jeudi 20 octobre 2016

Chronique : Le musée des monstres - Tome 1 : La tête réduite de Lauren Oliver & H.C. Chester


Le musée des monstres – Tome 1 : La tête réduite de Lauren Oliver & H.C. Chester.
Illustré par Benjamin Lacombe.
(Genre : Jeunesse).

Editions : Hachette
Prix : 15,90€ (Partenariat)
Date de parution française : 5 octobre 2016
Année de parution originale : 2015
Titre version originale : The Curiosity House, Book 1 : The Shrunken Head.

  Résumé : « Mesdames et messieurs, petits et grands, bienvenue au Musée des Horreurs de Dumfrey. Venez découvrir ses curiosités en tout genre et autres bizarreries merveilleuses ! » Laissez-nous vous présenter Sam, le garçon le plus fort du monde. Philippa la médium et Thomas, l’acrobate et assistant du magicien… Tous trois sont de jeunes orphelins qui ont grandi ensemble, heureux à l’abri des murs d’un étrange musée. Mais quand Max, lanceuse de couteaux, rejoint le groupe, une série de terribles événements s’enchaînent…


  Lauren Oliver est sans conteste une auteure que j’apprécie particulièrement. De « Delirium » à « Absences » en passant par « Panic », j’ai adoré tout ses bouquins ! J’étais donc curieux de la voir dans de la jeunesse. Mais aussi dans quelque chose de complètement différent puisqu’on s’embarque dans une enquête pour les jeunes. J’aime en tout cas beaucoup la couverture. J’ose même dire qu’elle est magnifique ! C’est un beau travail éditorial. De plus les illustrations de Benjamin Lacombe sont époustouflantes. Au final, je pense que le livre saura plaire aux plus jeunes : le public cible. Mais les adultes resteront un peu sur leur faim.

  Avec « Le musée des monstres » on rentre de suite dans un univers glauque, bizarre et farfelu. Présenter des êtres aux capacités hors normes dans un spectacle est assez déstabilisant. Pourtant, Lauren Oliver parvient à rendre curieux le lecteur afin qu’il poursuive sa lecture. Avec l’arrivée de Max au musée, on sent de suite qu’il se passe quelque chose. Personnellement, bien que très tenté de continuer l’aventure avec les personnages, j’ai eu au départ du mal à les identifier. Mais l’auteure se cantonne ensuite à Sam, Thomas, Philippa et Max. Du coup se rappeler qui est qui devient plus facile.

  Je dois dire que je ne me suis pas spécialement attaché aux 4 enfants qui mènent la barque du récit. Je les ai trouvés sympathiques et taquins entre eux. Ils vont découvrir au fil de leur enquête que l’amitié peut permettre de surmonter leur particularité et aussi leur solitude. J’ai apprécié les suivre, découvrir leurs talents, leurs rivalités, leur premier émoi mais aussi leur jalousie tout comme leurs peurs. Ce sont des personnages qui évoluent et qui sont à la fin de la lecture plus matures. Je pense que des jeunes lecteurs ados pourront largement les apprécier. Et même s’identifier à eux malgré leurs capacités hors-normes. Je note cependant un manque d’approfondissement.

  Le rythme de l’histoire est lui très intéressant. Les enfants et ados qui liront le livre ne vont pas s’ennuyer. On découvre le musée, très vite la tête réduite fait son apparition… un événement tragique se passe, puis un 2ème. Et l’enquête des 4 enfants commence pour notre plus grand plaisir. On est admiratif devant leur intelligence (même si elle est un peu trop présente). On bouge, on découvre des indices et on cherche le suspect, bien entendu. Les chapitres ne sont pas longs ce qui amène de la fluidité au récit. Une bonne intrigue qui se révèle surprenante et amusante.

  L’univers du « musée des monstres » est mystérieux. Il rend curieux quiconque s’en approche et la tête réduite renforce encore plus ce phénomène. Le lecteur ne déroge pas à la règle. Je trouve que Lauren Oliver trouve une belle explication à la présence de ces orphelins aux pouvoirs un peu surnaturels. Elle pointe du doigt des événements passés pas toujours positifs dans la morale de l’histoire. Une bonne chose pour les jeunes lecteurs. L’auteure n’hésite également pas à soulever des thèmes comme l’acceptation de l’autre, l’entre aide ou encore l’amitié.

  Comme le livre est destiné à un public jeune, la plume de l’auteure est simple et accessible pour tous. J’ai bien aimé les fautes d’étourderies que fait Max sur des mots importants ou des maximes. Un autre personnage la corrige derrière et c’est une bonne façon de les apprendre aux enfants… ou de leur montrer la faute habituelle faite par certains adultes. La fin m’a plu et elle ouvre évidemment sur un tome 2. Je ne sais pas si je le lirai mais il peut promettre de belles choses pour la suite. Un roman à lire à partir de 9 ans (bon lecteur) jusqu’à 16-17 ans. Une belle découverte !

Ma note : 8/10.

Merci à Marie et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

2 commentaires:

  1. Je n'ai jamais lu de Lauren Olivier.. Je sais, c'est un tort mais j'avais essayé Delirium que je n'avais pas apprécié.
    Celui ci me tente bien, il est noté ! Merci =)

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    1. Réessaie avec celui-ci, tu verras si ça bloque ou pas avec l'auteur ^^
      "Absences" est aussi super ;)

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