Nos dernières chroniques...

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jeudi 28 mars 2019

Chronique : Dilili à Paris de Michel Ocelot

Dilili à Paris
Michel Ocelot

Éditions : Casterman
Prix : 14.90€ pour les albums 
9.90€ pour le roman illustré (Partenariat)
Date de parution : 19 septembre 2018

Résumé : L’histoire du film dans un bel et grand album !
Dans le Paris de la Belle Époque, en compagnie d’un jeune livreur en triporteur, la petite Kanake Dilili mène une enquête sur de mystérieuses disparitions. Ils reçoivent l’aide de personnalités extraordinaires : Marie Curie, Pablo Picasso, Gustave Eiffel… Grâce à ses nouveaux amis, Dilili parviendra-t-elle à arrêter les malfaiteurs ? Une aventure incroyable et un hymne vibrant à la liberté comme à la joie de vivre ensemble.



A l’occasion de la sortie du long métrage d’animation en octobre dernier, les éditions Casterman ont eu la délicate attention de me faire parvenir l’album, le roman illustré et l’album documentaire du film. Ma nièce de 5 ans est une grande admiratrice de notre capital, ce fut pour moi l’occasion de partager quelques beaux moments de lecture avec elle et nous avons beaucoup aimé l’une comme l’autre.
Nous avons commencé avec l’album pour qu’elle puisse suivre l’histoire avec les illustrations puis le soir avec le roman illustré pour prolonger nos petits moments avant de se coucher. Lily-Rose est encore un peu petite pour comprendre le fond de l’histoire et la thématique abordée. Mais rien ne nous empêchera de revenir un peu plus tard sur la maltraitance des femmes et des petites filles par les hommes, partout et depuis longtemps. Michel Ocelot aborde le sujet de façon coloré et tout en douceur, c’est comme un conte de fée avec une princesse différente de celle qu’on rencontre habituellement. J’ai trouvé ça très agréable.
L’album documentaire sur le Paris à l’époque de Dilili est superbe aussi. Il apporte un complément qui nous a beaucoup intéressée. Certains évènements du début des années 1900 sont abordés et encore une fois tous n’était pas adapté au jeune âge de ma nièce mais pour les enfant de 8/10 ans c’est juste parfait.
 
Il ne nous reste plus qu’à regarder le film animé maintenant, et je pense que Lily-Rose sera contente de le visionner après avoir découvert l’histoire sur papier comme tata 😊 .
Ma note : 7,5/10
Merci aux éditions Casterman pour ce partenariat !

mardi 12 mars 2019

Chronique : L'odeur du jour de Danielle Martinigol

L'odeur du jour
Danielle Martinigol

Éditions : Hachette
Prix : 13,90€ (Partenariat)
Date de parution : 20 février 2019

Résumé : Je m’appelle Lili et je suis une flaireuse. Au réveil, je sens l’odeur du jour. Celle qui me dit si je vais passer une bonne ou une mauvaise journée. Ce matin, une puanteur de cauchemar m’assaille. Quelque chose d’horrible s’est produit, c’est sûr. Je ne tarde pas à comprendre quoi  : ma prof préférée a été tuée. Et là, surprise  : Angie, le «  démon  » du lycée, prend ma défense quand je fonds en larmes. Elle me dit combien elle aimait notre prof elle aussi. Qu’elle non plus n’accepte pas les explications qu’on nous donne. Que toute cette affaire est louche. Alors on va mener notre enquête. Quitte à suivre les indices laissés par ces deux garçons étranges que nous semblons être les seules à voir…


Si vous aviez un odorat développé et que chaque matin, elle vous disait comment la journée va se dérouler... comment réagiriez-vous ? 🤔

C'est la faculté que possède Lili, protagoniste du roman de Danielle Martinigol "L'odeur du jour" publié chez Hachette 😁 C'est ce côté fantastique qui m'a attiré pour ce livre. J'avais envie de voir comment l'autrice allait aborder cette faculté. J'ai aussi craqué sur la couverture qui sort de l'ordinaire ! Bravo aux éditions Hachette.

J'ai bien aimé cette enquête légèrement fantastique. Le roman est court alors cela s'enchaîne bien et on n'a pas le temps de s'ennuyer 😁 Les chapitres sont courts, on rencontre des personnages différents à chaque chapitre... ce qui fait avancer l'enquête tout du long !

Même si les personnages sont sympathiques, je ne me suis pas spécialement attachés à eux... dommage ! Peut-être est-ce parce que le roman est court ? Mais Danielle Martinigol écrit très bien : fluidité et phrase simple pour un roman efficace 😉

L'enquête est cependant bien menée par Lili et sa comparse Angie ! L'autrice distille des infos, on se fait avoir et le lecteur a quelques surprises 😊 Il y a aussi de bons thèmes mis en avant et qui sont d'actualité : je vous laisse les découvrir.

➡️ Un roman ado qui vous fera passer un bon moment !

Ma note : 8/10

Merci à Elena et aux éditions Hachette pour ce partenariat !

dimanche 6 mars 2016

Chronique : Le livre des Baltimore de Joël Dicker


Le livre des Baltimore de Joël Dicker.
(Genre : Contemporain).

Editions : Editions de Fallois / Paris
Prix : 22€
Date de parution originale : 30 septembre 2015

  Résumé : Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de « La Vérité sur l’Affaire Harry Québert », sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne. Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman.


  Je dois vous avouer que j’avais d’immenses a priori sur ce livre et sur l’auteur en général. Je pensais que cette littérature n’était pas faite pour moi. Que l’histoire que j’allais trouver allait être compliquée. Surtout, que le style de l’auteur ne me conviendrait pas. Une fois que je me suis retrouvé ave le livre en main, je n’ai pas pu reculer. L’avis positif de mon binôme Guillaume (ICI), m’a convaincu que ça pourrait me plaire. En fait, l’aspect du roman m’a donné tous ces a priori. Au final, l’intérieur m’a transporté et ému. J’ai adoré l’histoire comme jamais je n’aurais pensé pouvoir l’apprécier.

  Dès le début, le style de Joël Dicker me plaisait. Même si c’est écrit petit, j’ai vu que j’avalais les pages les unes après les autres. Cela m’a rassuré et j’ai continué ma lecture. L’auteur propose une narration en alternant les périodes dans lesquelles on rencontre notre protagoniste, Marcus. J’ai vraiment adoré cette construction. L’histoire était plus intéressante et plus aboutie. J’ai de suite voulu savoir ce qui allait se passer avec ces deux familles. Surtout qu’on sait dès le départ qu’il y a eu un Drame.

  L’auteur a réussi à nous planter un décor exceptionnel. Dans ce décor, il amène des personnages hauts en couleurs que j’ai adoré découvrir. Ce ne sont pas de simples personnages, j’ai eu l’impression qu’ils étaient vraiment réels. Que si je me rendais à Baltimore, j’aurai pu les rencontrer véritablement. La véritable force de Joël Dicker réside dans le travail de ses personnages. Ils sont approfondis au maximum. De telle sorte qu’il tire en chacun d’eux leurs forces et leurs faiblesses. De telle sorte que le lecteur sache exactement comment untel réagirait à une situation donnée. Je me suis fortement attaché à tout ce panel extraordinaire d’hommes et de femmes : Woody, Hillel, Marcus, Alexandra et leurs parents. Je ne vous en dis pas plus sur eux. Ce sont des personnages à découvrir, à apprécier leur caractère et leur évolution.

  Le roman fait 476 pages, mais je n’ai pas vu le temps passer. L’auteur crée une ambiance autour de cette famille dont on ne peut pas se dépêtrer. On est obligatoirement plongé au cœur du récit et la curiosité autour du Drame nous pousse à continuer. Le roman monte crescendo. Joël Dicker remonte aux prémices de ce qui a forgé les deux familles. A l’origine de la rencontre entre Woody et Hillel et de leur amitié. On pourrait penser que toutes ces explications forment des longueurs… mais pas du tout. Bien au contraire, on est tellement impliqué dans les différentes temporalités qu’on oublie le présent. Les explications deviennent donc le ciment pour nous permettre de comprendre les évolutions des personnages.

  Là où l’auteur fait fort, c’est qu’il raconte une réelle histoire de A à Z. Comme je l’ai dit précédemment, comme si la famille Goldman avait vraiment existé. A travers le récit, on trouve des messages très intéressant. Le livre parle de harcèlement scolaire, de violences faites aux femmes, de jalousie, d’amitié, d’amour. Mais le message le plus important : regarder ce qu’on a chez soi avant d’être contemplatif de ce qu’il y a chez les autres. Tous les enfants sont admiratifs de ce qu’ils n’ont pas. Mais en grandissant on se rend compte qu’on est bien mieux chez nous qu’en face. C’est ce que je retire de ma lecture. Les émotions sont aussi beaucoup présentes : j’ai ri, j’ai failli pleurer par la tristesse et la dureté de certains passages. Et puis toujours cette curiosité par rapport au Drame.

  Le style de Joël Dicker est accessible à n’importe qui. Ses descriptions des lieux, des personnages, de l’atmosphère de cette famille sont très bien faites. C’est un auteur qui a un vrai talent de conteur. On se sent absorbé dans le récit. On a toujours envie d’y retourner même si on sait que l’histoire finira par devenir triste. La fin est vraiment très bien trouvée. Je l’ai adorée ! Toutes ces explications sur la famille, les envies des uns et des autres, les complications qu’il peut y avoir. Cette jalousie maladive et excessive, cette fraternité, ces mensonges. Un véritable roman sur une période de vie, de doutes et de révélations. Je vous recommande vivement ce livre qui se révèle être pour moi, une très bonne surprise.

Ma note : 8,5/10.

jeudi 3 septembre 2015

Chronique : Une île de Tracey Garvis Graves


Une île de Tracey Garvis Graves. (Genre : Romance, Contemporain).

Editions : Milady
Prix : 15,20€
Année de parution française : 2013
Année de parution originale : 2011
Titre version originale : On the island.

  Résumé : Anna Emerson n’hésite pas un instant lorsque les Callahan lui proposent de se rendre aux Maldives pour donner des cours à leur fils T.J., en rémission d’un cancer. Mais rien ne se passe comme prévu : le jet privé à bord duquel ils ont embarqué se crashe au beau milieu de l’océan Indien. Les voici naufragés sur une île déserte où ils vont devoir apprendre à survivre. Si l’adolescent rechute, rien ne pourra le sauver. Anna se sent malgré tout étrangement attiré par son compagnon d’infortune. Alors que chacun d’eux n’a plus que l’autre pour unique horizon, leur seule chance de s’en sortir est ce lien précieux qui ne cesse de grandir entre eux.


  Le roman « Une île », je l’ai acheté d’occasion en grand format. L’occasion (c’est le cas de le dire), m’est tombée dessus et comme je voulais le lire depuis un moment, j’ai foncé ! Je souhaitais découvrir pourquoi le bouquin avait eu un tel engouement à l’époque. La couverture est vraiment magnifique. Après, elle ne reflète en rien l’histoire du livre et des deux personnages. Elle a cependant le mérite d’attirer l’œil. Le résumé, je ne l’avais pas lu. Je savais juste que nos deux protagonistes allaient s’échouer sur une île… pour survivre. Ce n’est pas un coup de cœur, mais j’ai passé un agréable moment de lecture.

  L’auteure commence très vite à mettre en scène ses personnages pour que la catastrophe arrive. On fait donc la connaissance d’Anna et de T.J. tôt dans l’histoire. Tracey Garvis Graves fait l’état d’âme de ces deux là. Anna cherche en John (son compagnon actuel), plus d’engagement de sa part dans leur relation. T.J. fait se voyage pour faire plaisir à ses parents et surtout pour rattraper son retard en cours. A cause de sa maladie, il n’a pas pu passer ses examens. Anna est là pour lui enseigner les connaissances nécessaires. Très vite, ils vont embarquer dans l’avion. Très vite, les ennuis vont commencer… et les craintes ne vont plus s’arrêter.

  Anna est un personnage qui a la tête sur les épaules. C’est une jeune femme de 30 ans réfléchie et consciencieuse. Sa profession d’enseignante lui permet de gérer « presque » toutes les situations. Anna est prévoyante et attentionnée envers T.J. qui n’a que 16 ans lors du crash. Si au départ Anna essaie de croire en un éventuel sauvetage, son côté pragmatique la fait baisser les bras. C’est un personnage qui évolue et qui s’adapte. De triste et résignée, elle va essayer de se reprendre en main pour survivre. Tout comme T.J. d’ailleurs. Cet adolescent va lui aussi évoluer. Il est téméraire et n’a peur de rien. Mais Anna est là pour lui rappeler les dangers d’une île qu’ils ne connaissent pas. C’est un personnage qui va avancer et mûrir au contact de sa professeure. Il devient plus calme et plus réfléchie. C’est un duo qui permet au lecteur d’en apprendre davantage sur eux. Comme ils vont se découvrir, on va aussi les découvrir à travers leurs yeux. C’est une très bonne tactique de la part de l’auteure pour nous les dévoiler. J’ai vraiment adoré les suivre… deux personnages différents et attachants.

  Le rythme est soutenu et bon. Comme les personnages sont seuls une bonne partie du roman, l’auteure nous permet de les suivre alternativement en changeant de point de vue. Et c’est ce qui rend le roman vraiment intéressant. Connaître les pensées de l’autre et savoir ce qu’il pense vraiment. Voir comment la relation évolue. Voir comment les dangers de l’île guettent Anna et T.J. Parce que je vous le dis, ils ne vont pas faire de farniente ! Les dangers sont présents et peuvent surgir à tout instant. L’auteure ne lésine pas la cruauté envers ses personnages. Elle les fait souffrir. Mais ils en ressortent beaucoup plus fort. Et comme ça, petit à petit… une autre relation se noue entre Anna et T.J.

  Ce qui m’a plu dans leur histoire d’amour, c’est que l’auteure ne la précipite pas. Certes T.J. est un gros obsédé attiré par Anna dès le 1er mois. Mais c’est un gosse et qui n’a jamais été attiré par une enseignante super sexy ? C’est un amour qui se forge au fur et à mesure. Au fil des galères, au fil des dangers surmontés. Avec de petits secrets échangés et de petites confidences lâchées par la faim, la soif ou la chaleur. L’auteure fait monter la sauce et c’est cette construction là, qui rend leur amour crédible et audible. Personnellement j’y ai cru et ça a fonctionné.

  L’écriture de Tracey Garvis Graves est agréable sans être exceptionnelle. Elle écrit simplement et je pense que c’est ce qu’il faut à cette histoire. Les sentiments en sont décuplés, tout comme la relation. Le lecteur vivra avec Anna et T.J. tout ce qu’ils vont vivre. Ce qui m’a plu, c’est l’écho à une catastrophe naturelle que fait l’auteure. Et puis le méga retournement de situation aussi. Et quand on pense que tout va pour le mieux, les personnages se détruisent encore plus. Mais… je n’en dirai pas plus. C’est un livre autour de l’amour, des valeurs qu’on porte et qui donnent un sens à notre vie. Une belle morale sur l’amour avec un grand « A ».

Ma note : 8/10.

jeudi 19 février 2015

Chronique : Que ta volonté soit faite de Maxime Chattam


Que ta volonté soit faite de Maxime Chattam. (Genre : Thriller).

Editions : Albin Michel
Prix : 21,90€
Année de parution originale : 2015

  .Résumé : Bienvenue à Carson Mills, petite bourgade du Midwest avec ses champs de coquelicots, ses forêts, ses maisons pimpantes, ses habitants qui se connaissent tous. Un véritable petit coin de paradis… S’il n’y avait pas Jon Petersen. Il est ce que l’humanité a fait de pire, même si le Diable en a peur. Pourtant, un jour, vous croiserez son chemin. Et là… sans doute réveillera-t-il l’envie de tuer qui sommeille en vous.


  .Je tiens à remercier mon amie de m’avoir prêtée le nouveau Maxime Chattam. En plus d’être nouveau, il était pour moi le 1er livre que je lisais de cet auteur. Dans le genre, il est un peu le Stephen King à la française et ça fou direct la frousse ! En tout cas, la couverture prend tout son sens quand on connaît l’histoire. Concernant le résumé, je ne l’avais pas lu, je n’avais que des bribes de paroles de ce que m’avait dit mon amie. J’ai passé un bon moment malgré quelques points qui m’ont dérangé.

  .Le début est accrocheur parce qu’on se retrouve dans l’incompréhension. On a un avant-propos où une personne nous parle. Ensuite le chapitre 1 où on va suivre un petit garçon et son papa. Et le deuxième chapitre, on retourne avec la personne qui s’adresse directement à nous. Je me suis évidemment posé un max de questions. Qui est cette personne qui s’adresse au lecteur ? Pourquoi faire intervenir une bribe d’histoire et repartir sur une narration directe ? Je ne savais plus, j’étais perdu, mais on se rend bien compte que rien n’est laissé au hasard.

  .Les personnages… en fin de compte, je ne me suis pas attaché au personnage central du roman. En fait, je m’y suis attaché mais de manière négative. Je l’ai détesté, d’une haine aussi profonde que l’enfer. Jon est sadique, manipulateur, pervers sexuel, il est le diable incarné. Son personnage est complexe tant il est au final travaillé. Dès le début, on ne peut que lui en vouloir et le haïr. Après on a son fils Riley, qu’on va rencontrer dans le 1er chapitre. Il va vivre un moment traumatisant dans sa vie. On le retrouvera vers la moitié du roman et c’est un enfant qui a su me toucher. On a aussi le chérif, Jervis, qui va tenter d’élucider tous les sévices commis à Carson Mills. C’est un homme droit dans ses baskets, humble et déterminé qui est autant essentiel que Jon et Riley. Puis d’autres personnages plus secondaires mais qui auront un rôle important. Les tantes de Jon, Rakel et Hanna, son père, Ingmar et le pasteur Alezza. Les personnages sont le tout dans cette histoire, le ciment, la chair et le sang.

  .Le rythme de l’intrigue est bon. Une fois passée les deux premiers chapitres, on retourne en arrière. On va suivre le passé de Jon, jusqu’à la naissance de Riley. On va revenir aux origines du mal, à comment Jon se purge de ses excès de violences et de perversion sexuelle. Il se passe beaucoup de choses dans cette bourgade. Des choses pas très clean, pas très nettes, pas très conventionnelles. Sexe, viol, drogue, prostitution… et j’en passe. Cependant même si le rythme est bon, il ne se passe rien de très important dans l’intrigue. On va suivre les méandres du personnage de Jon, l’enquête de Jarvis et quelques autres points de vue. C’est ce qui amène ce côté prenant par la diversité des points de vue. L’intrigue elle avance, doucement mais surement, jusqu’à chuter terriblement.

  .Je me suis parfois demandé si Maxime Chattam était dérangé psychologiquement. Faire subir à ses personnages des atrocités pareilles, c’est culoté. Cependant, il a réussi à instaurer un climat de peur, de tension et de mystères. C’est une ville où Jon fait des choses de manière cachée, de manière détournée. C’est ce climat sombre qui permet au lecteur d’être capté et d’être pris par l’histoire. Au fur et à mesure, il défait des nœuds, fait des retournements de situation et vous êtes impressionnés de lire autant d’un coup. La seule chose que je pourrais lui reprocher, c’est qu’il fait trop de description inutile. Un coup le ciel, un coup le sol, un coup les pas qui grincent sur la neige… faut pas abuser !

  .Son style d’écriture est excellemment bon ! Parfois, il y a très peu de dialogues mais cela n’empêche pas le lecteur d’être emporté. Les dialogues sont un plus pour lire encore plus vite. Sa narration à la troisième personne amène un plus pour découvrir les personnages. Et elle permet au lecteur d’avoir une longueur d’avance. Sinon la fin on en parle ? WTF, c’est quoi cette fin de dingue. Genre, je me suis pris ça dans la figure à 22h30 et j’en ai frissonné, je vous jure. L’auteur, où le personnage qui s’adresse au lecteur lui permet de se rendre compte d’une chose incroyable. Je ne m’attendais tellement pas à ça que j’ai été sur le cul… scotché par cette moralité que l’envie de dormir m’a passé légèrement. Bref, lisez ce livre, prenez-vous en plein la tête avec Jon, et soyez surpris par cette fin très… spéciale !

.Ma note : 8/10.

mardi 10 février 2015

Chronique : Elle & Lui de Marc Levy


Elle & Lui de Marc Levy. (Genre : Romance, Contemporain).

Editions : Robert Laffont / Versilio
Prix : 21,50€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2015

  .Résumé : Un site de rencontre les a réunis. Ils ne sont pas devenus amants, mais amis. Et ils comptent bien en rester là… Elle est actrice. Lui écrivain. Elle s’appelle Mia. Lui Paul. Elle est anglaise. Lui américain. Elle se cache à Montmartre. Lui vit dans le Marais. Elle a beaucoup de succès. Lui pas vraiment. Elle est même une star. Mais lui ne le sait pas. Elle se sent seule. Lui aussi. Il la fait rire. Elle enchaîne les maladresses. Elle ne doit pas tomber amoureuse. Lui non plus.


  .Quel plaisir de retrouver Marc Levy avec son nouveau roman. De plus, on peut retrouver le couple de « Et si c’était vrai », bouquin que j’avais adoré étant plus jeune. Et puis je suis toujours curieux de lire du Marc Levy, que ce soit ses anciens romans ou ses nouveaux. Pour « Elle & Lui », j’ai pu le lire grâce à Babelio et je les remercie. Ce qui m’a fait accepter ce partenariat c’est d’abord la couverture qui est juste sublime. Et puis le fait que l’auteur revienne aux sources, c'est-à-dire la comédie. Au final j’ai passé un excellent moment de lecture.

  .Le début m’a beaucoup plu et m’a de suite accroché. Cette alternance des points de vue entre Mia et Paul et le fait qu’on découvre des personnages totalement différents. Je me suis senti happé par le récit tellement facilement que ça en était déconcertant. Au final, Marc Levy commence son récit, nous présente ses personnages et on arrive vite à leur rencontre. C’est ce qui est appréciable parce que le lecteur n’attend pas une plombe. Tout en intéressant le lecteur et en le renseignant sur les habitudes des deux protagonistes, Marc Levy nous fait patienter sans qu’on s’en rende compte.

  .Les personnages m’ont beaucoup plu. Que ce soit Mia ou Paul c’est l’interaction entre les deux qui m’a charmé. Mia est une actrice montante du cinéma et son couple bat de l’aile. Elle décide de se rendre à Paris chez son ami Daisy qui est restauratrice. Mia est une jeune femme qui prend des initiatives et qui n’hésite pas à dire ce qu’elle pense. Même si elle a un tempérament de feu, elle a aussi ce côté affectueux et doux. C’est une femme qui réfléchit beaucoup. Paul quant à lui est devenu écrivain par hasard. Il est surtout célèbre en Asie pour ses bouquins. C’est quelqu’un de plutôt casanier qui sort occasionnellement. C’est un homme qui a peu confiance en lui et qui a peur de décevoir. Entre ces deux là, l’amitié qui va se créer est simple, belle, sans ambiguïté… c’est une alchimie qui prend au fil des pages. N’oublions pas les personnages secondaires comme le couple Lauren-Arthur (les protagonistes de « Et si c’était vrai ») ou encore Daisy, la meilleure amie de Mia. Ce sont des personnages qui vont jouer un rôle précieux dans la vie des protagonistes.

  .Le rythme de l’intrigue et de l’histoire est quelque chose d’important. L’alternance des points de vue apporte un plus. Elle permet de s’attacher à l’un et à l’autre et de connaître les habitudes de chacun. Elle permet aussi de savoir ce que pense l’un de l’autre. Ce sentiment est aussi renforcé par la narration à la troisième personne que propose l’auteur. C’est une narration qui apporte un petit plus à l’histoire parce qu’elle permet de s’attacher à Mia et à Paul. Ce qui est intéressant c’est que nos personnages vont sans cesse bouger. Que ce soit dans Paris ou à l’international, cela amène un vrai plus pour le récit et pour l’intrigue.

  .Marc Levy revient ici aux sources en signant un roman de comédie. C’est une amitié qui fait parfois sourire, qui fait parfois lever les yeux au ciel tellement l’attirance entre les deux tombe sous le sens. Cependant, chacun dans ses principes se cantonnera à rester lui-même et à ne pas chercher plus. Qu’un personnage soit confident ou protecteur, c’est la sincérité dans leur personnalité qui fait de ce roman quelque chose de positif. Je regrette cependant que l’histoire d’amour ne soit développée qu’à la toute fin. Parce qu’en lisant le livre, on n’attend qu’une chose c’est qu’ils se rendent compte de leur amour et qu’ils se mettent ensemble. Mais l’attente aura permis pour les personnages de se connaître pleinement… quoi que.

  .La plume de Marc Levy est toujours aussi fluide et accessible. C’est un style simple mais efficace dans le genre contemporain. On se prend d’affection pour les personnages. On espère pour eux et on rêve pour eux du meilleur. La fin est telle qu’on l’espérait mais j’en aurais aimé plus. Qu’il y ait un petit épilogue sur l’après m’aurait davantage comblé. Cependant, je ne peux que souligner le talent de Marc Levy pour taper juste dans ses histoires. Que le destin où les amis s’en mêlent, ses récits sont toujours addicitfs et bien écrit. Je ne peux que vous recommander de lire son nouveau roman.

.Ma note : 8,5/10

Merci à Babelio pour ce partenariat !

dimanche 28 décembre 2014

Chronique : Les mensonges ne meurent jamais de Séverine de la Croix


Les mensonges ne meurent jamais de Séverine de la Croix. (Genre : Contemporain).

Editions : Michel Lafon
Prix : 14,95€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2014

.Résumé :
Une femme qui disparaît.
Un couple en danger.
Les terribles secrets d’une famille.
Un compte à rebours implacable.


  .Grâce aux éditions Michel Lafon, je fais de véritables découvertes. Je découvre souvent des auteurs français qui écrivent des pépites. Séverine de la Croix, ne fait pas exception à la règle. Son livre m’avait d’abord tenté par sa couverture qui représente parfaitement une scène du roman. Je n’avais pas lu le résumé, mais rien que la phrase présente sur la 1ère de couverture m’avait attiré. Ce bouquin n’est pas un coup de cœur mais il s’en rapproche ! J’ai passé un excellent moment de lecture.

  .Dès le début c’est le prologue qui m’a rendu curieux et qui n’a pas cessé de me hanter durant le récit. Il est mystérieux, emprunt d’ombres et d’incompréhensions. Ensuite, l’auteure alternera entre le moment de la disparition de Manon et ce pour quoi elle s’est mise en quête de vérité. Si au début, cela peut paraître déroutant et dérangeant, on prend vite le coup. Le livre en devient alors subtilement addictif.

  .Les personnages sont le ciment de ce récit de secrets de famille. Manon en est le point central et le moteur. C’est une femme à laquelle je me suis attaché avec une force incroyable. Elle est déterminée et courageuse dans ce qu’elle va entreprendre. Mais elle se révèlera aussi torturée psychologiquement par les faits qu’elle va découvrir. Parce que les secrets sont au cœur de sa famille depuis des générations. Je pourrais encore vous parler d’Adèle sa mère, ou de Louise sa grand-mère mais je ne veux pas en dire trop. Je peux juste dévoiler que derrière les apparences il y a parfois des cicatrices enfouies encore plus profondément. Ce sont des personnages qui vous révulsent, que vous aimez, que vous détestez ou que vous admirez. Mais ils sont bien travaillés et permettent à l’histoire d’avancer.

  .Le rythme est quelque chose d’intéressant dans ce récit. Même si les chapitres sont longs, c’est la curiosité qui nous pousse toujours à lire plus. Je ne saurai comment dire, mais il y avait un truc dans l’écriture qui m’a plu. Ce petit truc a rendu le roman complètement addictif. Pour vous dire, je l’ai commencé un soir à 22h15 et je me suis arrêté à 1h du matin en ayant lu 173 pages ! Ca se lit tellement vite qu’on ne s’en rend même pas compte. L’alternance des points de vue, le jeu entre le présent et le passé font qu’on est sans cesse avide d’être informé sur l’après. Et ce prologue qui m’obsédait depuis le départ… comment ne pas finir sa lecture au plus vite pour comprendre !

  .Ce qui est aussi exceptionnel c’est l’histoire de famille que l’auteure a développé. Franchement, j’aurai cru que ce récit s’était réellement passé. Que Manon était un personnage réel et qui existait dans la vraie vie. Les secrets (il n’y en a pas qu’un), sont toujours plus poussés. Plus on en apprend et plus on a envie d’en apprendre. Plus on en apprend et plus on est dégouté ou choqué par ce qu’on nous révèle. C’est une histoire de dingue je vous le dit. Mais une histoire qui fait tout de même réfléchir sur les nobles familles. La quête de la préservation du patrimoine et de la reconnaissance sera poussée à son obsession !

  .Enfin, l’écriture de l’auteure est ce qui fait le charme du récit. Cette auteure va droit au but et possède un style sincère qui vous charmera à coup sur. C’est un style réaliste, simple et qui touche. On se prend dans l’histoire, on s’éprend de ces personnages et ça marche tout simplement. La fin est une belle leçon de vie et permet au lecteur d’être rassasié par tout ce qu’il a découvert. Je dirai même que la tension est présente pendant la quasi-totalité du roman. En tout cas je vous le recommande vraiment. Séverine de la Croix est à surveiller de près. Ce sont de ces auteurs français qui vous surprennent. N’hésitez pas et foncez lire « Les mensonges ne meurent jamais » !

.Ma note : 9/10


Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !

lundi 20 octobre 2014

Chronique : Le Palais des Ombres de Maxence Fermine


Le Palais des Ombres de Maxence Fermine. (Genre : Contemporain).

Editions : Michel Lafon
Prix : 19,95€ (Partenariat)
Année de parution originale : 2014

  .Résumé : Paris, dans les années 1960. Nathan Thanner, trentenaire taciturne et discret qui ne vit que pour ses marionnettes confectionnées dans le secret de sa boutique, voit sa vie bouleversée par une lettre de son père auquel il ne parle plus depuis vingt ans. Cet ex-romancier à succès, dont la rumeur veut qu’il soir devenu fou, lui annonce son décès et l’héritage qu’il lui lègue : l’énigmatique maison où il vivait reclus, Le Palais des Ombres. Mais, même dans la mort, Hugo Thanner reste un être fuyant et mystérieux, à l’image de cette demeure diabolique qui semble se jouer de Nathan. Commence alors pour le jeune homme un inquiétant jeu de pistes dont l’issue pourrait le changer à jamais…


  .Maxence Fermine est un auteur dont j’avais eu des échos positifs, sans toutefois me pencher sur ses ouvrages. C’était donc l’occasion de le découvrir ainsi que sa plume, dans son retour à la littérature générale. Je dois dire que la couverture et vraiment jolie et elle reflète parfaitement l’ambiance du roman. Et puis elle fait référence à la pièce centrale du bouquin qui est « Le Palais des Ombres ». Le résumé m’avait tenté mais je dois vous avouer qu’au commencement du livre, je ne m’en rappelais plus. Totales surprises donc ! J’ai passé un excellent moment de lecture.

  .Ce que j’ai apprécié avec ce récit c’est que l’auteur ne s’attarde pas sur les fioritures… je m’explique. Maxence Fermine va droit au but et se contente de narrer son histoire de manière concise et précise. C’est ce que j’ai adoré, parce qu’on rentre directement dans le vif du sujet et de ce fait, le résumé est très vite balayé pour passer à autre chose. Chose qui m’a énormément plu, c’est que l’auteur prend le parti d’écrire un journal intime, le journal de Nathan, son personnage principal. Et ce qui est fort, c’est qu’il nous fait oublier totalement que c’est l’écriture d’un journal. On est pris dans ses mots et on se contente de lire une histoire. C’est donc un très bon début !

  .En ce qui concerne les personnages, on voit que l’auteur a voulu mettre le paquet sur son personnage principal et il a bien fait. Nathan est un personnage très attachant qui au fil de sa quête va l’être de plus en plus. Il nous livre ses angoisses, ses peurs, mais aussi ses doutes, ses moments de joie et de plénitude. Nathan est quelqu’un de solitaire, qui va peu à peu s’ouvrir grâce à la découverte du Palais des Ombres et de l’histoire de sa famille. Il se pose des questions et on s’en pose à notre tour… Vient à côté son père, Hugo, qui même mort, ne laissera pas son fils tranquille pour autant ! Hannah quant à elle, amène ce côté légèreté au roman et ça contrebalance aussi l’esprit sombre du récit. Mais il faut noter que Le Palais des Ombres est un personnage à part qui vous entraînera dans des mystères et des peurs qu’il faudra percer à jour.

  .Le rythme est excellent. Comme je l’ai dit précédemment, l’auteur va droit au but, nous explique les choses d’une manière concise et précise. De ce fait on avance vite et bien. Les chapitres sont courts ce qui amène encore du punch au récit. Mais le rythme est aussi très psychologique. On se pose sans cesse des questions. Que ce soit sur Le Palais des Ombres, sur Nathan, sur la personne qui le suit sans cesse sans se faire voir et même sur le manuscrit caché par son père. C’est un roman où vous en voudrez toujours plus et où vous allez avoir envie de retourner dans cette demeure lugubre. Sans cesse appelé par son aura sombre et mystérieuse.

  .Ce que je regrette cependant, mais je suis peut-être exigeant, c’est qu’on ne passe pas plus de temps au sein du Palais. Alors certes, je comprends les réticences de Nathan. Cette maison est hantée et est habitée par une étrange malédiction. Mais j’aurai aimé avoir plus peur, frissonner davantage que ce que j’ai pu déjà ressentir. Toutefois, le filon est bien exploité et il faut reconnaître que Maxence Fermine a une imagination débordante de bonnes idées. Son histoire tient la route, on est sans cesse curieux d’en connaître plus. Tout est cousu avec minutie et précision, de telle sorte qu’on ne saura pas le fin mot de l’histoire avant de la découvrir.

  .L’écriture de l’auteur est aussi très particulière et c’est ce qui m’a charmé dès le début. Je pense qu’avec un autre écrivain, cette histoire serait passée pour banale alors qu’au final elle ne l’est pas. Il a une écriture dans la retenue, comme si il ne voulait pas en dire trop. Son style est poétique, quasi lyrique, comme si on prenait de la hauteur à chaque mot et qu’on ne redescendait que pour le final. Justement cette fin… même si elle m’a surpris, je m’attendais à quelque chose de plus gros. A quelque chose de plus explosif ou de spectaculaire. Mais je me rends compte, que la fin n’est que la suite logique au récit et qu’elle aboutit sur un autre cap pour Nathan.

  .Pour une première avec Maxence Fermine, je dois dire que c’est une réussite. Sa plume est envoutante et captivante tellement elle chante. Ses personnages sont attachants et le récit est très prenant par les questions qu’on peut se poser. Et puis, on peut ressentir beaucoup d’émotions grâce au choix qu’a fait l’auteur de relater l’histoire comme un journal intime. C’est donc, pour Maxence Fermine, un excellent retour dans le monde de la littérature générale.

.Ma note : 8/10

La chronique de Guillaume pour cette Lecture Commune : ICI.

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !