal. Le livre fait 171 pages et je l’ai lu en 2 heures de temps. Les chapitres sont supers courts ce qui apporte beaucoup de fluidité. On est au départ captivé par ce que cette personne veut faire, par cette expérience inédite. Du coup on est vite intrigué, on veut savoir la réaction de la famille. Est-ce que ça va blesser la personne qui regarde ? Est-ce que ça va la faire regretter ? Bref, beaucoup de questions qui amènent aussi le lecteur à s’en poser. Avant de lire ce livre je m’étais déjà demandé comment ma famille aurait réagit si je venais à mourir subitement. Et le livre m’a remis cette réflexion en tête. Au fil du roman, on peut croire que l’auteur se perd… qu’il divague par-ci par-là. Je me suis même dit qu’il prenait un chemin et qu’il s’y perdait. Mais c’est pour mieux nous surprendre.

  La plume de William Lafleur est intéressante. Je n’imagine pas le travail de retranscription pour essayer de faire imaginer au lecteur les écrans, la vie de la famille décrite. Il faut qu’on puisse s’imaginer un gars derrière ses écrans d’ordinateur, en train d’espionner sa famille… et je trouve que c’est bien fait. En fait, je ne m’imaginais pas les écrans, mais directement la vie qui se passait dans la maison. C’est un roman original, qui amène des réflexions. Et puis l’auteur nous balance la fin, le dernier chapitre… et on se dit WTF vraiment ? Et bien oui, et je n’avais pas vu ça venir ! Ce livre c’est l’expérience d’un auteur, l’expérience d’un lecteur, des réflexions, des introspections sur notre vie… et surtout une belle leçon d’humanité.

Ma note : 8/10.

Merci à Marion et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

2 commentaires:

  1. EN voilà un livre bien intriguant !! Je dois dire que depuis que tu m'en as parlé je suis de plus ne plus curieuse et ta chronique ne fait que confirmer mon envie de le lire ! Par contre reste toujours a essayer de deviner ce que représente cette couverture pour le moins énigmatique ^^

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    1. Je pourrais toujours te le prêter ;)
      Oui tu l'as dit, je ne sais toujours pas ^^

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